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 Loud luxury. (mardi, 19h30)

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Leon

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MessageSujet: Loud luxury. (mardi, 19h30)   Mer 9 Jan - 21:33

@lucy

Je déambule dans le palais le nez en l'air, conscient cette fois qu'il me reste très peu de temps à vivre ici. Avant d'être éliminé, tu as le luxe de l'incertitude, la finale parait si lointaine que tu as le temps d'imaginer et de vivre toute une vie avant de te dire que tu vas bientôt rejoindre l'extérieur. Mais maintenant que j'y ai goûté à nouveau, et que l'effervescence de la sortie puis du retour est passée, je vois tout ça avec des yeux nouveaux. Je suis ici presque en vacances, comme dans un hôtel, on n'attend plus rien de moi et je peux presque assister à tout ce qu'il se passe ici avec un recul, certes loin d'être absolu, mais déjà plus tangible qu'auparavant. Je repère de nouvelles choses, que j'étais incapable de voir lorsqu'elles étaient là, sous mon nez. C'est à la fois étrange et étonnement agréable, c'est avoir le jeu sans les responsabilités. Bien sûr, je n'ai plus aucune chance d'évoluer jusqu'à la finale mais en définitive, l'ai-je jamais réellement souhaité ? Bien sûr, lorsqu'on est dans le jeu, c'est ce qu'on vise parce que c'est ce qu'on nous pousse à penser et à vouloir, on stimule l'esprit de compétition entre les candidats qui ne l'ont pas suffisamment en arrivant, mais ces mêmes candidats, dont je fais partie, une fois libéré de la pression de la rivalité, se rendent compte qu'au final, peu importe. Tout ce que je voulais, c'était largement plus intimement égoïste. Gagner ne m'aurait rien apporté de plus, n'étant pas particulièrement compétiteur de façon générale. Je crois que quelque part, je suis bien trop dépersonnalisé par rapport à tout ça. Mais j'ai progressé. Je sens que j'ai avancé et ça m'apaise, si bien que j'ai tout loisir de vaquer à des occupations largement plus ennuyeuses que chercher le buzz. Ce que je ne faisais déjà pas avant. Aussi, je me retrouve devant la chambre Chuang-Mu, la nouvelle chambre, la loveroom concrètement, qui a ouvert ses portes à tout le monde à présent. Je peux pas m'empêcher d'être curieux, n'y ayant encore jamais mis les pieds. Par précaution, je toque à la porte mais seul le silence me répond, alors j'entre, mon regard accrochant aussitôt tantôt un lit, tantôt une tenture, tantôt une chaise. Et je suis là au milieu de la pièce lorsque des bruits de pas me tirent de ma rêverie. « Oh salut » je dis avant de sourire, finalement, à Lucy qui vient de sortir de la salle de bain. Elle a pas dû m'entendre de là. Bon, j'espère que j'interromps pas un truc et que je pourrai me barrer avant de voir Ziyan sortir à sa suite. Quoi que connaissant les deux, ça ne devrait peut-être même gêner ni l'un ni l'autre.  « Désolé, tu attends quelqu'un ? Je voulais juste voir à quoi ça ressemblait, je suis parti dans cinq minutes » j'informe dans le doute. C'est la vérité en plus, je ne faisais que découvrir un endroit en plus, comme les premiers jours placés sous le signe de la visite. Sauf que là, je m'efforce de ne toucher à rien, juste au cas où. J'apprécie globalement tout le monde ici mais faut pas exagérer. « C'est quand même dingue qu'ils aient dédié une chambre expressément aux relations sexuelles » parce que soyons clairs, cette chambre c'est juste un baisodrome. Rien d'autre. Les couples qui viennent ici, c'est pas pour la décoration, c'est simplement pour être tranquilles et avoir un peu plus d'intimité que dans les chambres communes. Même si bon, peut-on vraiment parler d'intimité quand on sait qu'il y a les caméras et qu'elles doivent probablement être au taquet, ici. « C'est à se demander si ce que certains ressentent pour d'autres est vrai ou si ça aussi, ils l'ont créé de toute pièce » j'ajoute distraitement. Mais bon, toutes les questions sur la véracité des sentiments amoureux qui se développent dans le jeu, et même les liens amicaux, c'est pas nouveau. C'est comme ça chaque saison. Pourtant moi, j'ai pas l'impression d'être manipulé dans tout ce que je ressens.
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MessageSujet: Re: Loud luxury. (mardi, 19h30)   Jeu 10 Jan - 1:28

J'avais entendu parlé de cette nouvelle chambre, celle dont Anouchka et César avaient eu accès bien avant tout le monde. Qu'on se le dise, je savais pertinemment ce qu'il s'était passé là dedans, ça n'était pas bien compliqué à deviner. Mais bon, je me disais tout de même qu'il serait judicieux d'y aller faire un tour. Par simple curiosité. Je parcourais donc les couloirs de la maison et poussais la porte concernée pour bientôt tomber sur la chambre en question. Evidemment, comme je me l'étais imaginée, elle était magnifique. Mes prunelles se perdaient d'ailleurs ici et là sur les meubles et les parois, comme si je cherchais quelque chose de particulier, alors qu'en réalité, je ne faisais vraiment que regarder. Et puis évidemment, plus je découvrais, et plus les nouveautés me semblaient importantes. C'est à ce moment là que je remarquais cette salle de bain un peu plus loin. Alors forcément, une idée folle me vint. Pourquoi pas essayer la baignoire ? D'abord curieuse, j'avais presque l'impression d'être coupable d'un crime en lançant l'eau qui bientôt, forma un bassin dans celle-ci. Comme une gosse étant dans un endroit qu'elle ne devrait pas connaitre. Je me débarrassais de mes vêtements et glissais dans la baignoire, relaxant bientôt tout mon corps alors que la mousse venait recouvrir le tout. Tout sentait le neuf par ici, et ça se voyait que la production nettoyait vraiment tout à chaque passage, comme si ils souhaitaient attirer les gens, ce que j'imaginais était le cas. Bien quarante bonne minutes plus tard, je quittais le bassin, enfilant une serviette autour de ma poitrine, qui me tombait plus haut que les genoux, alors que je glissais ma petite culotte le long de mes jambes histoire de ne pas être totalement dénudée en sortant. J'avais laissé mon débardeur dans la chambre. Je revenais donc dans celle-ci, tombant nez à nez avec Leon. Oh. Qu'est ce qu'il faisait là ? Il ne me semblait pas l'avoir recroisé depuis son élimination. Et étrangement, ça me fit plaisir de le revoir, bien que la situation était quelque peu particulière. « Hm... tu ne m'espionnais pas, j'espère ? » bon cela dit, je comprendrais que l'idée lui soit tentante, mais tout de même. Il me demandait si j'attendais quelqu'un, et un léger sourire étirait mes lèvres. « A vrai dire... absolument pas. Je me suis dit que j'allais essayer la baignoire, et puis le calme ne m'a pas fait de mal. » Dieu sait que j'avais besoin de ces moments de solitudes par ici. « La question est plutôt qu'est ce que toi tu fais ici. » et je pourrais dire dans cette chambre, mais en réalité, ma question englobait plutôt le nid dans sa globalité. M'asseyant sur le bord du lit, je l'observais de haut en bas comme une Blair Waldorf le ferait avec un Dan Humphrey. « T'es là pour Karla ? » soufflais-je avant de légèrement pencher la tête « Ou Penny ? » bon probablement un peu des deux, mais il devait bien avoir une préférence. Allez petit Leon, dis moi tous tes secrets ! En parlant de ça, le sujet déviait ensuite sur les déviances sexuelles des candidats, d'où la présence de cette chambre. « Rien de mieux qu'une fausse intimité pour pousser les candidats à se sentir en confiance. » personnellement, je trouvais ça plutôt amusant, parce que l'on savait tous pertinemment que même en couvrant les caméras visibles, il y en avait forcément d'autres bien planquées. Il semblait se questionner sur la véracité des sentiments de chacun, alors que je détachais mes cheveux de leur chignon pour les rassembler sur mon épaule gauche. « Leon, pourquoi t'es ici exactement, à te poser des questions existentielles. » soufflais-je curieuse avant d'ajouter « La dernière fois, je t'ai dit que j'avais été surprise que tu sois encore en jeu. Quand t'es sorti, j'ai été surprise que tu sois éliminé. Et là, alors que je m'attendais à ne plus te revoir, te voilà. Y'a un truc que t'as l'impression de ne pas avoir accompli ici ? » son retour ne pouvait décemment pas être une coïncidence. Un gars comme lui doit avoir une vie à laquelle retourner.



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MessageSujet: Re: Loud luxury. (mardi, 19h30)   Jeu 10 Jan - 10:55

Je me contente de secouer la tête avec un sourire. L'espionner hein. Non, clairement ça fait partie de mes projets, je laisse ça à Ziyan qui aurait probablement démarré au quart de tout s'il avait su que Lucy était là, toute seule, dans son bain. Bon, ça aurait tout de suite réduit à néant le calme qu'elle cherchait mais qu'est-ce que le calme contre le mec qui te plait après tout, hein ? Je l'observe un instant, tâchant de lire dans ses yeux ce qu'elle attend que je lui réponde. Ce que je fais dans cette pièce ? Je viens de lui dire. Ce que je fais dans le jeu, alors ? Je ne sais pas. A vrai dire, je pensais que plus d'anciens candidats seraient là, je m'attendais à revoir Golshifteh, à ce que Rhéa reste aussi, mais je ne me souviens pas l'avoir vue depuis le prime, pareil pour Fawn. J'imagine qu'elles ont eu hâte de retrouver leur famille, leurs proches, comme j'ai eu l'occasion de le faire la semaine dernière. Mon père est venu m'accueillir ainsi que des amis de Londres qui ont fait le déplacement.Et pourtant, ouais, me revoilà. Lucy, elle imagine aussitôt que c'est pour Karla et elle a pas tort, au fond. Elle a même pas tort quand elle ajoute Penny à l'équation sauf que je sens dans le ton de sa voix que c'est pas comme ça que je suis supposé raisonner. « Les deux, en fait » je réponds avec un sourire effronté. Pourquoi je devrais être là pour l'une plus que pour l'autre ? Chacune à leur manière, elles ont animé mon aventure personnelle, elles m'ont apporté différentes choses et bien sûr que j'ai des relations très différentes avec chacune mais ça n'empêche pas qu'elles m'ont manqué toutes les deux. Finalement, je roule des billes tout autour de la pièce, qui toute entière, appelle au vice. Je serais presque curieux de fouiller les tiroirs pour voir jusqu'où ils ont poussé le truc, mais je suis sûr d'y trouver tout ce qu'il faut alors je m'abstiens. « Mais t'as pas besoin de ça, toi, pas vrai ? » je me marre posément en désignant la pièce et en faisant allusion à Ziyan. De toute façon, j'ai plus ou moins compris que la meilleure stratégie pour qu'on ne te montre pas en pleine action, c'est d'être le moins discret possible. Parce qu'ils ne peuvent pas diffuser ce genre d'images. Et là, je m'y attendais pas, Lucy attaque. Je redresse un regard étonné vers elle, son ton brusquement différent et sa façon de m'interpeller directement m'alarmant. Pour pas grand chose, au final, mais quand même, je m'attendais pas à ça. « Aouch » je lâche finalement en haussant un sourcil curieux. Oui aouch Lucy, quel accueil. Un vrai plaisir. Heureusement que je sais relativiser et prendre les choses à la légère lorsqu'il le faut, parce qu'elle mâche pas ses mots, je sais pas si elle voulait que ça sorte comme ça. Enfin, je commence à avoir l'habitude avec elle, c'est pas quelqu'un de réputé pour prendre des pincettes et quelque part, c'est aussi pour ça que je l'apprécie. On se connait pas tellement, en définitive, on n'a jamais vraiment fait partie de cercle fermé de l'autre, mais j'ai l'impression qu'il y a toujours bien un moment où on se retrouve au même endroit par hasard et qu'on fait le point. Comme chez le psy. « Tu es ma conscience perso, maintenant ? Je devrais t'appeler Jiminy Cricket. » Ou Luciny Cricket. Je vais lui trouver un haut-de-forme et un petit parapluie, tiens. Mais après ça, je me contente de la fixer un instant, captant dans son non verbal sa curiosité et presque son scepticisme. Je sais même pas quoi lui répondre, parce que tourné comme ça, comment puis-je me défendre ? « A ma place, si Ziyan, César ou Achana étaient encore en jeu, tu ne serais pas revenue ? » je lui demande finalement. Elle se doute que Karla et Penny font partie des raisons pour lesquelles je suis là, qu'est-ce qui lui faut de plus ? Des justifications ? Savoir pourquoi je suis prêt à volontairement et, une seconde fois, sacrifier du temps de vie à l'extérieur pour du temps de vie ici, alors que le taux et le degré d'importance de chacune devrait être évident ? Je soupire. « Honnêtement, ma tête était encore à moitié ici pour plein de raisons. C'est pas si facile de retourner à sa vie normale, contrairement à ce que tout le monde dit. » Ou alors c'est juste moi, et au-delà de ma confiance apparente, ça serait pas si étonnant. Abandonner une vie pour une autre, un pays pour un autre, je l'ai déjà fait. Plein de fois, à répétition, et ça m'a jamais posé plus de problème que ça mais j'ai jamais eu les mêmes ambitions qu'en débarquant à Fake Lover.  « Je t'ai dit ce que ce jeu représentait pour moi. Alors oui, y rester le plus longtemps possible c'est du bonus. Jusqu'à ce que je parle de mon secret en tout cas, après on verra. » j'ajoute parce que c'est vrai. Je lui en ai parlé, à Lucy, de mes intentions totalement égocentriques dans ce jeu. Sauf que... « Cela dit, tu as raison sur un point. Quand Karla partira, je partirai sans doute aussi. » j'admets en lui lançant un regard style : alors, contente ? Penny, je me fais moins de souci pour elle, étrangement, alors que beaucoup diraient qu'elle est la plus sensible des deux.
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MessageSujet: Re: Loud luxury. (mardi, 19h30)   Ven 11 Jan - 1:15

J'avais donc eu raison, Leon était principalement là pour voir Karla et Penny, ce qui était plutôt logique puisque dans mes souvenirs il me semblait que c'était bien les deux candidates avec lesquelles il était le plus proche. Elle avait de la jugeote la vieille Lucy. Ma tête basculait sur la droite lorsqu'il me disait les deux, genre c'était pas trop la réponse que j'attendais, enfin, j'aurais préféré qu'il choisisse, comme ça ça aurait animé un petit peu plus mes théories personnelles. Il faut dire que par ici, on se faisait sacrément chier parfois, alors forcément, c'était toujours mieux de se nourrir des histoires des autres, aussi peu intéressantes soient-elles. Bon, en l'occurrence, j'avoue que la vie de Leon m'intéressait un peu plus que certains anciens candidats lambda, probablement parce que je lui avais déjà parlé plusieurs fois. La conversation déviait sur cette chambre, et principalement les déviances qui pouvaient y être exercée. Enfin, bon, y'avait que Anouchka et César qui avaient dormi ici pour le moment, et j'imaginais que le tout devait avoir été exercé plutôt dans un style Belle aux bois dormant que La Belle et la Bête. J'imaginais très mal la rousse devenir assez sauvage pour montrer des images un tant soi peu intéressantes en la matière. Non, ça avait du être milieux à souhait, et quelque part, c'était pour ça qu'on les aimait, moi y compris. Le genre de romance que je ne serais pas capable d'avoir parce que ça n'était certainement pas mon genre. J'avais du être camionneuse dans une vie antérieure. « Petit pervers. » soufflais-je un sourire en coin aux lèvres. Evidemment, il n'avait pas pu s'empêcher de tout voir le coquin, j'étais certaine qu'il avait un faible pour moi depuis le début du jeu de toute façon. Enfin, toujours est-il que je prenais le taureau par les cornes en lui demandant ce qu'il faisait réellement par ici. Qu'on se le dise, je n'avais rien contre le fait qu'il revenait, mais ça me paraissait un peu bizarre qu'un mec comme lui réapparaisse. Genre, c'était comme si Ulises revenait, avec la pâleur fantomatique en moins. Ça n'avait simplement pas l'air d'être dans leurs caractères. Un léger rire s'échappa de mes lèvres lorsqu'il me compara à Jiminy Cricket. « Je sais que t'aimerais m'avoir en tête toute la journée, mais ne pousse pas non plus. » soufflais-je en haussant les épaules. Bon Dieu, qu'est ce qu'il souffrirait si j'étais réellement sa conscience. J'avais déjà du mal à faire du tris dans ma vie personnelle. « Honnêtement, j'en sais rien. Mais toi et moi, on est différent, et je sais pas, j'aurais pensé que t'as une grande et passionnante vie à l'extérieur. » disons que si y'avait bien un candidat que j'imaginais avoir réussi quelque part, c'était lui, probablement parce qu'il m'avait l'air plus sage que les autres. Il m'expliquait alors qu'une partie de lui était restée ici et je fronçais légèrement les sourcils pour tenter de comprendre. Certes il m'avait déjà expliqué que ce jeu comptait pour lui. « Je ne m'étais pas imaginée que c'était à ce point. Mais tu sais, je suis contente que ça soit toi qui soit revenu, parmi tous les éliminés. » soufflais-je en un demi-sourire. Je ne le dirais qu'une fois. Iil avouait qu'il partirait sans doute quand Karla quitterait l'aventure. « Elle te plait ? » j'osais poser la question que personne n'osait poser. C'était tout moi ça. « Tu te verrais... essayer quelque chose avec elle ? » parce que bon, si il avait besoin d'un coup de main, ou simplement des conseils, j'étais une femme après tout. Et de toutes les filles de cette aventure, j'étais assurément celle qui arrivait le mieux à me mettre à la place de la brune. Faut dire que bon, on était toutes les deux invivables à notre manière.



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MessageSujet: Re: Loud luxury. (mardi, 19h30)   Ven 11 Jan - 19:02

Elle me fait rire Lucy. Si on vivait dans un monde irrémédiablement cliché, si les hommes et les femmes ne pouvaient pas jouer les mêmes rôles, si chaque catégorie nécessitait des critères particuliers, elle serait comme cette pote. Cette pote fille qui devient presque un mec tant tu la vois pas comme une target potentielle. Alors quand elle m'annonce que je suis un pervers, ça sonne tellement comme une private joke que je m'oblige même pas à répondre. Et quand elle sous-entend que je voudrais l'avoir dans ma tête toute la journée, je me contente d'un clin d’œil amusé. « N'empêche, tu n'aurais pas envie que quelqu'un joue les psys pour toi un de ces jours, pour changer ? » je lui demande sérieusement. J'ai l'impression que Lucy, c'est aussi la bonne copine. Je l'entends souvent poser des questions aux autres et recevoir leurs émotions, leurs tracas, leurs pensées, je ne sais pas si elle s'en rend vraiment compte ou si c'est parce qu'elle aime bien conseiller les gens. Ou pire, si c'est parce que ça détourne l'attention de ce qu'elle pourrait avoir à dire, elle. Comme là, par exemple, à essayer de me soutirer des infos et des états d'âme comme une psy peu orthodoxe. « Bon, c'est probablement un peu exagéré, je suis comédien après tout » je réponds d'un air amusé mais aussi un peu évasif. « C'est gentil. » je souffle malgré tout, en lui adressant un vrai sourire. La vérité, c'est que j'ai toujours du mal à mettre des mots sur tout ça. Ce que je lui ai déjà confié, à Lucy, c'est réellement ce que je ressens. J'ai conscience de pas toujours faire la part des choses, je sais que parfois, je m'y perds un peu entre ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. Je joue trop, tout le temps, avec tout le monde et puis je m'étonne de me retrouver paumé. C'est Shayma qui m'a réellement mis une claque dans la gueule lorsqu'elle a fini par mettre un terme à notre relation. Tu peux pas être comme ça tout le temps, Leon, qu'elle me disait, tu peux pas. Faut que ça cesse. Je sais même plus qui tu es. J'avais pourtant toujours eu l'impression d'être sincère avec Shayma, d'être moi-même, de pas jouer, de pas imaginer, de pas devenir quelqu'un d'autre. Faut croire que j'avais pas tant le contrôle que ça. Peut-être que c'est pour ça que j'ai également décidé de revenir dans le jeu, alors que oui, j'ai une vie qui me passionne à l'extérieur. Parce que je me suis efforcé de me créer des armes ici pour cet extérieur. Parce qu'ici, je commence à comprendre, à savoir et à apprivoiser qui je suis, sous les mille et unes couches du spectacle que je me plais à donner en permanence. Et que me retrouver livré à moi-même face au reste du monde qui ne sait rien de moi, c'est dur. ça me fait flipper. Oh bien sûr, il n'y a qu'avec les véritables inconnus que je pouvais me permettre d'être quelqu'un de foncièrement et radicalement différent. mes proches ont toujours entrevu la réalité, l'ont découverte parfois toute entière pour la voir disparaître par intermittence par la suite. Je ne suis pas un étranger pour eux et j'aurais été incapable de leur faire du mal de la sorte. Ils ont eu droit à la nuance plutôt qu'au rôle tout entier. Mais même ça, c'est trop. Ou pas assez. Et j'en ai marre. J'en ai marre de vivre dans le mensonge. C'est difficile à comprendre, peut-être, pour certains, mais c'est pas grave. Je ne demande à personne de comprendre, simplement de faire comme si rien n'était parce qu'il n'y a que moi qui peux y faire quelque chose. Puis, à côté de tout ça, il y a la partie moins égoïste, moins introspective, et plus congruente avec tout ce que j'ai toujours été : tourné vers les autres. Et les autres, ici, ils se matérialisent entre autres en le visage de Karla. « Elle m'a embrassé, après le prime. » je réponds à Lucy sans réellement lui répondre. Je pourrais dire que c'est parce que le reste est trop embrouillé dans ma tête que pour pouvoir lui donner de vraies réponses, mais ça serait mentir.  « Mais on parle de Karla, elle ne fait rien comme tout le monde, je ne suis pas vraiment sûr que ça veuille dire la même chose pour elle que pour moi » j'ajoute. Ce n'est pas un reproche, encore moins une critique, bien au contraire. C'est juste un constat. Parce qu'au moment où je l'ai retrouvée dans la chambre, elle m'a simplement... embrassé. Sans un mot à ce sujet, comme ça, comme si c'était normal, comme si ça avait toujours été instauré entre nous. Et quelque part, j'aime sa spontanéité, j'aime ne pas devoir me poser toutes ces questions. Pour moi, pour l'instant, ça sonne juste, c'est tout. « De toute façon, je ne suis pas pressé. Je suis toujours marié, techniquement. » je note avec sarcasme, parce que clairement on en est déjà à ce stade, en grattant machinalement ma main gauche. Ça fait un moment que j'ai retiré mon alliance mais après quatre ans à l'avoir au doigt, il m'a fallu quelques mois avant de m'habituer à la vue de mon doigt nu.
Lucy

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MessageSujet: Re: Loud luxury. (mardi, 19h30)   Sam 12 Jan - 19:01

La prochaine remarque du candidat me fit sourire. Il est vrai que j'avais pour habitude de donner mon avis, quitte à parfois ne pas trop parler de moi. Pourtant, parler de ma vie n'était pas franchement quelque chose que j'esquivais, prenez par exemple ma relation avec Aly. La plupart du temps nous parlions de moi, des mecs, et de moi. Alors forcément, maintenant j'essayais de m'ouvrir un petit peu plus au monde. « Si tu veux tout savoir, je me suis justement fait la réflexion qu'en début d'aventure, j'étais un peu trop centrée sur moi-même. Alors j'essaie de faire des efforts, et si je peux être une oreille attentive pour quelqu'un... » c'était tout bénef pour tout le monde n'est ce pas ? En plus, j'étais étrangement plutôt douée pour garder les secrets. Bon, rien d'exceptionnel non plus parce qu'il m'arrivait volontairement de cracher le morceau aux concernés simplement pour avoir la réaction que j'attendais. A l'extérieur, j'étais la bonne pote qui n'avait aucun mal à mettre à l'aise, et qui avait toujours un regard extérieur sur toutes situations tellement elle n'en avait pas grand chose à faire du monde. Et quand je parlais du monde, il s'agissait de la terre ainsi que de sa contenance. Il lâchait avoir exagéré un peu le tout, du au fait d'être comédien, ce qui me fit sourire. Leon, j'étais contente de le revoir, même si au fond, je ne comprenais qu'à moitié son retour. Enfin maintenant, il se précisait un petit peu plus cela dit. « C'est le moment où tu me dis que t'es content de me revoir aussi, malgré le fait que tu me trouves sacrément chiante parfois. » soufflais-je amusée tout en me levant, attrapant mes affaires qui trainaient là. « Je vais me changer, mais je t'écoute. » je me plaçais donc derrière la porte de la salle de bain, abandonnant ma serviette pour renfiler mon débardeur par dessus mon corps dénudé, ainsi que mon jean pendant que le jeune homme ajoutait que Karla l'avait embrassé. Je passais ma tête dans l'ouverture de la porte, intriguée, terminant bientôt de me changer pour le rejoindre. « Arrête, ce genre de truc, c'est jamais fait par hasard, surtout pour Karla. » je commençais un peu à la cerner, notamment avec les déboires de l'histoire avec Sid qui avait pris des proportions assez dérisoires. Enfin, je préférais rester externe à tout ça. « Elle cherchait à te faire réagir. » mais de toute évidence, il n'avait rien fait de plus. Il ajoutait qu'il était toujours marié et j'observais son doigt, vierge de toute alliance. « C'est plus qu'un détail, de toute évidence. » d'où le fait que Karla devait attendre qu'il se réveille et prenne sa vie en main. Bon Dieu, j'avais l'impression qu'ici, personne n'avait les couilles pour assumer quoi que ce soit. « Y'a quelques années, j'ai rencontré ce gars appelé John. » dis-je en reprenant place à côté du brun « On se tournait pas mal autour, sans qu'il ne se passe jamais rien. On avait des conversations sur tout et franchement, on s'entendait vraiment bien. Je pouvais voir dans ses yeux qu'il avait envie de quelque chose. » plaçant une de mes mèches derrière mon oreille, j'ajoutais « Il a voulu attendre le bon moment pour me dire ce qu'il ressentait. Mais on sait tous que de nos jours, ce moment n'existe que si on le crée. A trop attendre, il m'a perdu. » plongeant mon regard dans celui du jeune homme, je tentais de lui faire comprendre ce qu'il savait déjà. Il fallait se battre. « Bon, cette histoire est totalement fausse, je viens juste de l'inventer, mais tu comprends le principe. » elle aurait pu être vraie cela dit.



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