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 The man in the blue quilted pants. (16/02/12 à 4h13)

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Elvis

Elvis
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MessageSujet: The man in the blue quilted pants. (16/02/12 à 4h13)   The man in the blue quilted pants. (16/02/12 à 4h13) EmptyLun 12 Mar - 19:44

SIXTINE
Allongé sous les draps, je me tiens aussi droit que peut l'être un I. Sixtine a cette fâcheuse tendance à se tourner, se retourner, s'avachir sur toute la surface du matelas et à grogner légèrement dès lors que j'essaye de m'accaparer d'un bout de notre couette, censée être conjugale jusqu'à preuve du contraire, pendant la nuit. Les bras littéralement collés de chaque côté à mon corps doivent sûrement me donner une allure encore bien plus macabre que d'habitude. Je crois que je dois me tenir exactement de la même manière qu'un de ces cadavres manquant cruellement de vivacité -sans blague- sur une table chirurgicale à la morgue. Ajoutez-y ma pâleur légendaire et le tableau n'en devient qu'un peu plus crédible. Je glisse un regard en biais à ma partenaire, qui semble dormir comme un bébé avec sa joue confortablement écrasée contre son oreiller. Je sens un frison parcourir mon dos, me filant en prime une sacrée chair de poule. Depuis que la jeune femme à subtiliser les draps communs pour s'en recouvrir dans un profond sommeil, je me les gèle. La température élevée de ces derniers jours ajoutée à l'exhibition continuelle de la part de mes paires masculines du nid de leurs pectoraux m'a encouragé à n'enfiler qu'uniquement mon bas de pyjamas molletonné pour aller me coucher. Complexe d'infériorité quant à mon physique peut-être. Cela dit, ce qui aurait normalement dû amplement suffire, si seulement j'avais pensé à prendre en compte le côté fourbe et perfide d'une Sixtine endormie, qui me forcerait à n'avoir aucune protection envers les courants d'airs qui cours dans les couloirs du château. Dans un grand bruit de ressorts, elle rentre en mouvement, m'obligeant à me faire tout petit dans mon coin. Je la fusille une nouvelle fois du regard, tandis que je parviens à sentir les poils de mes bras nus se hérisser les uns après les autres. Je jette un coup d'oeil un brin envieux aux couvertures tirés par ses soins de son côté du lit, qui me tourne à présent le dos. Je cligne les yeux, une fois, deux fois, trois fois, puis prends finalement mon courage à deux mains et me décider à me saisir d'un bout de drap délaissé par la candidate. Je pars du principe que plus c'est rapide, plus c'est efficace. Un peu comme ce tour qui consiste à retirer une nappe sans bouger les objets se trouvant sur une table. Je compte dans ma tête jusqu'à trois, avant de tirer un brusque coup de toutes mes forces, pour essayer de ramener une épaisseur au-dessus de mes épaules.
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Sixtine
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MessageSujet: Re: The man in the blue quilted pants. (16/02/12 à 4h13)   The man in the blue quilted pants. (16/02/12 à 4h13) EmptyMar 13 Mar - 20:15

Je marche pieds nus dans le désert, un bras me barrant le front pour tenter d’éviter l’insolation, même si à mon avis c’est peine perdue avec cette chaleur étouffante. Mon seul espoir c’est qu’un gars du désert se pointe sur son chameau pour m’embarquer tel un prince sur son beau cheval blanc, et m’embarque direction l’Oasis. Sauf que là, je n’aperçois que des collines jaunes à perte de vue. Mon pied se heurte soudain contre un objet dur et brillant sous ce soleil de plomb, un petit cube pas plus gros que ma main que je tourne entre mes doigts. Il est brûlant, aussi je le lâche avec fureur, me rendant soudain compte que mes pieds, eux, n’ont pas trop chaud. C’est étonnant, non ? Je hausse les sourcils, reprenant ma route. Au bout de quelques minutes supplémentaires je distingue une forme au loin, aussi je me précipite dans sa direction, me retrouvant nez à nez avec une échelle. Bizarre non, les ouvriers ça ne pullule pas dans le coin. Je me dis qu’il est impératif de ne pas passer dessous car nous sommes le vendredi 13, cela dit ça risque d’être difficile puisqu’elle est couchée dans le sable. J’ai à peine relevé la tête qu’un cheval se tient là, devant moi, une patte entre l’un des barreaux. Je tends la main pour caresser sa crinière dorée, esquissant un sourire émerveillé, mais mes doigts n’ont pas le temps de concrétiser ce contact. Non, une tempête surgit soudain sans prévenir, soulevant les grains autour de moi en une tornade qui me gifle le visage. L’animal trébuche sur l’échelle avant de cavaler dans le désert, me laissant affronter seule ce démon de la nature. Je hurle, hurle encore et puis . . . J’ouvre brusquement les yeux, mon cri s’étranglant dans ma gorge, le front parsemé de petites gouttes de sueur. Je suis tétanisée, si bien que chacun de mes muscles se tendent pour rester immobiles, me maintenant dans un état catatonique. Oh putain, j’ai flippé grave. J’ai tellement peur que j’ose à peine regarder mon partenaire allongé à mes côtés, cependant je commence à avoir froid. J’hésite pendant de longues secondes, commençant à trembloter, puis je me blottis finalement contre le brun en l’attrapant par la taille. « Putain, j’veux pas mourir dans le désert. » J’ai les larmes au bord des yeux, blottissant mon visage dans son dos en reniflant, me rendant compte aussitôt que ce sale petit morpion d’Elvis s’est ramené tout le drap sur lui, ne pensant pas une seule seconde à ma peau dénudée qui se meurt lentement. Oh le con ! J’en oublie presque ma frayeur nocturne, m’écartant légèrement de mon partenaire. « Eh mais . . . faut pas se gêner ! » Je tire sauvagement sur le drap pour en regagner la propriété, ramenant volontairement toute la longueur en envoyant la moitié par terre de mon côté. Puis je l’écrase avec le poids de mon corps pour empêcher Elvis de la récupérer, lui tirant la langue dans l’obscurité. « J’comprends mieux pourquoi je rêvais de désert. » Je laisse échapper sur un ton réprobateur.
Elvis

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MessageSujet: Re: The man in the blue quilted pants. (16/02/12 à 4h13)   The man in the blue quilted pants. (16/02/12 à 4h13) EmptyMer 14 Mar - 18:40


Je récupère enfin le drap et m'enroule à l'intérieur tel une feuille de salade englobée dans un burrito mexicain. Je ferme mes yeux et éteins mon esprit tant bien que mal. J'ai toujours tout un tas de pensées parasites qui apparaissent comme par magie au moment même où je me glisse sous ma couette. Le sommeil est une sorte de catalyseur à mon propre mal-être. Je m'endors peu à peu, jusqu'à ce que je sente quelque chose venir se blottir contre moi. Sixtine, évidemment. Elle s'agrippe à ma taille comme s'il s'agissait d'une bouée de sauvetage et me lance des paroles incompréhenssibles: « Putain, j’veux pas mourir dans le désert. » En temps normal, j'aurais fait en sorte de m'extraire de l'étreinte de la jeune femme, sauf que cette fois-ci j'entends un léger tremblement dans sa voix témoin d'une certaine détresse et elle renifle en collant sa joue à même ma peau. Trop grande proximité physique et psychologique à mes yeux. Je m'éclaircis la gorge, cherchant quelque chose de juste à lui sortir, sauf que je fais en l'occurrence davantage parti des gens flippants que ceux rassurants. Niveau crédibilité, faudra repasser. Alors que j'ai enfin trouvé une phrase pouvant faire l'affaire à lui adresser elle me devance et s'exclame dans un revirement total de comportement: « Eh mais . . . faut pas se gêner ! » Pas étonnant que Syssoï l'ait buzzé bipolaire quelques semaines auparavant. Elle tire brusquement le drap pour le ramener entièrement de son côté et écrase ses énormes fesses dessus pour m'empêcher de le récupérer. Bon, d'accord elles ne sont pas si grosses que ça, mais le fait est que j'ai pas apprécié qu'elle s'empare ainsi du précieux grand bout de tissus après tout le temps que j'ai mis à parvenir à l'attraper. Je me mets à genoux sur le matelas et tente de tirer celui-ci dans ma direction, mais mine de rien, aussi svelte soit Sixtine, c'est pas si facile que ça en a l'air. Je laisse tomber, d'un air dépité. « Bien, j'vais être obligé d'utiliser les grands moyens. » je déclare en arquant un sourcil, avant de venir planter mon doigt dans son bras. Une fois, deux fois, trois fois... Un grand sourire innocent digne d'un gamin en réalité diabolique s'affiche sur mon visage, tandis que je continue à appuyer successivement sur sa peau. « Ca va ? Pas trop rageant ? »
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Sixtine
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MessageSujet: Re: The man in the blue quilted pants. (16/02/12 à 4h13)   The man in the blue quilted pants. (16/02/12 à 4h13) EmptyDim 18 Mar - 14:56

Regardez-moi le petit Elvis qui tente désespérément de récupérer son drap. Ri-di-cule. Il peut bien tenter de tirer dessus, je n’ai pas l’intention de bouger d’un iota. C’est ce qu’il fait d’ailleurs, et il ne le voit pas mais un sourire sadique se dessine sur mes lèvres. J’hésite à lâcher subitement le tissu pour le faire tomber en arrière sur le matelas, cela dit je m’abstiens, dans un acte de bonté extrême. A la place, je laisse échapper un petit bruit digne d’une mégère et qui signifie clairement « ts, qu’est-ce que tu croyais ? » Il a sûrement le traducteur intégré et n’aura pas de mal à en comprendre le sens. Quoiqu’avec mon partenaire, il ne faut jamais tenir ce genre de choses pour acquis. Il me menace de sa petite voix, comme s’il me faisait peur le nain de jardin. Bon d’accord il me dépasse largement en taille, mais pas en âge. Il aurait certainement pu me retourner comme une crêpe, me faire tomber par terre, m’assommer, ou autres réjouissances, cependant c’est sans compte une résistance de ma part. Car je peux m’accrocher à lui, planter mes deux doigts dans ses orbites, ou encore le mordre jusqu’au sang. Il opte donc pour une solution bien plus radicale et intelligente que la force : tenter de m’agacer. C’est ma technique ça, normalement. Vous connaissez le meurtre le plus long avec l’arme là moins efficace ? C’est exactement ce à quoi ça me fait penser, aussi je ne manque pas de m’en trouver rapidement angoissée. Je pousse un grognement caractéristique de mon état, serrant la mâchoire. Bon sang de bon soir, il va me rendre folle avec son doigt. Et en plus, il trouve malin de me provoquer. Je sors soudain de sous le drap sans prononcer le moindre mot, quittant la chambre sur la pointe des pieds. Il doit penser qu’il a enfin gagné, et que son attaque est parvenue à m’évincer du lit conjugal pour m’envoyer tout droit sur le canapé. Mais ce n’est pas mon genre, pensez-vous. Je pénètre à nouveau dans la chambre quelques minutes plus tard, une paire de ciseaux entre les mains. Je me positionne au pied du lit, puis commence ma tâche. Attrapant un bout du drap, je découpe le tissu en essayant de respecter une ligne droite imaginaire, légèrement en ma faveur. « Tu veux bien arrêter de bouger s’il te plaît, ou tu risque de te retrouver avec un pied à l’air dans la répartition ! » Et je poursuis mon travail sans me laisser déconcentrer.

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