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 plonger dans le grand bain (lundi - 14h05)

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Karla

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MessageSujet: plonger dans le grand bain (lundi - 14h05)   Lun 21 Jan - 2:32

Lendemain de prime, j’ai été me coucher assez surprise d’être encore dans les parages. Les votes des téléspectateurs m’ont laissé un peu sans voix. Première face à Sid que j’ai toujours vu comme le candidat le plus fort ici au niveau du soutien à l’extérieur. Face aussi à Gio qui a quand même le rôle du type sympa que tout le monde aime bien, sauf peut-être les gens comme moi. Et puis aussi face à Cristopher qui a été éliminé, alors qu’à mes yeux, il était le potentiel vainqueur de cette émission. Je suis un peu déçue de son départ, parce qu’il méritait d’être finaliste. Et puis, faut dire que les demi-finalistes restants sont pas forcément les gens que j’aurais voulu voir rester. Je me demande toujours comment Aly a fait pour se hisser aussi haut en étant parfaitement inexistante et fade. Cristopher a décidé d’aller retrouver sa femme, ce que je comprends parfaitement. Il a déjà fêté son anniversaire de mariage loin d’elle, il est temps de la retrouver. Quant à moi, je dois retrouver Leon, qui toujours présent à mes côtés pour me soutenir jusqu’à ma sortie. Si je pensais qu’on sortirait ensemble ce dimanche, il semblerait que nos plans soient remis à plus tard. Il était bien le seul à croire en ma réussite lors de cette nomination, partant pour ma part totalement défaitiste. Je fais donc le tour du palais et je n’arrive pas à mettre la main sur mon bouclé préféré. Je finis par le retrouver près de la piscine. Il n’est pas en maillot de bain. C’est donc qu’il n’avait peut-être pas envie de se baigner et qu’il passait juste par là. Dommage pour lui, je suis plutôt de bonne humeur grâce à ma petite victoire d’hier. J’avance donc tout doucement jusqu’à lui, marchant sur la pointe des pieds pour être sûre de ne pas être entendu. Quand j’arrive enfin derrière lui, j’ai un sourire bien trop machiavélique qui se dessine sur mes lèvres. « Ne m’en veux pas. » Et tandis qu’il était sûr le point de se retourner, mes deux mains se plaquent sur son dos et je le pousse aussi fort que je peux. Il finit directement dans l’eau. C’est cruel, mais ça m’amuse terriblement Je m’accroupis afin de m’asseoir au bord de la piscine, remontant ma robe jusqu’à la moitié de mes cuisses alors que Leon refait surface. « Désolé, c’était beaucoup trop tentant. » Faut dire que lui aussi à se mettre aussi près de la piscine, c’était presque un appel au péché. Je continue de le fixer, devenant tout d’un coup beaucoup plus pensive. J’ai les propos de Sid qui me reviennent en tête concernant ma relation avec Leon. Cet idiot arrive à me faire douter de certaines choses alors que jusqu’ici, tout se faisait plutôt naturellement entre nous. « Dis moi Leon, tu penses qu’on aurait pu être aussi proche nous deux, si tu n’avais pas connu mon secret ? » C’est vrai que ce qui nous a lié, c’était surtout de savoir tout l’un de l’autre et plus particulièrement la chose qu’on doit cacher à l’ensemble des candidats. Et c’est peut-être ce privilège qui nous a beaucoup rapproché. Mais je me demande comment ça se serait passé sans ça. Est-ce que Leon aurait pris le temps de s’intéresser à la peste de service et l’aurait regardé avec le même regard doux qu’il pose sans arrêt sur moi. Et puis, il n’y a pas que ça qui me travaille. Leon ne sait pas ce qu’engendre réellement mon secret, l’impact que ça peut avoir sur sa vie. Je suis effrayée à la perspective qu’on soit dehors ensemble, c’est aussi pour cette raison que ça été un vrai soulagement pour moi de gagner encore une semaine dans l’aventure.
Leon

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MessageSujet: Re: plonger dans le grand bain (lundi - 14h05)   Lun 21 Jan - 15:52

Le prime s’est terminé sur une note douce amer. Évidemment, je l’ai passé auprès de Karla, et lors de l’annonce des résultats, j’ai pu partager sa surprise (pas pour moi) et son soulagement de la voir non seulement sauvée par le public mais également première des votes, au détriment de Gio ou encore de Sid qu’on voit régulièrement taper des scores. Elle paraît étonnée mais moi, je suis juste content. Elle avait l’air un peu angoissée à l’idée de sortir. Pas vraiment d’être éliminée, juste de sortir. De se retrouver plongée à nouveau dans sa vraie vie. Et comme elle reste une semaine de plus, minimum, moi aussi. J’avais de toute façon comme objectif de parler de mon secret avant de partir, dans un but strictement thérapeutique et cathartique. Je me fiche un peu que les autres apprennent mon secret, ça ne regarde personne d’autre que moi et potentiellement la personne qui partagera ma vie, mais pour le reste, il y a même des chances que certains me prennent pour un fou. Le point négatif, c’est l’élimination de Penny, à quelques pourcentages près. Ça m’emmerde quelle n’ait pas au moins atteint la demi finale et validé sa cagnotte. Je sais que c’était important pour elle. D’autant plus qu’elle méritait mille fois d’être repêchée, parce qu’elle est infiniment joueuse et imprévisible et attachante et c’est ce qui fait d’elle un bon personnage pour le genre d’histoire que l’on écrit ici. Bien sûr, je ne suis pas objectif mais je sais que j’aurais éliminé au moins deux ou trois demi finalistes pour la réintégrer elle. Je soupire doucement, sans y penser, tandis que je m’arrête de marcher. Je me suis réveillé tôt, comme à mon habitude et depuis, je vagabonde. Je déambule sans autre but précis qu’un moment d’introspection silencieuse sur l’état actuel de la vie. L’eau de la piscine qui clapote paresseusement contre les bords happe mon attention comme un pendule et me voilà hypnotisé, paumé dans le dédale intérieur de mes pensées. Je n’entends pas les bruits de pas dans mon dos, pas plus que les froissements des vêtements et la voix elle-même, lorsqu’elle me souffle quelques mots, me paraît lointaine. Ce n’est que lorsque les mains pressent mon dos qu’un mécanisme instinctif de survie me fait réintégrer la réalité et je n’ai même pas le temps d’étouffer une exclamation de surprise que je me retrouve dans l’eau. Il me faut un moment pour capter la silhouette de Karla, à travers la surface houleuse, et pour remonter affronter son sourire diabolique. J’inspire un grand coup, rabats mes cheveux en arrière et lui envoie une valse d’eau revancharde. « je te faisais confiance » je me lamente faussement sans parvenir à contenir mon rire. Incroyable ça. Faites confiance à une femme et voilà ce qui arrive. Elle vous plante un couteau dans le dos. Littéralement. Je me propulse jusqu’au bord de la piscine auquel je m’accoude, la tête levée vers elle. Elle a une drôle d’expression tout à coup. Lorsqu’elle reprend la parole, je l’observe une seconde avant de froncer les sourcils. « Et qu’est-ce qui se serait passé si on n’avait pas été partenaires ? si on s’était croisés dans la rue, est-ce que tu m’aurais seulement regardé ? » je la taquine un peu, avant de souffle : « avec des si on peut refaire le monde. » je ne pige pas trop où elle veut en venir, ni même la rhétorique derrière tout ça. J’ai toujours pensé, peut-être à tort, qu’elle appréciait le fait que je connaisse son secret. Pourtant, quelque chose dans son regard m’indique qu’elle est troublée. Peut-être est-ce la perspective de la fin du jeu qui la tracasse, après tout. Le fait de devoir le révéler, son secret, et la potentialité que les regards changent une fois que les autres sauront. Je la connais, Karla, je sais qu’elle refusera que ça arrive. Si quelqu’un fait mine de la voir différemment, elle sera encore pire avec lui. « Je ne sais pas si ça a changé quelque chose, je vois plus ça comme un outil que comme une cause. Un moyen de communication. Peut-être que ça a permis s’ouvrir le dialogue, mais dans ce cas, ça rend notre relation d’autant plus sincère, puisque ton secret c’est une partie de toi. Ce n’est pas une autre Karla, c’est toi que j’ai appris à connaître dès le début. Tu ne crois pas ? » Je ne sais pas si je suis très clair en m’exprimant ainsi. Mais moi, je me dis qu’à l’inverse des autres, qui pourraient révéler des choses qui changeraient tout, je n’ai pas cette peur avec elle. Même si on s’était rencontrés par hasard, dans la rue, elle n’aurait pas eu ça à m’avouer. Parce que je le sais déjà. Pas de faux semblant entre nous. « En tout cas, pour moi je ne pense pas que ça aurait changé quelque chose de ne pas connaître ton secret, ce n’est pas lui qui te rend drôle, futée, droite et attachante. ça aurait juste été plus lent, peut-être. » j’admets avec un sourire. J’ai respecté sa limite posée au début du jeu. Pas d’apitoiement. C’est vrai, je ne l’ai jamais vue d’une autre manière après avoir eu connaissance de son secret. Pour moi, elle reste Karla. La Karla qu’elle m’a toujours présentée. Et puis je ne suis pas un mec contraire, je ne suis pas rebuté par les personnalités un peu compliquées. Donc oui, j’aurais peut-être gagné sa confiance moins vite, mais je parle à Karla depuis le début, pas à son secret, non ?  « La question, c’est plutôt est-ce que tu te sens différente avec moi ? Est-ce que tu as l’impression de ne pas avoir été toi même parce que je connaissais ton secret ? » je souffle alors en levant vers elle un regard posé. Si la réponse est non, alors je dirais que ses inquiétudes ne sont pas fondées.
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MessageSujet: Re: plonger dans le grand bain (lundi - 14h05)   Mer 23 Jan - 0:54

Je sais qu’il ne veut pas m’en vouloir, pas réellement. Pousser Leon dans l’eau me fait rire, parce que je sais que lorsqu’il sortira la tête de l’eau, c’est son sourire à lui qui va instantanément m’adoucir. Il avait confiance en moi. Dans ce genre de circonstance, j’étais obligée de le trahir. Il plaque ses belles boucles trempées à l’arrière et sort de l’eau complètement trempée pour s’asseoir à côté de moi. Je jette un instant un coup d’œil à son pantalon mouillé et me demande s’il avait peut-être des choses importantes dans la poche. J’ai réagi de manière impulsive, mais il ne semble pas le prendre mal. Et puis, il y a autre chose qui me préoccupe. Je ne le garde pas pour moi, je lui pose cette question qui me turlupine. Est-ce que j’aurais été aussi proche de Leon sans connaître son secret et inversement. Il fronce les sourcils et me pose à son tour des questions en réponse au mienne. Si nous n’avions pas été partenaire ou si on c’était rencontré dans la rue, est-ce que je l’aurais seulement regardé. « Certainement pas, même si je t’avais foncé dessus, je n’aurais pas pris le temps de m’excuser. C'était mon côté femme dans le vent. » Et c’était un peu comme ça avec tout le monde. Je vivais une vie à cent à l’heure, donc je ne prenais pas le temps de m’occuper des gens autour de moi. Mais je sais qu’il n’attendait pas vraiment de réponse à cette question, c’est simplement pour me faire comprendre que ce ne sont que des suppositions. Il reprend la parole pour me faire comprendre que mon secret fait parti de moi, ce qui rend notre relation encore plus sincère. Et qu’il a donc réussi à me connaître moi et mon entièreté. Il me demande de confirmer, ce que je fais d’un signe de tête. Il ajoute qu’il ne m’aurait pas vu différemment même sans connaître mon secret, car ce n’est pas lui qui me donne de nombreuses qualités qu’il énonce. Puis il me demande finalement si je me suis comportée différemment parce qu’il connaissait mon secret. Je me redresse aussitôt. « Oui, je me sens différente, mais pour de bonne raison. J’ai juste suivi mon instinct qui me disait que je pouvais te faire confiance et j’ai juste baissé plus vite ma garde avec toi. Tu es bien le seul avec qui je me sens moi-même. » C’est vrai qu’avec Leon, ça a surtout été instinctif. J’ai lâché chacune de mes barrières avec lui et ça m’a appris plus de choses sur moi-même. Comme le fait de pouvoir ressentir des choses inédites, des sensations que je n’aurais jamais pu penser connaître un jour. Et c’est grâce à lui. « Je suis désolé, c’est ma dernière conversation avec Sid qui a réussi à me faire douter. » A force de dire que Leon me voyait différemment à cause de mon secret m’a fait me poser plein de question, mais il trouve toujours les mots justes pour me rassurer. Je lui attrape les mains afin de le tourner vers moi, car ce que je veux lui dire me tiens à cœur. « Leon, je ne te promets pas d’être facile à vivre, mais je peux te promettre que je ferais tout pour que tu sois toujours heureux. » Parce qu’il mérite le bonheur et que je sais qu’à mes côtés, sa bonne humeur va souvent être mis à rude épreuve. Je lâche ses mains pour me relever. J’atteins la fermeture arrière de ma robe que je laisse tomber à mes pieds. Je me retrouve en sous-vêtement. « Allez, on arrête de trop réfléchir et on se lance. » Pour accompagner mes propos, je fais un saut parfait dans l’eau. Je remonte à la surface pour regarder Leon. « Tu vas me suivre ou tu vas continuer à faire l’indien mouillé ? » Je le taquine. Pour pouvoir continuer à le provoquer, je fais un bruit de poule afin de l’énerver. Même si j’ai l’impression que rien ne peut réellement le mettre à bout.
Leon

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MessageSujet: Re: plonger dans le grand bain (lundi - 14h05)   Mer 23 Jan - 22:06

Comme un con, mon premier réflexe a été de paniquer : téléphone, porte-feuille, clés. Avant de me rappeler que je n'ai besoin d'aucun des trois, ici, que ça fait un moment que j'ai perdu l'habitude de sentir quasiment toute ma vie tenir en ces trois petits objets coincés au fond de mes poches. C'est fou comme ça va vite de déconstruire des mécanismes pourtant presque inexorables à l'état actuel de l'être humain. Socialisé, sédentaire et capitaliste. Mais le sourire de Karla, que j'aperçois entre mes cils trempés me rappelle que j'ai peu de préoccupations aussi futiles, dans ce palais. A vrai dire, la seule véritable préoccupation à laquelle je pense sans arrêt, c'est elle et son stupide rictus qui pue la fierté. Une enfant. Incroyable, une vraie môme et je peux pas m'empêcher de répliquer aussi stupidement parce que faut croire qu'on grandit jamais vraiment. Le stade adulte doit quand même vraiment craindre si c'est ce que l'on chérit tant avec l'être aimé : le retour en enfance. Impossible de lui en vouloir, à Karla, évidemment, et je finis par la rejoindre sur le bord de la piscine, dégoulinant, ma feu chemise blanche à présent soudée par l'humidité à ma peau. Tout ça pour espérer entrevoir mes abdos l'air de rien, alors qu'il aurait suffit de demander. N'empêche que ça me turlupine, son histoire de secret. Pas parce que je suis incertain par rapport à tout ça mais parce que j'aimerais bien savoir ce qu'elle a dans la tête et ce qui parait la tracasser. Alors quand elle finit par lâcher le morceau, il y a une seconde de flottement, durant laquelle je me demande si elle pense, quelque part, au fond de sa tête, que j'ai été malhonnête avec elle. Que c'est pas vraiment elle que j'apprécie et que tout ce que je ressens, c'est faussé par une seule information à son sujet. Bien sûr, j'ai toujours dans la tête que d'une certaine façon, je me retrouve beaucoup dans son histoire, même si d'aucuns diront qu'on a rien à voir, elle et moi. Mais je ne sais pas, ça me parait si impossible de baser toute une relation, tout ce que je ressens pour elle sur ça. C'est comme si, de son côté, elle avait décidé de m'aimer en apprenant que ma mère est morte, par pure sympathie pour le pauvre petit Leon. Oui, certainement, ça ouvre peut-être une fenêtre sur une partie de ce qu'il se passe dans mon crâne et ça explique peut-être certaines choses, ça met en met peut-être d'autres en perspective, mais tout ça, c'est purement intellectuel et rationnel. ça n'a rien à voir avec les sentiments, à mon sens. La sympathie, l'empathie, l'affection, l'amour, ça ne se contrôle et se calcule pas en fonction des informations que l'on a sur l'autre. Tout ce que ça change c'est ce que tu es, dès lors, prêt à offrir à l'autre personne. Et ça, ça dépend d'elle, pas de moi. Si nous sommes plus proches aujourd'hui qu'on ne l'aurait été si je n'avais pas eu connaissance de son secret, ça aurait été de son fait et certainement pas une mauvaise chose d'autant plus. Tant qu'elle est apaisée de son côté et qu'elle n'a pas le sentiment de ne pas marcher droit. C'est ce que je tente de lui expliquer comme je peux, sans chercher à schématiser ou ordonner ma pensée, ce que je m'efforçais de ne jamais faire avec elle jusqu'à ce que ça devienne un mécanisme normal et apaisant. « C'est bon à savoir » j'ironise en posant sur elle un regard amusé. Heureusement, du coup, qu'on s'est rencontré ici et pas dans la rue, parce qu'on serait passé à côté de quelque chose. J'ai bien envie de lui dire que moi, je serais tombé à la renverse sans qu'elle ait besoin de me bousculer mais j'ai encore l'esprit trop occupé par sa question, si bien que je reprends, jusqu'à ce qu'elle s'ébroue. La réalité, c'est que ses mots me touchent plus que je ne saurais le dire. c'est peut-être pas grand chose pour elle, une vérité énoncée en plus, parmi toutes celles qu'elle distille sans y penser toute la journée, à tout le monde. Probablement parce que c'est un problème récurrent et pratiquement insolvable dans ma vie, la perception de soi. Ou disons un problème auquel j'ai décidé d'accorder plus d'importance ces derniers temps. « à toi de voir si ça vaut le coup » je souffle en étirant un sourire heureux si spontané que je ris dans ma barbe, comme pour échapper toute l'endorphine qui pulse dans mes veines. Si un secret contre le sentiment de pouvoir être réellement soi, c'est un prix trop élevé à payer. « Je me sens drôlement moi-même avec toi, aussi, ça fait du bien. Alors je ne regrette rien de notre rencontre. » Ce qui est clair, c'est qu'à mes yeux, ça vaut infiniment le coup et je le referais mille fois, dix mille fois, un million de fois. Finalement, elle s'excuse alors qu'elle n'en a aucunement besoin. C'est normal d'avoir des doutes, parfois, de s'interroger, ça fait partie de la vie et de l'essence humaine. C'est une question qui a le mérite d'être pertinente, sous certains aspects et ça serait insensible, complètement con, de ma part de ne pas construire avec elle ses certitudes. Parce que ce sont ces certitudes qu'elle gardera entre nous. « Sid ? Qu'est-ce qu'il t'a dit ? » je relève en fronçant les sourcils. C'est de notoriété publique maintenant que ce n'est pas l'amour fou entre ces deux-là, mais en même temps, je vois mal Sid balancer des horreurs à Karla, c'est pas son style. Et des horreurs seraient sûrement passées largement au-dessus de sa tête à elle. Non, il a dû, à l'inverse, tenter une approche plus subtile, plus insidieuse, probablement de façon totalement involontaire d'ailleurs, pour la laisser ainsi déstabilisée. En me mêlant à l'histoire, apparemment et ça ne me plait guère parce que moi, tout ça, ça semble si nouveau pour elle que c'est comme frapper sur un membre déjà blessé. Elle prend mes mains alors, sans se soucier qu'elles soient mouillées, et l'espace d'une seconde, une blague à la con sur le fait qu'elle me demande déjà en mariage me traverse vaguement l'esprit mais je laisse parler plutôt que de me lancer encore dans l'humour douteux et à nouveau, mon palpitant s'agite contre ma cage thoracique. Je serais vraiment un mauvais cliché de mâle alpha. « Tu sais, moi ça me plait beaucoup que tu sois casse-pieds » je souffle avec un un sourire mutin. « et puis si ça se trouve, c'est moi qui serai le plus difficile à vivre des deux. » Tout ça, c'est pour plaisanter mais je n'échappe pas son regard une seule seconde. Sous les mots inutiles du mec trop bavard, il reste un cerveau très sérieux, qui turbine à toute allure parce que sa promesse me conforte dans la perspective d'un futur partagé et c'est tout ce qui m'importe. « Tant que tu ne contrecarres pas mes plans de te rendre heureuse, tout devrait bien se passer » je réponds réellement, avant de poser un baiser sur ses lèvres. Moi, ce n'est pas bien compliqué, j'ai tendance à être un heureux, un serein de nature, il ne m'en faut pas beaucoup. J'accepte l'absurdité du monde et c'est ce qui me rend capable de l'appréhender avec un optimiste parfois presque déplacé pour certains. Tant qu'elle est avec moi et épanouie elle-même, ça me suffit. Je la suis du regard tandis qu'elle se relève et se déshabille, et je me rends compte que si je connais déjà bien son corps, ses creux, ses formes, pour avoir dormi contre pendant longtemps et pour l'avoir côtoyée dans toute sorte de tenues, ça ne fait que peu de temps que je m'autorise à le regarder réellement. Comme un homme peut regarder une femme. Donc oui, concrètement, j'étais en train de la mater lorsqu'elle saute à l'eau, m'obligeant à pivoter la tête pour la suivre et pour faire mine de m'offusquer lorsqu'elle me provoque, de loin. Je hausse les sourcils, avec un sourire incrédule, façon : bitch say what ? Je rêve. Elle me cherche. « Tu ne mérites absolument pas le strip tease que je suis en train de te faire » je décrète d'un air presque supérieur, en déboutonnant ma chemise. Faut qu'elle le sache. C'est clairement parce que j'ai pas le choix. J'ôte finalement mon pantalon au passage pour me retrouver en sous-vêtement, moi aussi, et sans plus de cérémonie, je plonge à son niveau, tête la première, avec l'aisance d'un gars qui a passé les trois quarts de sa vie dans une ville du bord de mer. Dans l'eau, je vois ses jambes battre et je me propulse jusqu'à elle, armé du même sourire diabolique qu'elle devait avoir quelques minutes plus tôt. Et arrivé à son niveau, j'émerge de l'eau seulement pour me jeter sur elle, accrocher sa hanche et l'entraîner la tête sous l'eau. Brusquement, j'ai dix ans et je coule ma petite copine, et je rigole comme un con. « Qui rigole maintenant ?? » je gueule presque parce que je me prends les vagues dans la figure à force de me battre avec Karla.
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MessageSujet: Re: plonger dans le grand bain (lundi - 14h05)   Sam 26 Jan - 3:11

Comme je pouvais m’en douter, Leon ne me tient pas rigueur de sa chute que j’ai volontairement provoquée dans la piscine. Faut dire qu’il ne m’en a jamais réellement voulu pour quoique ce soit, même avec mes sautes d’humeurs que je ne contrôle que rarement. J’ai toujours pensé que personne n’arriverait à me supporter mes petits soucis et moi, mais en faisant cette émission, j’avais réussi à trouver un partenaire de vie. Quelqu’un sur qui je peux me reposer sans avoir peur du moindre faux pas. Et puis, j’ai aussi eu la chance de découvrir un être gentil qui n’attend souvent en rien en retour. Et j’aimerais lui offrir tout le bonheur du monde juste pour voir un sourire se dessiner sur son visage. Malgré ça, je lui envoie mes doutes en plein visage. Lui qui essaye de tout faire parfaitement, voilà que j’arrive à trouver des choses futiles qui me travaille dans un coin de mon esprit. Comme à son habitude, il trouve les mots justes qui me permettent de me soulager. Il me met face à mes propres doutes auxquels j’arrive à trouver les réponses très facilement. Je ne regrette en rien d’avoir connu Leon et son secret, de lui avoir fait confiance dès le premier instant et d’être tombée sous son charme. On est tous les deux sur la même longueur d’onde, lui aussi se sent lui-même à mes côtés et je le sais très sincère. Mon cœur est apaisé et je lui explique que mes doutes ne viennent que d’une conversation que j’ai eu avec Sid. Comme d’habitude, je suis restée impassible à ses propos, mais avec le temps tout est revenu dans mon esprit pour provoquer ses doutes. Leon veut savoir ce qu’il m’a dit et je soupire, me remémorant cette conversation. « Que lorsqu’il découvrirait mon secret, peut être qu’il ne trouverait plus si improbable que tu sois attachée à moi. » Je lève les épaules. Je ne pensais pas que ses propos pourraient m’atteindre et ça m’agace assez que ce soit là cas. Surtout venant de l’angoissé de service. Il commence un peu trop à déteindre sur moi, la fin de cette émission l’éloignera de moi. Je ne m’attarde pas plus sur ce sujet, saisissant les mains de Leon et lui faisant une promesse que je compte tenir. Je ne dirais jamais quelques choses que je ne tiendrais pas. Il répond à ça, qu’il aime beaucoup mon côté casse-pieds. « Je te ferais répéter cette phrase d’ici quelques mois, d’accord ? » J’ai un large sourire qui se dessine sur mes lèvres. Pas sûr que ce côté-là de ma personnalité lui plaise encore dans quelques temps, mais si c’est le cas, il mériterait une vraie médaille. « Le plus difficile des deux ? A part si tu m’obliges à écouter des vieux albums de funk, je ne crois pas que ce soit possible. » Leon est une vraie crème et je ne vois vraiment pas en quoi il pourrait me taper sur le système. Il ajoute que tant que je ne l’empêche pas de me rendre heureux, il ne devrait pas y avoir de problème. Il te dépose un baiser sur les lèvres qui te procure des frissons inhabituels. Tu n’es pas encore habituée à ce florilège de sentiment qui se joue en toi et ces baisers si doux. Tu n’aurais jamais pensé autant aimer embrasser une personne de ta vie. Quand le contact s’interromps, tu te lèves afin de te déshabiller et de sauter dans l’eau en sous-vêtement. Tu nargues alors Leon afin qu’il te rejoigne. Il se relève, commençant à se déshabiller en te signalant que tu ne mérites pas ce strip-tease de sa part. « J’en ai déjà vu beaucoup plus que tu le penses depuis le début de cette aventure. » En effet, si j’ai bien vu que Leon s’est toujours montré respectueux en se retournant lorsque je me changeais ou qu’il ne profitait pas de me toucher malencontreusement quand mes pyjamas étaient trop courts, ce n’était pas forcément mon cas. Je connais le corps de Leon sur le bout des doigts même si je n’ai jusqu’ici pas eu la chance de le toucher moins chastement qu’on a pu le faire jusqu’ici. Il ne tarde pas à me rejoindre dans un plongeon parfaitement exécuté. Sauf que j’aurais dû me douter qu’il ne me laissera pas m’en sortir aussi facilement avec mes provocations et même le geste que j’ai fait un peu plus tôt. Je me sens tirer vers le bas et je coule quelques secondes sous l’eau. Je me débats sans trop mettre de force pour remonter à la surface, alors qu’il me nargue à son tour. Je ris aux éclats, oubliant presque tout ce qu’il y a autour de nous. Les caméras, mon âge, ma vie, plus rien ne compte à cet instant. Juste ce moment entre nous. Lorsqu’on arrête de se battre, je plonge mon regard dans le sien. Je recule quelques mèches collées à son visage dans un geste tendre. « Retiens ta respiration et plonge ! » Je ne lui en dis pas plus, j’attends simplement qu’il s’exécute. Dès qu’il disparaît sous l’eau, je plonge à mon tour pour attraper avec délicatesse sa nuque et je dépose mes lèvres contre les siennes pour un baiser passionné. Un instant rien qu’entre nous qui ne pourra pas être volé par les caméras de l’émission. Car je n’ai que cette hâte de ne plus être épié pour pouvoir vivre cette relation pleinement.
 

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