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 need a break ✗ 25/09 - 1h45

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Arès

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MessageSujet: need a break ✗ 25/09 - 1h45   need a break ✗ 25/09 - 1h45 EmptyLun 24 Sep - 12:33

Elliot & Ares


Une heure, quarante-cinq, je ne trouve toujours pas le sommeil. Par précaution, et pour ne pas réveiller Tris qui vient de s'endormir, je ne bouge pas et fixe le plafond. Enfin, ce que je pense être le plafond. Il fait noir et j'attends. Ce changement certain de climat et d'environnement m'a chamboulé. Et qui plus est, je n'ai pas visité l'entièreté du village mit à notre disposition. Je suis paumé, complètement paumé mais heureux. Quoi ? Comment ne pas être heureux dans un village comme celui-la, affiché à la télévision comme un star et couché aux côté d'une créature magnifique (de ce côté là, j'ai vraiment été gâté). Quoiqu'il en soit, mes yeux décident de rester ouverts et le sommeil de rester loin de moi. Je soupire, plusieurs fois et, tel un félin, je m'extirpe doucement du lit, enfile un short - il fait incroyablement chaud - et sort de l'école des filles. Je flâne à droite, à gauche et dans le noir, tous mes sens sont en alerte. Le village est bloqué à des années plus tôt et j'ai l'impression de, moi aussi, retomber en enfance. Je cherche, curieusement, j'inspecte et puis, je me retrouve face à ce qui a surement été la mairie, j'y entre et prends les escaliers en bois grinçants jusqu'à l'étage, la bibliothèque. En m'inscrivant à Fake-Lover et qui plus est, en étant sélectionné, j'étais bien loin d'imaginer que je pourrais me retrouver dans mon élément, entourés de vieux ouvrages qui me passionnent. J'en prends un au hasard, une sorte d'encyclopédie et prends l'escaliers en colimaçon avec prudence (l'idée que tout s'effondre ne me quitte pas) et me jette sur la banquettes d'angle confortable. J'ouvre l'ouvrage, souffle la poussière qui y est entrée et me mets à le feuilleté, un long moment j'ai l'impression avant que quelqu'un ne me rejoigne dans un froissement. « Insomnie ? Ou désire de culture ? » je ne lève pas les yeux de mon bouquin, absorbé par les théories de l'époques. Je suis un littéraire, pas un mathématicien mais, bizarrement cette nuit, les mathématiques m'intéressent. Quand je relève enfin la tête, constatant que la personne ne me réponds pas et reste plantée devant moi, je fronce les sourcils. Elle, je ne m'en souviens pas. Mais elle est sacrément jolie. Je souris de toutes mes dents et tapote la place à côté de moi. « Arès. Tu es ? A part jolie, bien sûr. » la nuit me fait dire n'importe quoi. Tentative de drague un peu foireuse. Je baisse la tête et souris, mutin, si bien que j'espère qu'ellel comprends que c'était une vacherie de plus, sortir malgré moi.
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MessageSujet: Re: need a break ✗ 25/09 - 1h45   need a break ✗ 25/09 - 1h45 EmptyLun 24 Sep - 16:48

Décidément, ça persiste quoi.
C'est la deuxième nuit. Je n'ai toujours pas sommeil. Recrue de fatigue et de maux de tête incessants, mes yeux refusent obstinément de se fermer. Les bras de Morphée ne m'accueilleront pas de nouveau ce soir. Je bous de l'intérieur. Ça me fait clairement chier. Le calme apparent du village, les souffles réguliers de mes camarades. Une activité nocturne est quasi inexistante. Une vie à la provençale n'est définitivement pas faite pour moi. Je suis habituée à l'agitation, à la foule, au bruit. Surtout, au bruit. A cause de ce silence plombant, un étrange phénomène se produit. Celui de l'acouphène. Un son distordant, une sorte de bourdonnement qui vous plombe. Ce soir, ça ressemble plus à un sifflement. Un traumatisme auditif du à mes passages fréquents lors de concerts ou de festivals. Mon métier peut comporter des risques. Le risque le plus redouté d'entre tous, c'est celui de la surdité. Ce son continue à se prolonger dans ma tête. Je m'agite. Épuisée par mes tentatives vaines de somnolence, je me lève doucement du lit commun. Je jette un regard à une Dagga endormie. J'évite de la déranger. Sur le moment, je suis presque envieuse car elle dort à poings fermés. Je ne reste pas. La torture est juste insoutenable. Je prends un livre au hasard sur ma table de chevet, je le mets sous le bras. Je sors de la chambre habillée d'un pull over-size beige. A noter que je porte tout de même une culotte (Pas de soutien-gorge par contre). Je m'exhibe jusqu'à une certaine limite tout de même. Un peu de décence, voyons. Mes pas me guident vers la Mairie. J'ai entendu dire qu'il y avait une bibliothèque dans le coin. C'est l'occasion rêvée de lire dans un lieu représentant le sacre sain du lieu et de la culture. Oui amis spectateurs, les gens de la télé-réalité se cultivent et la plupart d'entre temps sont un minimum cultivés. La preuve. Je monte au premier étage. J'ouvre la porte et aperçoit un candidat plongé dans la lecture d'un livre qui s'apparentait à une encyclopédie poussiéreuse. Je m'avance vers lui. Il ne me regarde pas bien trop obnubilé par ce qu'il le lit, mais sa voix s'élève et il demande : - Insomnie ? Ou désire de culture ? Je ne réponds pas tout de suite. Je suis en train de contempler la vieillerie qu'il a entre les mains. Je suis impressionnée de voir une encyclopédie aussi bien conservée. Je parie que l'odeur devait être encore plus exquise. Les livres ont une odeur particulière. Une odeur que je chéris. Il lève les yeux vers moi, me souris et tapote la place vide à côté de lui. J'ai en presque oublié la présence à celui-là. Il reprend la parole (Ce qui a pour effet de me ramener brutalement à la réalité). - Arès. Tu es ? A part jolie, bien sûr. Cette fois-ci, il me regarde. Je plante mes yeux dans les siens et lui souris. C'est l'entrée en matière la plus minable que je n'ai jamais entendu. Mais il est bon de relever que ce jeune homme ne manque pas de charme. Ça penche plutôt en sa faveur. Entre nous, c'est du vu et du revu. J'espère qu'il a plus d'imagination que ça. - Elliot., dis-je simplement en me laissant choir à ses côtés. Je dépose mon livre à côté de moi. - Si tu pouvais éviter les compliments à deux balles, je t'en serai vraiment, vraiment reconnaissante. Et pour répondre à ta question précédente, je dirai plutôt l'ennui. Oui, l'ennui ... J'esquisse un sourire espiègle et prends mon livre entre les mains. Blade Runner, de Burroughs je crois. Je croise les jambes. J'aime me mettre à l'aise.
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MessageSujet: Re: need a break ✗ 25/09 - 1h45   need a break ✗ 25/09 - 1h45 EmptyLun 24 Sep - 21:16

La fatigue me fait dire n'importe quoi. D'habitude, mes mots sont beaucoup mieux choisis. Plus doux et plus soft. Pour le coup, j'ai été lourd et je m'en rends compte, en plus. Une partie de fois s'en fiche complètement. Je ne suis pas du genre à accorder beaucoup d'importance à ce qu'on pense de moi. Je me fiche de tout. Je dis ce que je pense, quand ça vient et comme ça vient. Et tant pis si ça dérange. Et puis, l'autre partie de moi est touchée. Je suis vexé par moi-même. J'ai envie de lui plaire même si je ne la connais pas - et peut-être même surtout parce que je la connais pas. J'ai pas envie qu'elle est une mauvaise image de moi dès les premières secondes. Qu'elle me considère comme un gros lourd et qu'elle m'envoie paître comme une pauvre merde. Alors, je me reprends. Je soupire un coup et puis, j'affiche un joli petit sourire mutin tandis qu'elle s'assieds à côté de moi et que mes yeux ne peuvent s'empêcher de reluquer ses longues jambes. Elle est belle, c'est indéniable. Et mon côté homme sauvage monterait très vite dans les étages et la draguerait comme une inconnue en boîte. Le côté homme littéraire et respectueux par contre, retient l'homme sauvage et ainsi, je laisse un long moment s'écouler. Moment dont elle profite pour répondre à mes questions inutiles et déplacées. - Si tu pouvais éviter les compliments à deux balles, je t'en serai vraiment, vraiment reconnaissante. Et pour répondre à ta question précédente, je dirai plutôt l'ennui. Oui, l'ennui ... Je ferme mon livre et continue de la fixer. J'ai cette habitude de regarder les gens dans les yeux. De planter mes pupilles foncées afin de tenter de les apprivoiser, de guetter chacune de leur réaction. « Mais t'es quand même jolie, hein. » je balbutie un peu prit sur le fait, comme un gamin de quatre ans qui fait une bêtise. La pièce est fraîche et mon torse se met à frissonner. Elle me perturbe, son ton me perturbe, ses yeux fixés sur moi me perturbent et surtout, son ton sec me perturbe. Pourquoi est-ce qu'il faut toujours que je soi inadapté à des situations comme celles-ci ? C'est beaucoup plus facile en boîte, quelques verres dans le nez. Là, je me révèle bien piètre dragueur et bien piètre parleur d'ailleurs. « Qu'est-ce que tu lis ? » je la questionne. Je suis curieux, je suis comme ça, moi. Et mon côté littéraire refait surface. Si elle sort le titre d'un bouquin que je connais et si elle est de ce genre là, je pense que la nuit va très vite laisser place au jour. Quand je commence à parler littérature, je ne m'arrête pas. Et je risque d'être un somnifère pour cette pauvre fille que je plains d'avance.
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MessageSujet: Re: need a break ✗ 25/09 - 1h45   need a break ✗ 25/09 - 1h45 EmptyMar 25 Sep - 10:57

Je prends un malin plaisir de taquiner les autres. Ma réponse n'a pas eu l'effet escompté. Je l'ai plus mis dans l'embarras qu'autre chose. Ce qui fait que je suis aussi gênée que lui. Saleté d'empathie. Je fronce les sourcils. J'ai peur de l'avoir blessé en lui répondant. Je ne réfléchis jamais avant de parler. Je dis toujours ce que je pense. La plupart du temps, c'est involontaire. Il ne faut surtout pas le prendre mal. Surtout venant de moi. Sa tentative a été certes maladroite, mais j'ai tout été flattée. Je ne suis pas habituée aux compliments. En général, je ne sais quoi répondre. Je ne me laisse pas démonter. Je continue à le regarder avec intérêt et insistance. Je n'aime pas la drague en tant qu'elle. Ça m'a toujours mis dans l'inconfort. Je n'ai jamais essayé parce que je suis moi-même une piètre dragueuse. Je préfère le naturel. Si il est lui-même, ça me plairait encore plus. Son air embarrassé me touche. Mes traits s'adoucissent quand je le vois sourire. Ses yeux s'accrochent aux miens. Je soutiens son regard. Il referme son livre d'un mouvement sec. Il baragouine quelque chose du genre : - Mais t'es quand même jolie, hein. Mes joues rosirent légèrement. Je ne l'ai pas l'habitude d'entendre ça. Un sourire penaud naît sur mes lèvres. Je ramène une mèche derrière mon oreille rougie par le trouble. Je ne prête pas une attention particulière à mon physique. Je ne me suis jamais trouvée jolie. Je me trouve quelconque. Ça fait toujours plaisir de l'entendre dire de la bouche d'une personne extérieure. Surtout venant d'un bel homme comme lui. Mes prunelles azurées reluquent son torse. Il doit avoir froid en plus. Moi, je ne suis pas mieux. Je suis à moitié à poil. Mon corps est résistant face au froid. Il voit le livre que je tiens à la main et me demande : - Qu'est-ce que tu lis ? Lire est un de mes passe-temps favoris. Les livres ont permis de combler une certaine solitude lorsqu'on est sur la route. J'ai toujours un livre sur moi. J'ai peur de m'ennuyer. Partout où je vais, j'ai un exemplaire dans mon sac. Peu importe le style, le genre, la langue ... La littérature a produit des chef-d’œuvres. Et de la merde aussi. Après, tout est une question de point de vue. La masse préfère lire les romans de gare. Moi, les essais philosophiques. Chacun son truc. - Blade Runner, de William Burroughs. Je doute qu'il connaisse, parce que très peu de personnes connaissent ce livre. En même temps, ce n'est pas le livre le plus connu de Burroughs. On le connaît plus pour The Naked Lunch ou Junky. Je me rapproche de lui, nos épaules se frôlant presque. Je ramène mes genoux vers ma poitrine. - C'est une œuvre pas très connue du grand public. On connaît le titre plus pour le film de Ridley Scott qui n'a rien avoir avec le roman de Burroughs. Je ris, puis lui demande : - Tu aimes la littérature américaine ? Je n'aime pas donner des étiquettes à la littérature. Ça ne veut pas dire que je lis de la littérature américaine que je me sens plus américaine. Je me sens plus européenne qu'américaine. Sans doute parce que j'adhère plus à la pensée européenne.
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MessageSujet: Re: need a break ✗ 25/09 - 1h45   need a break ✗ 25/09 - 1h45 EmptyMar 25 Sep - 15:00

L'air ambiant me fait frissonner et le frottement de son pull contre ma peau ne fait qu'accentuer le tout. J'aurais dû penser à prendre un tee-shirt au lieu de tenter le torse nu comme si le temps le permettait. Les nuits sont tout de même fraîches. J'attroupe mes jambes et les mets en tailleurs sous mes fesses. Elliot, c'est vraiment mignon comme prénom. Même si, en France, ce prénom reste plutôt un de ceux qu'on donnent au chiens. Mais sur elle, c'est joli. Ses longs cheveux qui tombent en cascade sur ses épaules ont l'air soyeux. Son visage est enfantin et sérieux à la fois. J'ai l'habitude de traîner en boîte et tomber sur des filles beaucoup plus jolies, beaucoup plus élancée et fines, avec de grosses poitrines. Mais elle, elle paraît différente, beaucoup plus naturelle. J'ai l'impression qu'elle se fiche de son physique, de ce qu'elle peut renvoyer et cette première impression me plaît. Et ses joues qui rosissent accentuent mon sourire. - Blade Runner, de William Burroughs. J'arque un sourcil. Je parle l'anglais couramment ou presque selon le niveau littéraire utilisé mais, effectivement, je ne connais pas cet auteur. De toute façon, je ne suis pas spécialiste en la matière, bien loin de là. Si je parle plusieurs langues, c'est simplement grâce à mes nombreux voyages, au fric de mes parents. Hormis ça, je ne suis qu'un branleur. Je ne lis pas ou seulement si je suis obligé, les livres qu'on nous donnent en cours. Je suis français pure souche et je n'ai d'yeux que pour la littérature française. La pure, la dure, l'ancienne. - C'est une œuvre pas très connue du grand public. On connaît le titre plus pour le film de Ridley Scott qui n'a rien avoir avec le roman de Burroughs. elle rit et ajoute. - Tu aimes la littérature américaine ? Je me sens mal à l'aise. Je ne connais même pas le film qu'elle évoque. La culture américaine, ce n'est pas mon fort si ce ne sont les endroits que j'ai visité. « Non je... je m'y connais pas du tout. » Y a pas de quoi être mal à l'aise après tout. Mais Fake-Lover est peuplé d'américains pour la plupart alors, je me sens un peu à part. Je me permets de lui prendre le livre des mains et lis rapidement le résumé. « Je suis beaucoup plus calé sur la littérature française, en fait. » je continue, un peu plus sûr de moi ou comme pour me justifier. Ou les deux.
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MessageSujet: Re: need a break ✗ 25/09 - 1h45   need a break ✗ 25/09 - 1h45 EmptyMar 25 Sep - 22:43

En le voyant torse nu, il me donne froid. En même temps, il doit cailler. Je ne peux rien faire pour lui. Je lui prêterai bien mon pull sauf qu'il est un peu petit vu son gabarit. Je note qu'il a tout de même un corps svelte et musclé. J'ai le droit de mater, non ? Je ne compte pas lui sauter dessus non plus. Si je suis venue dans cette bibliothèque, c'est pour lire. Arès, un prénom original. Qui sort vraiment de l'ordinaire. Ça en fait un être singulier. Je lui montre ce que je lis. Je lui parle de Burroughs et de littérature américaine. Il me dit alors : - Non je... je m'y connais pas du tout. Je lui souris. Je conçois tout à fait qu'on ne puisse pas connaître la littérature américaine. Au lycée, je détestais les cours de littérature. Au fond, il n'y avait pas de véritables cours. C'était vide, c'était creux. Le professeur ne parlait que de la psychologie des personnages. Ce qui est absurde car ce ne sont pas des êtres de chair mais de papier. Je n'y voyais aucun intérêt. On ne restait qu'à la surface des choses. En même temps, les gens dans ma classe étaient des ignorants, des abrutis finis. Ils manquaient cruellement de finesse. De culture, de curiosité. Ce n'était que stupidité et ignorance. C'est tout ce que je déteste dans ce bas monde. L'ignorance entraîne la peur d'autrui. La peur engendre la haine. La haine engendre la violence. Un putain de cercle vicieux. La littérature qui est enseignée dans les lycées américains, c'est de la daube. Que du blabla inutile. Ce que je considérais La "vraie" littérature se trouvait ailleurs. En cours de français. A l'époque, ce n'était qu'une option. Très peu d'élèves y assistaient. C'est un ami franco-américain qui m'y a invitée. Depuis, je ne lis les livres en français et non la traduction. Mon français reste tout de même bancal. Je ne le parle pas, je le comprends c'est tout. - Je suis beaucoup plus calé sur la littérature française, en fait. Mon visage s'illumine lorsque je l'entends parler de littérature française. Je réplique d'un ton enjoué : - Parlons de littérature française dans ce cas. Je ne prétends pas être une experte. Je n'en connais qu'une partie infime. - J'ai appris le français au lycée. J'aime lire les livres dans leur version originale. La traduction a tendance à changer le sens des mots, à dénaturer un peu le style de l'auteur. Je suis très enthousiaste quand ça concerne la littérature. Mais ce n'est pas mon domaine de prédilection. Je ne suis qu'une amatrice. Mon truc à moi, c'est la musique. Et ça le restera. A jamais.
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MessageSujet: Re: need a break ✗ 25/09 - 1h45   need a break ✗ 25/09 - 1h45 EmptyMer 26 Sep - 15:52

Depuis mon entrée dans le nid, je n'ai pas eu une discussion aussi intéressante. Là, je suis dans mon élément. En plein dans ce qui me caractérise. Ce qui me fait vivre. Et ce qui me permettra surement de vivre quand j'en aurai terminé avec mes études. Je prévois d'écrire un livre. Les idées se bousculent dans ma têtes. Les mots me donnent des maux. Et je profite de Fake-Lover pour faire le plein d'imagination, réfléchir à la suite de ces écrits qui se dessine doucement en moi. Alors, je ne peux que sourire. Mes yeux pétille, on sent, on voit que je suis à fond. Que cette conversation me passionne totalement. Néanmoins, je reste humble. après tout, je ne suis pas un expert. Mais un simple lecteur. Je suis un passionné. Pas plus, pas moins. - Parlons de littérature française dans ce cas. Mon sourire s'agrandit, mon visage se fend et une légère fossette apparaît au coin de ma joue. Elle n'aurait pas pu me faire plus plaisir. Il est presque deux heures du matin et je ne suis plus fatigué. Je n'ai plus froid. Mes muscles se détendent tandis que mon esprit est en ébullition. Je ne sais même pas par où commencer. Quoi lui dire, quoi lui citer. - J'ai appris le français au lycée. J'aime lire les livres dans leur version originale. La traduction a tendance à changer le sens des mots, à dénaturer un peu le style de l'auteur. Alors, en bon français, en version originale, pour ne pas dénaturer la citation étant donné qu'elle dit préférer lire les version originale, je tente. Espérons qu'elle comprenne. « Il n'avait pas de gîte, pas de pain, pas de feu, pas d'amour ; mais il était joyeux parce qu'il était libre. » je dis doucement, d'une voix rauque qui n'a pas fumée depuis presque un jour. Je plante mes yeux dans les siens, à la recherche d'une quelconque réaction, un fin sourire toujours flottant sur mon visage. Je suis heureux, mais vraiment. La littérature française, c'est ma came. Et Elliot, qui aime également la littérature marque un point. « J'aime la vieille littérature, la brute, celle qu'on ne lit plus. » je continue, après un court silence.
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MessageSujet: Re: need a break ✗ 25/09 - 1h45   need a break ✗ 25/09 - 1h45 EmptyMer 26 Sep - 17:21

Mon français doit être rouillé. Je ne le pratique plus en tant que langue parlée. Je la comprends comme un instrument littéraire. Je peux encore faire des phrases. Je connais parfaitement les bases. Je ne suis pas française. Mon professeur disait qu'un français a dans son vocabulaire plus de quarante mille mots. Les étrangers peuvent en apprendre que quatre cent pour se faire comprendre. J'ai toujours eu une fascination pour les mots, par la manière dont ils s'articulent entre eux. D'abord dans ma langue natale, puis dans ma langue "adoptive". Parfois, ça va au-delà des mots. Ce sont les concepts véhiculés qui importent, qui nous touchent. La langue française est une des plus belles langues du monde. Elle est difficile, mais elle est empreinte d'une histoire, d'une culture, d'une racine profondément européenne. Le langage en tant que tel m'a toujours attiré au fond. C'est ce qui nous lie, nous rassemble. L'échange avec autrui est importante. On est en train de parler de littérature. Un sujet qui peut sembler barbant, mais qui nous anime. Je le sens très enthousiaste quand je lui parle de littérature française. C'est plus sa came. Il abandonne l'anglais pour le français. - Il n'avait pas de gîte, pas de pain, pas de feu, pas d'amour ; mais il était joyeux parce qu'il était libre. Chose un peu déstabilisante au début. Au bout de quelques secondes, des notions fugaces me reviennent en mémoire. J'ai compris ce qu'il disait, car cette phrase je l'ai déjà lu et sans doute, entendue quelque part. Je ne suis pas sûre du nom de l'auteur. Mais ça me dit quelque chose. Je tente dans un français moins élaboré que le sien, avec une pointe d'accent notable. - C'est du Hugo, je crois. Un écrivain contemporain a dit, quand on lui a demandé qui est le meilleur écrivain de la littérature française, "Hugo, malheureusement". Et on voit à quel point Hugo avait pu être un génie. Mon professeur de littérature a consacré sa thèse entière sur l'oeuvre de Hugo. Je n'ai pas lu Les Misérables en entier. J'ai lu la pièce d'Hernani, puis un roman, les Travailleurs de la Mer. Et bien sûre, ses poèmes Les Contemplations. - J'aime la vieille littérature, la brute, celle qu'on ne lit plus. J'ai cru comprendre. Je lui souris et lui demande : - Quel siècle préfères-tu ? Je déteste parler de genres ou d'écoles puisque parfois, on se trompe sur la définition de certaines écoles. Je préfère parler en siècle et non en mouvement littéraire.
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MessageSujet: Re: need a break ✗ 25/09 - 1h45   need a break ✗ 25/09 - 1h45 EmptyMer 26 Sep - 22:33

Ouais, la littérature, c'est ma came. C'est pour ça que je vis, finalement. Pour ça que j'existe. L'archéologie, très peu pour moi. Tous ces trucs desquels mes parents vouent des louanges me donnent plus la gerbe qu'autre chose, en vérité. Leur façon de vendre leur boulot comme si pour nous (j'inclus mon frère) c'était une évidence, ça m’insupporte. Et je pense que c'est en partie pour ça que je n'ai pas suivis leur chemin. Comme un esprit de contradiction, en fait. - C'est du Hugo, je crois. son accent est adorable. J'aime entendre les étrangers parler Français. Ils ont cet accent - quel qu'il soit - qui donne à la langue une certaine douceur. Douceur qu'elle n'a pas habituellement. Je trouve le français terriblement moche. Peut-être pas autant que l'allemand, mais presque. Ce n'est pas pour rien qu'elle est une des langues les plus difficile à apprendre.. Je souris, de toutes mes dents et je ris, même. Je ne me moque pas, loin de là. C'est juste cet effet qu'elle me fait en parlant français. Ca m'donne le sourire, ça m'rend heureux. « Gagné.. » je reprends en anglais, la langue où l'on se comprend le mieux. J'aimerais continuer à parler français, et qu'elle continue aussi. J'aimerais qu'on se lance dans une discussion argumentée, qu'elle continue avec cet accent doux qui me donne le sourire et me transporte. Mais l'anglais est mieux. - Quel siècle préfères-tu ? Question qui me perturbe. J'aime tous les genres, tous les siècles. A part cette foutue pseudo-littérature qu'on tente de faire vendre maintenant et qui est médiocre. J'ai essayé de lire du Musso, du Levy mais ça m'est impossible, leur plume est affreuse. Je me sens bien mieux avec les vieux de la vieille. « J'ai pas de siècle à proprement parlé. Mais s'il faut choisir.. Je dirais celui des Lumières. Y a quand même eu les encyclopédies à cette époque. Une avancée assez incroyable. » Voilà, je suis partit, lancé dans une espèce de monologue court qui doit être barbant. Alors, je baisse la tête accompagné d'un petit rire. « Désolé. Le sujet me passionne trop, j'ai du mal à me modéré. »
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MessageSujet: Re: need a break ✗ 25/09 - 1h45   need a break ✗ 25/09 - 1h45 EmptyJeu 27 Sep - 11:58

J'ai un peu honte de mon français à vrai dire. Il doit être bien pauvre par rapport au sien. Vous me direz c'est un peu sa langue maternelle d'accord, mais j'ai vu des gens parler plein de langues de façon fluide et cohérente que ça n'en est presque rageant. Je suis jalouse de polyglotte en fait. Tout ça pour dire que j'aurai du m'abstenir de parler français. Je lui dis que c'est du Hugo, dans un français relativement bancal que je rougis presque. Il me sourit, puis rit. Limite, je suis vexée. Il est train de se foutre de ma gueule là ? Maintenant, je ne sais plus où me mettre. Je triture nerveusement les pans de mon pull. Il revient à l'anglais : - Gagné.. Il parle parfaitement anglais en plus. Ça y est je le déteste. Non, "détester", c'est un peu fort comme même. Je commence déjà à l'apprécier malgré moi. Il m'énerve avec ses yeux incroyablement bleus, son sourire craquant et sa voix douce. Il est énervant à regarder. Il dégage un certain charme auquel je ne suis point insensible. Je suis sûre que les filles lui courent après. Avec le physique qu'il a, ce ne doit pas être difficile pour en avoir une. Mon côté borné et ma fierté m'empêchent de succomber à son charme. Ce serait presque trop facile. Quoique il ne fait que de gagner des points depuis tout à l'heure. Et ça, les amis, c'est dangereux. La conversation ne tourne qu'autour de la littérature. Je lui demande quel siècle il préfère. - J'ai pas de siècle à proprement parlé. Mais s'il faut choisir.. Je dirais celui des Lumières. Y a quand même eu les encyclopédies à cette époque. Une avancée assez incroyable. Le siècle des Lumières. Si mes souvenirs sont exacts, c'est le siècle des grands auteurs tel que Rousseau et Voltaire. Je ne connais pas très bien l'histoire littéraire. Je me souviens juste des cours donnés par mon professeur de français de l'époque. - Désolé. Le sujet me passionne trop, j'ai du mal à me modéré. Il n'a pas être désolé. Ça ne me dérange pas puisque je vois combien le jeune homme est un passionné. Ça se sent dans la manière dont il sourit. Son visage s'illumine à chaque fois qu'il ouvre la bouche. Et moi-même, je suis une férue de littérature. On est tous les deux gagnants dans cette histoire. Moi qui était partie pour m'ennuyer, je me retrouve à papoter de littérature à deux heures du mat'. Ce genre de rencontre est enrichissante. Je décide de faire quelque chose de stupide. Je me mets à califourchon sur lui. J'y peux rien, je suis de nature impulsive. Ça me fait rire en plus. Je lui souris et continue à l'interroger d'une voix suave. Comme si de rien n'était ... - A part la littérature, t'as d'autres passions dans la vie ? Je le dévisage sans aucune pudeur et commence à toucher ses cheveux.
 

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