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 Trustful hands. (lundi, 12h05)

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Leon

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MessageSujet: Trustful hands. (lundi, 12h05)   Trustful hands. (lundi, 12h05) EmptyLun 7 Jan - 3:34

@Penny

Je tourne dans le palais depuis quinze bonnes minutes à répéter des « Penny ? » à qui veut l'entendre et à qui ne veut pas l'entendre aussi, d'ailleurs. C'est le matin, le lendemain du prime et je me suis levé tôt, comme à mon habitude. Je suis absolument crevé mais incapable de faire la grasse matinée, puis lorsque Karla se réveille avant moi, je finis toujours par m'adapter à son rythme et la suivre dix minutes plus tard. Magnanime, cependant, j'ai laissé plusieurs heures à ma target de la journée pour se réveiller, se lever, avoir l'air décente, tout ça. Puis je me suis mis en chasse. J'ai quadrillé la zone, armé de mes jumelles et de mon camouflage militaire, j'ai patrouillé en bas puis j'ai ratissé l'étage sans trouver la moindre piste et les différents témoins croisés m'ont tous donné des indications contradictoires. C'est qu'elle est en mouvement, et que moi, je dois me poser cinq minutes pour tenter de me mettre à sa place, de rentrer dans sa tête et de penser comme la cible. Aussi, presque instinctivement, je me dirige vers l'entrée du domaine et, une fois dehors, je file jusqu'à la pergola. Je ne sais pas pourquoi j'y ai pas pensé avant. Si elle n'est pas en train de boire dans la cuisine, c'est qu'elle zone dehors. Et effectivement, je repère rapidement sa silhouette et je m'apaise aussitôt. Finie la frénésie Leon. Ou presque. « Ah quand même » je m'exclame dramatiquement en me laissant tomber à côté de Penny, « ça fait des heures que je te cherche, à croire que tu m'évites » je l'accuse en exagérant sans la moindre honte ma condition d'âme errante à la recherche de son rocher frisé. Ben oui, ici, quinze minutes en paraissent trois cent de plus donc je suis pas si loin de la vérité. Quant au fait qu'elle m'évite... elle ne peut pas penser une seconde que je ne serais pas revenu pour lui apporter mon soutien, ainsi qu'à Karla, ne serait-ce que quelques jours, avant de repartir pour l'Australie. Ou pas, en fait, parce que j'ai pas la moindre idée de ce que je vais faire, quand tout ça sera fini pour de bon. Divorcer officiellement, je pense, ça serait déjà une bonne chose, puis reprendre le théâtre. Mais l'Australie me lasse à nouveau alors que je n'y ai même pas remis les pieds après mon élimination. « C'est parce que t'as été obligée d'admettre que t'es raide dingue de moi, c'est ça ? » je la taquine en me marrant, avant de finalement passer mes bras autour de ses épaules pour la gratifier d'un câlin affectueux. Tout ça, de loin, ça m'a pas mal amusé, parce qu'il y a toujours eu beaucoup de ça, entre nous. Du jeu, voire du flirt, parce que Penny, c'est Penny et qu'il y a pas de bonne manière de décrire et définir l'amitié qu'on partage. Tout ce que je sais, c'est que ça me fait plaisir de la voir, en chair et en os, ça me fait plaisir de savoir qu'elle st toujours là, toujours dans le jeu, et ça me fait plaisir d'avoir vu traîner l'une des casquettes de Joaquim, m'indiquant qu'il est réapparu aussi, et ça, ça doit lui remonter vachement le moral. « Par contre, je ne te félicite pas, qu'est-ce qu'on avait dit sur l'alcool ? » je fais mine de la gronder, je peux pas m'en empêcher, j'ai l'impression d'avoir emmagasiné tellement de bêtises cette semaine, celles que je lui aurais d'ordinaire réservées, pour nos longues conversations sans queue ni tête, que je vais les canarder à mille tours la minute, au hasard, sans réfléchir. J'ai un quota à remplir et à respecter alors faut que je commence dès maintenant. Mais malgré tout ce que je dis, je peux pas me départir de mon sourire, presque symptomatique de sa présence. Je crois que c'est sa tête qui me fait rire. « Au fait, j'ai un truc pour toi » je dis alors, comme si je venais de me souvenir d'un truc important en apercevant un cahier et un stylo laissés là par quelqu'un, alors qu'en réalité, j'ai rien prévu à l'avance. C'est simplement me remémorer les images que j'ai vues d'elle ces derniers jours qui me rappellent à ce moment en particulier, quand elle était avec Sid. Je me relève pour aller déchirer un morceau d'une feuille du cahier (oups) pour gribouiller un truc dessus et revenir près d'elle. « Faudra que tu appelles pour savoir si c'est le mien ou celui de mon père » je plaisante, malicieux, en lui tendant le papier, sur lequel j'ai écrit un numéro de téléphone. Parce qu'après tout, on va se revoir.
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MessageSujet: Re: Trustful hands. (lundi, 12h05)   Trustful hands. (lundi, 12h05) EmptyMar 8 Jan - 5:14

Trois mots : Mal de crâne. C’est tout en subtilité, bien que très persistant. Il n’y avait aucune chance que je me limite à un seul verre, Joaquim en avait même conscience lorsqu’il a versé celui-ci. C’était pour célébrer son retour après tout. Mon esprit festif est légendaire et bien que la séparation fût plus brève que je ne l’avais imaginée, l’état d’euphorie dans lequel cette nouvelle du retour des exclus m’a transportée n’est pas prêt de se dissiper malgré ma légère gueule de bois. La bonne nouvelle c’est que j’ai dormi comme un bébé, mes pieds gelés collés contre ceux de mon frère, le sentiment d’être un peu comme à la maison à nouveau. C’est juste tellement… normal. Je réussis à m’extirper de sous les draps, la matinée étant déjà bien entamée, pour faire un tour obligatoire à la salle de bain puis la cuisine pour mettre la main sur une tasse de café et un paquet de cigarettes. Des essentiels qui ne sont surement pas recommandés pour entretenir un esprit sain dans un corps sain. Que quelqu’un me réprimande, juste pour voir. J’ai eu écho par certains candidats que l’homme aux gros sourcils, de son prénom Leon, avait lui aussi fait un retour entre les murs du palais. Sérieux? Et il n’est même pas venu me voir. Je vais faire comme si je ne suis pas offusquée. Je me doutais qu’il avait dû passer sa première soirée de retour avec Karla, j’aurais quand même aimé le voir, si ce n’est que quelques minutes. Le serrer dans mes bras. Que quelques minutes. Tout juste. Je suis installée sous la pergola, mon café dans une main, ma clope dans l’autre, dans la petite bulle que j’aime bien me créer lorsque je me perds dans mes pensées. Je ne sursaute pas lorsqu’une présence s’installe à mes côtés ayant deviné sans même regarder de qui il s’agissait. Voilà. Il est là, je peux arrêter de faire la gueule pour absolument rien. Glissant ma cigarette entre mes lèvres, je tourne la tête pour le fixer de façon passive, sa façon faussement dramatique de s’exprimer ayant l’effet de m’apaiser étrangement. « Tu peux te pousser, j’attends quelqu’un d’important. Il est grand, sympathique et a les plus beaux cheveux du monde, après les miens. » je décale ma tête vers la droite comme si je cherchais réellement à voir une autre personne débarquer ici. Comme si je pouvais attendre quelqu’un d’autre que lui. Enfin, ça aurait été le cas si Joaquim n’était pas venu, mais encore. Joaquim il était là avant, il sera là après. Je rapporte toute mon attention sur le jeune homme qui me lance une petite pique par rapport au fait que je suis raide dingue de lui. Je vais jouer les indignées, parce que c’est la réaction qu’on attend de moi. « Tsss… Ça ne te fait pas d’avoir passé du temps à l’extérieur. T’as une tonne d’admiratrices et tu crois que toutes les filles sont folles de toi maintenant ? » Je roule des yeux bien qu’un sourire finit par s’inviter sur mes lèvres qu’il me rapproche de lui pour me faire un câlin. Je dépose temporairement ma tête contre son épaule pour profiter de l’avoir près de moi le temps de quelques secondes. C’est qu’il ne doit même pas se rendre compte à quel point il m’a manqué en seulement une semaine. À quel point son élimination m’a affecté même s’il est difficile pour moi de l’admettre à voix haute. Il me réprimande pour ce qui est de ma consommation d’alcool et il est vrai qu’à ce niveau, je n’avais pas respecté ma promesse. C’était voué à l’échec à l’avance quand on y pensait. Le plus ironique est que je me tire une autre gueule de bois ce matin. « Je sais… j’ai fait des bêtises… » j’annonce d’un air coupable dramatisé pour la situation. Les répercussions ne seront peut-être pas à prendre à la légère, mais je ne me sens pas plus embarrassée de ce qui est arrivé. « C’est ta faute aussi, t’avais juste à pas te faire éliminer ! » Non mais s’il peut dire des conneries et reprendre notre rythme quotidien moi aussi je peux le faire. Encore une fois, j’ai cette tendance à ne pas me montrer sérieuse avec lui, comme si j’avais peur de m’ouvrir. Il est pourtant une des personnes en qui j’ai le plus confiance depuis que nous avons mis les pieds dans cette aventure. « Alors t’as regardé l’émission toute la semaine ? » Je demande. Savoir ce qu’il a vu ou entendu. Histoire de savoir à quel point j’ai été ridicule dans son écran de télévision. Je termine ma cigarette lorsqu’il me dit qu’il a quelque chose pour moi. « Je ne prends que l’argent comptant. Et les chèques. » C’est ce qu’on dit dans ce genre de situation, non ? Je rigole bêtement avant de saisir le bout de papier sur lequel un numéro de téléphone y est inscrit. J’ai déjà ma blague toute merdique que je suis prête à lui balancer sauf qu’il me devance, à croire qu’on avait passé trop de temps ensemble et que notre humour ne faisait qu’un maintenant. « J’espère que c’est celui de ton père ! » Évidemment. Il y a quelque chose de réconfortant à savoir que Leon aussi veut me revoir en sortant d’ici. Que je ne suis pas qu’une simple parenthèse dans sa vie. Dans les faits, je ne sais pas jusqu’à quel point nous allons réellement nous revoir. Si je ne repars pas d’ici avec un montant d’argent considérable, ce sera le retour à la case départ pour moi. Et ça m’étonnerait que Leon passe faire un tour dans l’univers parallèle de Mickey Mouse, même pour voir mes beaux yeux. Je viens griffonner à mon tour mon numéro sur un autre bout de papier pour le lui tendre avant d’ajouter : « Si jamais tu passes par Kissimmee. » C’est la blague la plus drôle de toutes. Personne ne vient dans mon trou, je ne me fais pas d’illusions.
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MessageSujet: Re: Trustful hands. (lundi, 12h05)   Trustful hands. (lundi, 12h05) EmptyMer 9 Jan - 17:09

Je prends un air choqué mais sous le jeu, j'accueille ses mots avec une certaine philosophie. Grand, sympa. Oui, c'est souvent comme ça qu'on me qualifie, grand et sympa. Le grand gars un peu trop maigre toujours de bonne composition. Jusqu'à ce que je me mette à jouer. Et là, je deviens ce que je décide de devenir. Parfois, ils m'aiment plus encore, parfois ils déchantent, lorsque je vais trop loin, lorsque je pète un câble, lorsque j'ai envie de me battre pour vivre un truc vraiment viscéral, vraiment poignant, qui me ronge tout entier. Il y en a, des dommages collatéraux, plus que je ne veux bien l'admettre. Mais moi, le vrai moi, celui que je m'efforce de maintenir, d'être, de connaître, j'imagine que oui, pour l'instant, il est simplement grand et sympathique. C'est un bon début, j'imagine. Avec le temps, avec le travail, dans la difficulté, parfois, il finira par être davantage, par affirmer des qualités et des défauts. Des ambitions, des rêves, des regrets aussi. J'inspire profondément parce que j'ai pas envie de penser à ça maintenant, pas alors que je retrouve Penny. « Quelles admiratrices ? Tu confonds avec César » je souris tranquillement. Clairement, je suis très loin d'être le sex symbol de la saison, plutôt le cousin feuillage de Pocahontas, et si les téléspectateurs intéressés par les hommes devaient retenir un nom sur lequel fantasmer, ça ne serait certainement pas le mien. Pas quand t'as César, Gio ou même Cristopher dans un autre style. Mais bon, honnêtement, je m'en fous un peu, c'était loin, très loin d'être mon objectif en débarquant ici et si je peux limiter l'envoi de petites culottes à mon appartement de Melbourne, ça m'arrange. Je me félicite même de ne pas avoir une tête de truand au grand cœur, de jeune fringuant ou d'excentrique intriguant pour le coup. En attendant, je roule des billes en direction de Penny, la seule "chose" qui m'intéresse pour l'instant. A la voir là, avec sa cigarette, c'est comme si j'étais jamais parti et qu'on s'était vus hier. Lorsque viendra le moment où on devra vraiment se dire au revoir, ça sera autre chose. Parce que si je suis intimement persuadé que ça ne sera jamais un adieu, il faut rester réaliste : ça ne sera plus comme ici. On se verra moins, beaucoup beaucoup moins. C'est ce qu'elle a dû se dire lorsque j'ai été éliminé. Peut-être qu'elle a déjà fait son deuil, Penny. Parce que c'est ce que ça vous fait, ici. Tout parait tellement plus intense et définitif, et grave et important. « Désolé » je souffle, vraiment sincère pour le coup. J'adore Penny, et le fait de savoir qu'elle se soit sentie mal à cause de moi m'embête. Elle a sa tête sur mon épaule et indépendamment de toutes les bêtises, j'ai envie de la réconforter. En revenant, humblement, j'espérais qu'elle se sente mieux et savoir que Joaquim était également revenu m'a soulagé d'autant plus. Bien sûr, c'est différent parce qu'eux se verront toujours. C'est pas ce jeu qui changera quoi que ce soit. « Je pensais pas que ça te rendrait aussi triste » j'ajoute à demi-mot. ça peut paraître prétentieux dit comme ça, mais c'est surtout que Penny, c'est une entière, elle fait rien à moitié, elle dit rien à moitié, elle ressent rien à moitié. Dans un sens, on a ça en commun, sauf qu'elle est inexorablement sincère et moi, je me débats pour savoir si c'est réel ou pas. « C'était vraiment bizarre de vous voir à travers un écran, c'est comme si on existait plus complètement » je réponds en plissant les lèvres, parce que ouais, c'était vraiment, vraiment un sentiment étrange. Brusquement, on n'évoluait plus dans la même réalité, on faisait plus partie du même monde et c'est comme si trois espace-temps nous séparait. « Ils ont diffusé ton, hm, moment avec César. Comme ça tu sais. » j'avance finalement. J'imagine qu'elle voulait savoir et même si, connaissant Penny, elle n'a sûrement aucun problème à assumer de l'avoir embrassé, tant qu'à faire, autant que ça soit Joaquim ou moi qui le lui disons plutôt que de tout ramasser à la sortie.  Finalement, je repense à un autre moment que j'ai capté à la télévision durant la semaine dernière et ça m'anime l'espace d'un moment, au terme duquel je lui présente un papier avec mon numéro de téléphone. Evidemment, elle plaisante, et je fais de même. N'empêche que je fourre aussitôt son numéro à elle dans ma poche, histoire de pas le perdre. « Dès que je l'aurai trouvé sur une carte » je réplique mais en réalité, derrière le sarcasme habituel, il y a une résolution. Je vois dans ses yeux qu'elle dit ça pour la forme, qu'elle n'y croit pas une seconde. J'imagine qu'elle se rend compte que peu des candidats vivent aux Etats-Unis et que ça rend compliqué le contact régulier, du moins en face à face. De chez moi en particulier, parce que de l'Australie, j'en ai pour minimum vingt-quatre heures de voyage et je ne sais combien de vol pour aller à peu près sur n'importe quel continent. Pourtant, moi, dans mon esprit, j'y crois et c'est acté, déjà. Je ne sais pas quand, mais je sais que j'irai à Kissimmee. « J'aimerais bien voir l'endroit où tu as grandi » je dis distraitement, en détournant le regard vers les jardins, perdu dans mon imagination pour tenter de me représenter petite Penny la souris. Avec une salopette en jeans, et ses cheveux hérissés. Elle devait suivre Joaquim partout comme son ombre, en essayant de refaire tout ce qu'il faisait pour lui montrer qu'elle a pas besoin de lui. ça me donne envie de sourire parce que je la vois presque courir là, face à moi, au milieu de la pergola mais c'est bien Penny adulte dont je capte le regard et qui a en elle toute une histoire, toute une vie. Je me rends compte que je ne sais pas grand chose d'elle, au final, et cette pensée me rend un peu triste.  « Tu m'as jamais parlé de ta vie là-bas, ou de ta vie tout court, en fait » j'ajoute, comme pour l'inviter à le faire. Bien sûr, comme tout le monde ici, on a entendu plus ou moins ce qu'elle a raconté dans son casting, puis elle a donné des indices, elle a lancé quelques bribes d'informations à droite à gauche, parfois volontairement, parfois échappées, mais elle s’épanche peu, Penny, ou alors c'est juste avec moi.
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MessageSujet: Re: Trustful hands. (lundi, 12h05)   Trustful hands. (lundi, 12h05) EmptySam 12 Jan - 19:20

Les admiratrices de Leon. Je sais bien qu’il doit en avoir à l’extérieur, qu’il arrête de jouer les innocents. Tout ce charme, bienveillance et caractéristique attachante de sa personnalité doivent bien se refléter dans les téléviseurs des téléspectateurs. Leon, il ne peut pas être passé inaperçu malgré son élimination précipitée. Je sais qu’il n’a jamais aspiré à devenir la grande star d’Hollywood, et s’il y a bien un rôle dans lequel je ne l’imagine pas, c’est celui-là. Reste qu’il est spécial à mes yeux, et que ça doit s’être traduit en positif dans le monde extérieur. « Le fan club des gros sourcils de Leon. » J’en suis la présidente, s’il ne le savait pas encore. Pourquoi est-ce que j’ai autant de difficulté à rester sérieuse avec lui ? C’est comme si pour un mot sorti de ma bouche, une connerie devait automatiquement suivre. Dans ce cas-ci, je voulais surtout éviter d’afficher un quelconque embarras qui aurait pu se montrer face à l’attachement que je lui porte. Et maintenant qu’il est de retour et que je peux le serrer dans mes bras, rires de ses blagues stupides et renouer avec notre complicité, ça me frappe encore plus à quel point il m’a manqué en une semaine. C’est terriblement stupide de s’attacher à quelqu’un de cette façon, alors qu’on est à mille lieues de la réalité. Lui dire que c’est de sa faute si je me suis retrouvée avec un niveau d’alcool élevé dans le corps après son élimination n’est pas un réel reproche. Il aurait été sauvé et j’aurais peut-être été dans le même état, alors honnêtement, il ne faut pas tout transposer et supposer ce qui serait ou non arrivé. Mais je ne peux plus me mentir et me dire que ça ne m’avait pas chamboulé cette histoire. J’ai ma tête sur son épaule et je l’étends me dire qu’il est désolé. Il ne peut pas s’excuser de l’impact qu’il a eu sur mon aventure et sur moi. Je ne veux pas qu’il soit désolé pour ça. « Je ne pensais pas que ça me rendrait aussi triste non plus. » je souffle ces mots comme une résignation, ne poussant pas de confessions trop hâtives de peur de verbaliser le tout d’une mauvaise façon. Leon dans sa quête personnelle, il n’a pas encore saisi l’effet qu’il a sur les autres, je crois. Je le comprends puisque je me reconnais dans cette recherche de ce que je représente et qui je suis réellement au fond. Au-delà de l’émission et des motifs qui nous ont poussés à nous inscrire mon frère et moi, je prends doucement conscience qu’il s’agit bien qu’une aventure et qu’on ne peut pas sortir d’ici sans avoir été confronté à nos pires démons. Tout comme le meilleur peut aussi en ressortir. « C’est un peu l’impression que j’ai alors qu’on est ici. Qu’on existe plus vraiment en dehors du cadre de ce jeu. Puis, de vous voir revenir, ça remet les choses en perspective. » Ça me permet de me raccrocher à la réalité, mais aussi de questionner ma place dans celle-ci. Je me pose surement trop de questions. Puis Leon il répond finalement à ma question indirectement en mentionnant mon moment avec César, pour reprendre ses mots. « Hm… » Pour une rare fois, je me sens gênée. Pas gêné ou embarrassé du baiser en tant que tel. Non, c’est plus par rapport à Leon. À mes motivations et surtout, aux raisons qui se sont manifestées dans mes agissements. « Joaquim me l’a mentionné oui… » Nous avons eu l’occasion d’en discuter la veille, mais au moins je sais que Leon a vu la scène aussi et qu’il est au courant. En fait non, il ne doit même pas saisir une minime partie de ce qui s’est déroulé dans ma tête à ce moment-là, mais c’est peut-être mieux ainsi. « Mettons ça sur le dos de l’impulsion. » j’ajoute peu convaincu moi-même de ce que j’avance. Je ne sais juste pas quoi dire. Quelques secondes s’écroulent alors que je fixe Leon avec une certaine douceur, finissant par me mordiller la lèvre inférieure par nervosité. J’attrape mon paquet de cigarettes parce que j’ai besoin de m’occuper les mains. Je sais qu’on va se revoir Leon et moi, qu’on gardera le contact parce que l’envie y est, mais je ne peux m’empêcher de penser que quand toute la frénésie s’estompera et que je serai de retour en Floride, la distance finira par jouer contre nous. À moins de gagner l’émission, je n’aurai jamais les moyens de me rendre en Australie. Et de son côté, même si je compte un tant soit peu pour lui, qui aurait envie de venir se perdre du côté de Kissimmee. « Tu trouves Mickey sur ta carte et après tu vas juste un peu à l’est. Bam ! Kissimmee, royaume féérique du motel bas de gamme et des fast-foods graisseux. » Bienvenue en Amérique. Je rigole avec un certain sarcasme aussi, assumant entièrement d’où je viens. Jusqu’à tout récemment, c’était tout ce que j’avais vu du monde, la Floride. Je ne peux donc pas que la dénigrer, même si je peux aussi en rire un peu. Reste qu’il n’y a rien à y voir, mon cher Leon. On fait rapidement le tour. Je suis un peu injuste avec lui. Parce que c’est vrai que je ne me suis jamais ouvert à lui à ce sujet. Je ne sais pas pourquoi précisément. Je crois que je voulais préserver la relation que j’ai avec lui, de ce qu’est ma vie là-bas. Je me lève d’un bond parce que je ne peux pas rester assise comme ça à le regarder dans le blanc des yeux et parler de ma vie. « Viens, j’ai envie de marcher » je saisis sa main, nouvelle cigarette entre les lèvres quittant la pergola bien que n’ayant pas de destination finale. « Ma mère nous a élevé seule Joaquim et moi. Il n’a jamais connu son père et moi je n’ai jamais connu le mien. » L’idée de le retrouver m’était déjà passée en tête, mais ça donnerait quoi après tout. Il n’est même pas au courant de mon existence, je ne crois pas que l’apprendre m’apporterait quelque chose. « J’ai des origines portoricaines et je ne sais pas parler un mot espagnol, c’est un peu ironique. » je rigole faiblement bien que ça m’embête au fond, de ne rien connaître de cette culture. « On n’a jamais eu de maison. Pas même d’appart. J’ai passé ma vie à vivre dans des chambres de motels payées à la semaine, en voyant ma mère stresser à savoir si on allait avoir assez pour pouvoir rester la semaine d’après. » Et je vis encore un peu comme ça. Dans des chambres louées chez des amis ou dans le Fantasyland motel sur le bord de l’autoroute, qui soit dit en passant n’a aucune fantaisie. À l’exception de l’air climatisé inclus et la machine de boissons gazeuses à côté de ma porte de chambre. « J’étais une petite peste… Ce qui contraste avec mon statut d’ange d’aujourd’hui. Joaquim pourrait en témoigner. » battements de cils exagérés pour ajouter une touche de comique à mon histoire. C’est pour ça que je n’aime pas parler de moi. Parce que j’ai toujours cette impression que ça sonne dramatique alors que de mon point de vue, ce n’est pas si grave que ça. Il y aussi certaines facettes que je serais prête à aborder avec Leon, mais dont le jeu m’en empêche. « Demande-moi ce que tu veux savoir sur Penny l’exploratrice et je te le dirai. » Mais après ce sera son tour. Parce que j’ai aussi mille et une question pour Leon. Sur sa vie, sur lui.
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MessageSujet: Re: Trustful hands. (lundi, 12h05)   Trustful hands. (lundi, 12h05) EmptyLun 14 Jan - 18:51

J'éclate de rire, je peux pas m'en empêcher et je frotte mon sourcil droit du bout de mes doigts sans y penser. Je crois que j'ai jamais autant abordé le sujet de ma pilosité qu'avec elle. Même Shayma n'a pas autant relevé le côté inexorablement indien de mon physique. Mais ça m'amuse, ça m'amuse d'autant plus que je suis sincèrement heureux de la retrouver, Penny. Le naturel de notre amitié est quelque chose que j'ai trouvé chez peu de personnes, jusque-là, pour plein de raisons. Principalement parce que j'étais moi-même à un stade psychologique très différent et parce que je m'efforce de capturer mon individualité pour lui donner un sens. Penny, elle me facilité agréablement la tâche parce qu'elle rend ça presque impossible de jouer un rôle. Elle est trop spontanée, et si je me rends compte que je n'ai pas été foncièrement Leon avec tout le monde et tout le temps, ici, je sais aussi qu'elle m'a empêché de me perdre chaque fois qu'on a passé du temps ensemble. C'est quelqu'un de précieux, pour moi, Penny, alors la voir à ce point ébranlée, après le prime de la semaine dernière, ça m'a foutu les boules. J'aurais voulu pouvoir lui dire que c'est rien, que c'est pas si grave, que la vie continue, qu'elle est forte et qu'elle va tous les bouffer tout cru. Evidemment, j'étais pas là. « Tu m'as manqué tu sais, je me suis super emmerdé sans tes bêtises » je plaisante encore, mais ça m'empêche pas de poser sur elle un regard affectueux. Penny, elle est bien plus que son humour douteux, son impulsivité et sa manie irrépressible de se cacher derrière eux. Quand je creuse un peu derrière ses intenses prunelles chocolat, je le vois à quel point elle est sensible, à quel point elle est comme une petite bombe à retardement qui implose parfois et fait des bêtises. Mais pour moi, c'est pas un défaut. C'est ce qui la rend si intensément vivante et humaine, si attachante parce que si réelle. Elle me donne toujours, toujours le sourire et j'espère sincèrement qu'un jour, elle pourra s'entourer uniquement de personnes qui lui feront le même effet qu'elle me fait, à qui cultiveront son sourire au lieu de cultiver le leur au détriment du sien. Tout ça, je crois que ça s'est confirmé lorsque je suis sorti du jeu. Lorsque je me suis retrouvé loin de ces personnes qui ont fait mon quotidien exclusif et ma seule perspective de vie pendant plusieurs semaines. On peut dire ce qu'on veut, ça implique beaucoup. ça change beaucoup. Ces liens sont différents, se créent d'une toute autre façon et la cohabitation ici est si intense que j'ai l'impression que certains sont presque comme des amis d'enfance. Alors forcément, ça fait drôle d'être brusquement plongé hors de tout ça, de retrouver une vie normale plus si normale. Les visages que l'on retrouve sont presque étrangers l'espace des quelques premiers instants, jusqu'à retomber sur terre et se rendre compte que non, ce sont eux, à la télévision, les étrangers. Sauf qu'ils ne seront plus jamais des étrangers. Aussi, j'ai cette sensation dans la tête que je peux pas lui cacher ce qu'on a vu, à Penny. Moi, je l'ai pas vu en direct parce j'étais encore dans la frénésie de la sortie, j'étais même pas encore arrivé à mon hôtel, mais ils en ont parlé pas mal durant la semaine, en montrant Penny, puis César puis Anouchka. J'ai pas tout le contexte mais quand même beaucoup et ça m'avait un peu étonné. J'ai pas compris. Enfin, ça ne m'a pas surpris de Penny parce que je la sais proche de son partenaire, et je la sais sensible et impulsive, mais ça m'a surpris de lui. Qu'il ait laissé les choses aller jusque-là. J'y peux rien, je suis biaisé par l'affection que j'ai pour elle, mais j'arrive pas à me sortir de la tête que s'il la connaissait un minimum, il aurait anticipé le truc. Ou au moins, il aurait su que dans ces moments-là, Penny elle est plus fragile et elle s'en fiche des conséquences parce qu'elle est comme ça : inexorablement imprévisible et gorgée toute entière d'émotions. Enfin, ça ne me regarde pas et c'est pas juste de ma part de le blâmer alors que j'ignore comment j'aurais réagi dans une telle situation. « On peut en parler si tu veux, mais tu dois peut-être en avoir marre que tout le monde s'arrête là-dessus » je souffle en roulant des billes  dans sa direction. Ou peut-être que personne n'en parle en réalité, j'ignore comment ce sont déroulés les derniers jours dans le palais puisque j'étais dehors. Je n'avais accès qu'aux images diffusées à la télévision et de ce que j'ai compris, ça ne s'est pas ébruité tout de suite. Alors peut-être qu'elle a envie d'en parler. Dans tous les cas, je finis par m'ébrouer pour la cheer up un peu. J'espère, du moins, parce que c'est numéro que je lui donne discrètement et je serais un peu vexé qu'elle s'en foute. Je pense pas trop au fait qu'il risque de changer d'ici pas trop longtemps si je migre réellement vers la France parce que j'aurai largement le temps de lui donner le nouveau d'ici là mais par contre, j'essaie de calculer ce que ça change en termes d'avion, par rapport à Melbourne. Franchement, on doit gagner dix bonnes heures de vol et un bon paquet de fric aussi, du coup. Elle semble prendre tout ça à la rigolade, je sens l'ironie dans sa voix mais peu importe ce qu'elle en pense, parce que si elle m'invite en Floride, elle ne devra pas me le dire deux fois et elle a intérêt à me préparer mon matelas gonflable.« Heureusement qu'il y a Penny la souris pour réellement rendre tout ça un peu plus magique » je réplique avec un sourire amusé. Mais blague à part, ça m'intéresse de connaître cette partie de sa vie. De connaître sa vie, en fait, au-delà des informations piochées à droite à gauche lorsqu'elle accepte finalement de dégoupiller la grenade. Sauf qu'au lieu de répondre, elle attrape ma main pour m'attirer dans les jardins et moi, je la suis docilement, prêt à la suivre dans peu importe quelle aventure elle poursuit pour s'échapper de la vie. Silencieux, j'attends qu'elle se manifeste et lorsqu'elle se lance, je l'écoute, l'imagination en éveil, pour tâcher de me représenter chaque détail.« ça nous fait quelque chose en commun alors. C'est ma mère que je n'ai jamais connue, elle est morte en me mettant au monde. Et elle était indienne, mais moi je ne parle pas un mot d'hindi ou de bengali ou de rien du tout. En fait, pendant des années, j'ai tout fait pour me détacher de cette partie de moi. Je regrette un peu, aujourd'hui. » je dis distraitement. Avec le recul, j'ai l'impression que c'est sa présence toute entière dans ma vie que j'ai rejetée. La seule possibilité d'avoir une relation avec elle. Si ça m'affecte ? bien sûr. Mais je ne fais plus aucun commentaire, mais je souris face à son air, lorsqu'elle termine. Elle a eu une drôle de vie, Penny. Pas le genre qu'on envie, ça n'a pas dû être facile tout le jour et je pense pas que quiconque ayant une enfance plus banale que la sienne ne puisse réellement comprendre le lien entre Joaquim et elle. Pendant des années, ils ont dû être littéralement tout l'un pour l'autre. Est-ce bizarre que ça me fasse un peu rêver ? Moi qui suis enfant unique, sans cousin ni cousine ? je papillonne des yeux vers elle alors, lorsqu'elle m'invite à lui poser des questions et un sourire presque carnassier étire mes lèvres. Tu n'aurais pas dû dire ça, Penny, tu sais pas à quoi tu t'engages. « Qu'est-ce que tu voulais devenir plus tard, quand tu étais petite ? » je commence aussitôt, mes pas s'animant au gré de mes pensées qui se bousculent. Je commence à marcher en biais pour la regarder en même temps, mes bras se mettent à accompagner chaque mot, comme lorsque j'étudie un personnage pour le rendre complètement mien. Sauf que là, c'est un exercice totalement différent. C'est une vraie personne et il n'est aucunement question de possession. Juste de partage. « C'était quoi tes rêves ? Et maintenant ? » Qu'est-ce qui exaltait petite Penny, qu'est-ce qu'elle racontait à son frère, lorsqu'elle expliquait ce qu'elle voulait faire de sa vie ? Est-ce que ça a changé, depuis ? à quoi est-ce qu'elle aspire, maintenant ? « Tu penses partir de Kissimmee un jour ? C'est quoi tes endroits préférés là-bas ? Et ceux où tu traînais après les cours, quand tu étais ado ? C'est quoi ton plus beau souvenir ? » J'imagine la Floride avec ce soleil brûlant la pelouse et Penny assise sur une table de pique nique en bois face à son lycée. « Et quelle est ta couleur préférée ? » Non parce que c'est franchement sous-estimé comme question ça. « Est-ce que tu es heureuse ? » j'ajoute alors sans pouvoir m'empêcher de pivoter le regard dans sa direction, mes prunelles captant les siennes.
 

Trustful hands. (lundi, 12h05)

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