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 Dreams (dimanche - 14h10)

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Penny

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MessageSujet: Dreams (dimanche - 14h10)   Dreams (dimanche - 14h10) EmptyMar 22 Jan - 21:00

@Leon

Ma valise est bouclée. Ce soir, après le prime, je tourne définitivement la page sur l’aventure Fake Lover. Une semaine après mon élimination, on pouvait dire que j’avais réussi à faire la paix avec la décision du public qui m’avait ainsi interdit mon accès à la demi-finale. Si près du but. J’aimerais dire que la décision de ne pas quitter le soir même de mon élimination avait été stratégique, mais elle ne l’est aucunement. Émotionnellement, je ne crois pas que j’aurais été en mesure de mettre fin aussi brusquement à mon passage dans cette télé-réalité. Embarquer dans un avion le soir même et retrouver le soleil de Floride n’avait rien de désirable. Et puis il y avait la partie du secret. Celui qu’on traine ici à notre arrivée et qui est la clé ultime de notre présence dans cette émission. Le truc que tu décides de donner à la production pour te définir à l’intérieur du jeu. Décider de partir avant de pouvoir dévoiler mon secret, c’est comme se résigner à ce que cette partie de soi ne se manifeste qu’en un simple intitulé, que tout le monde aurait survolé, sans vraiment en saisir le sens. J’ai trop d’orgueil pour ne pas vouloir décrire l’histoire qui me colle à la peau depuis vingt-cinq ans. Je sais que Joaquim tient aussi à partager sa version des événements qui ont bercé nos vies. Nous sommes entrés dans ce jeu avec un bagage historique dont peu soupçonne, autant aller jusqu’au bout parler de celui-ci à notre façon. Je pousse ma valise au pied de mon lit, ayant pris soin de laisser de côté la robe que je porterai ce soir. Je l’avais acheté pour la finale, mais comme je n’y ai pas ma place, autant la porter ce soir. Je suis d’avance. Le prime est dans plusieurs heures. En fait, j’avais une idée en tête et j’avais besoin d’une seule et unique personne pour l’exécuter. La seule personne avec qui j’avais envie de partager mes derniers instants ici. Je me faufile dans les couloirs du palais, mes doigts frôlant chaque mur que je rencontre comme pour m’imprégner de l’endroit pour une dernière fois. Je rejoins la cuisine où je retrouve Leon sans grand étonnement. Il s’y trouvait lorsque je suis passée devant la pièce quelques instants plus tôt. « Toi » Oui, toi Leon. Le seul, l’unique. « Viens avec moi. » Il n’a pas trop le choix. Mon regard se veut doux et légèrement espiègle lorsque je glisse ma main dans la sienne pour l’entrainer à l’extérieur de la cuisine. Mes pas se font légers alors que je l’entraîne dans ma démarche énergique, un sourire presque enfantin accroché aux coins des lèvres. Je me veux mystérieuse alors que je me mords la langue pour ne pas lui dire directement ce que j’ai en tête. Je suis tellement nulle pour faire durer le suspense. « J’ai terminé ma valise. Je t’ai volé un t-shirt. » Il comprendra la référence, j’espère. Et puis, je ne l’entraîne pas avec moi simplement pour lui avouer que je suis une klepto qui vole les choses de ses compatriotes. Et puis c’est complètement faux, je ne lui ai pas subtilisé un bout de vêtement juste pour garder un souvenir de lui. Ce serait complètement creepy. Et moi je suis un peu folle, mais pas creepy. Je viens finalement pousser la porte de l’institut de beauté, délaissant Leon à l’entrée de celle-ci pour me rendre rapidement vers l’une des stations surmontées d’un grand miroir et reflète ma trombine tout sourire. Je me mordille la lèvre inférieure, ressentant une forme d’excitation lorsque je saisis l’objet dont j’ai besoin. Une tondeuse à cheveux. Faisant dos à Leon, je me retourne finalement pour accrocher mon regard au sien, lui communiquant ainsi une partie de mon plan. Je n’ai pas besoin de dire quoi que ce soit. C’est assez emblématique de notre relation depuis la semaine un. Les cheveux. Bon, en vrai, je ne dis rien sur le coup, parce que je veux qu’il croie que je suis sur le point de l’attaquer pour le démunir de sa belle coiffe. Mais ce n’est pas pour lui. « Je veux me raser la tête. » Et tu vas m’aider. Il a bien entendu. Je suis sérieuse. Jamais été aussi sérieuse. Je suis très impulsive aussi, mais je sais que j’en ai envie. « C’est toi qui disais que les femmes changent de coupe de cheveux pour changer de vie? » À partir de ce soir, un chapitre de la mienne se termine et un nouveau recommence. C’est intense, peut-être extrême pour certains. Moi ça m’amuse. Ça me rend fébrile et émotive aussi. Ce ne sont que des cheveux après tout.
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MessageSujet: Re: Dreams (dimanche - 14h10)   Dreams (dimanche - 14h10) EmptyMer 23 Jan - 3:15

Depuis le début de la journée, je m'efforce de me préparer à la soirée à venir. Le prime des demi-finales, plus que n'importe quelle autre étape du jeu jusque-là, me laisse sur la langue un amer goût d'angoisse que je n'avais pas anticipé. J'ignore, en réalité, si angoisse est le mot adapté, mais faute de mieux face à mon cerveau embrumé, c'est ce que je me répète en boucle depuis le réveil. Angoisse. Angoisse. Angoisse. Non. Ce n'est pas aussi évident, c'est plus subtil, plus latent, moins frontal. Je sens qu'un truc ne va pas. Un truc foire dans mon processeur, il y a un grain de sable dans la machine et ça me fait sérieusement laguer, tandis que je songe à tout ce dont je vais devoir parler, dans quelques heures à peine. Parce que c'est la première fois que je vais en parler publiquement, je ne suis même pas foutu d'identifier ce qui rend l'exercice si compliqué. Probablement parce que c'est, justement, si personnel, presque intime. D'une certaine façon, c'est intrinsèquement lié à mon existence même et pourtant, j'ai toujours mis un point d'honneur à rejeter en bloc tout ce que ça impliquait, à procéder à un déni systématique, comme si ça allait changer la réalité. Comme si ignorer une condition l'annihilait purement et simplement. Je ne devrais même pas être à ce point affecté alors même que la moitié des candidats s'en foutent, voire me prendront pour un fou l'espace de quelques minutes avant de se concentrer sur quelqu'un d'autre. Moi-même, parfois, je me suis pris pour un fou, sans même y croire. Alors mettre des mots, donner une réalité toute nouvelle à mon histoire que j'ai gardée confinée dans un coin de mon esprit, ça m'effraie un peu. Parce que c'est faire un grand saut, me réconcilier avec beaucoup de choses. Le fait que le reste du monde soit au courant m'indiffère pas mal, en définitive. Non, j'ai toujours su qu'il n'y avait qu'une poignée de personnes avec qui je pourrais réellement avoir envie de partager mon secret, par affinité ou par... intérêt ? oui, par intérêt, purement égoïste et personnel. Ces personnes-là, que j'en viens à censurer même en pensée, par réflexe encore bien présent, m'arrachant un sourire contrit en moi-même, elles se reconnaîtront aisément quand j'aurai tout déballer. enfin, je suppose. Quant au reste... et bien Karla le connait déjà mon secret, bien sûr, et puis il y a Penny. Pour le coup, je n'ai foutrement aucune idée de la réaction qu'elle aura. Sans doute une blague bien placée, un regard chaleureux, un de ses sourires qui me remonte toujours le moral, et voilà. Le même genre qu'elle me sert, là, tout de suite. Je cligne des paupières. Moi ? Il me faut un instant pour retomber sur terre, pour saisir qu'elle est réellement là, face à moi, à s'agiter dans tous les sens, presque avec impatience, comme si elle m'attendait pour ouvrir ses cadeaux de Noël. « Chef, oui chef ? » je lâche avec curiosité, en la laissant attraper ma main pour me faire trimbaler dans la moitié du palais. Penny, je commence à la connaître. Je peux voir d'ici ses boucles s'affairer autour du plan que son esprit loufoque est en train de comploter et ça me fait rire d'avance. Et ce qu'elle me lance en me regardant à peine, c'est simplement pour me distraire, pour me faire patienter en attendant la surprise. « Tu comptes le brûler aussi, celui-là ? » je souffle avec un sourire complice. ça veut dire qu'elle me classe dans la catégorie des mauvais souvenirs, ça ? et qu'en plus, elle est en train de rompre avec moi ? Je rêve. La goujat. C'est bien parce que c'est elle et que je sais que même si c'était vrai, je l'aurais récupéré un jour ou l'autre. Finalement, elle nous fait passer la porte de l'institut de beauté, certainement la pièce dans laquelle j'ai le moins foutu les pieds de toute mon aventure, certains diront que ça se voit. Restant sur le pas de la porte, intrigué, je la suis du regard tandis qu'elle se précipite vers l'une des stations de coiffure et, lorsqu'elle se retourne enfin, elle semble porter sur la totalité de son corps un néant fluo, lumineux et clignotant m'exhortant à regarder son tout nouveau jouet. OK. D'accord. « Penny, pose ça tout de suite, je suis sérieux, on peut négocier » et je lève les mains en signe de paix. ça y est. Le moment est arrivé, et elle n'aura finalement même pas attendu que je dorme pour accomplir ses sinistres desseins. Je suis fichu. Pas d'issue. C'est elle, moi et cette tondeuse. Et là, la sentence tombe. Et moi aussi, quasiment. « Ah, tu es sûre ? » je sourcille un instant malgré moi. Très bien, je suis surpris. Cette fille ne cesse de m'étonner. Et en même temps, je commence à être habitué à ses petits pétages de plombs, à cette impulsivité qui la caractérise tant. Donc, est-ce que je suis étonné ? Oui. Surpris ? Non. Et là, elle me cite, vaguement. C'est vrai que j'ai dit ça, mais seulement parce que je l'ai entendu et c'était une question absolument innocente et candide que je lui posais. Pas un défi. Mais ça, c'est Penny. ça a toujours été Penny et je peux pas m'empêcher d'étirer un sourire attendri en l'observant. Je ne devrais peut-être pas, mais je peux pas m'empêcher d'avoir confiance en ses envies et ses impulsions improbables. Elle a l'air bizarrement sereine. Finalement, j'approche de sa petite bulle pétillante et gorgée de ses idées folles. « Je le ferai si tu veux que je le fasse, mais bon, on peut commencer par couper les pointes, non ? » je plaisante, non sans un regard aussi amusé qu'étonnamment confiant, en récupérant la tondeuse. Pour être tout à fait franc, ça ne serait pas la première fois que je rase un crâne. Mais d'habitude, c'est le mien, pas celui d'une femme qui a montré jusque-là une détermination à toute épreuve pour conserver ses cheveux. Qui suis-je pour décider de si ses choix sont rationnels ou pas, de toute façon ? Ce n'est pas moi qui vais tenter de l'empêcher de se raser le crâne, elle est bien assez grande pour décider de ce qu'elle veut faire de ses cheveux. Puis ça repousse, tout ça. « Tu as quelques mots pour la Penny du passé, avant d'accueillir la nouvelle Penny ? » je souffle enfin, en captant ses prunelles à travers le miroir. Si son but c'est réellement de symboliquement tourner la page, ce n'est pas rien, pas pour moi en tout cas. Je ne veux pas foirer le moment.
 

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