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 tu sais que mes yeux ne suivent que toi (lundi - 01h42)

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Anouchka

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MessageSujet: tu sais que mes yeux ne suivent que toi (lundi - 01h42)   Lun 7 Jan - 11:40


tu sais que mes yeux ne suivent que toi

avec @César

Anouchka n’avait pas l’habitude de ressortir d’un prime aussi… Troublée. Il faut même dire que c’est la toute première fois. Malgré les éliminations passées plutôt compliqués. Les choix à faire. Elle avait toujours gardé le sourire. Sa bonne humeur. Mais rien n’était finalement comparable jusque là à cette sensation d’être à de deux doigts d’être éliminée. Parce qu’elle avait véritablement eu peur de se retrouver éliminée quand bien même les éliminés ont le droit à présent de rester dans le nid. D’ailleurs elle trouvait ça merveilleux. Mais voir défiler les noms de ceux qui reste, en voyant le nombre de candidat toujours sur le banc diminuer. Et en faire partie. Évidemment elle était heureuse pour ses copains. Particulièrement pour César. Mais elle ne sait comment elle aurait réagit à une élimination. C’est qu’elle est plus compétitrice qu’on pourrait le croire. Et puis rien n’est comparable non plus à cette sensation de liberté qu’elle ressent. Libre oui, mais en même temps mise à nue. Quand bien même son secret n’est pas encore totalement dévoilée. Et c’est certainement la partie la plus « lourde », ou plutôt la plus particulière de son secret qui reste encore aux autres à découvrir. Mais elle se sent particulièrement libérée d’un poids. De ne plus faire croire aux autres que sa venue en Angleterre est dû à une envie de se perfectionner en anglais. Même si à terme ce mensonge n’en est plus un : elle a effectivement rejoint une université de Manchester dans ce but. De ne pas faire croire plus longtemps à César qu’elle lui fera visiter son pays natal. Un pays où elle ne se sentirait plus chez elle, clairement, alors même qu’elle ne peut s’empêcher de continuer à l’aimer. Ils sont rares les gens peu attaché à leur mère patrie. Pour la première fois de son aventure dans le nid, Anouchka versa quelques larmes. Troublée oui c’est le mot, mais triste aussi. Profondément triste. Et c’est le coeur serré qu’elle avait terminé le prime. Le coeur serré et des larmes coincés aux coins de ses yeux qu’elle se forcer à ne pas verser. Parce que c’est bête de pleurer. Parce qu’elle ne pleure pas Anouchka. Parce qu’elle ne veut pas s’apitoyer sur son sort. Qu’elle a précipité ? Qu’elle a précipité. Elle est la dernière à quitter le plateau. César est déjà partie, sans l’attendre. Il faut dire qu’elle n’a forcément assuré durant ce dernier. Elle aurait pu le passer à ses côtés, à lui tenir la main, en cas d’élimination et donc de séparation. Mais elle n’est pas du genre à envoyer bouler les gens alors lorsque Cristopher c’est assis à ses côtés, elle se voyait mal le chasser. Mais elle ne peut se mentir, elle aurait aimé aussi que César s’approche d’elle pendant le prime, après la révélation de son secret. Enchaînant les pas hors du plateau comme tout le monde, elle pose ses yeux sur César justement. Alors elle n’attend pas. Elle enchaîne les pas et vient se caler à ses côtés, glissant sa main dans la sienne. « Est-ce que l’on peut parler ? » Qu’elle souffle timidement à son oreille, posant ensuite ses lèvres délicatement sur la joue de son amoureux. Mais plus une question rhétorique, elle tire déjà sur la main du jeune homme pour qu’il la suive. Doucement évidemment, ce n’est pas une barbare. Mais assez vivement pour trouver rapidement une espèce d’intimité dans le salon. C’est là qu’elle l’emmène et qu’elle le fait s’asseoir. Entre les multiples coussins posés sur l’un des canapés. Elle prend place à ses côtés soulevant sa jupe pour pouvoir plier ses jambes. « Déjà je voulais te dire que tu es très beau ce soir. Enfin… Encore plus beau que d’habitude... » Qu’elle souffle dans un rire, sa main se posant sur la joue de César quelques secondes pour la détailler. Elle reste silencieuse, ne sachant pas bien comment amener la chose. Elle le regarde tendrement. Ses doigts quittant alors sa joue pour venir détailler la ligne de sa mâchoire. Et puis finalement fondre ses mains dans les siennes. « Mais je voulais… Je voulais surtout te parler de Cristopher… » Elle laisse une espèce de temps de pose. Elle ne cherche pas ses mots, mais essaie plutôt de sonder l’expression de César. Elle reprend rapidement. « Je sais que tu n’as pas oublié cette histoire dans le jacuzzi mais je… Je ne pensais pas que tu étais toujours aussi inquiet par rapport à lui... Je ne m’en suis pas rendu compte... » Qu’elle souffle profondément peinée de savoir que depuis tout ce temps, il devait encore se triturer l’esprit. Elle pensait naïvement que cette histoire était maintenant derrière eux. Et donc du coup elle s’en veut de n’avoir rien vu, rien compris. Elle avait envie d’ajouter que ce n’était qu’un ami pour elle au même titre que Gio et Sid. Elle avait envie d’ajouter qu’elle avait eu le droit à la musique du bisou en sa présence et qu’elle avait refusé de l’embrasser. Mais c’est bien autre chose qui lui vient dans le crâne évidemment. Alors finalement la rouquine baisse sa tête pour commencer à balbutier. « Dis tu... » Elle s’arrête quelques instant. Avant de lui souffler doucement pour se donner une espèce de courage. « Tu ne crois tout de même pas qu’il peut se passer quelque chose entre Cristopher et moi ? » Qu’elle réussit alors à lâcher, sa voix trahissant la profonde tristesse qu’elle avait ressentit en entendant cette partie. Cette partie même. D’ailleurs elle n’avait rien écouté d’autre du détecteur de mensonge. Il était inquiet de l’évolution que pourrait prendre leur relation… Dans son dos. Pire que de la tristesse simple, les larmes qu’elle avait réussi à garder bien calées aux coins de ses paupières finissent par couler le long de ses joues rosies.
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MessageSujet: Re: tu sais que mes yeux ne suivent que toi (lundi - 01h42)   Lun 7 Jan - 18:30

César avait quitté le plateau quelques instants plus tôt, un peu chamboulé par un prime qui avait vu survenir un certain nombre de rebondissements et qu'il n'abordait déjà pas de façon très sereine avant même son début. Les résultats des nominations avaient été dans un coin de sa tête tout au long de cette soirée qui lui avait paru à la fois fugace et interminable, et comme il s'y était attendu, le plus dur avait finalement été d'attendre de connaître son sort et celui des candidats à qui il tenait particulièrement. Cette histoire de duel entre Lucy et Penny était venue répandre une dose d'angoisse supplémentaire à travers son organisme, et pendant près d'une heure il s'était demandé laquelle de ses deux partenaires éliminerait l'autre, comme une façon pour le moins ironique de boucler la boucle après les histoires qu'il y avait eu lorsque Penny l'avait choisi au détriment de son partenariat avec Lucy. Et quand il avait finalement compris qu'aucune des deux ne partirait, il s'était senti à la fois soulagé et un peu trahi, et c'est là qu'il avait réalisé à quel point cet engrenage, ce jeu étaient capables de se jouer d'eux et de leurs émotions. Ça l'avait troublé d'en être d'autant plus sûr alors que les révélations étaient aussi venues rajouter à la puissance émotionnelle de cette soirée. Avoir découvert une partie du secret d'Achana le rendait évidemment fier et il était heureux pour elle qu'elle puisse à présent libérer certaines choses dont elles ne pouvaient pas parler avant. Mais là où la révélation du secret de Sid l'avait étonné et beaucoup intrigué, celle d'une partie du secret d'Anouchka l'avait profondément troublé, et il avait compris un certain nombre de choses en repensant à leurs échanges. Il s'était senti un peu bête face à certaines choses qu'il avait pu lui dire, mais surtout il s'en était voulu de ne pas avoir passé cette soirée auprès d'elle alors qu'il en avait envie et qu'il savait que ça aurait pu rendre les choses un peu plus faciles pour elle. Mais sur le moment, il s'était dit que ce serait mieux qu'ils puissent en parler une fois tous les deux, loin de l'émotion générale, des équipes, des départs, du retour des anciens candidats. Alors il revint naturellement sur ses pas après un aller-retour jusqu'à sa chambre, et c'est en s'approchant du salon qu'il sentit tout à coup les effluves de son parfum. Qu'il reconnut sa façon de marcher lorsqu'elle s'approcha de lui. Puis sa façon de prendre sa main quand la sienne s'y glissa. Un sourire doux étira ses lèvres. « Bien sûr, je venais justement te chercher. J'étais... parti faire retomber un peu la pression. » Il souffla doucement, réalisant que c'est maintenant qu'il ressentait une forme de libération après ce prime un peu oppressant. Pas tout à l'heure quand il était parti rejoindre sa chambre, mais maintenant qu'il la retrouvait. Le baiser qu'elle déposa sur sa joue élargit son sourire, et il se laissa attirer à l'intérieur du salon, s'asseyant sur le canapé. Il émit un rire attendri à sa prochaine remarque. « J'espérais que ça te plairait. » Il confessa avec malice, fermant les yeux un instant lorsqu'il la sentit déposer sa main contre sa joue. « J'espère toujours que ce que je porte te plaira. Tu sais, c'est beaucoup de pression d'être le seul de nous deux à pouvoir être scruté par l'autre... » Un rire silencieux quitta cette fois ses lèvres. Ça n'étonnerait sûrement pas Anouchka qu'il ressente le désir plus ou moins conscient de lui plaire et notamment parce que là où il ne pouvait pas la voir, elle pouvait savoir ce qu'il avait sur le dos et que ce n'était pas le genre d'idée qui lui donnait envie de se tromper dans les vêtements qu'il enfilait. Profitant de la sensation de ses doigts contre sa peau, il sourit plus tendrement lorsqu'elle lia ses mains aux siennes mais sentit son visage adopter une mine plus morose quand elle évoqua Cristopher. Parce qu'il savait pourquoi elle le faisait. « C'est ma faute, je l'ai gardé pour moi parce qu'après l'histoire du jacuzzi je m'étais promis de plus en parler, et que la plupart du temps j'arrivais même à ne pas y penser... Mais quand on m'a posé cette question, j'ai juste essayé de me montrer honnête. » Il souffla avec fébrilité et un sentiment de culpabilité naissant à l'idée qu'Anouchka imagine peut être qu'il ruminait tout ça depuis plusieurs semaines et avait cherché à lui cacher ce qu'il ressentait. Ce n'était pas le cas, et il aimerait vraiment la rassurer parce qu'il sentait que cette réponse avait pu la chambouler, comme le fait que le détecteur avait estimé qu'il avait été plus sincère sur ce point qu'au sujet d'Achana ou de ses chances de gagner. Si on le lui demandait, il dirait qu'il avait essayé d'être sincère à chaque fois. «  Anouchka... » Il reprit dans un souffle troublé, alors que sa question et la tristesse particulièrement palpable qu'il percevait dans sa voix vinrent lui serrer le cœur. Il s'approcha doucement, l'une de ses mains remontant doucement jusqu'à son visage qu'il caressa du bout de son pouce. Il y sentit quelques larmes qu'il tenta doucement de balayer et approcha son visage pour coller son front au sien. « Je ne te crois pas capable de faire quoi que ce soit qui pourrait me blesser, et je sais aussi que ce qu'on vit tous les deux est aussi important pour toi que ça l'est pour moi. Je n'ai jamais douté un instant de ta sincérité, et je n'en doute toujours pas... » Et il regrettait terriblement d'avoir pu lui laisser penser le contraire au travers de sa réponse, parce que c'était bien la dernière chose qu'il voulait. « J'ai confiance en toi, tout comme j'essaie d'avoir confiance en Cristopher. C'est juste... » Il soupira et resta silencieux une seconde, cherchant ses mots. « Que l'autre fois tu m'as dit que tu avais constamment peur que je me trouve une fille mieux que toi... mais que moi ce qui m'effraie c'est que tu te rendes compte que mon handicap est un obstacle à ton bonheur... Qu'un jour tu réalises que tu veux juste d'une relation simple avec un type qui peut te voir, te dire que tu es belle, peu importe que ce soit ce que je pense au plus profond de moi... » Sa voix s'étrangla sur la fin de sa phrase et il baissa la tête, réalisant que c'était ça, réellement, la source de son mal-être. Que ce n'était pas propre à sa relation avec Cristopher ou pas comme elle pourrait le penser, mais plus profond. Il y pensait beaucoup depuis sa discussion avec Gio la semaine dernière, au moment où il avait été question de sa relation avec Anouchka et de son handicap. « Cristopher a beau être marié et plus âgé, il a beau être mon antipode... il n'est pas dépendant d'une canne. » Et cette tristesse qui ressortait dans chacun de ses mots lui donnerait une petite idée d'à quel point Cristopher, finalement, était un moyen pour lui d'extérioriser une peur beaucoup plus grande, qui résultait de la façon dont ses relations avaient pris fin par le passé. S'attacher à une fille, en tomber amoureux pour finalement s'entendre dire que s'engager avec un non-voyant lui était trop difficile... il l'avait vécu tellement de fois qu'il se serait certainement résigné si c'était son genre. « Je suis désolé de te parler de ça après ce que tu as du révéler ce soir... » Il reprit doucement, sa main toujours serrée dans la sienne tandis que la seconde glissa dans ses cheveux pour les caresser. « Et je me sens tellement nul de t'avoir proposé de visiter la Biélorussie avec toi à notre sortie... Je suis désolé, et j'espère que tu sais... que peu importe la raison qui t'a conduite à la fuir, je pourrai l'entendre et je serai là pour toi. » Il s'approcha cette fois pour déposer un baiser sur ses lèvres. C'était important pour lui qu'elle le sache, parce qu'il avait repensé un peu plus tôt à la discussion qu'ils avaient eu au sujet de leur secret respectif, et qu'il voulait la rassurer si elle avait la moindre crainte qu'il imagine le pire concernant le reste de son secret.
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MessageSujet: Re: tu sais que mes yeux ne suivent que toi (lundi - 01h42)   Lun 7 Jan - 23:36

Anouchka est heureuse de trouver rapidement César. Parce qu’elle est toujours heureuse d’être à ses côtés évidemment. Mais également parce qu’elle a trop de choses à lui dire. Ou en tout cas trop de choses sur le coeur. Et que si elle avait dû fouiller le palais entier pour le trouver, elle en aurait certainement perdu son courage. Alors quand ses yeux capte son corps, elle se rue quasiment sur lui. Lui prend la main. L’emmène jusqu’au salon, lieu qu’elle sait plutôt vide après un prime. Histoire d’avoir un peu d’intimité, même dans ce lieu de passage. Dans un premier temps elle se fait plutôt légère. Et aussi honnête évidemment, parce qu’elle le trouve vraiment très beau. Élégant. Bien habillé. Comme toujours et pourtant tout particulièrement ce soir. « Oh oui ça me plaît beaucoup… » Qu’elle commence, avant qu’il ne continue. « Mais tu sais… Tu porterais un jogging ou un sac poubelle que je trouverais toujours que tu es le plus beau... » Qu’elle souffle, une main caressant toujours son visage. D’accord elle n’est absolument pas objective, l’amour et le coeur parlant même avant le regard. Mais l’idée est tout de même là. « Et puis je voulais te féliciter pour ton travail d’enquêteur ! Oh trouver la moitié d’un secret c’est tellement cool ! Tu dois être fier ! » Qu’elle souffle, sous-entendant qu’elle l’était de lui. Qu’elle était fière de savoir qu’il avait dévoilé la moitié d’un secret apparemment convoité de toute part et montrer alors que sa cécité n’empêchait pas sa compétitivité. Elle lâche un rire. Mais elle ne peut s’arrêter sur cela. Oh elle le pourrait et ils passeraient une bonne nuit. Mais si elle veut lui parler, c’est surtout pour évoquer le sujet Cristopher. Naïvement Anouchka a cru que cette histoire de jacuzzi était derrière eux. Oubliée. Et qu’il était clair que Cristopher ne représentait à ses yeux qu’un ami. Un tonton cool comme il s’était défini lui-même. Pas moins certes. Mais rien de plus non plus. Elle n’avait pas su ouvrir les yeux correctement sur son petit ami. Elle n’avait pas su voir à quel point il n’était toujours pas à l’aise quand à leur proximité. Est-ce qu’elle peut l’en blâmer ? Elle était toujours fébrile à l’idée que Penny puisse lui tourner autour avec résultat. Plus encore maintenant qu’elle avait affirmé qu’en son absence, elle tenterait quelque chose avec le candidat. Mais ce soir elle veut mettre les choses au clair. Que des mots soient posés sur ce qui ne va pas finalement. Alors elle ouvre le bal en lui disant donc qu’elle ne s’était pas rendu compte de ce malaise. Ses mains mêlées aux siennes, elle les sert un peu plus fort. « Je suis désolée de ne pas l’avoir remarqué moi-même… Je… Je pense que maintenant il faut promettre de se dire tout ce que l’on a sur le coeur… » Qu’elle souffle doucement. Parce qu’elle avait compris que garder ses doutes, ses peines pour soit ne servait à rien. Et créer des quiproquo qui pourraient être évité. Et encore une fois elle applique ce qu’elle lui dit. Se dire ce que l’on a sur le coeur. Alors face au détecteur de mensonge de César, ce qu’elle avait sur le coeur actuellement c’est qu’il puisse être inquiet d’une supposé relation entre Cristopher et elle. Pire encore, qu’elle puisse faire cela dans son dos. Alors certes César n’avait pas eu le contrôle sur cette question, mais sa réponse elle reflétait une crainte qui avait quelque peu… Blessé Anouchka. D’ailleurs elle peine à s’en cacher. Sa voix trahissant sa faiblesse sur l’instant. Et les mains de César se promenant sur son visage de découvrir ses larmes rouler sur ses joues. Elle sent son coeur se soulever. Et une chaleur prendre son corps. Parce qu’il a confiance en elle. Et qu’elle a confiance en lui. Et pourtant un blocage se fait quelque part. Elle l’écoute parler, son front tout contre le sien, les yeux fermés. Il ne peut même pas se rendre compte à quel point ce qu’ils vivaient tout les deux était important pour elle. Anouchka ne parle pas. Elle ne parle pas parce qu’elle ne le peut pas pour le moment. Parce qu’elle sait qu’il n’a pas eu de bonnes expérience amoureuse depuis son accident. Mais il ne sait surtout pas à quel point du côté amoureux elle est brisée elle-aussi. Que si elle voit toujours le bon côté  choses, c’est parce qu’elle ne l’a pas toujours vécu plus jeune. Et qu’à présent elle n’aspire qu’à un peu de bonheur simple. Une vie amoureuse tranquille. Même à son âge. La rouquine ne répond rien sur le coup, sa gorge encombrée d’une vive émotion. De nouvelles larmes redoublant sur ses joues. Mais elle les sèche rapidement parce qu’elle n’aime pas cela. Et qu’elle sait aussi que cela ajouterait de la peine à César. Parce qu’il s’ouvre à elle. Sur ses craintes. Parce qu’évidemment lui aussi ressent des craintes faces à leur relation. Particulièrement l’idée de la voir fuir face à son handicap. Mais la suite réveille en elle de vieux souvenirs. De vieilles fêlures qu’elle avait pansée en quittant son pays. Alors elle rétorque. Elle ouvre la bouche et tout lui vient naturellement. « Mais moi je me fiche que l’on me dise que je suis belle... On me l’a assez dit et je… Je n’en peux plus. Tout ce que je souhaite c’est une relation simple. Avec une personne normale. Et je n’ai jamais rencontré une personne aussi simple et normale que toi. Et je trouve ça… Juste parfait ! Tu es parfait ! » Elle attrape entre ses doigts le visage de César pour le relever vers elle. « César je suis déjà très heureuse avec toi et jamais de la vie ton handicap m’empêchera de l’être ! Et si je n’en étais pas certaine, et si je n’étais pas certaine de ce que je ressens pour toi et bien jamais on en serait là parce que je ne pourrais pas jouer avec toi. Et jamais on aurait fait l’amour l’autre jour... » Elle souffle, voir même murmure la fin de sa phrase comme une confidence qui ne doit être faite qu’à lui. Elle marque un nouveau temps de pause. Avant de reprendre. « Je sais qu’à l’extérieur ce ne sera pas la même chose. Qu’il faudra apprendre à vivre différemment. Mais ce n’est pas un défi qui me fait peur. Ce n’est même pas un défi pour moi d’ailleurs... » Qu’elle termine, passant à nouveau ses doigts sur le visage de César. Et Cristopher on s’en fiche, elle s’en moque. César s’excuse. De lui parler de ça, mais il n’a pas à s’excuser puisque c’est elle qui a lancé le sujet. Puis il s’excuse par rapport à son secret. Anouchka passe doucement ses bras autour des épaules de son amoureux, posant par la même occasion sa tête sur lui. « Ne t’en fait pas tu ne pouvais pas savoir... » Qu’elle souffle doucement, à moins qu’il soit médium. « Je… J’aurai tellement aimé que mon secret soit découvert en entier. Je me sens tellement… Bizarre. Libérée d’un poids et en même temps pas totalement... » Qu’elle souffle, essayant d’expliquer ce qu’elle pouvait ressentir à cet instant précis face à la découverte de la moitié de son secret.
César

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MessageSujet: Re: tu sais que mes yeux ne suivent que toi (lundi - 01h42)   Mar 8 Jan - 7:42

César sentit une partie de la pression qu'il avait éprouvé au cours du prime s'évanouir dès l'instant où Anouchka glissa sa main dans la sienne pour l'attirer jusqu'au salon, parce qu'il était revenu sur ses pas précisément pour terminer la soirée avec elle et que comme souvent sa présence parvenait à lui faire oublier qu'il avait passé des heures un peu compliquées entre tout ce qu'il y avait eu ce soir. Sa remarque au sujet de sa tenue étira ses lèvres dans un sourire doux, parce que c'était toujours agréable de s'entendre dire qu'on était élégant et que venant de sa bouche c'était forcément toujours un peu plus symbolique, d'autant plus qu'il portait un soin plus particulier au choix de ses vêtements depuis qu'elle était aux premières loges pour en profiter. « Il y a heureusement plus de chances pour que tu me vois habillé en jogging qu'en sac poubelle, mais je sais pas si tu me trouverais toujours beau si je revenais d'une séance de rameur et que j'étais en sueur. » Il souffla dans un sourire amusé, qui s'étira lorsqu'il sentit le contact de sa main contre sa joue puis lorsqu'Anouchka évoqua sa découverte d'une partie du secret d'Achana, qui restait l'une des bonnes surprises de cette soirée pour lui qui était passé par plusieurs phases de doutes entre le moment où il avait buzzé et cette révélation. « Merci, je dois dire que je suis assez fier oui. Forcément j'aurais bien aimé découvrir la totalité de son secret et permettre à Achana de se livrer entièrement, mais c'était déjà... assez inespéré pour moi. » Parce qu'il avait véritablement suivi une intuition guidée par des détails qu'il avait pu relever, et s'était finalement dit qu'il n'avait rien à perdre, si ce n'est 5000 euros qu'il n'était même pas sûr de valider. Et puis, Achana s'était vraiment montrée honnête avec lui, elle n'avait pas cherché à lui mettre des bâtons dans les roues et c'est là qu'était née son idée qu'elle avait certainement besoin de lever le voile sur tout ça. César sentit par la suite un trouble l'envahir lorsqu'Anouchka fit allusion à cette question qui lui avait été posée par le détecteur de mensonge, au sujet de Cristopher et elle. Il pouvait entendre au son de sa voix que ça l'avait ébranlée, que quelque part elle avait du se demander depuis combien de temps il gardait ça pour lui, et si c'était depuis cette histoire de jacuzzi. La vérité, c'est qu'il n'avait eu aucune envie de ressasser tout ça, parce qu'il aurait trouvé ça injuste et que d'une certaine manière il s'était puni lui-même de ressentir ce mal-être indéfinissable en réprimant ce qu'il éprouvait. Il baissa la tête. « Tu n'as pas à être désolée, parce que c'est assez injuste et que je m'en rends compte. C'est moi qui le suis, Anouchka. » Il souffla, affecté qu'en ayant voulu se montrer honnête il lui ait causé de la peine, gardant ses mains dans les siennes tandis que ses derniers mots résonnaient en lui dans un écho étourdissant. « J'aimerais aussi qu'on puisse tout se dire, et justement... il y a une chose que tu dois savoir. Une chose qui risque d'être un peu difficile à entendre, mais je veux que tu me promettes... de me laisser t'expliquer. » Il reprit tout bas, d'une voix troublée et teintée d'inquiétude, parce qu'il savait que ce qu'il s'apprêtait à lui dire allait la troubler, la peiner et peut être aussi la contrarier, mais elle venait sans le savoir de lui donner l'occasion de lui parler à cœur ouvert comme il n'osait pas forcément le faire depuis plusieurs jours. « Penny m'a embrassé. » Il confessa dans un souffle, la gorge serrée tandis qu'il n'avait pas lâché ses mains, par alors que ce contact était la seule garantie qu'il avait qu'Anouchka ne partirait pas avant de l'avoir laissé poursuivre. « C'est arrivé la semaine dernière, je... j'ai pas eu le cœur de te le dire avant parce que tu venais de te faire nominer, qu'on était inquiets à l'idée de se retrouver l'un face à l'autre et que je voulais pas choisir ce moment-là pour le faire. Mais je m'en veux de l'avoir gardé pour moi, tout comme tu es en droit de m'en vouloir de pas te l'avoir dit... » Il avait attendu quelques jours de trop, il le savait, et plutôt que de rendre cet aveu plus facile ça l'avait rendu plus fébrile encore à l'idée de lui faire de la peine. « Penny avait bu et elle était affectée par le départ de Leon... je sais que pour toi ça ne changera probablement rien, mais c'est vraiment pas quelqu'un de mal-intentionné et tu sais... je pense que je suis juste tombé à un moment où elle était vulnérable, comme on peut l'être quand on laisse partir quelqu'un à qui on tient beaucoup. » Il espérait ne pas empirer les choses en essayant de les lui présenter sous un angle qui l'aiderait peut être à comprendre et à pardonner un peu plus facilement, y compris à lui, parce qu'il avait conscience d'avoir sa part de responsabilité dans cette histoire et de n'avoir pas suffisamment insisté pour que Penny s'ouvre à lui quand elle en avait eu besoin. Il se sentait mal et perdu en y repensant, parce qu'il n'avait pas vraiment eu l'occasion d'en reparler avec Penny mais qu'il savait que c'était une nécessité, un besoin. « Je suis désolé... » Il expira plus difficilement, ses mains remontaient lentement le long de ses bras pour les caresser, comme si ça allait l'aider à se sentir mieux si comme il l'imaginait cet aveu l'avait ébranlée. Il avait tellement peur de mal faire, ou de faire pire, parce que dans cette histoire il voulait protéger tout le monde mais que ça n'avait pas vraiment donné de bons résultats jusqu'ici. La suite ne fut pas vraiment pour l'apaiser non plus lorsqu'il comprit à quel point Anouchka était déjà peinée par cette histoire au sujet de Cristopher, son ventre se tordant au fond de ses entrailles lorsqu'il déposa ses mains sur son visage et sentit les larmes qui y coulaient. Il détestait la savoir triste et donnerait tout pour pouvoir chasser la peine qu'elle éprouvait, et c'est pour ça qu'il décida de s'ouvrir à elle comme il en ressentait le besoin depuis un certain temps. Il voulait qu'elle sache qu'il lui faisait confiance, que le problème était bien plus profond et résultait d'un passé sentimental assez chaotique lié à la façon dont sa cécité avait tendance à compliquer les choses dès qu'il s'attachait vraiment à quelqu'un. Combien de filles s'étaient rendues compte qu'elles ne désiraient pas vivre une relation avec un non-voyant, à cause du regard des autres principalement ? Beaucoup, ou assez pour lui laisser craindre que les choses se répètent, parce qu'il ne pouvait pas s'empêcher de penser que la vie avec lui, ce serait toujours moins simple qu'avec un type qui n'était ni handicapé ni dépendant d'une canne lorsqu'il se déplaçait. Ça pouvait avoir l'air de rien, mais il se maudirait d'avoir compromis son bonheur. Pourtant il savait qu'elle était différente, qu'elle n'avait pas grand chose à voir avec les filles qu'il avait connu, mais c'était plus fort que lui et il prenait conscience d'à quel point tout ça le rongeait à mesure qu'il laissait tomber ses barrières et mettait des mots sur ce qu'il ressentait. Il tenait tellement à elle qu'il n'aurait pas pu garder ça pour lui plus longtemps. Anouchka reprit la parole et ses mots agirent sur lui comme un doux voile qui peu à peu chassait ses tourments pour répandre en lui des émotions moins déroutantes, mais tout aussi vives. Il la sentit relever son visage, et sourit doucement. « Je veux juste que tu saches que si jamais ça te faisait peur, ou que tu n'étais plus sûre de ce que tu veux... je ne pourrais pas t'en vouloir, parce que j'ai conscience de ne pas remplir toutes les cases de ce qu'une femme espère généralement trouver chez un homme. » Il souffla toujours avec tristesse, parce qu'il avait conscience de ce qu'il était capable d'offrir même si c'était peut être peu de choses, mais que cet handicap c'était comme l'ombre qui revenait toujours dans un coin du tableau. Une ombre qui pourtant lui paraissait presque invisible quand il l'entendait parler. « Mais on ne m'a jamais dit toutes ces choses... Tu sais, je crois qu'à cet instant tu es plus parfaite que je ne le serai jamais. Beaucoup plus. » Il reprit dans un sourire timide et plus tendre, teinté d'une profonde émotion qui faisait certainement briller quelque chose au fond de son regard. Il le sentait, et il esquissa un sourire un peu plus troublé lorsqu'elle évoqua leur nuit ensemble. Sa main glissa jusqu'à sa joue qu'il caressa du bout des doigts, rassuré qu'aucune larme n'y coule plus. « Tu as peur que la distance rende les choses plus compliquées dehors ? J'y pense souvent, et lorsque Gio m'a posé la question la semaine dernière je me suis rendu compte qu'on en avait parlé sans vraiment le faire. » Il se pinça les lèvres, réalisant que la question n'allait pas tarder à sérieusement se poser et qu'il aimerait en parler avec elle même si ça semblait être un sujet un peu impressionnant quand on vivait le début d'une histoire et que la réalité se rappelait à nous. Il vivait aux États-Unis et elle en Angleterre, et s'ils avaient déjà parlé de passer du temps l'un chez l'autre pour se voir le plus souvent possible, il y avait certains détails qui rendraient les choses plus compliquées. Et ça, c'était sans compter le fait qu'ils ne connaissaient pas encore leur secret respectif, bien qu'une partie de celui d'Anouchka ait été dévoilé ce soir, l'amenant à présent à culpabiliser de lui avoir parlé de tout ça alors que sa révélation avait du beaucoup la troubler. Il avait compris un certain nombre de choses et avait regretté ce qu'il lui avait dit la semaine dernière. Elle passa ses bras autour de lui et il la serra dans ses bras le temps d'une douce étreinte. « Je comprends, moi aussi je serais frustré de ne pas pouvoir totalement me dévoiler, mais je veux que tu saches... que tu peux me parler de ce que tu pourrais déjà avoir besoin de libérer. Mais seulement si tu le veux, c'est pas grave si tu préfères attendre. » Il souffla doucement et en laissant ses doigts caresser ses cheveux, sans vouloir la forcer à quoi que ce soit parce qu'il comprendrait qu'elle ne puisse ou ne veuille pas se confier. « J'aurais aimé découvrir ton secret. » Il reprit dans un plus fin sourire, comme un aveu évident qui ne la surprendrait pas, une pointe de regret dans la voix.
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MessageSujet: Re: tu sais que mes yeux ne suivent que toi (lundi - 01h42)   Mar 8 Jan - 23:14

Anouchka ne se prive jamais de faire des compliments alors forcément lorsqu’il s’agit de César, elle irait même jusqu’à exagérer. Mais c’est toujours un peu le cas quand le cœur parle à la place de la raison. C’est pour cela qu’elle n’hésite pas à lui dire que peu importe ses vêtements, elle le trouverait forcément beau. Le plus beau de tous. Le plus canon même. Alors sa remarque la fait rire. « Oh si je te trouverais même très viril ! » Qu’elle souffle, mordillant sa lèvre inférieure. Avec l’idée en tête un peu bête qu’un homme fait viril quand il est tout en sueur. En tout cas elle ne fait partie de ses filles qui se sentent rebuté par un peu de sueur. Surtout pas après une séance de sport. D’ailleurs elle ne ressent pas le besoin de lui dire, mais elle trouve ça génial qu’il puisse continuer de faire du sport. Qu’il ne se morfond pas dans un coin en se disant que sa perte de vue l’empêchait de continuer. Comme elle trouve ça génial qu’il ait réussi à trouver un secret. Enfin partiellement, mais c’est déjà mieux que 90% des candidats du nid. Elle sourit tendrement à sa réaction. « Je suis très fière moi aussi ! » Qu’elle souffle, rapprochant son visage pour l’embrasser sur les lèvres. Fière qu’il ait trouvé l’idée du secret d’Achana, mais fière aussi de le voir se soucier des autres ainsi. Un trait de caractère qui parmi tant d’autres qui l’avait fait craquer pour lui. Parce que César respire une humanité frappante de sincérité. De gentillesse. Cela précipitant alors les remords d’Anouchka. Enfin, plutôt de se sentir profondément mal par rapport à lui. Parce qu’elle a bêtement tendance à oublier sa cécité. Elle a bêtement tendance à le traiter comme n’importe quel être humain normalement constitué. Parce qu’il l’est à ses yeux. Parce que son manque de vue ne constitue pas un handicap pour elle. Ca ne la rebute pas. Mais par la même occasion alors, elle en oublie ses difficultés. Ses difficultés à appréhender le monde de la même manière que n’importe qui d’autre. Ses difficultés à faire confiance. Ses difficultés à ne pas s’imaginer le pire. De s’imaginer une tornade au Texas d’un battement d’ailes de papillon au Brésil. Naïvement elle avait cru que cette histoire était derrière eux. Que si elle ne pensait plus à cela, César avait assimilé le fait qu’il ne se passerait jamais rien entre Cristopher et elle. Mais ce n’est pas le cas. Et il a beau rejeter la faute sur lui qu’elle n’en croirait rien. Qu’elle devrait arrêter de se laisser aller et faire attention à ce qu’il ressentait lui. Qu’elle arrête de se focaliser sur sa petite jalousie à l’encontre de Penny pour se focaliser sur César et rien que César. Alors elle aimerait instaurer quelque chose entre eux. Qu’ils puissent tout se dire. De la chose la plus insignifiante, à la vérité la plus blessante. En lui proposant cela, elle ne s’était jamais imaginée que justement il aurait quelque chose à lui avouer. Encore une fois naïvement, elle pensait que tout avait été dit pour le moment. Apparemment non. Instinctivement elle fronce ses sourcils parce qu’il lui fait peur. Parce qu’elle se demande ce qui pouvait être si difficile à entendre. « Oh mais… Dis-moi… » Qu’elle souffle. Et il ne perd pas de temps. Penny l’a embrassé. Soudainement elle ressent ses traits tendue se relâcher. Elle laisse même échapper un soupire. « Mais César tu me l’as déjà dit avec la musique et… » Mais elle se trompe. Elle se trompe tellement parce qu’il lui offre une explication. Enfin offrir. Il lui explique clairement que cela s’est passé la semaine passée. Que cela s’est passé avant que Penny n’ose dire qu’elle n’essaierait rien parce que Nanou est là. Avant qu’ils n’officialisent leur relation. Alors son visage se tend à nouveau au fur et à mesure qu’il lui explique parce qu’elle ne comprend pas. « Quoi ? Elle t’a… » Anouchka sent son cœur accélérer sa cadence. Elle sent son souffle se couper net. Parce qu’elle ne s’attendait pas à cela. Elle ne s’attendait pas cela alors même qu’elle pensait comprendre les craintes de César vis-à-vis de Cristopher. Tout se chamboule dans son esprit. Elle détourne son regard. Comme s’il pouvait vraiment la voir. Elle détourne le regard mais n’a pas la force de séparer ses mains des siennes. Et finalement si les craintes de César n’était pas que la projection de ce qui se passait entre lui et Penny. Anouchka ne sait pas. Ne sait plus. « Est-ce que… Est-ce que ça s’est passé avant Noël ? » Qu’elle lui demande, en lui coupant la parole. Parce qu’elle retrouve momentanément sa voix. Qui s’étrangle rapidement. Forcément sous l’émotion. Avant Noël. Avant l’officialisation de leur relation. Maintenant elle savait que ses craintes à elle étaient fondée. Elle savait qu’elle n’était pas folle, qu’elle ne voyait pas le danger au mauvais endroit. Elle savait que la brune tenterait n’importe quoi pour se rapprocher de César. Oh elle comprenait qu’elle puisse en avoir envie. Penny voyait César comme Anouchka le voyait, dans tout sa gentillesse et sa sex-atitude. Mais comment avait-elle pu l’embrasser alors qu’elle savait très bien ce qui se passait pour eux. Comment avait-elle pu le faire alors même qu’elle lui avait assurée qu’elle ne tenterait rien. Il continue son explication. Il lui explique qu’elle avait bu et que ses émotions avaient certainement parlé à sa place. « Et donc quand on laisse partir quelqu’un à qui on tient énormément et bien on embrasse un autre garçon déjà pris… Tu… Tu la défend… » Qu’elle s’entend dire. Parce que la jalousie parle et parle méchamment. Parce qu’elle a la sensation qu’il fait tout pour minimiser le rôle de la brune. Parce qu’elle a la sensation qu’il veut protéger autant Penny que la rouquine alors qu’il ne devrait pas. Qu’il essaie même de convaincre Anouchka que ce n’est rien. Rien qu’un moment malheureux où la pauvre était beaucoup trop vulnérable. Et donc excusable. Il ne devrait pas. Elle devrait passer avec n’importe qui. Elle aimerait lui mettre la vérité en face. Et lui demander ce qu’il en penserait si elle embrassait Cristopher pour exactement les mêmes raisons. Dans un moment de vulnérabilité. Mais elle n’en est pas capable. Elle n’est pas capable de remuer le couteau dans la plaie. Elle n’est même pas capable de lui demander pourquoi il l’avait laissé faire. Tout s’embrouille dans son esprit. Elle s’imagine mille et un scénario. Mais alors qu’elle se sent véritablement en colère face à la vérité – Penny et lui se sont embrassés deux fois – et bien elle craque. Parce qu’il se dit désolé. Parce qu’il reste quand même honnête avec elle, même avec du retard. Qu’il est désolé. Alors godiche, candide. Niaise. Naïve. Trop gentille. Elle s’incline. « Je… C’est… C’est rien tu as… Tu as été gentil avec elle… » Qu’elle souffle, balbutie, souffle. Oui elle s’incline. Elle s’incline parce qu’elle tient beaucoup trop à lui pour faire une scène absurde. De tout manière elle ne saurait pas en faire. Elle ne saurait pas élever la voix parce qu’elle n’en a pas la force. Parce que cela ne s’arrête pas là. Parce qu’après le prime elle avait la sensation que César puisse croire qu’elle irait tenter quelque chose avec Cristopher. Alors que tout ce qu’elle veut, c’est aspirer à une vie tranquille avec César. Elle pleure. Elle ne chouine pas. Elle ne braille pas. Elle ne pique pas une colère. Elle fait à peine du bruit. Elle laisse simplement ses larmes couler le long de ses joues. Elle essaie même de les chasser rapidement, mais c’est plus fort qu’elle. Anouchka met à point d’honneur à lui faire comprendre qu’elle sait ce qu’elle fait. Et qu’elle sait ce qu’elle veut. Et tout ce qu’elle veut c’est vivre une histoire avec lui. Peu importe les obstacles. Qu’ils s’appellent Penny ou cécité. Et elle réussit même à chasser tout ce qui vient de lui tomber sur le dos pour s’assurer qu’il comprenne bien tout cela. « Arrêtes je ne suis pas parfaite… » Bonne. Trop bonne. Trop conne. La preuve quinze minutes plus tôt. Mais certainement pas parfaite. Elle souffle doucement. « Les seules choses qui me font peur ici c’est que tu n’arrives pas à me croire quand je te dis que je ne veux que toi… Et que tu puisses penser que tu n’as pas tout ce qui faut pour me rendre heureuse… » Qu’elle souffle, suite à ce qu’il venait de dire. Parce qu’il ne sait pas à quel point il est dans le faux. Il ne sait pas à quel point il tient déjà Anouchka dans sa main. Qu’elle ne voit que lui. Que lui. Et que vivre avec un aveugle ne constitue pas pour elle un défi ni une crainte. « Pour tout te dire je n’ai pas… Je n’ai pas encore pensé à ça. » Bêtement elle ne s’était posé la question. Mais elle n’a pas peur non. Finalement elle créé un véritable contact avec lui en posant sa tête sur son épaule, lorsque son secret devient leur sujet de conversation. Son secret qu’elle aurait aimé devoir expliquer en entier et non laisser un mystère sur une partie. Elle sourit tendrement lorsqu’il lui dit pouvoir tout entendre. « C’est que… » Elle ferme les yeux un instant. « C’est compliqué à expliquer… » Pas qu’elle veuille attendre. Pas qu’elle préfère. Mais elle n’a pas le choix.
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MessageSujet: Re: tu sais que mes yeux ne suivent que toi (lundi - 01h42)   Mer 9 Jan - 20:10

César eut un sourire attendri lorsqu'Anouchka lui assura qu'elle le trouverait viril même s'il revenait en sueur d'une séance de sport, parce qu'il savait bien qu'elle n'était plus tout à fait objective à son sujet depuis qu'ils étaient ensemble, mais qu'en étant aveugle et le seul à pouvoir être vu, il avait d'autant plus envie de lui plaire et de lui montrer qu'il se souciait de l'image qu'il lui renvoyait. « Mon invitation à venir me voir à l’œuvre dans la salle de sport tient toujours. » Il souffla d'un ton malicieux, se souvenant d'une fois où il lui avait dit qu'il serait ravi qu'elle vienne lui tenir compagnie pendant qu'il faisait du sport, ce qui était toujours le cas et particulièrement s'il y avait des chances pour qu'elle le trouve à son avantage même avec un t-shirt recouvert de sueur. Elle le félicita ensuite d'avoir découvert une partie du secret d'Achana, ce qui le toucha d'autant plus qu'il avait préservé quelques doutes jusqu'au moment de la révélation et avait confirmé autant pour offrir une tribune à la jeune femme et lui permettre de dévoiler toute une partie d'elle-même que parce qu'il nourrissait à ce moment-là l'espoir de découvrir un secret malgré le fait qu'il ne pouvait pas faire des observations de la même manière que les autres. Il n'avait eu aucun indice sur le secret d'Achana, mais il avait prêté attention à beaucoup de détails, jusqu'à en avoir suffisamment pour reconstituer un puzzle. Pas entièrement, mais il ne regrettait rien. « Merci. » Il souffla dans un sourire plus doux, très touché qu'Anouchka se dise fière et la gardant un instant contre lui lorsqu'elle lui offrit un baiser. « Je suis sûr que tu es capable de découvrir un secret toi aussi. C'est pas pour rien si je t'ai laissé gagner les indices sur Gio... » Il émit un rire silencieux, parce que peut être que ça n'était pas exactement comme ça que ça s'était passé, oui, bon. Mais dans les faits, il avait cessé d'enchérir en partie pour elle et parce qu'il se savait déjà sur la piste du secret d'Achana. Il s'était dit que si elle les voulait vraiment et que Sid avait lâché l'affaire, alors il n'allait pas les lui faire payer plus cher et serait content qu'ils reviennent à Anouchka. Et parce que sa douceur le frappait à cet instant comme chaque fois qu'ils étaient tous les deux, César se sentit d'autant plus mal lorsqu'elle évoqua cette question au sujet de Cristopher et l'idée selon laquelle il puisse s'imaginer que quelque chose pourrait se passer entre elle et lui. Il s'en voulait d'avoir joué le jeu du détecteur alors qu'il se souvenait avoir pensé à ce moment-là que la formulation lui posait problème, comme pour une ou deux autres questions. Mais il y avait certainement vu une occasion de dévoiler ce qu'il ressentait et ce qui pouvait se passer dans un esprit qui ne résonnait pas forcément toujours comme les autres quand il était question de ce genre de choses. Il arrivait que les images qu'il ait en tête soient une version plus sombre et dramatique de la réalité, simplement parce que son imagination compensait l'absence de sa vue pour beaucoup de choses, et ce n'était pas toujours évident de dépasser ça. Il trouvait pourtant ça injuste, parce que s'il avait souvent du mal à accorder sa confiance, Anouchka l'avait quant à elle acquise depuis longtemps. Le problème venait précisément de lui et de ce que pouvait parfois impliquer le fait de vivre coupé d'une partie de la réalité qui l'entourait, celle qui se percevait avec les yeux, et c'est pour ça qu'il refusait qu'elle s'excuse. Et lorsqu'elle lui proposa de tout se dire et de ne plus rien se cacher, il ressentit le besoin de saisir cette occasion pour lui parler de ce qu'il gardait précisément pour lui depuis quelques jours. Le baiser que lui avait donné Penny, il comptait lui en parler depuis la semaine dernière mais n'avait pas eu le cœur à le faire au beau milieu des fêtes de Noël, et alors qu'ils s'étaient retrouvés nominés l'un face à l'autre avec la crainte d'être séparés. Il aurait du le faire, mais une partie de lui avait cherché à retarder le moment où il lui ferait indirectement de la peine en le lui avouant, simplement parce que la dernière chose qu'il voulait était de savoir qu'Anouchka souffrait. Aujourd'hui il ne pouvait ni ne voulait plus reculer, alors il se lança, fébrile et hésitant, sentant sa gorge se serrer lorsqu'elle fit allusion à ce dont il lui avait parlé la semaine dernière, mais qui n'avait rien à voir avec le baiser qu'il évoquait ici. Il se passa quelques secondes pendant lesquelles il ne l'entendit pas réagir, et c'était toujours le pire quand il ne pouvait pas voir une réaction prendre forme sur un visage. Les secondes qui séparaient cette réaction des mots qui l'accompagnaient. Elle reprit finalement la parole et il serra un peu plus fort ses mains dans les siennes, parce qu'il devinait rien qu'au son de sa voix à quel point ça lui faisait du mal. Il avait tellement peur qu'elle préfère s'en aller pour aller digérer l'information qu'il ne lâchait plus ses mains, le cœur battant à tout rompre pendant qu'il lui expliquait, qu'il lui offrait un contexte, quelque chose à quoi à se raccrocher et qui pourrait peut être l'aider à comprendre pourquoi et comment c'était arrivé. « Oui, c'était dimanche dernier... Après le prime. » Il souffla faiblement lorsqu'elle lui demanda si ça s'était passé avant Noël. Il savait pourquoi c'était un détail important pour elle, et il ne savait pas si ça pourrait représenter une maigre consolation que ce soit arrivé avant qu'ils officialisent les choses tous les deux, quand dans les faits ça ne changeait rien. Pourtant il faisait tout son possible pour la rassurer avec le peu de moyens dont il disposait. Quand il lui parlait de Penny, de ses intentions et de son état émotionnel à ce moment-là. Parce qu'il était persuadé que ce baiser tenait beaucoup au fait qu'elle ait expérimenté le départ de Leon ce soir-là, et que quelque part il aurait du réagir autrement dès le départ pour prévenir ce genre de choses. Mais sa voix s'éleva à nouveau et son cœur se serra à l'idée qu'elle puisse penser qu'il cherchait juste à défendre à Penny. Que dans un moment pareil où il la savait peinée et fragile, c'était la seule chose à laquelle il pensait. « Anouchka dis pas ça, je... je la défends pas. » Il lui assura doucement, ses pouces caressant fébrilement la peau de ses mains. Tout ce qu'il voulait, c'était ne pas être trop dur, parce qu'il connaissait les circonstances dans lesquelles ce baiser avait eu lieu et qu'il devait être celui qui s'assurait qu'on en tenait compte. Il ne défendait pas Penny, mais il ne voulait pas l'accabler non plus parce qu'il savait que d'autres le feraient. « Je sais juste que Penny est d'un tempérament impulsif, qu'elle est comme ça et que... quelqu'un qui a bu ne fait pas toujours des choses qu'il ferait s'il était sobre. Ça veut pas dire que je la défends, parce que c'est toi que je veux protéger, simplement que tout le monde ne réagit pas de la même manière quand il est triste... et que je sais qu'elle l'était. » C'était l'une des seules certitudes qu'il avait vraiment au sujet de cette histoire, que Penny avait vécu une fin de soirée difficile et expérimenté le deuxième départ le plus difficile de son aventure. Et qu'au lieu d'extérioriser elle avait choisi de gérer cette peine à sa façon. Il avait tenté de lui dire qu'il était là si elle avait besoin d'en parler, mais Penny n'était pas le genre de personne à ouvrir son cœur facilement. « Anouchka, écoute-moi... » Il souffla tout bas, ses mains remontant le long de ses bras pour rejoindre son visage à la naissance de celui-ci. « Je voulais qu'elle se sente mieux, mais pas de cette façon. Je voulais lui redonner le sourire, l'amuser et j'ai peut être commis une ou deux erreurs de jugement mais... je pensais chaque mot que je t'ai dit la semaine dernière, dans la cuisine. » Lorsqu'ils avaient parlé de Penny et qu'Anouchka lui avait fait part de ses craintes au sujet de sa relation avec la jeune femme. « C'est avec toi que je veux être, c'est avec toi que je suis, et moi aussi je suis certain de ce que ressens pour toi. Tu comptes tellement à mes yeux que ça m'est insupportable de te savoir triste... » Le sentir dans sa voix, dans sa respiration, dans tous ces détails qui lui jetaient sa peine en pleine figure était vraiment difficile et il se rendait compte d'à quel point son bonheur lui était important. A quel point il avait besoin de la savoir heureuse pour se sentir bien, et finalement à quel point il était vraiment entrain de développer pour elle des sentiments très forts. Des sentiments sur lesquels il arrivait peu à peu à mettre des mots. « S'il te plaît, ne pleure pas... » Il reprit d'une voix elle-même étranglée par l'émotion lorsque de nouvelles larmes coulèrent jusqu'à ses mains. Savoir qu'elle était aussi triste et qu'elle n'avait même pas la force de s'énerver et subissait simplement ça en silence... ça lui était encore plus insoutenable. Il approcha son visage du sien pour embrasser sa joue, sa mâchoire, le coin de ses lèvres... pour l'envelopper de chaleur et de tendresse, et pour qu’Anouchka sente qu'il était là. Qu'il voulait juste réparer ce qu'il avait momentanément brisé en lui faisant cet aveu. Elle le rassura à son tour lorsqu'il douta, le cœur tellement marqué par ses histoires précédentes et ces certitudes qui chaque fois avaient volé en éclat pour les mêmes raisons. Il s'en voulait parce qu'il savait bien qu'Anouchka était différente et que tout chez elle laissait transparaître une profonde sincérité. Gio lui avait dit la semaine dernière que les filles qu'il avait connu étaient elles aussi certaines de ce qu'elles voulaient au départ, mais ce n'était pas vrai. Pas de cette façon. Et jamais on ne lui avait dit ce qu'Anouchka lui disait aujourd'hui. Jamais on ne l'avait fait se sentir aussi important, aussi désiré, aussi chéri. « Tu es parfaite pour moi, pourtant. » Il souffla avec douceur, ses lèvres se déposant cette fois un instant sur les siennes, avant qu'il n'ajoute. « Je te crois. Et tu n'as pas idée combien ça me fait du bien de l'entendre. » Il traînait les mêmes doutes, les mêmes craintes depuis des années parce qu'il n'avait pas eu beaucoup de chance, que son handicap avait toujours eu tendance à éloigner les gens de lui. Les femmes, surtout. Et parce qu'il n'avait pas la moindre envie qu'elle s'éloigne ou réalise que ce n'était pas ce qu'elle voulait, il avait eu peur. Mais elle lui inspirait une telle confiance, une telle envie de s'abandonner complètement à ce qu'ils vivaient sans plus douter ou craindre, qu'il se sentait déjà mieux. « Je veux juste que tu saches que je veux vraiment poursuivre ce qu'on vit tous les deux à l'extérieur, peu importe ce que ça doit me coûter, même littéralement. » Il esquissa un sourire un peu plus amusé, parce qu'il paraissait évident que quoi qu'ils décident de faire une fois sortis, ça risquait au moins au début de lui coûter cher en billets d'avion. Il ferait le plus gros des déplacements s'il fallait, ça ne lui faisait pas peur, au contraire. La serrant contre lui lorsqu'elle déposa sa tête sur son épaule, il caressa ses cheveux et esquissa un sourire plus doux à son aveu. « Je comprends, oui. » Qu'elle ne se sente peut être pas assez libérée pour se confier d'elle-même, que ce soit trop tôt ou trop compliqué. « Ta famille... est-ce qu'elle est déjà venue te voir en Angleterre ? » Il demanda doucement, espérant qu'elle ne lui en voudrait pas de lui poser la question ou que ce ne serait pas trop sensible. « Parce que si ce n'est pas le cas et que c'est une question de moyens... je t'aiderai, tu le sais. » Il ne prétendait pas savoir ce qu'il en était vraiment, mais si pour des raisons financières ou logistiques sa famille et elle ne pouvaient plus du tout se voir, il ferait tout ce qu'il pourrait pour l'aider. Il savait qu'Anouchka ne pouvait pas retourner chez elle, mais peut être que sa famille pourrait venir. Il n'en savait rien, mais il ferait quelque chose. Là encore, peu importe ce que ça pourrait lui coûter.
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MessageSujet: Re: tu sais que mes yeux ne suivent que toi (lundi - 01h42)   Sam 12 Jan - 10:56

Anouchka lâche un rire. Parce qu’il lui parle de sa proposition de le regarder faire du sport et qu’elle pense que ce ne serait pas une mauvaise idée. Mieux elle pense que cela serait une excellente idée : lui qui fait ses exercices et elle qui lit un livre, un peu distraite par le corps tout en sueur de son homme. Mais ce qui lui traverse l’esprit également, c’est le secret qu’il a trouvé. Enfin la moitié de secret d’Achana, mais que ce soit un secret entier ou une partie, elle est déjà très fière de lui. Parce que ce n’est pas donné à tout le monde d’être un très bon enquêteur. La preuve, le jeu court très rapidement à sa fin et seul un secret a été découvert entièrement. Ce n’est vraiment pas facile. Elle l’embrasse tendrement pour appuyer ses félicitations avant de lâcher un rire amusé. « Oh tu es beaucoup trop gentil alors ! Rien est moins certain que cela… Mais merci de croire en moi ! » Qu’elle souffle dans un rire amusé, posant à nouveau ses lèvres tout contre les siennes. Mais ces dernières perdit un peu de leur éclat dans une moue un peu plus boudeuse. Parce que la raison de leur venue dans le salon n’était pas de le féliciter vraiment. Mais plutôt de parler de quelque chose qu’ils auraient dû aborder depuis longtemps. Depuis le début d’ailleurs, le début de cette histoire de jacuzzi. Crever l’abcès pour ne pas se retrouver avec un César qui arrive à avoir peur de ce qu’il pourrait se passer dans son dos. Entre Cristopher et elle. Evidemment elle ne lui demandait pas de mentir, s’il avait réellement peur il a bien fait de le dire. D’ailleurs elle se dit et lui propose d’être à présent totalement honnête l’un envers l’autre. De ne rien se cacher. D’être totalement transparent. Mais en lui proposant cela, elle ne se doute pas qu’elle n’est pas au bout de ses peines. Et peut-être que l’espace d’un instant, elle se demande si finalement cette histoire de vérités entre eux est vraiment une bonne idée. Parce qu’il ne tarde pas à lui avouer un baiser que Penny lui aurait donné. Lui a donné d’ailleurs. Bêtement elle croit au baiser initié par Cupidon mais évidemment que non. Evidemment qu’il ne s’agit pas de celui puisqu’il ne lui dirait pas de cette manière. Pas aussi gravement puisqu’il lui en a déjà touché deux mots. Non un autre baiser. Elle ne comprend pas. Elle est perdue. Et c’est une déferlante d’émotion qu’elle se prend directement dans la figure, tandis qu’il garde ses mains serrés dans les siennes. Comme pour la retenir. Mais elle ne compte pas s’en aller. Elle n’en aurait pas la force. Ses jambes ne pourraient la porter, le supporter. Elle a du mal à se dire que tout cela puisse être vrai, qu’e Penny ait pu être aussi égoïste pour embrasser celui qu’elle aime, alors qu’elle lui avait clairement dit qu’elle ne ferait rien. Pire, qu’elle n’avait pas à s’inquiéter, mais elle avait eu raison. Raison de se méfier. Alors évidemment elle veut savoir quand est-ce que cela s’est passé. Avant Noël. Avant qu’ils n’officialisent. Mais aussi avant qu’elle ne lui disent qu’elle a peur de la brune, qu’elle en est jalouse. Alors peu importe que cela se soit passé avant que leur couple ne soit officiel, elle a la sensation d’avoir fait une bêtise. Que la vérité, elle aurait du la lui dire plus tôt. Que si elle avait fait part de son sentiment jaloux envers Penny plus tôt, ce baiser ne se serait pas passé. En tout cas elle ose le croire un instant. Mais elle ne lui dit rien, parce qu’elle en est simplement incapable. Elle ne peut parler. Elle ne peut ouvrir la bouche en cet instant. Parce qu’elle sent ses larmes couler sur son visage et qu’elle n’a pas l’habitude. Elle sent son coeur manquer des battements et son corps se réchauffer. Pour ensuite se glacer. Parce qu’elle peine à comprendre. Elle peine à comprendre le ressentit de César face à toute cette histoire. Pas le fait qu’il ait tardé à le lui dire, mais parce qu’il semble ne pas rejeter la faute sur Penny. Au contraire il semble lui trouver des circonstances atténuante. Une raison à son geste. En tout cas c’est ainsi qu’elle le ressent, qu’elle le perçoit. Evidemment dans un autre moment, dans une autre situation, elle le trouverait beaucoup trop gentil. Beaucoup trop attentionné de ne vouloir d’énoncer une amie. Mais pas là. Et il peut lui dire des heures durant qu’il n’est pas en train de la défendre, c’est ce qu’il continue de faire. « Tu ne la défend pas… Tu lui… trouve des excuses... » Qu’elle souffle difficilement. Parce qu’il ajoute encore qu’elle est impulsive. Qu’elle est comme ça. Qu’elle a bu. Parce qu’elle était triste. Et plus il en rajoute et plus ça la blesse. Parce que tout ce qu’elle entend, c’est que la candidate a réussi ce qu’elle voulait. Se rapprocher de lui. Créer une espèce d’intimité entre eux. Parce que pour la rouquine – et c’est sa perception propre des choses - un baiser restera toujours bien plus intime qu’un corps nu. Alors elle pleure, silencieusement, mais elle pleure. Elle expulse toute la tristesse qu’elle contenait en elle. Qu’elle contenait finalement depuis le prime. Qu’elle contenait depuis sa confrontation avec Cris. Tout sort d’un coup et malgré lui, César ne fait qu’empirer les choses. « Moi aussi j’ai commis des erreurs de jugement. Penny elle n’a jamais caché qu’elle t’appréciait beaucoup et qu’elle te trouvait à son goût. Et je l’ai cru quand elle m’a dit qu’elle ne fera rien. Et je crois qu’elle tient mieux l’alcool et gère mieux sa tristesse que tu le dis... Je n’aurais pas du la croire… » Qu’elle souffle alors tout bas pour qu’il puisse être quasiment le seul à l’entendre, les mains de César sur son visage ne manquant pas les larmes continuant à ruisselé contre sa peau. Parce qu’elle pleure très peu Anouchka. Elle ne se souvient pas d’ailleurs avoir pleuré depuis qu’elle est en Angleterre, son arrivée là-bas étant plus une délivrance qu’une douleur. Enfin si les premiers jours elle avait pleuré des torrents de larmes. Mais cela fait trois ans maintenant. Alors si elle pleure ici, ce n’est vraiment pas du cinéma. Et parce qu’il lui demande de ne pas pleurer, cela redouble. Et redouble cette tristesse qu’elle contient en elle. Parce qu’elle ne peut mentir, elle est triste. Touchée parce qu’il confirme qu’il ne veut être qu’avec elle bien qu’elle n’en ait jamais douté, mais elle est triste. Triste parce qu’elle avait raison en disant à Gio que c’est des autres dont elle avait peur. Qu’elle ne faisait pas confiance aux autres filles. Mais à quoi bon le répéter. Dire encore et encore que leur camarade abusait et à quoi bon souffler à César qu’il était beaucoup trop gentil. Parce que c’est ce qu’elle aime chez lui. Alors elle subit. Elle ne s’énerve pas outre mesure Anouchka, elle accepte. Pas simplement, pas sans peine, mais elle accepte parce qu’elle ne veut pas se disputer. Elle n’en a pas la force. Comme elle n’a pas la force d’éloigner son visage. Alors César s’approche d’elle. Il la couvre de baisers, comme des pansements miniatures sur une plaie béante. Mais elle ne peut s’empêcher de trouver ça attendrissant. Et de se dire que n’importe qu’elle fille n’aura jamais un centième de l’affection qu’elle reçoit de lui. Alors elle oublie. La rouquine n’oublie pas totalement parce qu’elle n’en a pas la capacité non plus et puis que c’est trop rapide, mais elle est capable de tout pour l’amour. Mettre tout ça de côté. « C’est avec toi que je veux être aussi... » Qu’elle souffle alors, passant le dos de ses mains sur ses joues pour les sécher. Parce que malgré tout, oui malgré tout, elle tient beaucoup trop à lui. Alors elle sourit tendrement lorsqu’il insiste qu’elle est parfaite pour lui. Elle sourit tendrement parce qu’il est prêt à se déplacer jusqu’en Angleterre. Elle sourit parce qu’elle le croit quand il sous entend qu’il est prêt à tout. Alors elle dépose sa tête sur son épaule alors qu’elle cale son corps tout contre lui. Parce qu’elle a besoin de sentir sa chaleur. Oh vraiment depuis quelques minutes elle aurait pu s’en aller et pleurer dans son coin. Peut-être même qu’une fille normale aurait piqué une crise et s’en serait allée. Mais elle ne le peut pas. Elle tient trop à lui évidemment mais plus que ça, elle est beaucoup trop bien. Et l’esprit embué par toute ces histoires. Et son secret quelque peu dévoilé. Évidemment qu’elle aimerait lui parler de tout cela. Qu’elle n’a pas envie d’attendre. Et qu’elle le voudrait bien, mais comme elle le dit si bien, c’est tellement compliqué. Alors elle trouve cela mieux que ce soit lui qui pose les questions. Elle sait qu’il ne sera pas incommodant par des questions trop agressives ou intrusives dans son histoire. Et elle sait qu’elle réussira mieux à lui répondre que se livrer d’elle même. Mais elle est un peu gênée aussi parce qu’elle se rend compte qu’à cause de ce secret englobant sa vie entière, elle ne lui a que très peu parlé de sa vie. Elle lui a évoqué sa famille certes, et l’Angleterre mais après ? Sa famille justement, il lui demande si sa famille est déjà venu en Angleterre. Elle baisse doucement les yeux sur ses genoux et finalement les mains de César qu’elle triture. « Oh non jamais » Qu’elle commence, mais elle ouvre rapidement de nouveau la bouche lorsqu’il lui parle de l’aider financièrement. « Oh non non je ne veux surtout pas d’argent je… non... » Qu’elle commence en relevant la tête vers lui, une espèce d’air paniqué sur le visage. Elle se sentirait mal de lui demander de l’argent. « En fait ma famille je… Ils ne savent pas que j’habite en Angleterre... » Qu’elle avoue alors préférant tourner les choses ainsi.
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MessageSujet: Re: tu sais que mes yeux ne suivent que toi (lundi - 01h42)   Dim 13 Jan - 3:20

Entendre qu'Anouchka était fière de lui envahit César d'une émotion particulière, parce que ça l'aurait déjà touché que quelqu'un estime qu'il avait eu de l'intuition en découvrant une partie du secret d'Achana, mais que venant d'elle c'était un sentiment d'autant plus agréable et symbolique, et il n'avait pas de doute sur le fait que l'expression dessinée à cet instant sur son visage suffirait à le lui faire comprendre. Il n'avait pas le sentiment d'avoir réalisé un exploit, mais ça n'avait aucune importance si c'était ce qu'Anouchka pensait et il y avait toute une partie de lui qui avait certainement envie qu'elle continue à le croire parce qu'en l'absence de sa famille, c'était elle la personne dont l'avis avait le plus d'importance à ses yeux. Et parce qu'il savait que c'était une tendance naturelle chez Anouchka de se sous-estimer, il lui assura avec sincérité qu'il la pensait tout autant capable de trouver un secret, parce qu'il la savait curieuse de découvrir les autres et que c'était la première qualité d'une enquêtrice. Cette histoire d'enchère, c'était peut être plus pour glisser un trait d'humour mais il était persuadé qu'elle pourrait faire bon usage des indices sur le secret de Gio si elle prenait confiance en elle. « Tu pourras toujours compter sur moi pour ça. » Il souffla doucement, ses lèvres s'étirant dans un fin sourire avant qu'elle n'y dépose les siennes dans un baiser qu'il prolongea. « Pour le reste aussi. » Il prit un air un peu plus malicieux et profita du fait que leurs mains soient liées les unes aux autres pour rapprocher l'une d'elles de ses lèvres et l'embrasser. C'était plus qu'une promesse et ça voulait dire plus que tout ce qu'il aurait pu ajouter, surtout alors qu'il comprit par la suite que cette réponse qu'il avait donné au détecteur de mensonges l'avait beaucoup troublée. Il s'en voulait parce qu'il n'avait jamais douté un instant de sa sincérité ni du fait qu'elle serait incapable de le blesser, mais il y avait des choses, des craintes qui le rattrapaient parfois malgré lui et qu'il n'avait simplement pas su comment formuler avant ce soir. Anouchka avait raison, lui aussi souhaitait qu'ils puissent tout se dire même si ça signifiait devoir lui parler d'une chose qui lui ferait forcément de la peine et qu'il ne pouvait pas garder pour lui plus longtemps. Ce baiser avec Penny, c'était probablement la dernière chose qu'Anouchka s'attendait à entendre et celle qui risquait aussi de lui faire le plus de mal, mais il n'avait jamais voulu avoir le moindre secret pour elle et c'était un aveu difficile mais nécessaire s'il voulait avoir une chance de la rassurer. Il sentit à sa voix combien elle était affectée, aussi un peu en colère et il imaginait combien ça lui était d'autant plus difficile de l'entendre après ce qu'elle lui avait confié la semaine dernière, au sujet de Penny. Lui, il savait qu'il aurait peut être du en profiter pour le lui dire à ce moment-là, mais la savoir si fragile et inquiète au sujet de cette relation lui avait coupé toute envie de lui coller cette information entre les mains et de la laisser se débrouiller avec. Il n'aurait pas pu, pas alors qu'elle craignait d'être séparée de lui et aurait passé toute sa semaine à craindre en plus qu'il se passe quelque chose avec Penny. Ce soir n'était peut être pas le meilleur moment qu'il aurait pu trouver, mais ils savaient que quoi qu'il arriverait dimanche ils pourraient rester ensemble s'ils le voulaient. Le cœur serré d'être si impuissant face à la tristesse qu'il ressentait jusque dans sa façon de serrer ses mains, César essayait de lui apporter des éléments de réponse, des faits qui pourraient peut être l'aider à mieux comprendre ce qui s'était passé ce soir-là. Mais très vite il comprit que ce n'était pas ce qu'elle avait besoin d'entendre, qu'elle ne voulait pas d'un tableau où Penny était dépeinte comme une jeune femme sujette à une peine qu'elle avait noyé dans l'alcool, que ça ne l'aidait pas à se rassurer ni à se sentir mieux. C'était comme ça que lui avait perçu les choses parce qu'il savait que Penny avait surtout agi sous le coup d'une impulsion, mais il se sentait nul parce que c'était dans sa nature de ne pas accabler les autres, mais que c'était oublier qu'Anouchka était là, et qu'elle était attristée et perdue. « Je suis désolé, je pensais te rassurer en t'expliquant tout ça... mais je sais que j'ai été maladroit. C'est vraiment pas ce que je voulais. » Il souffla tout bas, la gorge serrée par le sentiment de culpabilité qui y grandissait tandis que ses mains serraient les siennes un peu plus fort. Il voulait tellement qu'elle se sente mieux qu'il avait probablement mis les pieds dans le plat en pensant l'apaiser, ce qui donnait un résultat assez désolant et il comprenait qu'elle ne retienne que le fait qu'il ait insisté sur le fait que Penny n'était pas dans son état normal quand ce n'était pas ce qui devait l'inquiéter. Il repensa lui-même à cet échange entre Anouchka et Penny diffusé au cours d'un prime, et il ne pouvait pas s'empêcher de penser qu'il aurait du y accorder beaucoup plus d'importance et que ça lui aurait peut être permis de mieux appréhender la suite, à commencer par ses craintes. « Anouchka, tu sais que si j'avais su plus tôt que tu t'inquiétais autant par rapport à Penny, ou que tu avais ressenti le besoin d'en parler avec elle avant même de le faire avec moi... il y a des choses que je n'aurais pas pu faire. » A commencer par ce baiser réclamé par Cupidon et qui sur le moment ne lui avait pas paru particulièrement risqué, parce que c'était pour le jeu et que Penny s'était en plus montrée compréhensive en lui proposant de ne pas le faire. S'il avait su à ce moment-là ce qu'Anouchka éprouvait et à quel point, il aurait abordé les choses d'un autre angle et n'aurait pas pris le risque de la blesser. Et ce soir-là, dans la chambre, il aurait pris plus de précautions, et aurait été là pour Penny tout en adoptant une attitude plus responsable. « Parce que la dernière chose que je veux c'est que tu sois peinée ou inquiète, ou que tu aies l'impression que cette inquiétude je ne la perçois pas... Parce que c'est le cas, et que je m'en veux. » Rien qu'à cet instant, l'imaginer pleurer était un véritable coup au cœur et c'était la première fois qu'il se sentait aussi affecté par quelque chose depuis le début de son aventure. La première fois qu'il prenait conscience d'à quel point il avait besoin de savoir qu'elle allait bien pour l'être aussi, et que ce qu'elle vivait il le vivait par procuration sans même avoir besoin de voir les larmes qui coulaient sur ses joues. Il les imaginait dans tout ce qu'elles avaient de déchirantes, et c'était suffisant pour qu'il se déteste de la placer dans cette situation alors qu'elle était déjà troublée par sa révélation. Il aimerait tellement connaître le moyen qui lui redonnerait instantanément le sourire. Il aimerait tellement pouvoir prendre sa main et l'emmener loin de ce salon pour laisser derrière eux sur ce qui leur pesait sur le cœur. « J'espérais qu'on fêterait notre sauvetage ensemble, pas qu'on finirait la soirée comme ça...  » Il avoua tristement. Et s'approchant, ses lèvres recouvrant son visage comme pour y chasser toute la peine qui y avait pris place, il sentit son cœur se réchauffer aux mots qu'elle souffla et la serra fort contre lui dès que l'occasion se présenta, parce que c'était ce dont il avait besoin, de la sentir, de l'étreindre. Il lui assura qu'elle était parfaite pour lui et qu'il voudrait poursuivre leur histoire à l'extérieur quoi que ça doive lui coûter, et certainement que c'était le bon moment pour qu'elle en soit sûre. Il n'aurait jamais entamé cette relation si elle avait du s'arrêter aux frontières de ce jeu, et il savait quelle importance elle était entrain de prendre pour lui et que c'était plus important que bien des détails dont il tenait compte mais qui ne l'effrayait pas, parce qu'aucune difficulté n'était insurmontable quand on voulait vraiment être avec quelqu'un. Et elle savait déjà qu'il le voulait. Et parce qu'il avait le sentiment qu'elle pourrait avoir besoin de libérer certaines choses sans forcément trouver les mots pour le faire, il osa la questionner sur son secret en songeant qu'elle n'hésiterait pas à le lui dire si sa question la gênait. Il voulait comprendre, notamment ce qui touchait à sa famille parce qu'il savait que c'était un point sensible chez Anouchka. Il se demandait si celle-ci était dans l'incapacité financière de lui rendre visite et savait que si c'était le cas, il n'hésiterait pas à l'aider. Mais elle était contre. « Toi, tu m'as bien proposé de m'en donner lorsque j'avais perdu toute ma cagnotte, et j'étais pourtant loin d'en avoir expressément besoin. » Il souffla avec douceur et dans un sourire, parce qu'il savait très bien qu'elle le lui avait proposé par pure gentillesse et que c'est précisément pour ça qu'il n'avait jamais été question d'accepter son aide à ce moment-là. « Et je ne parlais pas seulement d'argent. » Il reprit tout bas sans en dire plus pour le moment parce que ce n'était pas le plus important, sa main retrouvant son visage pour venir caresser sa joue avant qu'elle ne lui avoue que sa famille ignorait qu'elle s'était installée en Angleterre. Son air devint un peu plus surpris, un peu plus soucieux aussi. « Vous n'avez vraiment plus aucun contact, ou est-ce qu'ils te pensent ailleurs ? » Peut être que ce n'était pas possible de leur parler de l'endroit où elle vivait, ou peut être que c'était encore plus compliqué que ça. Compliqué, c'est elle-même qui avait utilisé ce mot pour qualifier ses rapports avec sa famille par le passé. « Les garder dans l'ignorance, est-ce que... c'est ce que tu souhaites ? » Il demanda d'un ton toujours prudent pour ne pas risquer de la gêner. Il voulait simplement savoir si quelque part elle préférait que sa famille ignore les détails de sa nouvelle vie, ou si elle subissait cette situation. Il n'y avait pas l'once d'un jugement dans sa voix, tout ce qu'il voulait c'est qu'elle n'ait pas peur de se confier, parce qu'il saurait comprendre, quoi qu'elle lui dise.
 

tu sais que mes yeux ne suivent que toi (lundi - 01h42)

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