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 and you're standing on the edge (lundi, 00h45)

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César

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MessageSujet: and you're standing on the edge (lundi, 00h45)   Dim 23 Déc - 5:38

AND YOU'RE STANDING ON THE EDGE.
W / @penny

César s'en était déjà voulu d'avoir lancé la roulette par le passé, mais aujourd'hui il sentit sa gorge se serrer dès l'instant où celle-ci lui fit part de son sort. Parce qu'être interdit de nominer cette semaine, ça n'avait pas grande importance pour lui qui ne nominait jamais personne par pur plaisir et était déjà passé par là la semaine dernière quand il avait accepté de se priver du droit de nominer en échange d'une somme d'argent pas négligeable à l'époque où sa cagnotte était complètement vide. Mais nominer sa partenaire dès la fin du prime quand c'était précisément l'une des choses sur lesquelles il espérait ne pas tomber... c'était beaucoup plus problématique. Il pensa instantanément à Penny et se maudit intérieurement d'avoir pensé que ça se passerait bien, alors que par le passé ses têtes-à-têtes avec la roulette s'étaient rarement soldés par de bonnes nouvelles. Il y avait bien eu l'indice qu'il avait remporté la dernière fois, mais il aurait du se douter qu'elle avait cherché à endormir sa vigilance pour qu'il revienne avec des espoirs ravivés et se prenne une claque en pleine figure. César soupira bruyamment et passa ses mains sur son visage déformé par l'inquiétude, parce que ça aurait déjà été atroce et particulièrement culpabilisant pour lui de nominer Penny en temps normal, mais que cette semaine ça l'était d'autant plus qu'il savait que sa partenaire expérimentait un nouveau départ difficile avec l'élimination de Léon après celle de Joaquim la semaine passée. Il devrait pouvoir lui remonter le moral, lui dire qu'en dépit de ces départs il était là pour elle et ne la laisserait jamais tomber. Et à la place, il devait réfléchir à un moyen de lui annoncer qu'il l'avait nominée d'office, et si possible un moyen qui ne lui donnerait pas trop envie de lui en vouloir. Parce que c'était ça qui l'inquiétait en plus du fait de l'avoir mise bêtement en danger. Le fait que Penny lui en veuille et regrette de l'avoir choisi pour partenaire une semaine plus tôt. Alors, rongé par la culpabilité naissante qui s'infiltrait dans chaque vaisseau de son corps, César quitta précipitamment la salle de jeux dans l'espoir de tomber sur Penny suffisamment tôt pour ne pas avoir à garder plus longtemps pour lui les conséquences de son action. Il la chercha tout autour de lui, arpentant les couloirs avec sa canne en l'appelant de temps en temps au cas où elle se trouverait à quelques pas de lui sans qu'il puisse le deviner et allant jusqu'à en oublier l'heure, avant de remonter au niveau des chambres où il était possible que sa partenaire se trouve déjà. Il s'était passé plusieurs minutes depuis sa sortie de la salle de jeux, et il fut soulagé de sentir son parfum au moment de pousser la porte de leur chambre, dans laquelle il entra avec un peu d'appréhension. « Penny, je te cherchais... » Il souffla d'un ton manifestement inquiet, alors qu'il tapota le sol avec le bout de sa canne pour avancer en direction de leur lit, où il semblerait que la jeune femme soit assise. Il se baissa et attendit que sa main gauche touche le matelas pour y prendre place, soupirant. « Je suis vraiment désolé, je... j'ai lancé la roulette et je t'ai nominée d'office... Je me sens tellement nul si tu savais. » Sa voix s'écrasa sur la fin de sa phrase et il ramena sa canne contre ses genoux pour la serrer très fort dans sa main. « Encore plus en sachant que tu vis déjà une soirée pas évidente et que c'est la deuxième fois consécutive que tu perds quelqu'un de proche dans cette aventure. J'aurais voulu te remonter le moral et au lieu de ça... je t'offre une nomination d'office pour Noël. Quel con. » Forcément le timing rendait tout ça d'autant plus pénible, s'il y avait bien une semaine où c'était important pour lui de lui apporter du réconfort alors qu'elle fêterait Noël sans son frère, c'était celle-ci. « S'il te plaît, dis-moi que tu connais une incantation ou un moyen d'annuler cette nomination. Même si tu me dis que t'as un ticket avec quelqu'un de la prod', je te promets de pas poser de question. » Il reprit dans un rire nerveux et dans ce qui ressemblait à une tentative d'humour, alors qu'il essayait de détendre l'atmosphère et de se sentir un peu moins mal.
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MessageSujet: Re: and you're standing on the edge (lundi, 00h45)   Dim 23 Déc - 7:39

Je n’ai pas assuré. Lorsque le nom de @Leon a été annoncé comme le dernier éliminé de la soirée, je n’ai pas réussi à rester calme, écouter ses bons mots, le prendre dans mes bras et lui dire à quel point il est une de mes plus belles rencontres depuis un sacré bout de temps dans ma vie. En fait, je n’ai pas envie de m’attarder à lui dire au revoir alors que ça sera trop court et trop peu satisfaisant à mon avis. Je vais ressentir le besoin qu’il me réconforte alors qu’il est celui qui se fait montrer la porte au cinquième prime. C’est injuste. Ma main qui avait trouvé refuge dans la sienne au moment même de son élimination brise son contact et dans un geste peut-être un peu trop précipité, je viens déposer mes lèvres contre sa joue avec toute la tendresse du monde. C’est assez, et surement trop en même temps. Je m’efface lorsque je vois Karla approcher alors que je fuis vers la sortie du plateau pour lui laisser son moment avec son ancien partenaire, sachant à quel point celui-ci est précieux pour eux. Je vais le revoir, Leon. Étrangement, je n’ai aucun doute maintenant que la page se tourne sur son aventure et que la mienne continue. Malgré cette certitude je ne peux balayer du revers de la main la tristesse qui me gagne doucement. Encore une fois, je sais que ça passera. La bouteille de gin contre le cœur, je me faufile dans le palais à la recherche d’une nouvelle distraction. J’ai promis à Leon que je n’allais pas passer mes journées à boire et devenir le fantôme de moi-même sur le coup de la dérive. Je comptais bien tenir ma promesse. À partir de demain. Il ne m’en voudra pas trop de boire un ou deux verres de plus. Sur le coup, je cherche @César. Parce que si je me permets de boire un peu, je ne peux pas supporter d’être seule, mais plus encore, je ne peux pas supporter de ne pas être avec César ce soir. Il est l’unique personne qui pourra m’apporter du réconfort à l’instant. Parce qu’il est la dernière personne ici envers qui j’ai une confiance aveugle, sans vouloir faire de jeu de mots pourri. Impatiente, je décide de me rendre à la salle de l’espion, ne voulant pas le chercher la moitié de la nuit. Je le remarque rapidement sur les moniteurs, dans la salle de jeu, en tête à tête avec la roulette… qui me nomine. BAM. Dans ta gueule la petite. Je prends une gorgée de gin pour faire passer la nouvelle. Puis une autre. En fait ça va, ce n’est pas si grave. Tout le monde criera haut et fort que c’est le karma et que je le mérite. Bof… J’accepte mon sort. Ça me fait chier. Mais j’accepte mon sort. Je m’inquiète surtout parce que je sais que César va s’en vouloir de me mettre dans cette position alors que ce n’est pas délibérément de sa faute. C’est donc avec toute la non-coordination dont font preuve mes jambes sous l’influence de l’alcool qui commence à avoir son effet sur mon corps que je prends la direction de la salle de jeu pour y retrouver mon partenaire. Qui est absent… Je soupire, me disant que je dois être bien plus saoule que je le pensais si César a réussi à m’échapper. Tant qu’à être présente dans la pièce et n’ayant rien à perdre, je décide de me prêter au jeu de la roulette aussi pour finalement gagner une immunité. Ok, là, j’éclate de rire. C’est ça, qu’on appelle le Karma ? C’est la meilleure. J’ai un peu le cerveau embrumé, mais je suis capable de comprendre que je viens de m’éviter la nomination d’office. C’est parfait. Je prends le chemin de notre chambre, me disant que César va bien finir par regagner celle-ci et que je vais pouvoir lui annoncer la bonne nouvelle. Je me laisse échouer sur le lit. Ma robe bon marché m’étouffe, mais je n’ai pas la force de l’enlever. Je prends une dernière gorgée d’alcool et dépose la boutique à côté du lit. Je crois que c’est assez pour ce soir. Juste au moment où entre César. Il a tellement l’air inquiet. Je sais pourquoi le pire, mais mon cerveau est un peu lent à réagir. « Je suis ici. » je réponds lorsqu’il me dit qu’il me cherchait. Justement, je le cherchais aussi. Bon ça ne parait pas comme ça, mais c’était la vérité. Il se lance, et la sincérité de sa voix mêlée à la peine de celle-ci me brise le cœur. Et celui-ci n’était pas très fort ce soir. « Non mais César… » Je tente de le couper pour lui dire la bonne nouvelle, mais il continue, il parle de ma soirée difficile, de Noël. C’est vrai que je passe vraiment une soirée de merde… « T’es pas con, arrêtes… » Encore une fois il continue. Je finis par rigoler bêtement face à sa dernière demande concernant un ticket avec la production. « Comment te dire ça, je ne peux pas révéler mes sources, parce que c’est top secret, CHUUUUUUT ! » Habituellement, quand on dit chut, ce n’est pas en le criant, mais je viens de perdre toute ma discrétion, et je n’en avais pas beaucoup à la base. « Mais je ne suis plus nominé d’office ! » Je crois que j’aurais dû commencer par lui dire cette phrase au moment qu’il a franchi la porte. Le pauvre, il s’est tellement inquiété. « J’ai utilisé la roulette aussi, parce que j’étais un peu découragé de la nomination. Je t’ai vu dans la salle de l’espion… et là, sans m’y attendre, j’ai eu une immunité ce qui annule la nomination tu vois. » Je tends la main en sa direction pour venir caresser sa joue sans aucune gêne. « T’as pas à t’inquiéter. » je souffle plus doucement, délaissant mon état d’euphorie temporaire pour retrouver la mélancolie d’après prime qui me berce pour une deuxième semaine consécutive.
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MessageSujet: Re: and you're standing on the edge (lundi, 00h45)   Dim 23 Déc - 19:18

César avait à peine accepté l'idée qu'il venait de nominer d'office sa partenaire qu'il s'était mis en tête de trouver Penny pour lui confesser ce qui venait de se passer avant qu'elle ne l'apprenne autrement que de sa bouche. Il s'en voulait atrocement parce qu'il s'était toujours dit qu'il préférerait se nominer d'office plutôt que d'handicaper la personne qui partageait son aventure, et la situation était d'autant plus délicate que Penny et lui n'étaient partenaires que depuis quelques jours, ce qui lui donnait encore moins envie de la mettre en danger alors qu'ils créaient un lien particulier maintenant qu'ils étaient liés l'un à l'autre. Et puis, il n'oubliait pas qu'elle avait passé une semaine compliquée avec le départ de Joaquim au cours de l'avant-dernier prime, et qu'elle revivait ça cette semaine avec l'élimination de Leon de qui il la savait proche dans cette aventure. Il se mettait à sa place parce qu'il ne pouvait pas imaginer ce qu'il ressentirait si Anouchka, Gio ou quelqu'un dont il était aussi très proche était amené à quitter l'aventure – et ça incluait Penny, ainsi il vivait le fait de l'avoir nominée d'autant plus mal. Plus les semaines passaient et plus il devenait difficile de laisser partir ceux à qui on s'était liés, et il avait déjà cru comprendre que plusieurs candidats s'étaient fait nominés par la roulette dès la fin du prime, ce qui rajoutait à son angoisse et à sa culpabilité d'avoir mis Penny en danger. Alors oui, il voulait la trouver pour lui parler de tout ça et s'excuser jusqu'à ce qu'il ait un peu moins l'impression d'être un partenaire horrible, ou au moins jusqu'à ce que Penny lui pardonne. Il savait bien qu'elle ne lui en voudrait probablement pas parce qu'elle était le genre de personne à prendre ce genre de choses avec recul, mais il ne pouvait pas s'empêcher de redouter sa réaction. Elle redouterait probablement la sienne si la situation était inversée, alors même qu'il serait lui aussi incapable de lui en vouloir. César avait donc quitté précipitamment la salle de jeux et arpenté les couloirs à l'aide de sa canne en espérant tomber sur elle, avant de s'être rappelé de l'heure qu'il était et que sa partenaire était probablement déjà dans leur chambre. Il rejoignit ainsi la partie nuit avant de sentir sa canne buter contre la porte de la chambre Pangu, sa main activant la poignée tandis qu'il s'engouffra à l'intérieur. Il comprit que Penny était présente lorsqu'il sentit les effluves de son parfum, particulièrement familier depuis qu'ils dormaient ensemble, et s'approcha de leur lit où il entreprit de s’asseoir pour tout lui dire. Il n'avait pas envie d'attendre ni même de chercher plus longtemps comment y mettre les formes, alors il se lança avec une boule au fond de la gorge, sa main serrant nerveusement sa canne. Il n'entendit même pas Penny tenter de l'interrompre, trop perturbé à la simple idée que cette nomination d'office tombe en plus la semaine de Noël. Alors oui, il se sentait con, mais ça adoucissait un peu les choses que Penny parvienne à s'amuser de sa tentative d'humour pourtant pas très concluante. Il émit lui-même un rire en l'entendant crier, un peu pris de court qu'elle semble étrangement enthousiaste pour quelqu'un à qui il venait d'annoncer qu'il l'avait nominée d'office. « Penny, t'es sûre que ça va ? Tu sais que t'as le droit de m'en vouloir, je le mérite... » Il souffla d'un ton à la fois amusé et coupable, parce qu'il devait reconnaître que ça lui faisait du bien de l'entendre rire un peu et détendre l'atmosphère qui était pesante pour lui depuis son entrée. C'est alors que Penny reprit la parole, le laissant interdit plusieurs secondes. « Comment ça, t'es plus nominée ? » Il l'interrogea, brusquement suspendu à ses lèvres et à cette information qui semblait presque trop belle pour être vraie. Est-ce qu'elle essayait de plaisanter à son tour pour lui permettre de déculpabiliser rien que l'espace d'un court instant ? Il aimerait tellement qu'elle dise vrai qu'il s'agitait à sa place en attendant qu'elle reprenne la parole. Et là, il sentit comme un poids quitter littéralement ses épaules pour venir trouver le sol. César souffla de soulagement, la mine subitement détendue et éclairée d'optimisme. « Bon sang, je suis tellement soulagé... » Il passa ses deux mains sur son visage comme pour y chasser l'inquiétude et la culpabilité qui y avaient pris place un peu plus tôt. « J'en reviens pas, c'est un retournement tellement inespéré... si tu savais comme je me sens mieux. Bon, j'aurais quand même aimé que tu aies cette immunité parce que tu l'avais gagnée, mais c'est déjà un soulagement que tu sois pas nominée à cause de moi. » Une partie de lui culpabilisait que le résultat de son tête-à-tête avec la roulette l'ait privée de cette immunité, mais c'était une déception relative comparé au soulagement que ça représentait pour lui de savoir qu'il ne venait pas de la conduire directement sur le banc des nominés. Il la sentit déposer sa main sur sa joue et esquissa un plus fin sourire, avant qu'un détail n'attire finalement son attention. « Mais dis-moi... t'as bu ce soir je me trompe ? J'ai l'impression que t'es pas complètement dans ton état normal. » Il demanda avec un peu d'hésitation, parce qu'il avait appris à reconnaître les gens alcoolisés sans avoir besoin de les voir et que Penny présentait plusieurs signes d'une légère consommation d'alcool. Forcément, dans le contexte de cette soirée, ça l'inquiétait un peu. « Tu sais que je suis là maintenant, hein ? Pour parler, ou pas parler d'ailleurs. Cette fois j'ai bien l'intention de rester. » Il souffla avec douceur, faisant par là allusion au prime de la semaine dernière et à la suite duquel il l'avait laissée avec Leon et était parti rejoindre Anouchka dans la loveroom pour éviter de s'imposer près de Penny directement après le départ de Joaquim. Ce soir, il avait envie d'être là pour elle parce qu'il sentait qu'elle en avait besoin.
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MessageSujet: Re: and you're standing on the edge (lundi, 00h45)   Jeu 27 Déc - 5:29

Je l’avoue, j’ai un peu abandonné ma recherche de César. J’ai vraiment envie de lui annoncer la bonne nouvelle puisque je sais qu’il doit s’en faire comme pas possible pour cette histoire de roulette et de nomination d’office. Après quelques semaines, je commence à plutôt bien le connaître. C’est juste que ma tête se fait lourde avec l’effet du gin qui se manifeste et que je n’ai pas la force, ni réellement l’envie de retourner à la salle de l’espion pour espérer pouvoir repérer mon partenaire. De toute façon, selon la logique des choses, il devrait regagner notre chambre à un moment puisque nous dormons dans le même lit. À moins qu’encore ce soir, il ait décidé de rejoindre Anouchka dans la loveroom, ce qui serait un peu décevant. Pas qu’il n’en aurait pas le droit. Et je ne le lui reprocherais pas. C’est juste que ce soir, juste ce soir, j’aimerais bien l’avoir à mes côtés. Je tente de laisser de mes insécurités dans un coin de ma tête, préférant mettre le focus sur le seul point positif de cette soirée : ma non-nomination. C’est avec un soulagement que je découvre le visage de César lorsque celui-ci entre finalement dans la chambre. Il ne m’écoute pas vraiment lorsque j’essaie de l’interrompre pour lui faire comprendre qu’en aucun cas il ne devrait s’en faire pour moi puisque la situation a été inversée par un coup de chance. Je crois que c’est l’alcool qui me fait penser ainsi, mais c’est à ce moment-là que je me dis que ça aurait été utile de pouvoir lui faire des signes pour qu’il arrête et qu’il m’écoute. Je le sens tellement mal en ce moment. Je réussis à glisser un mot, ou plutôt un cri pour interrompre son monologue. Bon, clairement, maintenant il s’inquiète de ma santé mentale, mais ce n’est pas comme si ça me dérangeait qu’il me prenne pour une folle. J’ai l’habitude de créer ce ressentiment chez les hommes. « Mais je ne t’en veux pas! Je n’ai rien à te reprocher et même si je voulais je ne serais pas capable de t’en vouloir. » À ce stade, il n’a pas encore compris pourquoi je ne lui en veux pas, mais peu importe la raison ou la situation, j’aimerais qu’il puisse comprendre qu’à mes yeux, ça n’a pas beaucoup d’importance et qu’il y a bien d’autres choses avec lesquelles je m’en fais qu’une histoire de roulette. Sauf que je lui explique enfin la suite d’événements qui se sont produits à partir du moment qu’il a fait tomber le verdict de la roulette. Le soulagement que j‘arrive lire sur ses traits de son visage me redonne le sourire. Parce que ce genre de réaction me fait comprendre qu’il en a réellement quelque à faire de ma petite personne et qu’il ne fait pas semblant depuis le début. Pas que j’en doutais, c’est juste de la validation et ça me fait du bien, aussi égoïste, et ça puisse sonner. « Moi aussi, j’ai éclaté de rire quand la roulette a mentionné l’immunité! » ça avait été plus fort que moi. Surtout qu’après nous, je crois que la roulette a fait encore plusieurs victimes, alors pour le coup, il est vrai de dire que c’était un peu inespéré comme retournement. « Par contre, honnêtement, ça m’embête un peu… Parce que tu vois, toi t’es populaire, mais moi, pas tant que ça… The bitch is in the place si tu ne le savais pas encore. » je sonne bien sarcastique pour le coup même si je rigole face à cette étiquette qu’on a tenté de me coller il y a plus d’une semaine suite à mon vol de partenaire, c’est-à-dire lui. « Alors j’ai peur que nous soyons nominés quand même cette semaine et là, ça sera ma faute. » je lui déballe tout ça sur un ton de voix qui se veut semi-sérieux, bien que finalement c’est plus l’alcool qui me fait parler. D’ailleurs, alors que je me suis rapproché pour venir doucement caresser la joue de César comme s’il s’agissant du geste le plus naturel qui soit, ce dernier ne tarde pas à émettre un commentaire sur l’état dans lequel je me trouve. Moi qui pensais passer inaperçue. « C’est ça mon état normal! Toi, tu connaissais la fausse Penny. Je suis comme un agent-double. Inspecteur Penny. » Ce que j’aime m’attribuer des surnoms stupides. Et à ce niveau, ça n’a aucun lien avec l’alcool. « Ok, j’ai un peu bu, mais pas de panique! Je t’en ai gardé. » Dans un geste peu maîtrisé, je passe par-dessus le candidat pour venir saisir la bouteille de gin qui trainait au sol et qui n’attendait qu’à être récupérée. Reprenant ma place initiale à ses côtés sur le lit, je dépose la bouteille entre ses mains, prenant soin de retirer le bouchon pour lui. La phrase qui suit me fait descendre de ce nuage artificiel que je tente d’entretenir depuis plusieurs minutes. Celui sur lequel je me dis qu’il n’y a rien de grave. Que tout va bien aller. J’hoche la tête bêtement face à sa question, comme pour confirmer que je sais qu’il est là pour moi. Je sais qu’il ne me voit pas, je n’ai pas oublié. J’ai juste beaucoup de difficulté à mettre des mots sur ce que je ressens en ce moment. Ce n’est pas pour rien que je me suis enfuie lâchement en apprenant l’élimination de Leon. C’est donc sans un mot que je viens me glisser dans les bras de César, ayant juste besoin qu’il me serre contre lui pour quelques secondes, qui se transforment finalement en minutes. La respiration lourde au creux de son coup, je tente de faire le point et surtout mettre fin aux pensées et émotions qui bousculent dans ma tête. Restant dans la même position, je me décide enfin à reprendre la parole au bout d’un moment. « Est-ce qu’on peut parler du fait que tu as été nommé le plus sexy ? » je change complètement de sujet, venant remettre le masque de la jeune femme qui ne s’en fait avec rien. Je vais finir par lui en parler à César de tout ce qui se passe dans ma tête, j’avais juste besoin de me ressaisir un peu. On a tous nos moments de faiblesse après tout. J’aime mieux parler de tout et n’importe quoi pour l’instant. « Je n’étais pas du tout surprise en voyant le résultat. » Aucunement. Si j’avais pu voter, je lui aurais aussi décerné ce prix. Mon rire taquin résonne dans le silence de la chambre alors que pour une fois nous avons la chance de ne pas nous retrouver avec tous les autres colocataires de la pièce.
César

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MessageSujet: Re: and you're standing on the edge (lundi, 00h45)   Ven 28 Déc - 1:50

César éprouva un double sentiment à son arrivée dans sa chambre. D'abord une forme de soulagement à l'idée que Penny soit là et qu'ils aient l'occasion de discuter de la raison qui l'avait poussé à partir à sa recherche dès sa sortie de la salle de jeux. Et ensuite une angoisse grandissante à l'idée que ce qui l’amène soit une mauvaise nouvelle. Il n'y avait pas de bonne façon d'annoncer à sa partenaire qu'on l'avait nominé d'office à la roulette, et comme il avait l'impression que sa culpabilité grandissait chaque seconde où il gardait tout ça pour lui, il décida de tout lui avouer une fois assis sur leur lit. Il ne se sentit pas forcément mieux sur le moment, mais il put au moins se consoler en se disant que Penny était au courant. Sa première crainte fut évidemment qu'elle lui en veuille, parce qu'ils avaient beau être proches ils n'étaient pas partenaires depuis très longtemps, et dans la mesure où c'était Penny qui l'avait choisi, il comprendrait qu'elle regrette son choix maintenant qu'elle se retrouvait nominée à cause de lui. Il se répandit en excuses sans même vraiment s'en rendre compte tandis que Penny tenta de l'interrompre mais sans grand succès, car la seule chose qui attira vraiment son attention fut l'état d'enthousiasme dans lequel elle semblait se trouver malgré l'annonce qu'il venait de lui faire. Ce n'est que quelques secondes plus tard qu'il comprit qu'en réalité, cette histoire de nomination appartenait au passé et que Penny n'était déjà plus en danger à l'instant où il avait passé cette porte. Ça paraissait complètement fou quand on connaissait la roulette et sa propension à distribuer des nominations et non des immunités, mais bon sang qu'il se sentait mieux. Il souffla comme pour évacuer tout ce qu'il avait ressenti, un sourire accroché aux lèvres. « Je sais pas si tu crois au karma, mais j'ai l'impression que le tien n'a pas été entaché par toute cette histoire avec Lucy. C'est plutôt une bonne nouvelle, non ? » Il reprit d'un ton amusé, n'étant pas forcément convaincu de l'existence de ce genre de choses et repensant à la discussion qu'il avait eu avec Joaquim à ce sujet. Mais que ce soit la chance ou autre chose, il était content de cette issue et à deux doigts de lui promettre de ne plus toucher à la roulette. Mais Penny reprit la parole et il mouva doucement la tête en signe de désapprobation. « Dis pas ça, ici je sais qu'il y a beaucoup plus de personnes qui t'apprécient que l'inverse. Un jour toutes ces histoires nous paraîtront ridicules, tout le monde les aura oublié. » Il tenta de la rassurer avec douceur, parce qu'il n'aimait pas l'entendre dire qu'elle craignait de l’entraîner dans sa chute aux nominations, et alors qu'à ses yeux beaucoup de choses avaient déjà pris des proportions incontrôlables. « Si on est nominés cette semaine, ce sera ensemble. Et ce sera pas plus ta faute que la mienne, parce qu'on est partenaires et que ça fait aussi partie des choses qu'on doit partager... Tu m'as choisi pour le meilleur et pour le pire, et tu sais bien que je t'en ai pas voulu. Alors ce serait hypocrite de ma part de t'en vouloir si on choisissait de nous nominer. » Simplement parce que ça n'était pas sa conception d'un binôme, qui devait parfois traverser des épreuves mais toujours de façon unie. Peu importe les raisons pour lesquelles ils seraient peut être nominés, il ne penserait pas que c'était sa faute. « Tout le monde y passera à un moment ou à un autre parce que c'est le jeu. Cette semaine, ce serait juste plus difficile de me retrouver face à des personnes que j'apprécie autant... » Il souffla plus bas, en haussant tristement les épaules. L'enjeu ne serait pas le même s'il risquait sa place face à des personnes qui comptaient pour lui et qu'il ne voulait pas risquer de perdre ou laisser derrière lui. « Mais ça vaut aussi pour toi. » Il précisa, dans un nouveau sourire. Évidemment que Penny comptait parmi ceux dont il était le plus proche ici et qu'en étant sa partenaire elle serait forcément mise en danger avec lui, ce qui compliquerait encore les choses. Il sentit sa main caresser sa joue et resta silencieux quelques secondes, un peu surpris par ce contact et la façon très naturelle dont elle l'avait initié, avant de se permettre de lui demander si tout allait bien, parce qu'il avait depuis quelques minutes le sentiment que Penny n'était pas dans son état normal. Comme si elle avait bu, parce qu'il la connaissait maintenant assez pour savoir quand le son de sa voix n'était pas le même que d'habitude. « Tu vois que t'es un peu saoule : tu viens de révéler ton secret ! J'espère que personne n'est dans la salle de l'espion à cette heure-ci, parce que j'aimais bien l'idée qu'on soit plus que deux à le connaître. » Il plaisanta entre deux rires, au moment où elle tenta de lui faire avaler une histoire de double identité, sa bonne humeur étant communicative. « Je sais pas si c'est une très bonne idée... » Il reprit ensuite avant de se pincer les lèvres, lorsqu'elle reconnut avoir bu et lui confia lui en avoir gardé un peu. C'est qu'il était censé garder la tête froide pour s'assurer que Penny ne finirait pas la soirée dans un trop mauvais état. « Bon d'accord, je vais en prendre un peu... Mais je vais rester raisonnable parce que j'ai déjà eu une méchante gueule de bois la semaine dernière. » Parce que Gio et lui s'étaient bien saoulés ce soir-là, il s'était levé le lendemain matin avec des maux de tête tellement intenses qu'il avait cru qu'un orchestre avait élu domicile à l'intérieur de son crâne. Refermant sa main autour de la bouteille lorsqu'elle l'y déposa, il la remercia avant de la porter à ses lèvres pour prendre une première gorgée. Et parce qu'il sentait qu'elle en avait besoin, il rassura Penny sur le fait qu'il n'avait l'intention d'aller nulle part et certainement pas de la laisser toute seule après la soirée qu'elle avait vécu, après le départ de Leon et alors qu'elle avait déjà du dire au revoir à Joaquim une semaine plus tôt. Il imaginait combien elle devait être éprouvée même si elle jouait très bien sur le fait qu'il n'ait que sa voix pour juger son état, et c'était sa manière de l'inviter à se confier si elle en avait besoin. Il était sincère, qu'elle veuille parler ou non, mettre des mots sur ce qu'elle éprouvait ou les garder pour elle, il était là. Un court silence s'installa et il la sentit tout à coup se blottir dans ses bras, l'amenant à se figer un quart de seconde avant qu'il ne passe un bras autour de ses épaules et la sert contre lui. Il était surpris mais pas gêné, parce qu'il avait déjà dit à quel point les contacts physiques étaient pour lui un moyen précieux de communiquer avec les autres, et ici il sentait que Penny en avait besoin. Ses mots s'évanouirent dans la chambre et César esquissa un sourire à la fois amusé et troublé qu'elle fasse allusion à son award du candidat le plus sexy. « Tu vas probablement trouver ça dingue, mais je suis plutôt fier que pour une partie du public les mots « sexy » et « aveugle » ne soient pas des antonymes. » Il souffla avec un certain sérieux, parce qu'il n'avait jamais eu trop de mal à plaire aux femmes à l'extérieur mais que c'était autre chose de passer à la télévision et de se voir remettre ce genre de prix. Certains diraient que c'était superficiel et un peu réducteur si on ne voyait pas plus loin que le prix en lui-même, mais pour lui c'était un peu plus que ça. Quelque part, il avait l'impression qu'on ne le voyait pas différemment des autres hommes, et c'est ce qu'il voulait en venant ici. La suite le fit sourire et baisser la tête d'un air un peu gêné face à sa confession. « Oh... pourquoi pas surprise ? J'ai peut être aucune idée de la concurrence que j'avais pour ce prix, mais j'ai cru comprendre que tous les garçons étaient agréables à regarder et que chacun avait son propre succès... » Il avait établi très tôt que Gio était certainement beau garçon et susceptible de plaire aussi bien aux filles qu'aux garçons, mais il y avait aussi Ziyan dont il entendait souvent dire qu'il était beau mais malheureusement un peu épuisant, Cristopher qui devait faire le bonheur de la ménagère de moins de cinquante ans, Sid qui plaisait à Gio et était le genre de garçon qu'il imaginait se sous-estimer et Leon qui ne semblait pas laisser Karla et Penny insensibles. « Et est-ce qu'on peut parler du fait que tu as été élue candidate causant le plus de drama ? » Il reprit dans un rire spontané et pour changer subtilement de sujet, en repensant à cet award pas forcément surprenant compte tenu des récents événements et qu'il ne voyait pas vraiment comme quelque chose de péjoratif. « Qu'est-ce que t'en as pensé ? Je sais pas si c'est du coup très raisonnable de te laisser continuer à boire avec un tel titre... » Il souffla avec malice au moment d'hésiter à lui rendre la bouteille, qu'il porta de nouveau à ses lèvres. Il faut dire qu'il ne savait pas vraiment ce dont une prétendue reine du drama alcoolisée était capable.
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MessageSujet: Re: and you're standing on the edge (lundi, 00h45)   Lun 31 Déc - 20:25

Est-ce que je crois au Karma ? J’ai l’impression qu’il s’agit du mot de la saison. Tout le monde en fait mention, comme si étant donné nos actions, le vent devait toujours tourner pour nous rattraper. Je ne suis pas certaine qu’on puisse attribuer toutes les facettes d’une vie et ses conséquences à nos décisions et actions antérieures. J’ai ce sentiment qu’on y donne beaucoup d’importance alors qu’au final, il s’agit souvent d’une question de perspective. Ce qui est mal pour une personne peut représenter une moins grande importance pour un autre. J’assume les choix et décisions que j’ai pris depuis les vingt-cinq dernières années tout comme j’accepte le milieu et contexte dans lequel j’ai grandi et évolué. Est-ce que ce que le fait d’avoir volé César à Lucy et la façon dont j’ai fonctionné fait de moi une mauvaise personne ? Est-ce qu’avoir nominé Achana d’office donne une raison supplémentaire de me voir nominer à mon tour ? Je ne crois pas. Mais encore une fois, j’imagine que tout est une question de perception, comme j’aime bien me le rappeler. Je ne vais pas mentir, je crois que je suis chanceuse d’être tombée sur cette immunité suite à la nomination d’office qu’a offert la roulette à César. Mais est-ce qu’on peut parler de bon Karma, je n’irais pas jusque-là. C’est peut-être aussi que généralement, je ne suis pas croyante. « J’aime mieux me dire que j’ai tout simplement été chanceuse dans cette histoire. Mais oui, c’est une bonne nouvelle. » Parce que même si je n’aurais jamais été capable d’en vouloir à César pour une nomination d’office par la roulette on ne peut pas dire que ça m’aurait fait plaisir de me retrouver immédiatement nominé quelques minutes après un prime qui s’est terminé sur une note un peu décevante. Après l’élimination de Joaquim, puis de Leon, je me dis que si suit la suite des choses, j’ai des chances d’être la prochaine. Je n’ai pas envie d’être défaitiste, c’est juste un fait qui m’apparait d’une évidence maintenant que j’y réfléchis. Tout comme je verbalise mon inquiétude qu’on se retrouve tout de même nominés César et moi, alors que si je n’avais pas attrapé cette immunité, César aurait été en sécurité cette semaine. Je n’arrête pas de dire que c’est le jeu, que ce n’est pas bien grave, mais honnêtement, ça m’embête qu’à cause de moi, César se retrouvera surement en danger. Je lui ai imposé ma présence, et voilà maintenant que je lui nuis. Il ne semble aucunement en accord avec mes paroles, ce qui ne m’empêche pas de le penser. « Tu sais, je m’en fous un peu de ne pas plaire à tout le monde. Impossible de faire l’unanimité. En fait non, c’est possible. Toi tout le monde t’aimes, mais t’es une exception à la règle. » Je reprends un ton de voix un peu plus léger, je n’ai pas envie qu’il s’en fasse avec tout ça. Je crois même qu’il aurait été préférable de ne pas aborder le sujet. L’alcool me rend encore plus bavarde qu’à mon habitude, ce qui n’est jamais bon signe dans mon cas, surtout que je parle souvent sans réfléchir avant. La spontanéité incarnée. Comme là, maintenant quand César parle presque de façon solennelle de notre partenariat. Ça me fait sourire. « Tu parles et j’ai l’impression qu’on est marié ! C’est beau ce que tu dis. » je rigole doucement et gentiment face à cette comparaison plus ou moins vraisemblable. « Pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que la mort nous sépare. » C’est ça non ? Dans le genre dramatique, il n’y a pas mieux. Il a raison César, tout le monde finira par être nominé un jour ou l’autre, alors je ne suis pas certaine de savoir pourquoi on se casse autant la tête pour cette histoire. Surement parce que les émotions finissent par s’en mêler et que d’être contre des personnes qu’on apprécie devient plus difficile comme mon partenaire le fait remarquer. Je sais qu’il trouverait difficile d’être en danger contre des personnes comme Gio, Sid et surtout Anouchka. Il m’inclut dans le lot aussi. Et voilà qu’encore une fois, je ressens du soulagement face à la reconnaissance de son attachement envers ma petite personne. Je suis toujours là à mentionner à quel point je suis une personne attachante, plus à la blague ou pour être chiante, comme je le mentionnais à Leon la semaine dernière. J’essaie d’être détaché, je ressens pourtant ce grand besoin d’être apprécié. De me sentir valorisé. Pour être certaine qu’on ne m’oublie pas. Alors finalement, ma main qui caresse la joue de César dans tout mon naturel n’a peut-être rien d’anodin. Une envie de sceller le moment, de m’accrocher à quelque chose de présent. Notre proximité me fait par contre perdre ma couverture, bien que je me doutais qu’il ne s’agissait que d’une question de quelques minutes avant que César ne se rendre compte que je n’étais pas dans mon état normal. Enfin, ça dépend pour qui, parce que plusieurs personnes de Kissimmee ne connaissent que la Penny sous l’influence de l’alcool. Je suis une putain d’agent-double en fait. « CHUUUUUTT ! » le mot de la soirée. Je dépose mon doigt sur sa bouche quelques secondes, comme pour pas qu’il en dise plus. « Personne n’avait compris que c’était mon secret ! » Ouais César, tu viens de tout gâcher. Enfin, s’il y a quelqu’un dans la salle de l’espion, peut-être que ça les mettra sur de fausses pistes à propos de mon vrai secret, ce qui n’est pas si mal. « C’est toujours une bonne idée. » je réponds lorsque je dépose la bouteille de gin dans les mains de César. Ce qui n’est jamais une bonne idée, c’est d’écouter une fille à moitié saoule qui s’appelle Penny. Ça ne se termine jamais bien ce genre d’histoire. « Habituellement, je réussis à convaincre qui que ce soit en lui faisant des yeux doux… malheureusement, je ne peux pas utiliser cette tactique avec toi. » je rigole à nouveau bêtement, parce que je suis tout de même en train de battre de cils de façon exagérer sans même m’en rendre compte. De toute façon, il décide de m’accompagner même s’il prétend qu’il restera sage et raisonnable. C’est ce qu’ils disent tous. Je l’observe donc prendre une gorgée, replongeant doucement dans mes pensées, reprenant la bouteille pour y tremper mes lèvres à nouveau. Encore une fois, je crois que César réussit à saisir mon état d’âme puisqu’il mentionne qu’il est là pour moi. Et même si je n’arrive pas à dire un seul mot, je sais qu’il comprend que j’apprécie sa présence. Le contact humain relaxe la pression qui s’accumule depuis un moment déjà. J’espère que ça ne le dérange pas que je me loge dans ses bras de cette façon. Malgré ma tentative d’air joyeux et de blagues futiles, je me sens épuisée de devoir revoir mes points de repère semaine après semaine parce que toutes les personnes qui me tiennent réellement à cœur se font montrer la porte à tour de rôle. Je crois que je prends encore plus difficilement le départ de Leon ce soir que je ne l’aurais imaginé. Je regrette ma fuite du plateau, que j’ai vu comme seule solution pour me protéger, alors que ce n’est pas très juste envers Leon, qui méritait un au revoir, ou bien plus, de ma part. Et même si j’aimerais pouvoir en discuter avec César, pour me moment, je me contente de trouver du réconfort contre lui, allant même jusqu’à changer de sujet pour ne pas faire face à la réalité pour les quelques heures à venir. Il ne m’en voudra pas, il m’a dit qu’il serait là pour moi, que je désire parler ou non. Et pour l’instant, j’aime mieux dire n’importe quelle connerie plutôt que d’être sérieuse. Quoique César qui est élu le candidat le plus sexy, ce n’est pas n’importe quelle connerie ! « T’as de quoi être fier ! Je ne vois pas pourquoi un aveugle ou n’importe quelle autre personne avec un handicap ne devrait pas être placé dans cette catégorie. » et en 2018, bientôt 2019, j’espère que plus de personnes penseront ainsi. Même si la preuve réside dans le prix qu’a reçu César. « Être aveugle ne définit pas la personne que tu es. C’est bien de remarquer que le public en a conscience aussi. » j’ajoute avec franchise, alors que j’admets ne pas avoir été surprise non plus en voyant le résultat. César semble presque avoir de la difficulté à me croire. Il est gêné, je le remarque immédiatement et ça a le don de me faire sourire. « Ah mais oui, les hommes de cette saison sont tous plutôt agréables à regarder, je l’avoue. Mais j’ai toujours dit que je te trouvais séduisant aussi. T’étais le choix le plus évident à mon avis. » je me montre plutôt honnête parce que je ne vois pas pourquoi je ne le ferais pas. Il n’y a rien de mal à dire à quelqu’un qu’on le trouve beau. Enfin, de mon point de vue, je trouve ça presque anodin à révéler, surtout qu’il s’agit de quelque chose que j’ai déjà affirmé dans le passé. Surement parce qu’il ne veut pas s’étendre trop longtemps sur le sujet que César retourne la question à propos de mon award de la personne causant le plus de drama. Haha. « Qui n’aime pas un peu de drama… » je dis à la blague en haussant les épaules et buvant une nouvelle gorgée d’alcool comme s’il s’agissait d’eau. Sa dernière remarque m’amuse, alors que je lève un sourcil démontrant un air sceptique. À croire qu’il veut me pousser à faire quelque chose pouvant créer le drame dans le palais. « T’as peur de ce que je pourrais faire ? » je souffle me rapprochant finalement un peu plus prêt du jeune homme, venant faufiler ma main derrière sa nuque pour effleurer celle-ci. « La spontanéité crée souvent le drame… J’accepte le titre, même si je trouve qu’ici, les gens prennent tout un peu trop au sérieux. » Et finalement, quand je dis les gens, je peux aussi me mettre dans le même bateau, parce que j’ai l’impression que l’enfermement altère notre raisonnement. « J’ai fait pire que de voler un partenaire à l’extérieur d’ici… Pire, dans le genre que la police doit intervenir… » j’ajoute avec une certaine innocence, voulant justement dédramatiser ma déclaration. Ça ne fait pas de moi une méchante personne, et César ici présent en connait plus sur moi que n’importe qui d’autre ici. Il connait mon passé et le contexte dans lequel j’ai grandi. Il n’aura donc aucun mal à s’imaginer le genre d’adolescence que j’ai vécu. Mes doigts viennent naturellement flirter dans ses cheveux, prenant surement plus mes aises que je ne le devrais.
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MessageSujet: Re: and you're standing on the edge (lundi, 00h45)   Ven 4 Jan - 2:50

César n'était jamais très sérieux quand il évoquait le karma parce qu'il pouvait facilement se donner mal à la tête quand il se mettait à penser qu'une sorte de fatalité pouvait contrôler une partie de son existence et qu'une action qu'il avait faite par le passé pouvait avoir des répercutions sur son présent. Pour autant, il se réjouissait sincèrement que l'aventure de Penny connaisse un tournant positif avec l'acquisition de cette immunité qui, si elle annulait simplement la nomination d'office dont il avait bien failli lui faire écoper, était une bonne surprise après toute cette histoire avec Lucy qui avait pris des proportions un peu démesurées et avait à ses yeux donné à Penny un rôle qui n'était pas le sien. Il savait que cette histoire n'avait pas été très bien perçue par certains de leurs camarades, mais avec du recul il se disait que c'était parti un peu trop loin et que personne n'aurait du être diabolisé comme ça avait été le cas. Alors oui, il était content qu'elle ait eu de la chance et pas uniquement parce que ça lui enlevait un sacré poids des épaules de savoir qu'elle ne se retrouverait pas en danger à cause de lui. « Et dire que j'étais déjà entrain d'élaborer le menu du repas gargantuesque que je t'aurais préféré demain soir pour me faire pardonner... Tu vas échapper à une crise de foie, et ça aussi c'est une bonne nouvelle. » Il souffla dans un rire complice, parce que Penny savait probablement reconnaître quand il était sérieux et qu'ici il l'était un peu plus qu'en apparences, même s'il aurait certainement misé sur des valeurs sûres et des plats sud-américains parce qu'il n'avait pas oublié qu'elle avait des origines portoricaines, et en quantités raisonnables ça va de soi. Il ne passait pas derrière des fourneaux chaque fois qu'il avait à s'excuser, mais ça lui rappelait sa discussion avec Fawn la semaine dernière et quand on y réfléchissait, demander pardon c'était un peu comme rattraper une recette mal engagée, grâce à un bon dosage et à de la persévérance. César fut toutefois peiné d'entendre Penny supposer qu'elle allait l’entraîner dans sa chute lors des nominations, parce que ce n'était pas du tout sa façon de voir les choses et qu'il refusait l'idée qu'elle puisse lui nuire même indirectement. « Oh à mon avis je ne fais pas l'unanimité non plus, comme tu dis c'est de toute façon impossible et on ne serait pas à notre place dans cette émission si on pensait le contraire. Ni heureux au quotidien parce que ça me paraît un peu utopiste. Et puis, parfois c'est intéressant d'amener les gens à changer d'avis sur nous. » Il énonça dans un sourire, persuadé qu'à partir du moment où on s'enfermait dans une émission comme celle-ci et acceptait de vivre sous l’œil des caméras et le regard de millions de téléspectateurs, c'était impossible de se faire apprécier de tous. « Mais je suis persuadé que la façon dont Lucy ou Achana te perçoivent n'est pas représentative de ce que les gens peuvent penser de toi à l'extérieur. Ici on manque tous un peu de recul, on prend les choses à cœur parce qu'on n'a aucun moyen d'y échapper, mais je suis sûr que y'a une chance – même toute petite – pour que vous alliez prendre un verre ensemble à la sortie. » Il émit cette fois un rire amusé, parce que ça paraissait certainement un peu optimiste quand on connaissait les rapports de Penny avec les deux jeunes femmes, mais César était persuadé que les choses pourraient se dissiper avec le temps, et certaines relations s'apaiser. Lui en tout cas savait qu'il ne l'en tiendrait pas responsable si demain on décidait de les nominer, parce qu'ils formaient un binôme et que c'est à deux qu'ils affronteraient la situation. « C'est mon coté poète. » Il souffla à sa remarque et d'un ton amusé, ajoutant. « Et dans cette aventure, mariés c'est finalement un peu ce qu'on est lorsqu'on est partenaires. Le statut, l'intimité et les alliances en moins évidemment. » Il reprit dans un sourire malicieux. Les partenaires dormaient ensemble, ils partageaient aussi souvent presque tout et y compris leurs secrets, et il y avait même eu le prime des enchères où les couples avaient fait cagnotte commune. Il tenta ensuite de relativiser sur les nominations, pourtant conscient que ce serait très difficile pour lui de se retrouver face à des personnes à qui il tenait, comme c'était évidemment le cas pour Anouchka, Gio, mais aussi Penny qu'il n'avait vraiment pas envie d'affronter, et d'autres qu'il ne voudrait ni quitter ni voir partir. Sa main contre sa joue l'arracha un instant à ses pensées et étira sur ses lèvres un sourire plus doux, avant qu'un rire ne sorte du fond de sa gorge quand Penny s'offusqua pour de faux à l'idée qu'il ait compromis sa couverture. « Dans ce cas je t'autorise à révéler mon secret en contre-partie, vas-y, je l'ai bien mérité. » Il plaisanta d'un ton rieur, pas du tout inquiet quant aux risques pour que Penny le prenne au mot et révèle son secret, quoi qu'il devrait peut être s'en inquiéter un peu étant donné qu'elle était loin d'être sobre... Elle déposa finalement la bouteille de gin entre ses mains et si César émit d'abord quelques réserves, pas certain que ce soit une si bonne idée de boire, avant que sa volonté vacille face à celle de Penny. « Justement, le fait que je sois aveugle te force à te montrer plus inventive, je suis sûr que tu pourrais trouver d'autres façons de me convaincre si je l'étais pas déjà. » Son sourire se teignit de malice tandis qu'il ouvrit finalement la bouteille pour en boire une première gorgée, songeant qu'après tout il avait quand même de la marge avant de se retrouver dans le même état que la semaine dernière avec Gio. Il prit un air profond avant de lever le pouce. « Tu l'as très bien choisi. Je dois dire que t'as des goûts aussi sûrs pour choisir une bouteille que pour choisir ton partenaire. » Il se remit à rire avant de reprendre une gorgée, toujours prêt à dédramatiser cette histoire et à souligner le fait que les choses s'étaient bien terminées étant donné qu'ils s'entendaient très bien et franchissaient même un nouveau cap dans leur relation en buvant ensemble. Mais César n'était pas dupe et savait bien que derrière cette envie de boire, Penny avait surtout besoin d'un peu de réconfort après les départs successifs de Joaquim et Leon qui devaient donner l'impression à une petite partie d'elle qu'elle était plus seule qu'elle ne l'était en réalité. Lui, il était là. Sans être Joaquim ni Leon, sans prétendre qu'à lui seul il pourrait compenser leurs absences et redonner un sens à ce qui en avait peut être un peu moins pour elle ce soir, il était là et pas décidé à partir ou à la laisser affronter ça toute seule. Il voulait qu'elle se sente soutenue, et plus que ça il voulait aussi lui montrer que s'il avait parlé de leur partenariat tout à l'heure, elle était en réalité beaucoup plus qu'une partenaire pour lui. Alors il la laissa se blottir contre lui parce qu'il avait le sentiment que c'était ce dont elle avait besoin. D'un contact, d'un soutien, d'une oreille attentive autant que d'une épaule sur laquelle déposer un peu de son désarroi. Il voulait bien l'être pour elle et surtout si c'était plus simple pour Penny que de verbaliser ce qu'elle ressentait. Ils n'avaient pas besoin d'en parler si elle n'y tenait pas. A la place, ils évoquèrent son award du candidat le plus sexy, et c'est un peu gêné qu'il lui avoua ressentir une pointe de fierté à l'idée qu'un aveugle ne soit pas moins susceptible d'être qualifié de séduisant, parce que c'était comme ça qu'il préférait le voir. Comme la preuve qu'on ne le réduisait pas à ce qu'il était. « Je sais que certains pourraient trouver ça réducteur, et c'est vrai que c'est un peu particulier d'être jugé d'après son physique quand on a justement appris que la vraie beauté ne se percevait pas avec les yeux, mais... quand j'ai perdu la vue à dix-neuf ans et que je me suis senti brisé à l'intérieur comme à l'extérieur, je pensais que cette canne qui symbolisait mon handicap tiendrait toujours les gens à distance et agirait sur eux comme un répulsif... » Il avoua dans un soupire mélancolique, la voix teintée d'émotion parce qu'à cette époque il était loin d'avoir les épaules pour s'afficher à la télévision et parler de son handicap, et il lui avait fallu des années pour réussir à dépasser ce genre de sentiments et pour comprendre que pour quelques personnes intolérantes et pour qui un aveugle resterait toujours un inapte dont on ne tenait pas nécessairement à s'entourer, il y en avait aussi qui étaient capables de voir bien au-delà de ça. Rien qu'ici, il l'avait constaté. Retrouvant un peu contenance, il sentit ensuite ses joues rougir légèrement. « C'est gentil... » Il souffla tout bas et dans un sourire un peu troublé, se rappelant en effet l'avoir entendu avouer qu'elle le trouvait séduisant même si c'était dans un contexte un peu différent et qu'il avait jugé préférable de ne jamais y faire allusion. « Et je suis persuadé que le public ne s'y est pas trompé non plus en te décernant la troisième place de ce même prix. C'est là que tu dois un peu regretter d'avoir un partenaire aveugle, mais tu sais... je peux dire en toute objectivité que tu es vraiment une belle personne. » Ses lèvres étirèrent un nouveau sourire, parce que ce n'était peut être pas la même chose mais que comme il le lui avait dit l'instant d'avant, la vraie beauté était d'après lui celle qui ne se décelait pas à travers un regard, mais qui se devinait autrement. Il trouvait Penny très attachante depuis qu'il la connaissait et était heureux qu'elle compte parmi ses proches dans cette aventure, et c'est aussi pour ça qu'il préférait s'amuser de ce prix qui faisait d'elle la candidate causant le plus de drama. « Pas la production, en tout cas. » Il souffla en riant et d'un ton entendu, parce qu'il avait déjà pu constater que la production avait soif de drame, entre les changements de partenaires, les baisers imposés et le reste. S'amusant de l'idée qu'il ne soit peut être pas très raisonnable de la laisser boire avec un tel titre, il se pinça les lèvres pour réprimer un rire. « Je... plutôt de ce que l'alcool pourrait t'amener à faire disons. » Et la sentant se rapprocher, il eut un léger sursaut lorsqu'elle aventura sa main contre sa nuque, sentant une pointe d'embarras l'envahir parce que le contact était agréable, mais qu'il n'était pas sûr qu'il soit tout à fait indiqué alors qu'il la sentait déjà si proche de lui que son parfum était partout autour d'eux. Il resta silencieux quelques secondes à l'écouter, avant de sourire plus doucement. « J'en suis passé par là moi aussi. » Et ça faisait partie des choses dont ils pouvaient parler sans forcément avoir besoin d'en dire plus pour se comprendre, et parce qu'elle saurait ce que ça voulait vraiment dire et que ce n'était pas pour rien s'il en parlait de cette façon. « Est-ce que tu me vois autrement depuis que tu connais mon secret ? » Il demanda tout bas, parce que c'était une question qu'il se posait depuis plusieurs jours et que c'était différent de Lucy parce que Penny avait fait sa connaissance avant de le connaître. Il se demandait donc si ça avait changé quelque chose à sa façon de le voir. « Parce que connaître le tien n'a pas changé la façon dont je te percevais. » Et c'était important pour lui de le lui dire, et aussi agréable de partager ça et de savoir que l'autre savait de nous certaines choses dont on ne pouvait pas parler aux autres. « Je crois juste... qu'on se ressemble beaucoup. » Il reprit doucement, sa voix trahissant son trouble alors qu'au même moment il sentit ses doigts s'égarer dans ses cheveux, teintant son visage alors que ses joues rougissaient légèrement. « Penny, je crois que je ferais bien de la récupérer... » Il proposa alors qu'au même moment sa propre main s'aventura sur le matelas à la recherche de la bouteille qu'elle avait entre les mains. Il sentit bientôt le verre contre ses doigts et referma doucement sa main autour de la bouteille de gin. « C'est que je vais finir par être vexé que tu tiennes toujours autant à vider cette bouteille malgré le fait que je sois là. » Il rit avant de déposer son autre main sur la sienne, pour la serrer un instant. Il ne dit rien, se contentant de sourire de façon troublée. Il se rendait bien compte que l'atmosphère était particulière, que Penny avait bu et que ce n'était pas sans risque alors qu'il la sentait vulnérable et savait qu'elle devait se sentir un peu seule et alors que lui n'aimait pas cette idée. Alors, peut être pour détendre l'atmosphère ou parce qu'il craignait de perdre le contrôle sur la situation, il se redressa doucement sur leur lit, glissant jusqu'au bord de celui-ci avant de lever le bras qui tenait la bouteille. « C'est la bouteille ou moi. » Et il prit un air mutin avant d'en reprendre lui-même une gorgée. Quel exemple.
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MessageSujet: Re: and you're standing on the edge (lundi, 00h45)   Dim 6 Jan - 19:37

« Oh mais mon cher César, tu peux toujours me préparer à manger si t’en as envie. Pas besoin d’attendre de devoir te faire pardonner ! » Une fille s’essaye. J’imagine qu’il n’était pas trop sérieux pour le coup, mais je veux bien profiter gentiment de la situation. C’est bien connu que je suis une bien mauvaise cuisinière et que de la haute gastronomie pour moi est l’équivalent d’un repas de Kraft Dinner ou de la pizza. Je ne dirais pas non à un repas préparé par César, même si je ne connais pas ses talents dans le domaine, je me dis qu’il n’aurait pas fait cette référence s’il n’était pas doué. Et puis, dans ce cas-ci, c’est peut-être moi qui aura à se faire pardonner cette semaine plutôt que l’inverse. Je connais la perception qu’on les autres candidats de moi et si je ne me suis pas retrouvée sur le banc des nominés encore, j’ai le sentiment que ce sera le cas cette semaine et que j’entrainerai ainsi César dans ma chute. Lui il est aimé de tous. Moi, pas tellement. Ça ne me dérange pas plus qu’il ne le faut, j’ai toujours tenté de ne pas m’en faire avec le jugement des autres ou de tout simplement me comparer. Évidemment, ça ne fonctionne pas toujours, mais j’accepte de ne pas faire l’unanimité, préférant provoquer de l’indignation plutôt que de l’indifférence. César ne semble pas trop me croire lorsque je laisse entre que lui tout le monde l’aime ici. Bon, peut-être pas tout le monde, je ne connais pas le détail de toutes ses relations ici, mais je dirais qu’il remporte la majorité de celui était le plus apprécié à mon avis. Je reste dubitative face au fait de vouloir modifier la perception qu’on les gens sur nous. Je suis d’accord qu’il peut être intéressant de vouloir démontrer les multiples facettes de notre personnalité. Mais pour avoir subi du jugement à plusieurs égards dans le passé, je crois qu’à un certain moment, ce genre de personnes ne valent pas la peine qu’on s’acharne à vouloir les convaincre que nous ne sommes pas comme l’image qu’ils ont de nous puisqu’ils ne changeront pas d’avis. Et peut-être que César a raison, la façon dont Achana ou Lucy me perçoivent n’est pas automatiquement synonyme de ce que pense le public. « La seule façon de le savoir sera de voir les résultats des votes si jamais nous sommes en nomination. » Ce qui arrivera, j’en suis presque certaine, mais comme mon partenaire préfère ne pas trop calculer l’éventualité pour l’instant, je préfère ne pas revenir sur le sujet. Pour ce qui est d’aller prendre un verre avec l’une ou l’autre de mes soi-disant ennemies ici. « Je crois que t’es un peu trop optimiste… Et ça c’est mon rôle habituellement ! » j’annonce en riant. Oui, c’est moi qui vois la vie en rose alors qu’elle est plutôt grise généralement. « Les chances sont minces, mais tu sais, je ne serais même pas fermée à l’idée. » Par contre, je ne suis pas certaine qu’Achana ou Lucy pensent de même. Peu importe. L’important c’était que César ne m’en veut pas trop face à cette possibilité de nomination. Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec le mariage lorsqu’il parle d’être ensemble pour le meilleur et pour le pire. Ma perception du mariage ne s’apparente probablement pas à celle de la majorité des gens, mais il est vrai que maintenant qu’on en parle, on peut voir des similitudes avec la vraie union du mariage lorsqu’on se retrouve en binôme dans une telle émission de télé-réalité. Quelques facettes de la vie conjugale en moins selon mon partenaire. Je me pince les lèvres pour ne pas ajouter à la blague qu’on peut s’arranger pour ce qui est de l’intimité, mais je n’ai pas envie de le mettre mal à l’aise. « Dans ce cas, ça fait de moi la maitresse pour qui a volé le mari d’un autre pour le marier ensuite… » Si on veut voir les choses de cette façon. Comme ça, je reste la vilaine, parce que c’est connu, la maitresse est toujours la méchante, alors que l’homme dans cette même situation n’est pas en reste dans l’histoire. Double standard. Bon, pas de panique, ce n’était qu’une blague. Encore une fois, j’imagine que ce soir je peux mettre les conneries qui sortent de ma bouche sur le dos de l’alcool. Je ne dirais pas que je suis saoule, ça m’en prend beaucoup plus pour perdre tous mes moyens, mais je ne suis clairement pas dans mon état naturel, ce que César ne prend pas beaucoup de temps à comprendre et à détecter que quelque chose est différent chez moi. Quoique c’est peut-être justement ça mon secret. Je joue sur l’histoire d’agent-double, parce que ça me fait rire. C’est très ironique comme référence. Et comme César aurait soi-disant révélé mon secret, j’aurais le droit de faire de même. Voyez-vous ça. Je viens chuchoter à son oreille, ce qui fait contraste avec mon cri d’il y a quelques secondes. « Mais César, tout le monde sait à ce stade de l’aventure que tu n’es pas vraiment aveugle… » Hihi. Quoi, je n’allais pas dire son secret. Et puis, la preuve que je plaisante, je tente de le convaincre avec moi et je lui avoue que je ne peux pas user de mes stratégies habituelles puisqu’il ne me voit pas. Pas de yeux doux pour César. C’est moi ou il y a un peu de sous-entendus lorsqu’il me dit que je pourrais trouver d’autres façons de le convaincre. Il a même un air malicieux sur les traits de son visage. « T’as pas idée… » Oui, je suis capable de faire beaucoup plus que des yeux doux, mais je ne suis pas certaine que le jeune homme veut s’aventurer sur ce terrain glissant. Ou peut-être que si… Je le regarde prendre une gorgée de mon alcool préféré, heureuse de l’avoir à mes côtés et de partager ce moment avec lui ce soir, alors que je ne me sentais pas super bien à la fin du prime. Je ne suis pas certaine de savoir comment gérer mes émotions pour le coup, suite au départ de Leon, qui m’affecte plus que je ne le voudrais. Je me sens fébrile, et j’ai bien conscience que pour le coup, l’alcool ne fait que masquer l’état dans lequel je me retrouve. J’apprécie ne pas avoir à m’exprimer verbalement. Parce que je ne suis pas capable de mettre des mots sur ce que je ressens et que de toute façon, ça ne donnerait rien de me tourner la tête encore et encore ce soir. C’est pourquoi après avoir trouvé du réconfort dans les bras de César, je pousse ce qui me tourne dans la tête dans un petit tiroir et le referme pour changer de sujet. J’ai envie de parler de tout et n’importe quoi. Je ne veux pas me sentir chavirer alors qu’il me reste peut-être encore plusieurs semaines ici et que je dois avancer. L’award du plus sexy décerné à César est ma meilleure porte de sortie. Bien que je comprenne que ce prix a une signification bien plus profonde pour mon partenaire. Et c’est justifié. J’ai envie de le prendre à nouveau dans mes bras, de le serrer contre moi à la suite de sa confession de comment il s’est senti lorsqu’il a perdu la vue. Non pas parce que j’ai pitié de lui, au contraire, parce qu’il est tellement plus fort que beaucoup d’autres. « On a beau se dire que la beauté n’a pas d’importance, c’est un peu ce qui dicte notre société malgré tout. Ça et l’argent. » Je sais de quoi je parle. « Je crois que t’as la preuve ici qu’avec une canne ou non, t’as la possibilité de faire et d’être tout ce que tu veux. » Et c’est tout ce qu’il y a à retenir. Qu’un award superficiel comme celui du plus sexy vienne apporter une valeur d’une plus grande importance que la simple caractéristique physique démontre qu’on ne doit pas tout prendre au premier degré dans la vie. Puis César est beau, qu’il soit aveugle ou non. Il s’agit d’un fait que je n’arrêterai pas de dire à haute voix puisqu’il ne s’agit que de la vérité. César mentionne que je ne suis pas en reste puisque je m’étais retrouvée en troisième place de cette même catégorie. C’est vrai, je l’avais oublié tiens. Si je m’en fous un peu, parce que ce n’est pas pour être prétentieuse, mais je suis habituée qu’on me dise que je suis jolie, c’est le reste de sa phrase qui me rend un peu plus émotive et qui me touche à un autre niveau. Je suis une belle personne. « Je ne regrette pas du tout… Et puis j’ai juste retenu le mot belle dans ce que tu viens de me dire. » j’ajoute dans un rire un peu bête. Évidemment, je ne peux pas prendre le compliment et la signification qu’il m’apporte sans dire une connerie ensuite. J’ai bien compris ce qu’il voulait dire. Je ne veux juste pas m’étendre sur le sujet parce que j’ai toujours eu beaucoup de difficulté à mettre des mots pour me décrire. De dire ce que je suis et non seulement la personne qui se reflète en surface. Comme cette étiquette qu’on m’a collée ici, celle de la plus dramatique. Je le prends à la légère. J’assume que je n’ai pas été un ange depuis le début non plus. Il faut toujours une méchante dans ce genre de jeu. Karla joue ce rôle dans un certain sens, mais je ne suis pas loin derrière. Enfin, César il semble presque craintif de ce que je pourrais faire. C’est vraie qu’une Penny un peu alcoolisée peut se montrer encore plus entreprenante. Comme le démontrent mes doigts qui flirtent sur la nuque de mon partenaire, me permettant de remonter dans ses cheveux, tout naturellement. Je me sens dans mon élément soudainement. Il me dit qu’il est aussi passé par là. Et je comprends immédiatement ce à quoi il fait référence. Sa question me surprend sur le coup, bien que la réponse me semble être une évidence. Si connaître mon secret n’a rien changé pour lui, « Ça n’a rien changé de ma perception non plus. Je dirais que ça m’a simplement permis de mieux te comprendre et faire des liens sur comment tu étais et ce qui fait de toi la personne que tu es aujourd’hui. » je caresse toujours ses cheveux, mais avec une nouvelle douceur. Plus tendrement aussi. César admet qu’on se ressemble beaucoup. Et je perçois le trouble dans sa voix. Parce que je le ressens aussi. « Je me suis dit la même chose. » Je le pensais aussi, qu’il y avait une ressemblance entre nous, ce que nous étions, ce que nous voulions être et le regard que portait le monde sur nous. « On a le passé qui pèse en nous, mais on préfère penser au futur et ce que cela pourra nous apporter. » C’est surement ce qui explique pourquoi j’ai aussi beaucoup d’admiration pour César et l’homme qu’il est. Un sourire fin se trace sur mes lèvres, lorsque je remarque la gêne sur ses joues. On n’a jamais été aussi proche l’un de l’autre, et je ne parle pas que physiquement. C’est plus que ça en ce moment. Il tente de changer de sujet, de virer le tout à la blague, mais je sais que ce n’est qu’une distraction. Et ça va, je ne lui en veux pas. J’aurais surement fait la même chose. Je rigole donc, lorsqu’il me dit que je dois arrêter de boire, alors qu’il est un peu en train de me rattraper à cette vitesse. C’est donc lui ou la bouteille. Je dois faire mon choix. Il pousse un peu le jeu, non ? À croire qu’il aimerait que je provoque quelque chose. Je me lève donc, mes doigts glissant doucement sur son bras, caressant sa peau au passage, comme si j’allais lui voler la bouteille. « Facile… » je souffle alors que mon visage se retrouve finalement face au sien, mes lèvres frôlant doucement les siennes. « Toi. » je viens déposer mes lèvres dans un baiser qui se veut tendre. Mon esprit joueur prend toujours le dessus dans ce genre de situation. Il m’avait provoqué. J’avais réagi. Drama.
 

and you're standing on the edge (lundi, 00h45)

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