GIOANOUCHKACESARLUCYPENNYZIYANSIDKARLAACHANAALYCRISTOPHERRHEA
FAWNGOLSHIFTEHLINADASHRICHARDBASTIANLEONJOAQUIMMAZEJULIETTEULISESTIMEO
Partagez | 
 

 c'est l'heure, on se retrouve. (lundi - 01h30)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Karla

Karla
MESSAGES : 331
LOCALISATION : paris, fr.
EMPLOI : violoniste.
POINTS : 158

LOVER'S LIFE
CAGNOTTE: 29 600 €
RELATIONS:
PARTENAIRE: achana.
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: c'est l'heure, on se retrouve. (lundi - 01h30)   Lun 7 Jan - 1:15

Le prime est terminé depuis quelques minutes maintenant. Je suis sortie précipitamment du plateau, sans attendre qui que ce soit. Il faut dire que malgré les rebondissements, ses nominations ne m’affectaient pas vraiment. J’ai vite grimpé les escaliers, sautant les marches de deux en deux, manquant de me bousiller la cheville à plusieurs reprises ou de trébucher sur ma longue robe qui n’est pas destinée à ce genre de course à pied. Malheureusement pour moi, je suis encore liée à Achana. Cependant, il y a eu une autre bonne nouvelle lors du prime qui m’a redonné la banane. C’est pour cette raison que je suis élancée vers ma chambre et plus précisément vers mon lit. Je prends les oreillers et les quelques affaires de l’asiatique traînant sur mon lit pour les jeter un peu plus loin. Ce soir, il est hors de question que je partage ce lit avec elle. Il est réservé à quelqu’un d’autres. Je remarque que notre chère Achana n’est pas très ordonnée et qu’il y a bien trop d’affaire lui appartenant dans mon espace vital. Je continue de tout balancer quand j’entends la porte dans mon dos s’ouvrir. Punaise, il ne manquerait plus que ce soit elle, elle serait capable de me refaire une véritable crise d’hystérie. Sauf que quand je tourne la tête, je remarque tout de suite les boucles brunes de la personne qui se tient face à moi. Mon sourire s’élargit alors en sa présence. Je me lève rapidement et m’approche à la même vitesse jusqu’à @Leon, m’arrêtant à quelques centimètres de lui. « Te revoilà enfin. » Bon d’accord, la séparation n’a pas été la plus longue de cette aventure, mais cela n’empêche que je suis heureuse de le ravoir auprès de moi. Sans demander sa permission, mes lèvres rentrent en contact avec les siennes pour lui offrir un petit baiser de rien du tout. Au bout de quelques secondes, je recule mon visage. « J’espère que tu ne vas pas t’en offusquer, toi aussi. » Je fais bien sûr référence au baiser que j’ai donné à Sid et qu’il a très mal pris, au point que je me suis retrouvais avec plein de candidat sur le dos et sûrement une association contre le harcèlement sexuel en sortant d’ici. Le baiser offert à Sid était surtout un moyen de me moquer de lui, tandis que pour Léon, c’est une simple envie que je n’avais pas envie de contenir. « Alors, comment je suis à l’écran ? Aussi diabolique qu’en vrai ? » Je suis sûr que la production s’est bien arrangée pour me donner le rôle de la peste, même si ce n’est pas non plus une image très différente de la réalité. Je me recule pour lui laisser l’accès à la chambre. « Comme tu vois, j’ai récupéré notre lit. » Bon, je suis sûr que je vais en entendre parler demain, mais je suis prête à prendre le risque. Pour lui.
Leon

Leon
MESSAGES : 288
AGE : 29
LOCALISATION : melbourne, aus.
EMPLOI : comédien de théâtre.
POINTS : 260

LOVER'S LIFE
CAGNOTTE:
RELATIONS:
PARTENAIRE: karla
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: c'est l'heure, on se retrouve. (lundi - 01h30)   Lun 7 Jan - 2:43

Quand on m'a appelé pour m'inviter à réintégrer le nid de Fake Lover en tant que soutien pour les candidats encore en lice, j'ai pas vraiment hésité, parce que c'est comme si je n'en étais jamais vraiment sorti. Bien sûr, on m'a lâché dans Dublin sans plus de cérémonie, j'ai pu revoir mon père qui a pris un vol jusqu'en Europe pour visiter avec moi le temps que je retombe les pieds sur terre après plusieurs semaines de conditionnement immersif qui a un peu foutu mon cerveau en vrac. Mais ça fait à peine une semaine que j'ai été éliminé, une semaine qui est passée à une allure folle, presque irréelle, et j'en garde si peu de souvenirs que me retrouver dans le sas, que je connais maintenant par cœur, me rassure presque. Je sens encore l'adrénaline des éliminations qui viennent de se terminer, j'entends encore les bruits, la voix de Brune, les cris des candidats. J'aurais pu débarquer à ce moment-là, à la toute fin du prime, lorsque tout le monde était encore présent sur le plateau, mais j'ai préféré une entrée plus discrète, peu désireux d'obliger tout le monde à m'accueillir avec un sourire forcé alors que certains ont des éliminations à ressasser. Aussi, lorsque j'aligne les pas dans le nid, l'effervescence se tasse tout doucement, les uns et les autres sont déjà partis se déshabiller, d'autres traînent encore et je m'arrête pour discuter avec l'un ou l'autre. Je ne trouve ni Karla, ni Penny, cependant, et je m'amuse à simuler l'agacement pour moi-même en montant les marches pour me diriger vers les chambres. Aucune des deux n'est là pour m'accueillir, tu parles de copines. J'ai presque envie de me marrer tout seul mais je me contente de secouer vaguement la tête, étonnamment léger. Drôle de sensation. Machinalement, je braque de côté. Je sais que Karla dort toujours dans la chambre Xiwangmu, alors c'est sans y penser que je m'arrête devant la porte. Penny attendra demain - elle a César, peut-être même Joaquim, alors je ne m'en fais pas. Finalement, j'ouvre la porte de mon ancienne chambre et le vacarme d'un ouragan me parvient aussitôt. Au milieu des décombres de ce qui m’apparaît être une zone de guerre, j'aperçois Karla qui déménage. Je me retiens de rigoler parce qu'elle se tourne vers moi, m'offre un large sourire et me rejoint avec un contentement qui parait si sincère qu'il occulte tout le reste. « Comme si j'allais te laisser une occasion de m'oublier. » je rétorque gentiment, sans pouvoir m'empêcher de sourire. Evidemment que je plaisante et évidemment que je sais que ça n'aurait pas été le cas. Elle me laisse pas le temps de dire quoi que ce soit de plus, ni même de réfléchir parce qu'elle précipite son visage contre le mien, explosant mes défenses déjà étourdies lorsqu'il s'agit d'elle, pour poser ses lèvres sur les miennes. Je pourrais dire que je suis pris au dépourvu mais en vrai, pas tant que ça, et comme mus par un réflexe acquis en silence, au fil des semaines, je la réceptionne sans un mot et mes doigts glissent le long de son dos. J'ai les paupières closes mais je la vois très clairement contre moi, Karla, et lorsqu'elle finit par s'éloigner, je me sens bien. Juste bien. « Quoi, que tu coupes tes spaghettis au lieu de les enrouler ? franchement, j'ai eu du mal au début, mais parce que c'est toi je veux bien faire une exception. » C'est ma façon à moi de dire que c'est pas grand chose, j'imagine. Bon, c'était pas très malin, en particulier parce qu'il s'agit de Sid et qu'un aveugle aurait compris que ce genre de chose ne veut pas dire la même chose pour lui que pour elle, mais de là à lui en tenir rigueur ? ça m'a un peu embêté pour lui, parce que je l'aime bien Sid, et que j'ai bien vu que ça l'a troublé, aussi, par respect, je m'empêche de plaisanter par rapport à la situation, mais je prends nettement moins les choses à cœur que lui, et c'est ce qui m'empêche d'être offusqué. « Ils t'appellent Harley Queen dans la presse people, sexy mais démoniaque » je me moque doucement (et c'est même pas moi qui ai trouvé le jeu de mots) en traversant la pièce avec ce drôle de sentiment de revenir chez moi après des vacances. Voilà que la réalité s'inverse. En un coup d'oeil rotatif, je note des changements, de nouveaux locataires, d'autres qui sont partis, je fais les repérages aux vêtements, aux effets personnels, et ça me fait presque bizarre de me rendre compte que la vie a réellement continué, ici. Parce que les voir à la télévision, ça n'a rien à voir avec le fait de vivre avec eux. « T'as changé les draps j'espère, ça me gêne de passer après votre amour passionnel, avec Achana » je fais mine de minauder. Mais en réalité, si ça m'amuse de l'imaginer foutre Achana dehors pour que je puisse dormir avec elle à nouveau, ça me touche aussi. J'avais pas trop songé à tout ça en débarquant, j'avais oublié que Karla avait une nouvelle partenaire avec qui elle devait partager son lit, ça me semblait tout naturel de réintégrer ma place avec elle, mais maintenant que je suis face à elle, qui s'est dépêchée de m'accueillir décemment dans la chambre, je me rends compte que j'aurais pu franchement devoir me trouver un lit vide et triste. « Tu m'as manqué » j'annonce finalement, en captant ses prunelles. Histoire d'être sérieux, deux minutes.
Karla

Karla
MESSAGES : 331
LOCALISATION : paris, fr.
EMPLOI : violoniste.
POINTS : 158

LOVER'S LIFE
CAGNOTTE: 29 600 €
RELATIONS:
PARTENAIRE: achana.
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: c'est l'heure, on se retrouve. (lundi - 01h30)   Mar 8 Jan - 0:16

Dès que je vois sa tête passant la porte de notre chambre, j’ai un sourire jusqu’aux oreilles. Pour les candidats qui pensent que je ne souris jamais, ils seraient bien surpris de voir à quel point j’ai une humeur très différente quand je suis près de @Leon. Sa présence me fait un bien fou, elle me soulage, comme si la semaine passée n’avait été qu’un mauvais rêve dont j’ai enfin réussi à sortir. Je virevolte pour me retrouver face à lui, comme pour être sûr qu’il est bien réel, que ce soit bien lui. Je ne peux m’empêcher de lui faire remarquer que nos retrouvailles ont été beaucoup trop longue pour moi. Il me dit qu’il n’allait pas laisser cette occasion pour que je l’oubli. C’est impossible, puisque mon aventure, c’est lui et uniquement lui. « Comme si c’était possible de t’oublier. » Et finalement, on s’était séparé sur une simple accolade, je lui offre un doux baiser pour ce retour tant attendu. Il est réceptif, je sens même à un moment donné ses doigts glisser sur mon dos. Je plaisante dès l’instant où mes lèvres quittent les siennes, en référence à un autre baiser que j’ai pu donner à Sid il n’y a pas très longtemps. Ils n’ont cependant rien à voir. Bien sûr, comme à son habitude, Leon sait comment éviter un sujet qui fâche et se contente de détourner la conversation sur une manie qu’il a repéré chez moi. J’ai un petit rire qui s’échappe de mes lèvres, secouant la tête face à ces propos stupides. « Promis, je ne couperais plus jamais mes spaghettis si ça te fait autant de mal. » Et pour appuyer mes propos, je lève la main droite comme le font souvent les politiques lorsqu'ils prêtent serment. Je détourne rapidement le sujet sur la façon dont peuvent me voir les spectateurs à l’extérieur. Est-ce qu’ils me pensent tous si horrible que ça ? Bien que ça ne me fasse ni chaud ni froid d’être détesté par des personnes que je ne connais même pas, je suis assez curieuse de savoir ce qui se dit. Harley Quinn ? Je connais la référence, mais je n’aurais jamais pensé qu’on pouvait m’identifier à elle. « Je suis assez d’accord pour le côté sexy. » dis-je en réponse à cette annonce, levant les épaules sans oublier de lui faire un clin d’œil pour bien montrer que je plaisante, même s’il aurait compris de lui-même. Je lui présente alors notre ancien lit, qui sera celui qu’on continuera à partager jusqu’à la fin de ce jeu. Il est hors de question qu’on dorme ailleurs, nous avons nos repères et j’ai un besoin de conserver ce que je connais déjà. C’est bien pour ça que les affaires de Achana ont eu le droit à un mauvais traitement de ma part en valsant de l’autre côté de la chambre. Sa petite boutade la concernant elle et notre relation ‘’passionnel’’ me fait lever les yeux au ciel. Je ne peux vraiment pas la blairer, je crois que même pour lui c’est clair. « Tu peux quand même applaudir le fait que je n’ai rien tenté sur elle pendant son sommeil. » Pourtant, deux-trois fois j’ai eu des idées assez sombres qui m’ont parcouru l’esprit. Et puis, Leon décide de prendre un ton plus sérieux pour me dire que je lui ai manqué. Mes prunelles se perdent dans les siennes, je me sens presque intimidée par son regard. « Tu m’as énormément manqué également. » Même si je ne suis pas très sentimentaliste, je reste très honnête sur ce que j’ai ressenti après son départ. « J’ai vraiment besoin de toi jusqu’à la fin. » Ma demande est assez égoïste et ambitieuse, puisque mon aventure va peut-être s’arrêter d’ici dimanche, mais je sais que j’ai besoin de sa présence à mes côtés tant que je serais ici. J’attrape sa main que je garde dans la mienne. « Tu veux bien rester au moins jusqu'à ce que ce soit fini ? » ma voix se veut plus douce, presque suppliante. Ça ne me ressemble pas, mais tout est toujours différent quand je suis avec lui, je ne sais pas comment il arrive à faire ça.
Leon

Leon
MESSAGES : 288
AGE : 29
LOCALISATION : melbourne, aus.
EMPLOI : comédien de théâtre.
POINTS : 260

LOVER'S LIFE
CAGNOTTE:
RELATIONS:
PARTENAIRE: karla
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: c'est l'heure, on se retrouve. (lundi - 01h30)   Mar 8 Jan - 2:08

Revoir Karla me fait me rendre compte à quel point ce jeu, ces interminables semaines auraient été radicalement différents si elle n'avait pas été là. Bien sûr, j'ai rencontré d'autres personnes passionnantes, amusantes, touchantes et attachantes, mais chacun d'entre nous a cette rencontre spéciale, celle qui a tout changé. Pour moi, c'est Karla. Difficile à expliquer pourquoi, mais je me dis que c'est ça, justement le truc. ça n'a pas besoin d'explication. Alors bien sûr, je réceptionne mon baiser, bien sûr que je conserve le goût de sa peau sur les lèvres lorsqu'elle s'éloigne, bien sûr que je ne dis rien, guidé par le naturel entre nous, et bien sûr que j'ai saisi que l'épisode avec Sid, c'était un geste idiot mais peu significatif pour elle et donc pour moi. Tout est significatif et rien ne l'est, ici. A l'extérieur, ça n'a pas pris les proportions que ça semble avoir pris dans le jeu. C'était rien qu'un baiser. Certains ont trouvé ça drôle, d'autres ont moins aimé. De toute façon, il se dit mille et une choses, dehors. « Oui, c'est ce que je leur ai dit aussi » je ris tranquillement. Evidemment, j'ai eu droit à pas mal de questions sur Karla, puis sur Penny, puis sur les deux en même temps, comme s'il y avait quoi que ce soit de comparable. « Ils ont essayé de m'extorquer des infos, tu intéresses beaucoup de monde, dehors, tu sais » je finis par lui raconter distraitement, le regard perdu parce que c'est en réalité tout mon esprit qui tend vers mes souvenirs. La semaine qui vient de passer me parait déjà si lointaine et si... oubliable ? Franchement, c'est la partie qui m'a le moins intéressé. Une pseudo fame qui va retomber d'ici un mois, même pas, des invitations en boite tous les soirs mais ça, pareil, ça me passe largement au-dessus de la tête, les gens qui te reconnaissent où que tu ailles, ce qui est bien plus relou qu'autre chose. C'est l'avantage du théâtre par rapport au cinéma, t'as pas ce genre de problème. Parce que je vois ça davantage comme un problème que comme une récompense. J'aime mon anonymat, j'aime profondément mon anonymat, de n'être qu'un point au milieu de la foule. J'ai hâte qu'on m'oublie, très sincèrement. « à certains j'ai dit que c'était une tache de naissance en forme de violon sur tes côtes qui t'a donné une vocation de musicienne, à d'autres que tu récites des alexandrins en dormant » et si j'ai l'air de plaisanter, ce n'est en réalité pas du tout le cas. Je me suis bien amusé à élaborer les anecdotes les plus stupides ou visiblement inventées sur elle, simplement pour faire chier les journalistes qui venaient faire ami-ami pour me tirer deux ou trois scandales sur la froide et délicieuse Karla. De toute évidence, ceux-là n'étaient pas très attentifs en me regardant pendant le jeu. « Résultat, je suis un imbécile peu coopératif » je me marre, amusé par mes propres bêtises, avant d'ajouter, un peu fier de moi : « mais toi, tu es un mystère encore plus impénétrable. » J'avoue, j'ai fait sa pub comme un forcené, dehors. La production nous refile quelques interviews, à nous, les candidats éliminés. Pas énormément parce que c'est toujours mieux d'attendre la fin de la saison pour avoir les vrais stars mais les gens aiment avoir l'envers du décors et des anecdotes croustillantes sur les candidats qu'ils aiment encore regarder. Sauf que franchement, je m'en fous un peu de tout ça, les interviews ça me barbe comme une vieille célébrité blasée. Tout ce que j'ai fait, c'est encenser Karla et Penny au maximum au point que les journalistes ont tous bien compris mon petit manège. Jusqu'à ce qu'il y en ait un, une raclure, qui amène Shayma dans l'équation. Là, ça m'a gonflé et j'ai bien été obligé d'obtempérer pour qu'il abandonne cet angle d'attaque. « C'était pas le genre de cadeau que je voulais te laisser en partant » je soupire. Difficile de louper l'animosité entre elles. Personnellement, je n'ai pas de problème avec Achana, on a déjà longuement discuté sans problème, mais il faut déjà y aller pour que j'ai un problème avec quelqu'un. Mais bon, je pouvais pas savoir que j'allais foutre un bordel monstre en changeant les partenaires de tout le monde, y compris de la mienne, et que par ma faute, elles allaient mutuellement se retrouver dans cette situation inconfortable. En définitive, je me dis qu'Achana sera sans doute soulagée d'avoir une bonne excuse pour ne plus avoir à se forcer à dormir avec Karla tous les soirs. C'est mon contre cadeau, en quelque sorte. Les séparer avant qu'elles ne s'entre-tuent. Finalement, je roule des billes pour appréhender les siennes et je lui confesse naturellement qu'elle m'a manqué. C'est vrai. Elle m'a manqué. Son absence à mes côtés était d'autant plus étrange qu'on a passé énormément de temps ensemble en très peu de temps, qu'on est devenus proches rapidement. Je me suis rendu compte à quel point l'enfermement et le confinement en compagnie d'une poignée d'inconnus pouvait sacrément jouer avec les perceptions. Je sens mon cœur qui se sert face à cette Karla presque vulnérable qui parait me demander l'impossible et j'ai presque envie de rire candidement, de la serrer contre moi et de lui dire qu'elle est idiote. « Je resterai aussi longtemps que tu le voudras » je réponds simplement, en serrant ses doigts et en lui offrant le sourire le plus sincère dont je suis capable. De toute façon, la seule raison pour laquelle je suis revenu dans le palais c'est elle. Et Penny. Dès qu'elles feront leurs valises définitivement, je prendrai moi aussi mes cliques et mes claques pour terminer pour de bon ce chapitre de ma vie. Mais en attendant, je peux pas me sortir de la tête cet élan étrange dans sa voix. « Comment tu te sens ? ça t'inquiète, la fin ? » je l'interroge alors en m'asseyant sur le lit, l'entraînant à faire de même en tirant doucement sa main. On en avait jamais vraiment parlé, jusque-là, de tout ça. De ce qu'elle voudrait faire, une fois le jeu terminé, de ce qu'elle cherchait ici et de ce qu'elle allait en garder une fois retournée à sa vie normale.
Karla

Karla
MESSAGES : 331
LOCALISATION : paris, fr.
EMPLOI : violoniste.
POINTS : 158

LOVER'S LIFE
CAGNOTTE: 29 600 €
RELATIONS:
PARTENAIRE: achana.
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: c'est l'heure, on se retrouve. (lundi - 01h30)   Mar 8 Jan - 4:21

Je me demande ce qu’il a fait durant cette longue semaine. Pour lui, ce n’était pas difficile d’imaginer ce que je faisais, il suffisait d’allumer son écran et il me retrouvait au même endroit à foutre un peu la zizanie comme à ma grande habitude. Alors que moi, je n’avais aucune idée de ce qu’il pouvait bien faire. Peut-être a-t-il fait de nouvelle rencontre, après tout, on a une célébrité éphémère quand on quitte ce jeu. Peut-être a-t-il simplement décidé de profiter de cette semaine pour se reposer et un peu digérer les semaines passées enfermé ici. J’aurais tellement de question à lui poser et pourtant, je reste assez silencieuse sur ce sujet. Je ne veux pas m’immiscer dans sa vie à l’extérieur m’ayant déjà bien trop introduite dans sa vie ici. Il m’explique alors qu’ils ont voulu lui soutirer des infos sur moi. Finalement, il n’avait pas le temps de m’oublier. Sans trop savoir pourquoi, ça me fait du bien de savoir qu’on lui a posé toutes ses questions à mon sujet. Pas parce que j’ai une soif insatiable de célébrité, mais surtout parce que de devoir entendre mon nom l’a obligé à penser constamment à moi. Il me raconte les subterfuges qu’il a dû trouver pour ne pas trop en dire sur moi, comme une tâche de naissance en forme de violon qui m’aurait donné envie de devenir musicienne ou que je récite des poèmes durant mon sommeil. Je secoue la tête en riant face à ses propos, il a voulu conserver tout le mystère qui m’entoure jusqu’au bout. « Je pense qu'on peut te remettre l’award du meilleur partenaire dans ce jeu, toutes saisons confondues. » Je ne suis pas sûr que quelqu’un d’autres aurait autant protégé sa partenaire de jeu que l’a fait Leon, même en dehors du jeu. On finit indéniablement par parler de ma nouvelle partenaire, le boulet par excellence, Achana. Il prend la responsabilité de ce cadeau empoisonné, même si ce n’est aucune de sa faute. « Tu sais, je crois que la production aurait trouvé un moyen comme un autre de m’associer à elle. Notre "clash" doit sûrement faire plus de vues que ses vidéos youtube. » Un petit tacle au passage pour la jeune femme, bien mérité. Et puis une nouvelle fois, j’ai chacune de mes barrières qui s’effondrent face à son simple regard. Des émotions qui me sont inconnus me submergent et le seul moyen d’y faire face, c’est simplement de lui demander de rester avec moi. Parce qu’il n’y a qu’avec lui que j’arrive à découvrir une nouvelle Karla. Il accepte. Comme à sa grande habitude, il cède à mes caprices sans rechigner. Je m’en veux presque de l’obliger à rester auprès de moi, mais je me sens incapable d’être encore séparé de lui. Il me demande alors si j’appréhende la fin de ce jeu, si ça m’inquiète. Il me fait m’asseoir à ses côtés sur le lit que j’ai débarrassé pour nous. « Non, ce n’est pas vraiment la fin qui me fait peur. C’est plutôt le futur. Ce jeu, c’était un peu comme une bulle, une échappatoire. En sortant d’ici, je vais devoir faire face à ma vie. » Et malheureusement, elle n’ira jamais en s’améliorant. Je maintiens sa main dans la mienne, comme si c’était le dernier contact possible. « Tu crois que t’auras de la place pour quelqu’un comme moi dans la tienne de vie ? Dans ta vraie vie ? » Rien ne l’oblige à vouloir garder un quelconque contact avec moi, car après tout, il a sa famille, ses amis et même Shayma. Je suis insignifiante à côté de tous ses liens très forts qu’il entretient déjà depuis des années. Et puis, que pourrais-je apporter à sa vie si ce n’est ma vie tumultueuse remplie de malchance et coup dur du destin.
Leon

Leon
MESSAGES : 288
AGE : 29
LOCALISATION : melbourne, aus.
EMPLOI : comédien de théâtre.
POINTS : 260

LOVER'S LIFE
CAGNOTTE:
RELATIONS:
PARTENAIRE: karla
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: c'est l'heure, on se retrouve. (lundi - 01h30)   Mer 9 Jan - 15:04

Je ne suis certainement pas le meilleur partenaire, encore moins toutes saisons confondues, mais j'accepte le compliment en lui adressant un clin d’œil complice. J'ai simplement l'impression d'être moi sans restriction. Je me découvre irrationnellement investi et désireux d'aimer les gens qui sont importants pour moi, et de toutes les manières. Il m'a semblé tout naturel de m'effacer pour mettre Karla et même Penny en avant puisque je me fiche complètement de l'impact de ces interviews et de cette pseudo célébrité éphémère dans ma vie. Moi, je suis déjà de retour de l'autre côté du miroir, et le peu de moi qui reste encore rattaché à ce jeu n'a plus d'autre utilité que de servir la cause de quelqu'un d'autre.  ça doit être mon côté optimiste, le même que celui qui me fait me dire qu'on a encore un peu d'impact sur ce jeu, que tout n'est pas décidé à l'avance et manipulé par la production. Comme son partenariat avec Achana, par exemple. Je ne réponds rien, parce que je n'ai pas envie de casser du sucre sur son dos alors que je n'ai aucun souci avec elle et puis, parce que c'est aussi normal que ça ne matche pas avec tout le monde. J'ai toujours été un pacifiste, un adepte du compromis, mais il y a aussi ceux avec qui je sais qu'il n'y a rien à faire. ça ne collera pas, c'est tout. Et c'est pas grave. Pas besoin de plaire à tout le monde, parce qu'en définitive, ça revient à ne pas avoir d'opinion, pas avoir de valeurs, pas avoir quoi que ce soit en quoi tu crois. ça, c'est quelque chose que j'ai appris récemment. Et Karla n'y est pas pour rien. En l'entendant, je fronce légèrement les sourcils, parce que l'idée de la savoir angoissée me mécontente, même si je m'en doutais. « Tu n'as pas à faire face toute seule, je peux t'aider, je » et je m'interromps, sans savoir quoi dire en réalité. L'aider. Je peux l'aider. Et comment, donc ? T'as pas de super pouvoirs, Leon, jusqu'à preuve du contraire, t'as même pas la vague idée de ce que ça implique, de ce que ça veut dire, être elle. Je sais même pas comment je pourrais lui être d'une quelconque aide concrètement, mais je sais une chose. Même quand tu ne peux rien faire, il y a des moments où une présence suffit, où une épaule, une oreille, un sourire suffisent. « Tu es l'une des personnes les plus fortes que je connaisse, Karla. Et je sais que je ne serai pas très utile, mais même les gens forts ont le droit de se reposer sur quelqu'un, parfois. » je souffle avec une détermination calme. Et Karla, je sais comment elle est mais je sais tout ce qu'elle peut être, et en dépit de tout, je sais qu'elle a tant à offrir. Et quand elle serre ma main, je la serre en retour contre ma peau toujours si chaude.  ça me tue de voir ce regard sur son visage, de voir cet éclat dans ses yeux, le genre qu'elle n'a jamais. Comme si elle était pas à sa place. Comme si elle avait rien à faire là, comme si elle n'était qu'une invitée temporaire, jusqu'à ce que je retrouve ce qui compte vraiment. Et ça me tue. « Est-ce que tu m'écoutes ? » je souffle en souriant, en l'engueulant pour de faux. Quelle tête de mule, alors. « Aussi longtemps que tu voudras » je répète. Je crois pas avoir posé de condition, encore moins de date de péremption pour ma présence à ses côtés. Je ne vois pas pourquoi tout devrait s'arrêter en même temps que le jeu ? Pourquoi tout ça ne constituerait pas une vie réelle ? C'est une parenthèse, une bulle, oui, mais le retour à la réalité ne serait-il pas plus simple en emportant sa bulle avec soi ? « Parce qu'en ce qui me concerne, tout ça fait partie de ma vraie vie et ta place y est définitive » et du bout de mes doigts libres, je rejoins sa joue dans un geste que je ne peux contenir. Maintenant que le contact est établi, j'ai envie de le maintenir pour toujours. Il est comme porteur d'un message que je ne parviens à traduire en mots, qui reste indistinct même pour moi, qui use de l'introspection jusqu'à la moelle. C'est parce qu'elle est inédite, Karla, complètement unique dans mon quotidien, dans mon passé et probablement dans mon avenir. Tous les personnages que j'ai joués ne lui arrivent pas à la cheville. « Tu sais, j'envisage de retourner vivre en Europe, après que tout ça soit fini, j'en ai marre de l'Australie » je dis distraitement. ça n'a rien de nouveau. A 18 ans tout juste, c'était déjà le cas et dès que j'ai pu quitter Melbourne, je me suis lancé dans un long tour de mon île avant de me faire la malle en Europe, jusqu'à m'installer à Londres pour le théâtre et aussi pour Shayma. Elle avait peur de me forcer à un trop grand sacrifice en me faisant m'installer aussi loin de chez moi, à l'époque, mais je n'ai jamais été aussi sentimental par rapport à l'endroit où je vis. Je me fiche pas mal de devoir bouger, au contraire, et pouvoir choisir ma voie est un bonheur sans nom. Puis je suis retourné à Melbourne pour un peu moins d'un an et, à nouveau, je suis las. Cet endroit n'est pas pur moi. J'aime cette ville, profondément, mais elle est mon point de départ, pas mon arrivée. Elle est comme la maison familiale : tu t'y sentiras toujours chez toi, tu aimeras toujours y retourner, renouer avec tout ce qui a fait de toi, toi, mais tu n'y habiterais pas toute ta vie. « Mais avant ça, je pensais aller en Inde. Il est temps. » je confesse. Pour tout un tas de raisons qu'elle connait mieux que n'importe qui ou presque. Je crois que j'ai envie de voir l'endroit où ma mère a grandi, de rencontrer sa famille - ma famille -, de découvrir où elle jouait lorsqu'elle était enfant, les endroits importants pour elle, et tout ce qui l'a résignée à partir. J'ai envie de rencontrer tous ces gens aux racines similaires aux miennes et apprendre à quel point nous avons grandi différemment. à quel point je leur suis étranger malgré nos ressemblances. J'ai renié pendant trop longtemps ma peau mate, mes cheveux sombres, et un héritage que je conserve en moi malgré tout ce que je me dis pour tenter de me convaincre. Oui, il est temps. « Tu veux venir ? » j'ajoute si spontanément que je me rends compte seulement après parlé  de ce que j'ai dit. Et au fond de moi, au-delà du désir et du besoin de maintenir le lien entre elle et moi, je sais que c'est aussi parce que ça m'effraie de passer ce cap tout seul. Et sa présence m'apaise, sa force me donne du courage, davantage que n'importe qui. « Tu n'es pas obligée » j'ajoute un peu précipitamment. J'ai pas envie qu'elle se sente forcée, j'ai pas envie qu'elle s'empêche de retrouver sa vie normale et, quelque part, j'ai pas envie qu'elle accepte juste pour s'éviter de faire face à ses propres démons. Et même temps, c'est une autre bulle, que je lui offre.
Karla

Karla
MESSAGES : 331
LOCALISATION : paris, fr.
EMPLOI : violoniste.
POINTS : 158

LOVER'S LIFE
CAGNOTTE: 29 600 €
RELATIONS:
PARTENAIRE: achana.
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: c'est l'heure, on se retrouve. (lundi - 01h30)   Sam 12 Jan - 2:40

On vient à parler de la fin de cette aventure. J’avoue que je ne suis pas aussi sereine que j’aurais voulu l’être. Ce jeu ne devait être qu’une passade dans ma vie, une bulle me permettant de m’évader pour mieux retrouver mon quotidien. Et pourtant, je me suis trop attachée à cette bulle. Devoir la quitter pour reprendre ma vie m’angoisse, m’étouffe. J’avais l’impression de réellement vivre ma vie ces derniers temps, avec des sentiments et émotions que j’ai très peu ressenti ou même pas du tout connu. La réalité va redevenir morose et compliqué. C’est ce que j’essaye d’expliquer à Leon, car je peux tout lui dire. Tout ce qui me passe par la tête, je peux être sûr de pouvoir lui déclarer sans le moindre jugement. Il m’écoute et me conseille, souvent de la meilleure manière qui soit. Et puis, il s’inquiète toujours pour moi. Comme à cet instant où il dit que je ne dois pas faire face toute seule, qu’il peut m’aider. Il s’interromps et je ne peux m’empêcher de baisser la tête en souriant tristement. Parce qu’on sait tous les deux qu’il ne peut rien faire, personne ne peut rien faire pour moi. Même pas moi-même. Sauf qu’il finit par reprendre la parole en me disant que je suis l’une des personnes les plus fortes qu’il connaisse, mais que même les gens forts ont le droit de se reposer sur quelqu’un parfois. Mes yeux se posent alors de nouveau dans les siens. « Je l’ai bien compris ça, c’est sur toi que je m’appuie instinctivement depuis le début. » C’est vrai, tout ça s’est fait de manière naturelle entre nous. Je n’ai pas eu besoin d’être calculatrice une seule fois avec lui ou de me méfier. Je lui ai accordé ma confiance très rapidement et il ne m’a jamais trahi. C’est pour cette raison que je lui demande pour pouvoir continuer à faire partie de sa vie. Ça sonne bizarrement, pourtant il comprend tout de suite ma demande. Ma place est définitive dans sa vie. Ça me fait du bien d’entendre ses paroles, ça me touche même. Mais je ne le montre pas, gardant juste sa main dans la mienne. Je ne m’attends cependant pas à ce que sa deuxième main rencontre ma joue dans un geste d’une extrême douceur dont je n’ai pas l’habitude. Mes yeux se ferment par pur réflexe un instant pour apprécier un peu plus ce contact. Il m’annonce qu’il souhaite revenir en Europe, qu’il en a marre de l’Australie. Je suis assez surprise ayant presque oublié qu’on vient de deux continents différents à l’origine. Je suis quand même contente de son annonce, puisqu’on sera bien plus proche maintenant. « Tu as une destination précise en tête ? » L’Europe, ça reste vaste. Je ne peux que lui conseiller la France et principalement ma ville de cœur, Paris. Mais c’est à lui de décider, ce qui me plaît ne lui plaira peut-être pas des masses. Il continue en me disant qu’il compte d’abord faire un petit passage en Inde. Mon visage s’illumine. « C’est super Leon, je suis sûr que tu vas beaucoup apprendre sur toi pendant ce voyage. » Je sais qu’il va pouvoir découvrir beaucoup de chose sur lui-même et son histoire. Et alors que je me montre particulièrement enthousiaste pour lui, mon sourire se bloque lorsqu’il me propose de l’accompagner. Je ne m’y attendais pas du tout. Ma réaction l’oblige à poursuivre en disant que je ne suis pas obligée. Je me reprends très rapidement. « Non, non, je serais ravie de t’accompagner. Je vais pouvoir voir des vraies danses de la pluie. » Je n’ai même pas besoin de réfléchir, j’ai vraiment envie d’y aller avec lui. « Surtout que je risque d’avoir beaucoup de temps libre … » Je le regarde de nouveau droit dans les yeux. « Je vais arrêter le violon et le conservatoire. » J’y avais vaguement pensé avant d’arriver dans cette aventure et après avoir eu le temps de bien y réfléchir, j’ai pris ma décision définitive.
Leon

Leon
MESSAGES : 288
AGE : 29
LOCALISATION : melbourne, aus.
EMPLOI : comédien de théâtre.
POINTS : 260

LOVER'S LIFE
CAGNOTTE:
RELATIONS:
PARTENAIRE: karla
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: c'est l'heure, on se retrouve. (lundi - 01h30)   Dim 13 Jan - 1:04

Je souris sans un mot, malgré le mécontentement. L'idée qu'elle me fasse suffisamment confiance pour se reposer sur moi dans ses moments troubles, lorsqu'elle doute, lorsqu'elle a simplement besoin de souffler un instant, ça me plait. ça me plait, ça m'éveille, ça m'anime et ça me donne davantage envie de la préserver de tout.  Il y a un truc chez elle, un truc presque fêlé, une fissure sur laquelle elle a construit tout son empire et son sourire moqueur mais que les autres ne saisissent pas, on dirait. Je ne sais pas si elle est foncièrement différente avec moi, si c'est inhérent à la relation qu'on construit depuis le début, si c'est parce que je connais son secret, ou si c'est parce que le jeu lui permet de lâcher du leste et, comme moi, de se dépatouiller dans la boue dans laquelle elle s'embourbe depuis trop longtemps. Mais le truc, c'est que Karla, elle m'a happé sans crier gare, et maintenant je me retrouve là, à côté d'elle, à pas pouvoir supporter de l'imaginer angoissée ou déboussolée ou paumée. Rien que pour ça, je serais tout bonnement incapable, absolument pas foutu, de la perdre pour toujours dans un monde bien trop grand pour l'esquisse qu'on crée, elle et moi. Je me connais, à ce stade, le retour en arrière est impossible. Elle est dans ma tête, c'est fichu. Qu'elle le veuille ou non. Alors quand elle me demande si j'ai une idée d'où je compte migrer après tout ça, j'ai presque envie de lui répondre que c'est à elle de me le dire. « Pas du tout. J'irai là où la vie me mènera, je ne suis pas difficile. Tu as des suggestions ? » je souffle avec un sourire heureux. La perspective de bouger, de m'installer ailleurs, de redécouvrir tout un environnement, toute une ville, un pays peut-être, de simplement être libre de repartir de zéro si je le souhaite, ça me rend... oui, heureux. Alors peu importe où je finirai par atterrir, le processus et la découverte m'épanouissent plus que l'endroit en soi. Tout ce que je sais, c'est que je ne retournerai pas à Londres. J'ai déjà essayé et je n'ai plus grand chose à y trouver. En vérité, j'ai mille et une idées, j'entrevois Venise, Vienne, Avignon, Prague, et Paris évidemment, mais je n'ai jamais aimé être rationnel dans mes choix. Je me laisse souvent guider par l'inspiration de moment, par les gens que je rencontre ou les troupes que je rejoins. J'ai un côté très impulsif dans mes décisions, même si je suis plutôt d'un tempérament calme. Je ne m'embête pas avec les si, je me plais à simplement écouter mes tripes plutôt que ma tête ou celle des autres. C'est aussi pour ça qu'avant de réellement décider quoi que ce soit, je sens que tout n'est pas fini, pour moi. Que j'ai encore des choses à faire et que c'est maintenant que ça doit se faire. C'est comme un clique dans mon esprit, comme un barrage qui a cédé. Ou plutôt, comme une ancienne et latente blessure qui commence peu à peu à se désengorger pour finalement accepter la guérison. Et tout ça, ça s'est fait sans que j'y pense réellement, tout en y pensant beaucoup. C'était comme un tourbillon qui me laissait aucun répit, mais un tourbillon caché. Planqué derrière mes soucis quotidiens et dérisoires. Et c'est seulement en le verbalisant face à Karla que je me rends compte que ça cogite depuis un moment, au point de bousculer tout ce que j'ai jamais érigé autour de moi comme défense. Je ne suis pas certain qu'elle sache l'effet qu'elle me fait, Karla. Parfois, quand on l'entend, c'est un peu comme si je donnais et ne prenais rien. Ou qu'elle prenait tout et ne donnait rien. Mais elle a cette présence qui irradie d'une telle résilience, d'une telle impétuosité et d'une telle sensibilité dissimulée qu'un regard de sa part me ferait croire que tout est possible. « C'est exactement ce que je me suis dit. » je plaisante pour la forme. « Je sais pas si je vais supporter toutes les demandes en mariage que tu vas recevoir, par contre » j'ajoute avec un regard pétillant de malice. Non, clairement, ça, ça sera pas possible. Parce que c'est ce qui va arriver dès qu'elle va foutre un pied là-bas, c'est évident. Ou alors les indiens ont de drôles de goûts. En attendant, elle a l'air heureuse de ma résolution et ça suffit à me rendre heureux moi aussi. C'est vrai que c'est bien les danses de la pluie. « Merci... d'accepter. Je ne sais pas si j'aurais été capable d'y aller tout seul, ça m'aide beaucoup de savoir que tu seras avec moi. » je confesse. Elle, spécifiquement. Parce qu'elle est la première personne à m’accueillir tout entier, avec mes doutes et le déni dans lequel je m'enferme depuis des années. Elle a été la première à assister à mon ouverture sur mon monde et sur tout ce que ça représente, tout l'impact que ça pourrait bien avoir sur ma vie, si je décidais de laisser les choses se faire. Elle n'a jamais jugé, Karla, pas une seule fois, elle a accepté sans broncher alors beaucoup pourraient penser qu'elle aurait été la première à rire ou m'envoyer chier. Les deux seules autres personnes à savoir, dans mon entourage, c'est mon père, avec qui j'ai une relation évidemment radicalement différente et Shayma. Mais Shayma, c'est différent, parce que je ne laissais pas tout ça faire partie de ma vie, et par conséquent, de la sienne. C'est une réalité que je lui ai exposée pour certaines raisons et dont on n'a plus jamais reparlé après. Parce que c'était comme ça que je gérais les choses. Aujourd'hui, je m'efforce d'être plus ouvert, d'admettre que ça fait partie de moi que je le veuille ou non et Karla, c'est elle qui a été là, à ce moment-là. Et c'est aussi pour ça que je ne pourrais pas m'imaginer quelqu'un d'autres à mes côtés au moment de grandir pour de bon. « Vraiment ? » je m'étonne alors. « Qu'est-ce qui t'a décidée ? » La vérité, c'est que je me suis toujours un peu demandé si elle était devenue musicienne véritablement par passion ou plutôt par nécessité. Enfin, par suite logique. Parce qu'elle a appris à en jouer et qu'elle était assez douée et donc c'était normal de continuer. Je me le suis demandé parce que je ne l'ai jamais entendue jouer une seule fois, ni même vue sortir son violon, que je sais pourtant être dans sa valise. Comme si, maintenant qu'elle n'a plus besoin de le faire, c'était devenu secondaire. « Et qu'est-ce qui te plairait, alors, maintenant que tu es libre de faire tout ce que tu veux ? » je souffle en jouant avec ses doigts sans y penser. ça me fait rêver, tout ça. La liberté. Le millier de possibilités qu'on a. « Qu'est-ce que tu rêverais de faire ? » je l'observe avec curiosité, prêt à bidouiller des plans improbables dans ma tête.
Karla

Karla
MESSAGES : 331
LOCALISATION : paris, fr.
EMPLOI : violoniste.
POINTS : 158

LOVER'S LIFE
CAGNOTTE: 29 600 €
RELATIONS:
PARTENAIRE: achana.
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: c'est l'heure, on se retrouve. (lundi - 01h30)   Dim 13 Jan - 2:59

Mon cœur s’emballe lorsque Leon me déclare qu’il décide de revenir en Europe. Parce que je sais que de cette manière, on va pouvoir être ensemble. Vraiment ensemble. Parce que j’avais peur que reprendre le cours de sa vie en Australie ne l’éloigne de moi. C’est dur de garder un réel contact quand l’autre personne se trouve dans un pays avec un décalage horaire de dix heures. Et ça aide surtout à se perdre de vue, puis à ne s’envoyer une lettre de vœux pour les fêtes de fin d’années. Je ne veux pas que ça se termine comme ça, jamais. Il m’est bien trop précieux pour redevenir une simple connaissance. Je lui demande alors s’il a une destination précise en Europe, s’il a déjà une idée de là où il voudrait s’installer. Il ne semble pas décidé, préférant se laisser porter par sa vie. Et il me demande ensuite si j’ai des suggestions. « Je connais un duplex dans le seizième arrondissement de Paris, avec une magnifique vue sur la Tour Eiffel. Il est habité par une femme pas très commode qui se fera un plaisir d’avoir de la compagnie dans sa trop grande demeure. » je souris à mes propos, même si cette invitation est très sérieuse. Mon duplex est bien trop grand pour une personne seule, si je ne suis jamais souciée de ce détail, c’est parce que je suis sans arrêt en voyage pour le boulot et qu’elle me sert surtout de repaire quand je reviens sur Paris pour une semaine ou deux. Leon me confie par la suite qu’il compte se rendre en Inde, car il a en effet beaucoup de chose à découvrir là-bas et pas seulement la culture qui est la sienne. Je suis particulièrement surprise lorsqu’il m’invite à faire ce voyage avec lui. Je ne m’y attendais pas un seul instant et je ne refuse bien sûr pas, rêvant de pouvoir en découvrir plus sur ce pays que je ne connais qu’à travers les différents films de Bollywood que j’ai pu voir. C’est d’ailleurs la première chose que je dis à ce sujet, je vais pouvoir découvrir des danses de la pluie directement en vrai. Bon, j’imagine qu’il ne danse pas autant que dans les films pour un oui ou pour un non, mais juste une démonstration ça pourrait être pas mal. Leon ajoute qu’il ne sait pas s’il va pouvoir supporter toutes les demandes en mariage que je vais recevoir en me rendant là-bas avec lui. Mon sourire s’étire un peu plus. « Ils vont vite comprendre qu’il y a qu’un seul indien qui me fait craquer. » C’est presque une déclaration, mais c’est surtout ce que je ressens actuellement. Je ne suis pas du genre à rester secrète sur les pensées que j’ai de chacun. Alors quand il faut dire que je n’aime pas une personne, ça sort assez facilement. C’est un peu le même concept, mais pour quelqu’un que j’aime particulièrement beaucoup. Je ne suis pas gênée face à mes propos et je ne pense pas que Leon le soit non plus, mais je peux me tromper. Il me remercie d’avoir accepté et il pense que ça l’aidera beaucoup, ne se sentant pas capable de faire ça seul. « Tu sais très bien que je t’accompagnerais jusqu’à l’autre bout de la terre s’il le faut pour t’aider. » Ça me paraît logique et même normal, comme si c’était une chose naturelle que j’ai toujours fait, alors que non. C’est la première fois que je suis prête à faire une telle folie pour quelqu’un. Je lui annonce aussi que je compte arrêter de jouer du violon et quitter le conservatoire. Il me demande ce qui m’a décidé dans cette décision. « Je n’ai touché à mon violon qu’une seule fois, j’ai joué un morceau très important pour moi et malgré ça, je n’ai rien ressenti. Je crois que j’en ai marre de faire quelques choses qui ne m’apporte pas de joie. » Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est une vraie torture pour moi de jouer du violon, mais c’est plutôt le fait de faire ça machinalement, comme un balayeur de rue nettoyant un trottoir. Il ne ressent aucun plaisir à faire ça, il le fait, car c’est son boulot. Point. Leon me demande alors ce que j’aimerais faire maintenant que je suis libre, qu’elle est mon rêve. « Je veux simplement vivre. » Ce n’est pas le genre de rêve auquel il s’attendait peut-être, mais c’est la seule chose dont j’ai besoin. Quand j’étais gamine, c’était de la survie qu’on faisait avec mes parents, en mendiant sans arrêt. Sauf que même lorsque je suis devenue violoniste, ce n’était pas ça non plus la vie pour moi. Je continuais de survivre, constamment. Tandis que la main de Leon tient toujours la mienne, je pose ma tête sur son épaule. Cette proximité me fait beaucoup de bien, je pense que si on me demande de donner la définition du bonheur, cette scène en serait un parfait exemple.
Leon

Leon
MESSAGES : 288
AGE : 29
LOCALISATION : melbourne, aus.
EMPLOI : comédien de théâtre.
POINTS : 260

LOVER'S LIFE
CAGNOTTE:
RELATIONS:
PARTENAIRE: karla
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: c'est l'heure, on se retrouve. (lundi - 01h30)   Lun 14 Jan - 22:55

ça sera donc Paris. Dans un sens, c'est logique. L'Europe j'y ai passé un bon moment, outre Londres dans laquelle je me suis réellement établi pendant plus de cinq ans. Je suis passé par le Royaume Uni, bien sûr, question de facilité, puis par les Balkans pour découvrir quelque chose de radicalement différent. J'y ai découvert la chaleur mais aussi la douleur à certains endroits, la difficulté, la même qui oppresse encore des peuples de l'est, coincé entre deux quasi continents sans appartenir à aucun d'entre eux. Puis il y a eu le centre, qui panse toujours des blessures que l'on ne connait que trop bien et qui tente d'oublier un passé douloureux, puis la France, si différente de ce que j'imaginais et de tout ce qu'on raconte dans les films. J'ai préféré les pays du nord, les Pays-Bas mais aussi le Danemark, qui paraissent si hors du temps. Je me sentais bien là-bas, et c'est dans cette zone que je suis resté le plus longtemps, après l'Angleterre. Le truc, c'est que si je m'écoutais, je ne me poserais probablement jamais. Je continuerais à écumer le monde, les cultures, les gens, jusqu'à avoir tout vu, tout appris. Je pense sincèrement que seule l'amour pourrait me faire m'arrêter quelque part pour de bon, comme ça a été le cas pour Shayma. ça ne m'a pas rendu malheureux ou prisonnier pour autant - la réalité c'est que je me vois un peu comme un grain de pollen, délivré de sa fleur et migrant au gré du vent et des rencontres jusqu'à ce qu'il se pose quelque part pour créer sa propre fleur. L'idée de rejoindre quelqu'un quelque part a ce côté magique qui m'attire tout autant. Et Karla, avec ses lèvres charnues, ses yeux bleus, son regard si franc, elle a tout d'une fleur. « Alors je me ferais un plaisir de lui tenir compagnie. Tu crois qu'elle pourrait m'apprendre le français des films romantiques ? il y a une fille que je voudrais impressionner, une musicienne, le genre que tu ne rencontres qu'une fois dans une vie » je souffle d'un air malicieux. Ce français romantique, suave, passionné mais surtout sensuel de la ville de l'amour. Ce genre de français-là. Celui qu'on nous balance toujours à la figure dans les comédies d'amour, à grand renfort de marinière, de moustache et de béret. En me retrouvant plongé au milieu des parisiens, les vrais des vrais, je me suis vite rendu compte du cliché. J'ai bien aimé Paris, pourtant, parce qu'elle est bien plus réelle et, sous bien des aspects, rude qu'on l'imagine tous. Elle est un peu comme les françaises qu'elle abrite, il faut la mériter. De toute façon, mon premier arrêt ne sera pas la France, pas encore. J'ai des choses à faire avant, des choses personnelles. La fin de mon voyage que j'ai commencé à dix-huit, la fin de ma vie pour moi et par moi. C'était inévitable. Je crois que quelque part, au fond de ma tête, je me suis toujours dit que j'irai en Inde. Jamais consciemment, puisque j'ai passé une bonne partie de ma vie à ignorer cette partie de mon code génétique. Pas vraiment par rejet pur et simple, mais plutôt par omission, par déni, par facilité. Probablement parce que je savais que ça serait difficile, aussi. Rencontrer mes oncles, mes cousins, mon grand-père. Plus j'y pense, plus j'ai le sentiment de les avoir laissés tomber. Je ne suis même pas sûr qu'ils sachent que j'existe, pour être honnête, mais moi, je les connais. Alors, quand elle me dit qu'elle viendra avec moi, Karla, c'est comme un poids un moins, comme si j'étais soudainement armé d'une force supplémentaire, celle qui me manquait pour faire le premier pas. Je sais qu'à présent, elle ne me laissera pas reculer. « Un rival ? » je fais mine de m'exclamer d'un air théâtral mais en vérité, il n'y a que le sourire heureux qui reste sur mon visage pour accompagner mon palpitant et sa valse irrépressible. Je les ai prévenus, durant mon casting. Je leur ai dit que j'aimais l'amour, que j'aimais la connivence et que tout mon esprit n'était plus qu'un énorme séisme par moment. Je n'y peux rien si elle réveille tout à la fois, Karla. Je peux pas contrôler mon cœur qui bat d'une vie nouvelle en l'entendant. Ce n'est pas pour rien que j'ai choisi l'art, le théâtre, la vie exacerbée comme mode de vie. Je suis trop, irrémédiablement trop. « C'est ma réplique, ça » je plaisante, mais je suis touché malgré tout. Dans mes relations, je suis souvent celui qui dit ce genre de choses, qui s'élance à tout allure, tête la première, au risque de se casser monstrueusement la gueule. Mes proches ne pigent jamais quand je leur dis que ça ne me dérange pas de prendre quelques coups au passage. J'aime bien trop vivre que pour avoir peur de l'un de ces aspects les plus rudimentaires et les plus intrinsèques : la douleur. ça fait partie du monde, de l'homme et moi, je ne suis qu'un homme. Ou plutôt, je suis un homme. Un homme qui a besoin de tomber pour se relever, pour apprendre, pour se construire. Alors les galères, je les accueille comme des amies. Parce qu'au fond de moi, je suis un éternel romantique. De ces imbéciles trop dramatiques et fatigants, gorgés de pures émotions, exaltés de fantastique et de rêve. « Alors tu as raison, arrête pour l'instant, on ne devrait jamais se forcer à faire quelque chose de sa vie qui ne nous rend pas heureux. Peut-être que ça te plaira davantage d'en rejouer plus tard, juste pour toi, peut-être pas. Tu trouveras autre chose qui te procure de la joie. » Une fois la surprise passée, je comprends où elle en est, Karla. Tout le monde n'a pas la chance de trouver sa voie du premier coup, parfois ça prend des mois, des années, et la découverte n'en est que plus belle. Mais en attendant, on s'exhorte dans des chemins boiteux, imprécis, jusqu'à se rendre compte qu'on a fait fausse route. Mais ce n'est pas un échec en soi, la vie est encore longue et Karla, elle est libre de faire tout ce qui lui plaira, à présent. Tout ce qui la rendra heureuse. Elle a même le pouvoir d'attendre, de tâtonner, d'expérimenter une chose puis l'autre, de prendre son temps, jusqu'à être sûre. Pourquoi devrait-elle choisir, même ?  « C'est le plus beau projet qu'on puisse faire » j'approuve en hochant doucement la tête, tandis qu'elle pose la sienne sur mon épaule. J'aime cette idée. De la voir vivre. S'épanouir. J'ignore si elle a déjà réellement vécu pour elle-même. Bien sûr : Karla est une indépendante, farouchement, infiniment, si elle a vécu, c'est pour elle-même, pour sa survie, pour se maintenir à flot dans un océan trop grand, trop hostile. Mais maintenant, il est temps de vivre pour elle. Par pur plaisir, pour embrasser une vie qui peut être, réellement, douce. Pour le luxe, le calme et la volupté. Combien de temps on reste là, sans rien, je n'en ai foutre aucune idée mais je suis bien. Son souffle chaud contre ma mâchoire est la seule chose qui régit le temps qui passe. Le silence dans lequel on se plonge est salvateur plus que pesant parce que j'ai le sentiment que ça a toujours été comme ça entre nous. Pas besoin de combler à tout prix le vide. C'est lorsque tu as trouvé quelqu'un avec qui aimer le silence que tu sais que tu as trouvé quelqu'un de juste pour toi. Alors je profite. Je profite du son presque inaudible que font ses cils chaque fois qu'elle ferme les paupières, de la façon dont sa tête s'encastre contre mon épaule, de sa main chaude dans la mienne. « Karla » je souffle au bout d'un moment, pour attirer son attention. Et elle redresse la tête, captant mon regard de ses prunelles si apaisées comparé à celles qu'elle offre au reste du monde, et j'oublie instantanément ce que je voulais dire. Mais c'est pas grave. Je souris et je me penche pour l'embrasser à mon tour, les doigts sur sa joue.
 

c'est l'heure, on se retrouve. (lundi - 01h30)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Tiens tiens tiens... Comme on se retrouve... {Flashback} [Ryuuku Gakuen]
» Heure du début du draft?
» Dernier heure
» l'âne qui donne l'heure
» L'heure d'étude n'est pas pour les bavards!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
FAKE LOVER :: PREMIER ÉTAGE - PALAIS IMPÉRIAL – TERRE (CENTRE) :: CHAMBRE XIWANGMU-