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 DEMI-FINALES

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Cupidon

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MessageSujet: Re: DEMI-FINALES   DEMI-FINALES - Page 3 EmptyDim 27 Jan - 20:43

Très beau secret de la part de @Leon ! C'est maintenant au tour de Lucy de prendre la parole.

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MessageSujet: Re: DEMI-FINALES   DEMI-FINALES - Page 3 EmptyDim 27 Jan - 20:45

C'était maintenant à mon tour de révéler mon secret, et autant vous dire que par rapport à certains autres qui avaient l'air beaucoup plus imposants que le mien, je ne savais pas trop comment résumer le tout en simplement quelques mots. Je ne me voyais pas faire des déboires où raconter mon histoire de fonds en comble, parce que ça me paraissait totalement improbable de le faire devant tout le monde. Parce qu'au fond, ça n'était pas moi qui comptait dans cette histoire. « Est-ce que tout le monde ici est familier avec la série Black Mirror ? » soufflais-je en arquant un sourcil avant de finalement ajouter « Il y a quelques années, cet épisode est sortie où il contait les péripéties d'une belle rousse qui avait tout pour elle et qui ne souhaitait que s'améliorer, se faire bien voir par la société et le monde qui l'entoure. Sa société en question, était traduite par un système de rang qui permettait aux gens de se noter les uns les autres. Si elle faisait une bonne action, on lui mettait cinq étoiles, si elle se faisait mal voir, son voisin lui mettait une étoile, le tout établissant un rang social qui donnait ou non accès à des privilèges. » touchant le bout de mes cheveux maintenant plus courts, j'essayais de ne laisser transparaitre aucune émotion, bien que le tout restait compliqué « Et je suis certaine que tout le monde dans cette pièce doit trouver cela aussi fascinant qu'effrayant n'est-ce pas ? Comment des actions peuvent-elle être jugées et déconstruites de façon à ce que cela devienne votre identité aux yeux des gens qui vous entourent ? » en soi, ça pouvait paraitre fascinant oui, mais la réalité était bien autre. « Il y a de cela moins d'un an, une loi en Chine a commencé à être mise en place de façon à ce que l'état puisse noter ses citoyens en fonction de leurs actions. Cela a pour but de privilégier les gens dits "biens" tout en handicapant les autres. » je trouvais cela assez effroyable au final car cela ne prenait pas en compte les raisons exactes de ces notations. « Aujourd'hui, après une chaine d'évènements dont je ne suis pas maitresse, et suite à l'autorité de mon ancien patron, je possède l'une des notes sociales les plus basses de Chine. Je suis ici pour parler et lutter contre cette loi qui sera pleinement appliquée en 2 020 et qui n'est à mon sens pas réaliste, pas humaine. Je souhaiterais aujourd'hui que la Chine se réveille. » et là dessus, j'arrêtais de parler, j'en avais assez dit.



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MessageSujet: Re: DEMI-FINALES   DEMI-FINALES - Page 3 EmptyDim 27 Jan - 20:48

Entendant les pas des demi-finalistes et anciens candidats qui investissaient le plateau, César se demandait comment chacun appréhendait sa révélation et si certains affichaient un état de trac qu'il ne pouvait pas déceler directement. Lui se sentait un peu tendu sous le coup de l'atmosphère un peu différente des autres soirs, mais il n'en était pas à vouloir retarder le moment où il aurait à prendre la parole, parce que c'est aussi pour ça qu'il était là, que ça comptait de plus d'une manière pour lui. Il entendit finalement quelqu'un s'approcher et sentit une silhouette familière prendre place près de lui, au moment précis où le parfum de @Penny lui permit d'identifier très clairement sa partenaire. Il étira un sourire très doux quand elle déposa un baiser sur sa joue, et ne fut pas surpris qu'elle veuille connaître l'état dans lequel il se trouvait avant sa révélation. « Un peu, mais je crois que je suis aussi assez impatient. Et je me dis qu'au moins je serai pas déconcentré par vos réactions quand je prendrai la parole. » Il souffla dans un sourire plus mutin, parce qu'il se sentirait à la fois un peu vulnérable de ne pas pouvoir être témoin des expressions qu'afficheraient leurs visages à ce moment-là, mais qu'il pouvait aussi prendre le problème dans l'autre sens et voir ça comme un avantage. « Et toi, t'as hâte que ça se termine ? » Il demanda en retour, déposant sa main sur la sienne pour lui faire comprendre que dans tous les cas il était là, qu'il connaissait déjà son secret et pourrait faire donc office de soutien si elle en avait besoin au moment de le révéler. Il savait que Joaquim serait là aussi et quand il parlait de « se terminer », il sous-entendait aussi qu'elle allait probablement repartir chez elle à la fin du prime parce qu'il savait bien qu'elle était essentiellement restée pour dévoiler ce qu'elle cachait. Est-ce qu'il aimerait qu'elle reste, qu'il aille ou non en finale puisqu'il y avait de grandes chances pour qu'il veuille rester de toute façon ? Oui, sans doute. Mais il ne pouvait pas lui demander ça, et il préférait qu'elle retrouve l'extérieur si c'était ce qu'elle voulait. Les premiers secrets furent révélés, et celui de @Cristopher lui fit afficher une expression à la fois surprise et pas tellement, parce que quand il y repensait ça collait plutôt à ce qu'il avait cerné chez lui et à son rapport très décomplexé avec le sexe notamment. Le secret en lui-même ne le choquait pas parce qu'il respectait son activité, mais il n'irait pas forcément lui demander l'adresse de sa maison close pour robots sexuels, bien que le concept éveille un peu son imagination. Ce fut ensuite au tour d'@Achana, et forcément il y prêta une oreille d'autant plus attentive parce qu'il était impatient de connaître la deuxième partie de son secret. Il fut alors touché par le récit qu'elle entama et par tout son parcours dont il connaissait déjà quelques bouts pour lui avoir posé certaines questions à l'occasion de son buzz. Et si l'intitulé de son secret l'envahit d'une légère frustration à l'idée de n'avoir pas cherché un tout petit peu plus loin quand il aurait pu, il fut néanmoins content pour elle qu'elle puisse bénéficier d'une vraie tribune pour en parler et tout dévoiler d'un coup ce soir. « Il y a un secret sur lequel t'avais une piste et que t'aurais vraiment voulu trouver ? » Il questionna Penny, songeant qu'à ce stade tout le monde avait quelques regrets concernant la chasse aux secrets et que ce soir serait aussi l'occasion de voir si certaines de leurs pistes auraient pu les mener quelque part. Et il supposait que le secret de @Leon, qui fut justement révélé, pourrait bien être l'un de ceux qu'elle aurait aimé trouver. Il l'écouta alors attentivement, troublé par cette histoire très personnelle et qui sous certains aspects le touchait plus particulièrement encore, probablement parce que sa famille avait aussi connu son lot de drames. Puis vint le tour de @Lucy et il esquissa un fin sourire, sachant déjà ce qu'elle révélerait et espérant qu'elle se sentirait plus légère de pouvoir en parler, parce qu'il savait que sa situation lui pesait et qu'il aimerait que cette aventure lui permette de s'en libérer.
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MessageSujet: Re: DEMI-FINALES   DEMI-FINALES - Page 3 EmptyDim 27 Jan - 20:49

Si on n’a pas eu tellement de drame cette semaine, c’est peut-être bien parce qu’il n’est pas resté. Je lui fais part de cette remarque et il me dit qu’il avait mieux à faire. Bien sûr, je n’en doute pas un instant, retrouver sa femme est bien plus important que les petits drames qui se déroule dans cette émission. Il me demande alors si je suis un peu tendu ce soir et je ne peux pas répondre par la négative, puisque je vais devoir révéler mon secret. Comme à son habitude, Cristopher fait une remarque qu’on ne trouve marrante que si on a un temps soi peu de second degré. « Ce n’est un secret pour personne que je suis une vraie garce. » Ça a même été ma marque de fabrique durant toute l’aventure. On vient à parler du sien de secret, je pense que ça a un rapport avec le monde du porno. Il ne donne aucun indice, me disant que je verrais ça par moi-même. Cristopher me surprend lorsque mon regard s’attarde un peu trop longtemps sur Leon qui vient de faire son entrée, me taquinant que des petits cœurs sortiraient presque de mes yeux. Je suis prête à enchaîner une réplique sanglante lorsqu’il est le premier à devoir dévoiler son secret. Je le regarde se lever et j’écoute attentivement chacun de ses propos. Finalement, je n’étais pas si loin que ça même si je n’aurais certainement jamais trouvé un tel secret. Je le regarde se rasseoir à mes côtés et j’éclate de rire. « Et sinon, tu as déjà testé tes robots sexuels toi-même ? » Bah oui, c’est la première question qui me vient à l’esprit, faut dire que c’est peu banal comme commerce, mais il y a tellement de pervers aux Etats-Unis, ça ne m’étonnerait pas qu’il ait un chiffre d’affaire plutôt florissant. « En tout cas, ce secret te scie comme un gant. » C’est ensuite à Achana de dévoiler l’intégralité de son secret, puisqu’on en connaissait déjà une première partie. Elle parle beaucoup et j’essaye de me concentrer pour ne pas perdre le fil. Alors madame serait un ladyboy. Je me tourne de nouveau vers Cristopher. « Et quand tu dormais avec elle, t’as déjà senti quelques choses au niveau de … » Je n’ai pas besoin de terminer ma phrase, il va très vite savoir de quoi je parle. C’est au tour de Leon de dévoiler son secret et quand son regard rencontre le mien, j’ai un petit sourire de soutien. Je connais déjà cette facette de lui, il est temps pour les autres candidats de connaître aussi son secret pas anodin non plus. Je le soutiens du regard pendant son discours et je suis prête à bondir à la moindre faille. S’il a besoin de moi, je suis là. Il continue ses propos jusqu’au bout et je reste muette, ne sachant quoi ajouter de plus. Les secrets s’enchaînent, celui de Lucy est à son tour révélé. Je ne suis pas sûr de bien comprendre de quoi il s’agit n’étant pas familière avec la série qu’elle a pu donner comme exemple. Ce que je comprends, c’est que la demoiselle est notée par son pays et ne semble pas être la mieux notée. Je pense que si une telle chose existe en France, je n'aurais pas une meilleure note qu'elle.
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MessageSujet: Re: DEMI-FINALES   DEMI-FINALES - Page 3 EmptyDim 27 Jan - 20:52

Merci à toi @Lucy. Nous passons sans plus tarder la parole à @Juliette qui n'a malheureusement pas pu être avec nous ce soir, mais qui a tout de même souhaité vous laisser un petit mot...



«  Je suis narcoleptique. Le diagnostique est tombé le jour de mes dix ans sous les yeux étonnés de mes parents qui n’arrivaient pas à comprendre. La ligne entre rêve et réalité n’existe plus chez moi, malgré mes différents traitements qui ne cessent d’évoluer pour coller au plus près de ma pathologie. C’est difficile d’être prisonnière de son imagination, ses fantasmes ou même de son corps lors de ces putain de phases de cataplexie. Ma soeur s’amusait à dire que je fais des crises. Il s’agit de mon corps qui se paralyse pendant un instant, ma conscience elle, ne l’est pas. Je reste spectatrice alors que je souhaiterai crier bouger. Je me contente de respirer en attendant d’être à nouveau maitresse de mon corps. Mon quotidien n’est que compromis et attente. Je me sens dangereuse lorsque la panique et l’ivresse s’infiltrent pour tenter de s’accrocher à un bout de réalité. Les sensations de déjà vu me perturbent plus que nécessaire, c’est difficile de ne plus arriver à se faire confiance. J’espère un jour me réveiller et imaginer que cela n’était qu’une longue histoire que mon cerveau déviant s’est fabriqué. Mon seul indice est la douleur. On ne souffre jamais dans nos rêves. Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis imaginée me jeter du balcon en guettant le bruit des os brisés afin de savoir si j’étais éveillée. Essayer de mourir, c’est la seule façon que j’ai trouvé pour me redresser, à deux doigts d’hurler, en sueur, dans mon lit, les tempes palpitantes face à mon énième décès.

Je tenais le coup suivie, encadrée et shootée aux médicaments jusqu’à l’apparition du croquemitaine l’année dernière. Une silhouette sombre dans mes rêves, qui aspirait mon âme. Ce rêve devenait trop récurent pour que je ne m’en préoccupe pas. Je me contentais de noircir mon cahier pour me souvenir. J’ai fini par ressentir les effets physiques de mes rêves avec des marques sur mes avants bras, des objets disparaissaient de ma chambre. J’évitais le moment où je me retrouvais seule dans mon lit, je ne voulais pas sombrer et me confronter à lui. Je me sentais simplement menacée, ou tout simplement folle. A la limite de la paranoia, ma soeur me demandait d’augmenter mes doses avec une simplicité qui me faisait frissonner tandis que Benjamin, son copain prenait ma défense, avec ses prunelles rieuses. Je me contentais d’hausser les épaules, nonchalante devant ses tentatives de rapprochements. J’en avais marre de son timing parfait et de le voir toujours là, au bon moment, prêt à venir à ma rescousse. J’ai toujours détesté incarner la détresse, ce qui semblait lui plaire, pourtant. J’ai mis neuf mois d’horreur à me rendre compte que c’était lui, mon croquemitaine. Celui qui profitait de mes phases de cataplexie, avant de m’assurer que j’étais endormie, il brouillait mes frontières. J’en arrivais presque à le croire et ne faisait même plus attention à sa curieuse proximité juste avant les siestes involontaires auxquelles me soumettait mon corps. Il me faisait passer pour folle afin d’assouvir sa curiosité envers ma maladie en y testant ses limites, pour comprendre comment le réel pouvait influencer mes songes. Je me suis sentie pantin entre ses mains, coincée dans son délire pervers qui consistait à être proche de moi et à me torturer la nuit d’après. Ca l’amusait de faire passer la réalité pour une autre de mes hallucinations ensommeillées. Afin de tester ma théorie, j’ai fuis pour l’Allemagne où plus aucune forme sombre ne hante mes nuits désormais.
Mon secret est que j’ai été harcelée à travers mes rêves.
»
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MessageSujet: Re: DEMI-FINALES   DEMI-FINALES - Page 3 EmptyDim 27 Jan - 20:58

Je m’en rends compte aujourd’hui, si j’ai franchi les portes de ce nid d’amour le premier soir, c’était surtout pour mon secret. Il y a des choses qui se doivent d’être, un jour ou l’autre, dites au grand jour. Notamment quand le scandale se fait bien trop pressant et qu’il vaut mieux, au fond, percer l’abcès plutôt que de laisser la situation s’envenimer. Pour le moment, je me suis installé sur le plateau du prime parmi les autres candidats. Je regarde @Sid, @Anouchka, que penseront ils de moi une fois mon secret révélé. Je me le demande. En attendant, je me cale dans un coin écoutant les histoires, toutes plus dingues les unes que les autres, de mes camarades. La tension monte au fur et à mesure que l’heure arrive. J’ai eu largement le temps de penser à ce moment. Je suis sûr et suis impatient que les gens me voient tels que je suis réellement.
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MessageSujet: Re: DEMI-FINALES   DEMI-FINALES - Page 3 EmptyDim 27 Jan - 21:01


Les premiers secrets sont tombés et Gio ne sait pas trop comment se sentir. Il a les boules d'avoir eu le secret d'Achana depuis la moitié de l'aventure mais d'avoir pensé que c'était trop évident et puis César a buzzé et il s'est dit qu'il était aussi bien qu'Achana ait la chance de parler à cœur ouvert de son secret mais ça l'embête quand même d'avoir eu l'intitulé « ladyboy » et de ne pas avoir profité de l'occasion. Le secret de Cristopher est une surprise, d'abord parce qu'il croyait à moitié en son idée mais aussi parce qu'il ignorait que ce genre d'établissements existait. En tout cas il est convaincu que ça n'existe pas au Royaume-Uni, ça aurait fait le tour de la presse. Vient le secret de Leon sur lequel Gio ne s'est jamais trop penché et qui parle de malédiction et de réincarnation, il n'a pas vraiment le verbiage et la connaissance de la culture suffisante pour saisir toutes les nuances mais il lui semble comprendre l'essentiel et c'est assez triste, parce que Leon lui-même n'a pas l'air de tout saisir et de savoir quoi faire des informations qu'il a en sa possession. Le secret de Lucy le laisse pantois, parce qu'il ne pensait pas que l'épisode Nosedive avec Bryce Dallas Howard pourrait un jour devenir réalité, il espérait à vrai dire qu'il servirait de sonnette d'alarme et que les gens comprendraient la connerie que c'est de se noter les uns les autres, mais apparemment non, la Chine a décidé que c'était une bonne idée de mettre en place un truc aussi con. Est-ce que ça veut dire que Lucy n'a pas le droit de prendre un taxi ou que certains boulots lui sont complètement fermés ? Quant au secret de Juliette c'est un vrai cauchemar, imaginer que quelqu'un puisse profiter d'elle comme ça lui donne presque la gerbe. Quelqu'un d'aussi proche et en qui elle aurait dû avoir confiance qui plus est. C'est à la limite du viol. Gio est content que son secret ne soit pas sombre, il viendra apporter un peu de bonne humeur ou du moins il sera l'occasion de souffler après des trucs aussi lourds.
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MessageSujet: Re: DEMI-FINALES   DEMI-FINALES - Page 3 EmptyDim 27 Jan - 21:03

Autant dire qu'il s'agit d'un secret... particulier. Passons sans plus tarder à celui de @César, la parole est à toi !

César

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MessageSujet: Re: DEMI-FINALES   DEMI-FINALES - Page 3 EmptyDim 27 Jan - 21:05

César s'était maintes fois préparé à ce moment et il était maintenant temps pour lui de prendre la parole pour révéler son secret et faire la lumière sur une partie de sa vie qu'il avait du cacher par nécessité mais dont il était content de pouvoir enfin parler. Il appréhendait un peu, notamment le fait que le regard de ceux dont il était le plus proche puisse changer, mais il était convaincu que si on avait pu l'accepter malgré ce qui faisait de lui quelqu'un de différent, on pourrait aussi accepter cette part de son existence. « Lorsque j'avais dix-neuf ans, j'étais un garçon comme beaucoup d'autres, un peu perdu, qui cherchait à trouver sa place et à appartenir à un « tout » qui lui donnerait l'impression de vraiment exister. J'avais perdu mes parents à l'âge d'à peine douze ans le jour des attentats de New York et je vivais avec la même douleur, la même colère depuis ce jour-là. J'avais grandi sans eux, et même si mon oncle et ma tante avaient fait de leur mieux avec mes sœurs et moi j'ai toujours senti qu'il me manquait quelque chose. J'avais besoin de m'entourer de personnes solides, qui pourraient me montrer la voie et m'aider dans les moments où je me sentais pas vraiment à ma place où que je décide d'aller et quoi que je décide de faire. J'avais besoin de faire partie de quelque chose, de me reposer sur quelqu'un comme de sentir quelqu'un se reposer sur moi. Mais ça ne pouvait pas être ma famille, parce qu'il y a des choses qu'en tant que frère et neveu, j'avais jamais réussi à confier. » Au sujet de la disparition de ses parents principalement, parce que tout le monde en avait souffert de la même façon et que chaque fois que sa tristesse était remontée, notamment chaque année le jour de l'anniversaire de leur mort, il s'était dit que sa famille devait aussi éprouver la même chose de son coté. C'était trop dur à ce moment-là de raviver tous ces souvenirs restés douloureux. « A l'époque j'avais un peu de mal à me faire des amis, j'étais insoumis et aussi passionné de moto au point que j'avais mis l'argent de mes premiers salaires de coté pour pouvoir m'en acheter une contre l'avis de mon oncle. Plusieurs de mes connaissances m'avaient parlé d'un club de bikers basé à New York et où des passionnés formaient une communauté à part entière avec leur propre code de conduite. Cette communauté, elle m'a d'abord beaucoup intrigué et puis j'ai fini par vouloir voir de mes propres yeux ce que c'était exactement. Je me suis présenté à l'endroit qui leur servait de QG, et j'ai pu rencontrer plusieurs de leurs membres qui m'ont alors expliqué leurs valeurs, leur état d'esprit commun, et le code de respect et d'intégrité que tout le monde se devait de respecter pour rester l'un des leurs. Ils m'ont parlé de leur look un peu dissuasif, du fait que la plupart d'entre eux n'avaient pas de famille ou avaient été rejetés par leurs proches, et du fait qu'ils se considéraient tous comme des frères et des sœurs. Ça m'a beaucoup parlé. » A lui qui avait toujours eu une perception très forte des liens familiaux, et d'autant plus lorsque le frère de sa mère et sa femme les avaient adopté ses sœurs et lui, formant une sorte de grande famille recomposée où les liens s'étaient rapidement resserrés parce qu'il avait fallu se soutenir pour tous aller de l'avant. « J'avais entendu beaucoup de choses sur les bikers, parfois associés au crime organisé et marginalisés pour vivre un peu en marge de la société, mais j'ai su en les rencontrant que c'était un tort. Eux, ils n'avaient pas complètement l'air d'être des enfants de cœur, mais ils n'avaient pas l'air menaçants non plus. C'était des types parfois intimidants, mais extrêmement charismatiques et loin de répondre aux clichés qu'on voit dans certains films. Certains d'entre eux étaient mariés, pères de famille, et si une partie vivait de leur passion pour la moto, d'autres s'y adonnaient sur leur temps libre et étaient en réalité barmans, salariés en entreprise, auto-entrepreneurs ou encore avocats. Certains profitaient d'une confortable situation, d'autres avaient du mal à payer leur loyer. J'ai compris que là-bas tout le monde se côtoyait sans a priori ni barrière sociale, parce que les valeurs prônées par le club faisaient d'eux des sortes de chevaliers des temps modernes dont le terrain de jeu est la route. Et ces valeurs, c'est ce qui m'a donné envie de les rejoindre. Alors quand on a eu fini de parler, on a convenu que je passerai la série de tests censée déterminer si j'étais prêt ou non à faire partie de leur club. Ils m'ont laissé plusieurs jours pour réfléchir, mais j'avais déjà pris ma décision. Alors quand je suis revenu les voir, j'étais déterminé à leur montrer de quoi j'étais capable. On appelait ça la « phrase d'initiation », le moment où on se soumet à une série d'épreuves pour prouver que notre volonté est sans faille. Au début, les épreuves étaient relativement simples, c'était surtout des défis pas bien méchants. Et puis finalement, les choses se sont corsées avec la dernière épreuve, qui n'avait rien à voir avec les précédentes. Cette fois on m'a demandé de participer à une course de motos sur une route isolée, en périphérie de New York et considérée comme étant particulièrement dangereuse, surtout en plein hiver. Je faisais pas de la moto depuis très longtemps, j'étais face à des conducteurs expérimentés et personne n'avait l'intention de me faciliter la tâche. J'ai eu comme un mauvais pressentiment quand le top départ a été donné, mais je pouvais de toute façon plus reculer. J'en n'avais pas envie. Alors je me suis élancé, sans vraiment savoir si le plus important en définitive était de finir en tête de course... ou simplement de rester en vie jusqu'à la fin. La course était rude, la route vraiment difficile à pratiquer et j'avais certainement quelques mauvais réflexes. Arrivé à un embranchement, j'étais censé prendre une grande accélération et faire une sorte de demi-tour assez risqué... et c'est là que j'ai perdu le contrôle de ma moto. Probablement parce qu'il avait gelé et que les roules étaient couvertes de verglas. Ou parce que j'étais trop plein d'adrénaline pour vraiment comprendre à quel point je me mettais en danger. J'ai foncé à toute vitesse dans une espèce de grand panneau et je l'ai heurté de plein fouet. Le choc a été tellement violent que j'ai été projeté d'un coté, et ma moto de l'autre. Si j'avais pas eu de casque, j'aurais probablement été décapité sur le coup. C'est à peu près tout ce dont je me souviens de cet instant. » Et encore aujourd'hui il n'était même pas certain que ce soit de vrais souvenirs restés intact dans sa mémoire malgré le choc et les années, et pas des moments que son cerveau avait créé de toutes pièces pour combler des trous ou que les autres lui avaient rapporté par la suite. Tout était globalement flou autour du moment précis de son accident et au début ça l'avait beaucoup frustré de ne pas se souvenir de tout. « Quand on m'a transporté à l’hôpital, personne ne savait si je m'en sortirais et si oui dans quel état. J'étais tombé dans le coma et j'ose pas imaginer ce que mon oncle et ma tante ont pu ressentir quand on les a appelé pour les prévenir... J'y suis resté pendant plusieurs semaines, et à mon réveil et à ma plus grande surprise, je pouvais encore bouger les jambes même si je souffrais encore des brûlures dues au frottement avec la route. Mais tout à coup, je me suis aperçu que je voyais presque plus rien. Mon coup à la tête et mes blessures au visage avaient endommagé une partie de mon cerveau, au niveau de mon cortex visuel qui n'était plus capable de recevoir correctement les informations perçues par mes yeux. C'était flou, sombre et profondément déstabilisant. Et lorsque ça a rapidement empiré, j'ai fini par perdre la vue intégralement et sans aucun espoir d'empêcher la cécité de s'installer parce que les médecins m'avaient préparé. Je suis brusquement devenu aveugle, et à ce moment-là c'est comme si toute ma vie s'était écroulée. J'avais dix-neuf ans, j'avais des projets, des envies de voyage, et tout à coup j'avais l'impression d'avoir été avalé par un immense trou noir où tout était remis en question. J'ai ressenti beaucoup de colère, mais contre moi-même. Parce que c'était de ma faute, que j'avais voulu rejoindre ce club, monter sur cette moto et tout ça pour prouver ma valeur à des types que je connaissais pas quelques jours plus tôt. C'est pour ça que je déteste qu'on me prenne en pitié et qu'une fois que j'ai commencé à aller un peu mieux, j'ai compris que je devais aller de l'avant et affronter cette situation pour réapprendre à vivre. Parce que c'était ça ou me laisser abattre, et qu'il n'en était pas question. » Il sentit sa gorge se serrer à cette idée parce qu'il se rappelait très bien des moments par lesquels il était passé durant les premiers mois et combien il avait cru ne jamais réussir à mener une vie normale, mais il s'était accroché, il avait lutté de toutes sortes forces pour se convaincre qu'il n'était pas moins capable qu'un autre de mener des projets à bien et de réussir dans ce qu'il aimait. « Quand finalement les membres du club sont passés à l’hôpital, ils m'ont dit que malgré les circonstances j'avais prouvé ma bravoure d'une façon remarquable et qu'il y aurait quand même une place pour moi dans le club si j'avais toujours envie d'en faire partie. J'aurais pu refuser, considérer que tout ça résultait d'une très mauvaise idée au départ, mais leur geste m'a profondément touché. Je crois qu'à ce moment précis, j'avais plus que jamais besoin de me sentir soutenu et d'être considéré comme un battant rempli de force et de courage. Pas comme un infirme ou l'idiot qui s'était planté en moto pour se faire des amis. Ce n'est pas comme ça qu'ils me voyaient, et ça me faisait beaucoup de bien de le savoir. Alors j'ai fini par les rejoindre, et depuis plusieurs années je suis un membre du club à part entière sur mon temps libre, à ceci près que je ne conduis pas de moto et que j'ai plus un rôle interne qui me permet de contribuer à la bonne marche de la communauté. Ça amuse parfois les autres que je sois cuisinier parce que c'est pas vraiment une profession courante dans le milieu, mais tout le monde s'accepte avec ses excentricités, et c'est ce que j'aime dans ce club. » Et ramenant l'une de ses mains au niveau du col de son blouson, il en dégagea une partie pour montrer le tatouage qu'il avait sur un coté du cou. « Il y a quelques années, on m'a tatoué pour fêter l'anniversaire de mon adhésion. Le croissant de lune, c'est l'un des emblèmes du club, et @Anouchka... je t'ai pas menti quand je t'ai parlé de sa symbolique et de ce qu’il représente pour moi. Une forme d'espoir, une transition entre l'obscurité qui entoure ma vie depuis dix ans et la lumière que je perçois à force d'être entouré et soutenu. Et c'est aussi en grande partie grâce à vous et à toi aujourd'hui. » Il esquissa à ce moment-là un sourire doux, dont il espérait qu'elle comprendrait la symbolique parce qu'il voulait qu'elle mesure à quel point leur rencontre avait aussi éclairé sa vie d'une lueur dont il n'osait pas rêver. Elle lui avait offert tellement d'elle-même sans tout connaitre de sa vie qu'il savait qu'il pouvait avoir une profonde confiance en elle et comme il le lui avait dit, c'était un sentiment merveilleux quand on était dans sa situation. « Après mon accident et certains moments difficiles, j'en avais besoin et ce dessin est un peu aujourd'hui comme un lien tangible m'unissant à ces personnes qui représentent comme une deuxième famille pour moi. Pas celle avec qui je fête Noël ou avec qui je peux passer des heures au téléphone, mais celle qui a fait beaucoup pour moi quand j'ai voulu devenir indépendant et soulager ma famille du poids que représentait mon handicap. Quand j'ai voulu déménager, quand j'ai eu besoin de trouver du boulot, d'être protégé de personnes pas toujours bienveillantes ou simplement de m'évader quand ça n'allait pas. Ils étaient là. La famille grâce à qui j'ai aussi su me pardonner à moi-même pour mes bêtises et mes décisions. J'ai beaucoup de regrets, mais à leur contact j'ai appris à avancer. Et j'aimerais qu'au moins ce récit serve à ceux qui pourraient vouloir se faire apprécier à n'importe quel prix, parce que parfois il est trop élevé. On fait parfois des choses insensées sous le coup d'un trop grand besoin d'appartenance, et il y en a certaines avec lesquelles on doit ensuite vivre toute sa vie. C'est mon cas. » Et s'il ne gardait aucune fierté de certains de ses choix, il avait en revanche accepté leurs conséquences et avait dépassé le stade où il se torturait en se demandant où il en serait aujourd'hui s'il n'avait pas pris le volant ce matin-là. « Mon secret est donc que membre d'un club de bikers, je suis devenu aveugle après que mon initiation ait mal tourné. » Il conclut en ramenant sa canne vers lui, le cœur battant à tout rompre et l'estomac noué parce que c'était la première fois qu'il pouvait vraiment expliquer ce qui lui était arrivé et lever le mystère sur son état et ce qui englobait son accident. Il se demandait si tout ça changerait quoi que ce soit à ce qu'on pensait de lui, mais il espérait que non parce qu'il avait toujours été lui-même.
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MessageSujet: Re: DEMI-FINALES   DEMI-FINALES - Page 3 EmptyDim 27 Jan - 21:16

Merci à toi @César, passons sans plus tarder la parole à ton ancienne partenaire @Penny.

 

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