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 lost youth, where did we go wrong (lundi, 21h40)

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César

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MessageSujet: lost youth, where did we go wrong (lundi, 21h40)   lost youth, where did we go wrong (lundi, 21h40) EmptyLun 10 Déc - 2:24

LOST YOUTH, WHERE DID WE GO WRONG.
W / @gio

César s'était mis à la recherche de Gio un peu plus tôt dans la soirée, parce que pour tout un tas de raisons il avait envie de passer les prochaines heures en sa compagnie, et ça n'était pas un hasard s'il avait embarqué une bouteille de tequila sur son passage. Il était un consommateur d'alcool plutôt modéré, qui appréciait vraiment un bon verre de temps en temps mais ne ressentait pas le besoin de boire tous les jours, et depuis son arrivée il n'avait pas si souvent pris une bouteille sous le bras avec l'idée d'aller la vider avec un bon copain. Mais ce soir, il s'était dit que ce serait l'occasion de partager un moment un peu spécial avec Gio, d'évoquer certaines choses avec un peu moins d'inhibition, de fêter le fait qu'il soit resté dans l'aventure à l'issue du dernier prime, mais aussi de lui changer un peu les idées après la fin de ce dernier. Il mesurait maintenant qu'il était sur le point d'aller le retrouver qu'il se serait vraiment senti attristé et déphasé si Gio avait du quitter l'aventure, parce qu'en plus de lui porter beaucoup d'affection, César accordait énormément d'importance à des valeurs telles que l'amitié et il avait compris qu'elle représentait aussi beaucoup de choses pour Gio, qui s'était montré d'une profonde loyauté vis à vis de lui. C'était le genre de choses qu'il n'oubliait pas, et au cas où Gio ne devinerait pas tout seul à quel point il lui en était reconnaissant, il comptait bien le lui dire dès qu'il aurait mis la main sur lui. Déambulant à travers le palais avec sa canne dans une main et sa bouteille et deux verres en plastique dans l'autre, il eut une illumination au moment de passer près de la salle de l'espion. Il se souvenait que Gio lui avait dit avoir l'habitude d'y jouer à la console parce que c'était l'endroit le plus pratique pour ça. Attendant ainsi que sa canne cogne le bas de la porte, il tendit la main pour en saisir la poignée et l'actionna de façon à pénétrer à l'intérieur. A peine fut-il entré qu'il crut deviner sans même avoir besoin de l'entendre que Gio était bien là. « Gio ? Je te cherchais, t'es tout seul ? » Il annonça dans la naissance d'un sourire, avant de refermer la porte derrière lui et de marcher quelques pas. « Tu joues à la switch ou t'es entrain d'espionner des candidats ? » Sa mine devint un peu plus amusée, parce qu'il comprendrait sans doute qu'il ne faisait pas seulement allusion à la fonction première de cette pièce, mais que c'était aussi un moyen qu'il avait trouvé de dédramatiser un peu leur dernier échange au food-truck, et toute cette histoire autour du jacuzzi. Il retrouva ensuite son sérieux. « A ce propos, je voulais te dire... je t'en veux pas du tout de m'avoir parlé de cette histoire au sujet du bain entre Anouchka et Cristopher. Je l'ai pas très bien vécu sur le moment quand tu me l'as dit, mais je sais très bien que tu l'as fait par amitié et je t'en remercie. » Il était sincère, l'avoir appris de cette façon lui avait mis un coup au moral et il avait eu un peu de mal à reprendre ses esprits après ça, mais il se doutait que Gio devait beaucoup culpabiliser depuis jeudi et il n'avait vraiment pas envie qu'il puisse penser avoir commis une bourde. Ce n'était pas comme ça qu'il voyait les choses, et il préférait nettement l'avoir appris de sa bouche que de celle de Devan en plein prime. « Bon. J'ai de l'alcool, du temps devant moi et je suis d'humeur joueuse. On se fait un « Je n'ai jamais »... ou tu n'as pas trop la tête à ça ? » Il se pinça les lèvres en agitant la bouteille dans la direction qui était normalement celle des écrans, prêt à lui proposer de se vider un peu la tête mais pouvant aussi tout à fait comprendre que Gio n'ait peut être pas le cœur à jouer après la décision qu'il avait du prendre durant le prime et qui avait forcément été lourde de conséquences. Il le connaissait maintenant, il savait bien qu'il devait mal le vivre et il tenait encore plus à le faire sourire un peu en sachant ça.
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MessageSujet: Re: lost youth, where did we go wrong (lundi, 21h40)   lost youth, where did we go wrong (lundi, 21h40) EmptyLun 10 Déc - 3:39

Dire que ça a été une journée de merde, c’est un peu comme dire qu’il n’a pas fait beau en Angleterre, une évidence dont tout le monde a depuis longtemps compris que ça ne servait à rien de préciser. Il joue à la switch, tout seul, parce qu’il a fait comprendre à la dernière personne qui est rentrée qu’il avait vraiment pas envie de compagnie. C’est rare qu’il soit d’aussi mauvais poil ou du moins c’est rare qu’il le fasse sentir aussi clairement mais ce soir il a juste pas la force d’essayer d’être sympa. La porte s’ouvre et il s’apprête à aboyer pour qu’on le laisse tranquille mais c’est César, alors il dit rien. Comment César reconnaît-il sa présence ? C’est un mystère que Gio aimerait bien percer, mais ça attendra un autre jour, pour l’instant il a pas la tête à chercher. « Yup. Seul au monde, comme une île dans l’océan. » Ce qui est pas tout à fait juste à proprement parlé, parce que plein d’îles sont dans des archipels mais c’est pas comme si Gio essayait d’être subtil et géographiquement précis. Fuck la géographie. Ses mains ont arrêté de pianoter sur les touches de la manette qu’il tient avec plus de force que nécessaire et quand César s’enquiert de ce qu’il fait Gio lâche un mélodramatique -mais vrai- : « J’joue à la switch en réfléchissant à la vacuité de l’existence. Ce qui, malheureusement me rend encore plus nul. » Il a juste fini antépénultième dans une course en mode facile. Hell, même César aurait pu le battre et il est aveugle. « J’crois que mes jours d’espionnage sont derrière moi. » commente-t-il avec un sourire mi-amusé mi-amer, en repensant aux conséquences que sa dernière visite proactive dans la salle de l’espion avaient entraîné. Merci, mais non merci. Il s’en passera à l’avenir. César lui dit qu’il ne lui en veut pas et ce serait mentir que de dire que Gio n’est pas soulagé de l’entendre. « Un de moins à qui j’dois présenter des excuses alors. C’est déjà ça. » soupire-t-il. Il a tellement les boules quand il songe à ce qu’est devenue son aventure en quelques jours alors que tout allait si bien jusqu’à… jeudi dernier. Comme quoi les gens qui disent qu’une vie ne peut pas basculer en un instant ils se plantent. « Par-fait ! Envoie l’alcool, non n’envoie pas, tend moi la bouteille, on aura pas besoin des verres. » lance-t-il regagnant de sa vigueur et fin prêt à picoler pour oublier ses petits chagrins des derniers jours. De la téquila en plus, il n’y a rie de mieux pour se bourrer la gueule efficacement. Et pour vomir aussi, mais ça c’est pas grave, il a plus ou moins l’habitude. César propose un « Je n’ai jamais » et Gio est complètement partant. Toute raison pour boire est la bienvenue. TOUTE RAISON. Il a même pas besoin de raison en fait, mais boire avec une raison c’est toujours mieux accepté socialement parlant. « Donc on va jouer à la version où on peut dire « J’ai déjà… » et si l’autre l’a jamais fait, il boit et « Je n’ai jamais » et si l’autre l’a déjà fait il boit. Comme ça on sera sûr de pas gâcher l’alcool. » précise-t-il, histoire qu’ils aient pas à se limiter. Les verres en plastique c’est bien mignon et si César est de ces gens qui ne peuvent pas boire dans la même bouteille que quelqu’un d’autre, ils s’en serviront, mais Gio trouve que ça manque de convivialité. Une beuverie ça s’organise pas avec des verres en plastique. A la limite une panoplie de shooters oui, mais des verres en plastique, c’est pas très festif. Il sait bien qu’aux USA leurs plastic cups sont iconiques mais on est en Chine ici alors… ne pas utiliser les verres ils diront que c’est pour l’environnement. « J’commence. J’ai déjà été nominé. J’ai déjà fini premier des nominations. J’ai déjà dû éliminer un de mes candidats comme si j’étais l’bon Dieu. J’crois que tu dois boire trois gorgées. Et des vraies hein, pas des gorgées de mamie. » Faut pas le prendre pour un bleu non plus. Il sait à quoi ça ressemble quelqu’un qui fait semblant de boire. Il l’a fait assez souvent quand il était Sam.
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MessageSujet: Re: lost youth, where did we go wrong (lundi, 21h40)   lost youth, where did we go wrong (lundi, 21h40) EmptyMar 11 Déc - 8:18

La façon dont Gio l'accueillit à son arrivée dans la salle de l'espion serra légèrement le cœur de César, qui pouvait déduire rien qu'au son de sa voix que ça n'allait vraiment pas très fort et que c'était peut être une de ces soirées où l'italien avait plus besoin de solitude que de compagnie. Mais ça, c'était sans compter sur son caractère un peu entêté lorsqu'il était question de changer les idées aux personnes qui comptaient pour lui. Alors même si son camarade avait envie de passer cette soirée à broyer du noir, il devrait compter sur sa présence, et César avait déjà prévu de quoi l'aider à se vider un peu la tête. « Et tu joues à quoi pour avoir le temps de réfléchir à ça ? Parce que je te proposerais bien une partie pour te prouver que t'es pas si nul et que y'a toujours pire que toi, mais je sais pas si je compte vraiment comme un joueur qu'on peut être fier de battre. » Il souffla dans un sourire amusé, histoire de dédramatiser un peu ce moment et pourquoi pas d'arriver à le faire sourire. S'il n'y avait que ça, il voulait bien prendre une manette et s'élancer dans l'arène, mais il ne voudrait pas risquer de faire pire que mieux si Gio considérait que battre un aveugle, ça n'était pas vraiment l'exploit qui risquait de lui redonner la pêche. Il eut un sourire un peu grimaçant lorsqu'il évoqua la fin de sa courte carrière dans l'espionnage parce qu'il aurait peut être du choisir un autre moment pour revenir indirectement sur les événements de la semaine passée, avant de lui assurer qu'il ne lui en voulait pas au sujet d'Anouchka et Cristopher, et surtout pas alors que tout s'était arrangé. « Tu as discuté avec Penny ? Je suis sûr qu'elle peut comprendre que faire le choix que tu as fait hier était la chose la plus difficile qu'on aurait pu te demander. » Il reprit doucement lorsqu'il comprit en l'entendant parler d'excuses que le choix qu'il avait du faire entre Golshifteh et Joaquim à l'issue du prime lui pesait beaucoup et qu'il devait vivre un début de semaine compliqué à cause de ça. Et ça ne le surprenait pas, Gio était le genre de personne à se dévouer aux autres, les handicaper ou comme ici les sacrifier était contraire à sa personnalité et c'est pour ça qu'il devait vivre un vrai cas de conscience depuis le prime. Et pour ça que César n'attendit pas plus longtemps pour lui souffler l'idée qu'il avait eu sur le chemin. Ils pourraient très bien se contenter de boire, mais il préférait lui proposer un jeu pour ne pas lui donner le temps de ressasser tout ce qu'il avait sur le cœur, et Gio se montra enthousiaste. « Je suis content que tu sois partant. J'ai pris de la tequila, enfin... vérifie quand même que c'est pas une bouteille de vinaigre avant de commencer à la boire, on sait jamais. » Il émit un léger rire, pas sérieux sur les chances pour qu'il se soit trompé parce qu'il connaissait quand même la disposition des bouteilles, mais qui sait si certains ne changeaient pas les choses de place. S'approchant pour lui tendre ladite bouteille et laisser les verres de coté, il agita sa main jusqu'à sentir le dossier d'une chaise et s'assit près de Gio qui proposait une autre règle du « Je n'ai jamais ». « Okay, ça me va. Je connaissais pas cette variante mais s'il faut qu'on aille récupérer une autre bouteille, eh bien on ira. » Il plaisanta tout en se redressant sur sa chaise, attendant que Gio lance les hostilités, parce qu'après tout ils étaient jeunes et normalement en bonne santé, ce n'était pas de se prendre une cuite qui allait les tuer, juste les assommer un peu et leur faire regretter cette soirée demain matin... Son camarade reprit la parole pour énoncer trois choses qu'il avait déjà faites. Et là, César eut un rire incrédule et presque incontrôlable. « Oh je vois, c'est comme ça que tu veux la jouer ? Je te préviens, t'échapperas pas à tes trois gorgées toi non plus. » Il s'exclama en riant lorsqu'il comprit que Gio avait la ferme intention de le faire boire d'entrée de jeu, et qu'il était prêt à tout pour ça. Il récupéra la bouteille, l'ouvrit et la porta à ses lèvres le temps de boire une, puis deux, puis trois gorgées généreuses. Et ce n'était pas de l'eau, autant dire qu'il allait sûrement les sentir passer. « Allez, à moi. J'ai déjà perdu la vue dans un accident de la route. J'ai déjà passé des semaines dans un coma de stade 2 à être alimenté par une sonde naso-gastrique. Et je me suis déjà promené toute une journée avec une décoration de Noël accrochée à la manche de mon pull parce qu'elle s'était prise dedans quand je m'étais approché de mon sapin et que je l'avais pas senti... T'as soif ? Je t'avais prévenu ! » Il étouffa un rire et prit son air le plus innocent pendant qu'il tendit la bouteille à Gio dans une provocation amicale qui visait juste à rétablir une parfaite équité avant d'envisager de jouer un peu plus sérieusement. Après tout, c'était surtout lui qui semblait avoir besoin de boire.
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MessageSujet: Re: lost youth, where did we go wrong (lundi, 21h40)   lost youth, where did we go wrong (lundi, 21h40) EmptyMar 11 Déc - 20:55

César lui demande à quoi il joue et se risque même à une blague qui tire un petit rire soufflé des lèvres scellées de Gio. « Ils m'ont filé qu'un seul jeu alors bon... C'est des courses de karts. Le genre de truc qui demande aucune attention quoi. » déplore-t-il parce que bon, c'était sympa les deux premières semaines, mais il a fini par s'en lasser un peu, surtout qu'il est vraiment pas très bon, ce qui n'arrange rien. Quand il faisait encore des compétitions, il avait toujours la gagne, mais une fois sa carrière de gymnaste abandonnée, il s'est découvert une âme beaucoup plus apaisée et pas tourmentée par la défaite. Mais perdre contre une machine alors qu'elle est censée être en mode moyen... ça passe pas facilement.« On a un peu discuté mais bon, j'pense que faudra du temps pour que ça soit pas un sujet sensible. Et j'la comprends. Ça aurait jamais dû être mon choix. Si ça s'trouve Joaquim aurait fini par gagner l'émission si j'l'avais pas éliminé au profit de Golshifteh. On en saura jamais rien. » C'est peut-être ça qui l'embête le plus, ça et l'idée que des gens pensent qu'il a fait le mauvais choix et lui en tienne rigueur. Au fond, il pense pas qu'il y avait une bonne décision, c'était un choix cornélien, un peu du goût de la peste contre le choléra. Sauf qu'aucun des deux candidats ne méritait de se faire sortir de la sorte. Il apprendra à vivre avec, d'ici quelques semaines il aura peut-être même réussi à se pardonner de n'avoir pas décidé de plier bagage à la place d'un des deux candidats. Mais cette option n'était pas envisageable, il aurait pas pu faire ça à ses amis qui croient en lui à l'extérieur, à ses amis à l'intérieur du nid, à Aly, ou encore à Sid à qui il a promis de ne pas abandonner. César explique son raisonnement pour ce qui est d'amener de la téquila et Gio est un brin impatient. « J'suis toujours partant quand il y a de l'alcool en jeu. Surtout quand ça fait presque un mois que j'me suis pas foutu la tête à l'envers. » Ce qui lui arrive en général une fois par semaine depuis qu'il a commencé son année sabbatique. Faut dire quand ils voyagent tous ensemble, ils picolent quasiment tous les soirs et ce même si les visites le lendemain se font dans la douleur, ils savent que le soir suivant ils apaiseront leurs cerveaux déshydratés en les berçant d'une dose d'alcool local. « T'as pas vraiment le choix hein. » note-t-il sur le ton de la plaisanterie quand César accepte ses règles. Gio se lance, parce qu'il veut pas faire traîner le jeu et il tire trois balles qui sont pas franchement fair-play. Il se doute bien que César va boire trois fois, c'est même le but du jeu : faire boire l'autre autant que possible. C'est aussi une façon pour eux d'en découvrir plus sur l'autre en apprenant des détails de leur histoire personnelle. « J'compte bien en boire plus de trois, mais fallait que je commence en beauté. » lance-t-il dans un rire quand César promet de se venger et ne tarde d'ailleurs pas après avoir ingéré trois gorgées et grimacé. Gio avale difficilement quand César mentionne son accident, son coma et ses conséquences. C'est beau de voir qu'il arrive à en rire et à utiliser ça à son avantage aujourd'hui, mais l'idée d'un César alité, complètement impuissant quand même aveugle il rayonne de vitalité aujourd'hui le perturbe un peu. « Oh non pas d'chance ! En dehors de la perte de vue tout ça m'est arrivé.  » lâche-t-il en claquant des doigts machinalement, comme pour dire raté. C'est une plaisanterie bien sûr, mais il préfère essayer de ne pas trop creuser tout de suite, surtout quand il s'agit des premières phrases et qu'elles sont chargées d'émotions. Il porte la bouteille à ses lèvres, sans renifler le contenu, il sait que ce serait une erreur et que ça le découragerait un peu et prend trois bonnes gorgées sonores pour que César n'ait pas de doute. « Pouah ! J'avais oublié que la téquila tiède ça se faisait sentir quand ça descend. » crache-t-il, la gorge en feu et les yeux qui picotent affectueusement après cette décharge de chaleur et le frisson qui l'a accompagné. « Ok à mon tour. On va faire un « je n'ai jamais » et « j'ai déjà » à chaque fois, histoire de pimenter le tout et on a pas le droit de réutiliser la phrase de l'autre, sinon c'est pas du jeu. » explique-t-il histoire de pimenter un peu les choses. Pas question de transformer une phrase émise par l'autre en changeant juste un mot ou quoi, ce serait trop facile. Gio n'aurait qu'à dire « je n'ai jamais été aveugle » et il ferait boire César jusqu'à plus soif. « Je n'ai jamais mis le pied aux USA. Et... j'ai déjà offert un sextoy à ma mère pour Noël. » dit-il avant de rire d'un rire un peu gras en se rappelant de la tête de sa mère quand elle avait vu le contenu de son cadeau qui était au départ destiné à Althea, la meilleure amie de Gio. L'engueulade qui en a suivi, parce que bon ça ne se fait pas d'offrir des sextoys à des jeunes filles, a été presque aussi mémorable que le fou rire qu'ils se sont pris quand il a raconté l'anecdote à Althea.
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MessageSujet: Re: lost youth, where did we go wrong (lundi, 21h40)   lost youth, where did we go wrong (lundi, 21h40) EmptyMer 12 Déc - 22:08

César n'était pas certain que proposer à Gio de l'affronter dans une partie de switch soit lui faire un cadeau, c'est bien pour ça qu'il plaisantait et cherchait simplement à lui dire que maintenant qu'il était là, il n'avait pas l'intention de repartir et de le laisser tout seul. Il prit un air un peu incrédule lorsqu'il lui confia n'avoir qu'un seul jeu à sa disposition. « Un seul jeu ? C'est un peu radin de leur part, surtout qu'avec tout l'argent qu'ils s'évitent de dépenser à chaque fois que l'un de nous fait banqueroute à la roulette, ils pourraient quand même te fournir un petit stock... » Il fallait tenir compte du fait qu'ici les activités n'étaient pas si nombreuses et qu'ils avaient de longues journées devant eux à occuper par tous les moyens qu'ils pouvaient trouver, alors il trouvait ça presque sadique de la part de la production d'avoir offert à Gio une console avec un seul jeu, qu'à force il devait déjà connaître par cœur. « J'espère qu'au moins tu pourras garder la console et repartir avec elle et Amaran. » Il souffla dans un plus sourire, espérant lui remonter un peu le moral en lui parlant de ce chat pour qui il s'était pris d'affection et dont il savait que Gio aimerait le ramener avec lui. Il adopta une mine plus empathique lorsque Gio lui confia avoir effectivement discuté avec Penny mais avoir le sentiment que seul le temps apaiserait un peu les choses. « C'est vrai, ce n'était pas un choix à mettre entre tes mains, je pense que personne ou presque ne peut prétendre savoir ce qu'il aurait fait à ta place. Et je suis vraiment désolé que ça ait gâché ton plaisir d'avoir été sauvé et d'avoir fini premier des votes, parce que tu méritais de pouvoir le fêter... » Il afficha une grimace attristée, parce qu'il se mettait à sa place et qu'il imaginait combien ça avait du être un véritable ascenseur émotionnel de savoir qu'il avait été sauvé par le public en premier, mais que du coup il était condamné à devoir départager deux candidats. On pouvait littéralement dire que Gio avait été victime de son propre succès, et ça le désolait profondément pour lui. Il tenta alors de lui changer un peu les idées en évoquant l'idée de boire de l'alcool, pas forcément de façon très raisonnable parce qu'après tout Gio semblait avoir bien besoin d'un remontant et que ce n'était pas si souvent qu'ils se faisaient ce genre de soirées. La tequila, ça devrait leur en laisser un souvenir assez impérissable. « Heureusement qu'on n'est plus à l'époque où l'alcool pouvait rendre aveugle, deux non-voyants dans le même casting ça risquerait de faire beaucoup. Et je voudrais pas qu'on pense que je me cherche un compagnon de galère avec qui partager les nombreuses joies de la cécité. » Il reprit d'un ton amusé, parce qu'on disait bien que les mieux placés pour faire ce genre de blagues étaient encore les handicapés eux-mêmes, ça ne coûtait rien d'avoir un peu d'auto-dérision et ça aidait même la plupart du temps à rendre certaines situations plus supportables. Il émit un rire quand Gio lui fit comprendre qu'il n'avait de toute façon pas d'autre choix que d'accepter les règles qu'il avait proposé pour varier un peu du traditionnel « Je n'ai jamais », avant de faussement s'offusquer lorsqu'il inaugura la partie d'une façon qui laissait peu de doute sur son intention de le faire boire un maximum. « Avoue-le, c'est pour te venger du rythme que je t'ai imposé la semaine dernière quand on a préparé nos hamburgers. » Il souffla dans un sourire rieur et avant de boire trois premières gorgées de tequila et de grimacer fortement au moment où l'alcool coula le long de sa gorge, préférant nettement repenser au moment qu'ils avaient passé au food-truck pour cette partie-là plutôt que pour ce qui s'était passé ensuite, quand Gio lui avait parlé de cette histoire au sujet d'Anouchka. Il préférait largement laisser ça derrière eux, confiant à son tour trois faits à son sujet qui devraient normalement conduire Gio à boire à son tour. Ce n'était pas ce qu'il pouvait trouver de plus joyeux à partager, certes, mais c'était au moins la garantie que Gio devrait jouer le jeu. Et pourtant, il tenta une entourloupe. « Menteur ! » Il s'exclama dans un rire, persuadé que même la troisième affirmation n'avait pas pu lui arriver parce qu'il était persuadé que Gio n'aurait pas pu passer toute une journée avec une boule de Noël accrochée à son pull. Il s'amusa en l'entendant boire trois gorgées à son tour, parce qu'effectivement ils n'étaient pas au bout de leurs peines avec cette tequila assez indocile qui n'était pas ce qu'il aurait pu trouver de plus soft pour boire à la bouteille. Puis il acquiesça. « Ok, on fait comme ça. » Il aimait bien l'idée de pimenter un peu les règles et ce serait l'occasion d'apprendre d'autant plus de choses l'un sur l'autre, alors ça lui semblait être une bonne idée. Gio enchaîna alors, et sa deuxième affirmation le fit éclater de rire. « T'as offert un sextoy à ta mère ? Maintenant tu sais que t'es obligé de me raconter toute l'histoire, hein. » Il souffla entre deux rires, toutefois teinté d'une pointe de mélancolie parce qu'il paraissait évident qu'il ne risquait pas d'avoir déjà fait ce genre de cadeaux à sa mère, étant donné qu'il l'avait perdu très jeune et avait passé plus de Noël sans elle qu'avec elle. Il se pinça les lèvres à cette pensée, puis reprit. « Bon, du coup je bois deux fois. Mais compte sur moi pour te faire venir aux États-Unis une fois dehors. » Il déclara d'un ton complice et déterminé, au moment de récupérer la bouteille pour la porter de nouveau à ses lèvres et grimacer, encore. « A mon tour. Je n'ai jamais eu de profil sur un site de rencontre. Et j'ai déjà été à un entretien d'embauche avec la gueule de bois. » Il réprima un rire en y repensant, parce que pour sa défense il avait complètement oublié son rendez-vous le lendemain matin quand il avait fêté l'anniversaire d'un de ses potes. Et comme il était déjà aveugle, ça n'avait pas non plus vraiment joué en sa faveur, mais quand il y repensait il n'avait pas vraiment de regrets étant donné qu'il était bien là où il était aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: lost youth, where did we go wrong (lundi, 21h40)   lost youth, where did we go wrong (lundi, 21h40) EmptyJeu 13 Déc - 16:47

César note le fait qu'il y ait un seul jeu avec la switch que Gio a gagné est un peu avare. Il mentionne la banqueroute qu'il a fait la semaine précédente et ça fait rire Gio. Il a vraiment pas eu de chance à la roulette et comme la cagnotte de Gio est plutôt bien gonflée, il préfère ne pas y toucher, tant pis pour les indices qu'il n'obtient pas, au moins il garde la possibilité d'en acheter et de buzzer quand il veut. « J'trouve aussi, surtout quand tu penses au fric qu'ils se font sur notre dos. » Grâce à la publicité qui entrecoupe chaque émission quotidienne, grâce aux sponsors, grâce aux votes... La production se fait une fortune grâce à leurs aventures, leurs émois et leurs discussions, alors ils auraient quand même pu lui filer une collection de jeux. Quand César mentionne le chat que Gio a adopté dès sa première visite au café le fait sourire. « J'm'en fous un peu de la console en vrai, j'veux juste qu'on me laisse prendre Amaran. Si j'dois signer des papiers d'ailleurs, qu'on me les donne. » Parce que bon, il peut se l'acheter la console s'il veut et il n'en a pas spécialement envie, Amaran, lui, il est irremplaçable. César dit que Gio mérite de célébrer son bon score de la veille et son retour dans le nid malgré le fait qu'il ait dû choisir entre Golshifteh et Joaquim. « Bah, c'pas grave, j'suis quand même content d'avoir fini premier, ça prouve que les gens à l'extérieur m'aime bien. J'veux juste pas être premier à nouveau dans le cas d'une égalité. » pondère-t-il, parce qu'il n'est pas ingrat, le public l'a sauvé, avec une belle proportion de votes et il apprécie ce soutien immensément. La conséquence de ce bon placement est un gros point noir, mais il espère finir premier chaque fois qu'il est nominé, juste ne pas avoir à choisir qui est éliminé à chaque fois. Il se dit que ça ne peut pas se produire souvent des égalités dans les votes, si ? « Vas-y, balance, c'est quoi les joies de la cécité ? Tu t'adresses peut-être à des aveugles dehors qui n'ont pas encore réussi à en arriver là. » demande Gio, parce qu'il pense que ça peut être un beau message à faire passer et que César peut aider de jeunes aveugles qui ont eu des expériences similaires. « Peut-être bien... » dit-il avec un sourire dans la voix. Faut dire que César ne lui a rien épargné lorsqu'ils ont cuisiné ensemble et Gio le lui a bien rendu... en lui cassant son groove en lui annonçant qu'Anouchka s'était dévêtue devant Cristopher. César lui demande plus de détails sur l'histoire du sextoy et Gio rigole doucement. « C'est juste une erreur. Avec ma meilleure amie on s'offre toujours des cadeaux débiles, cette année là c'était un dildo, sauf que j'ai fait tous les emballages en même temps et que la forme du cadeau de ma mère était similaire. Du coup j'ai confondu et quand elle a ouvert le cadeau devant mes sœurs qui avaient quinze ans, elle a pas trop apprécié... On en rigole maintenant, surtout avec Althea, ma mère elle me rappelle encore aujourd'hui de faire mes cadeaux un par un. » raconte-t-il avec un sourire nostalgique sur les lèvres. C'était aussi le dernier Noël qu'ils avaient passé avec Thomas, quelques heures avant son accident et sa mort. Ce jour tragique qui a impacté toutes leurs vies d'une façon qui ne peut être quantifiée. Ce Noël sera le premier qu'il passe loin d'eux, s'il est encore dans le nid, et il doit avouer que ça l'excite autant que ça l'attriste. Pour une fois, il ne sera pas avec sa famille et l'ambiance sera forcément très différente ici, pas de tristesse, pas de chaise vidée laissée à la table pour Thomas. César veut qu'il vienne aux États-Unis et Gio sourit, s'extirpant de ses sombres pensées. « C'est dans mes projets. » mentionne-t-il nonchalamment, avec BJ-GAP ils ont prévu de finir leur année de voyage par les USA, maintenant que Gio a des contacts sur place, il va pouvoir y aller et voir ses potes tout en ayant des guides touristiques qui pourraient rencontrer ses amis de l'extérieur. César joue son tour, parle de sites de rencontres et de gueule de bois. Gio considère une seconde ce qu'il va faire, parce qu'il pourrait ne boire qu'une gorgée, mais où serait le fun ? « J'vais boire deux fois, même si techniquement c'était pas un site de rencontres mais une application. T'as eu le job au final ? » demande-t-il avant de porter la bouteille à ses lèvres. Il sait à quoi s'attendre cette fois-ci, entre la brûlure qui s'en suivra et la tiédeur du liquide. Ça rend l'expérience un peu plus plaisante même si l'alcool n'a pas encore commencé à faire effet et qu'il sait qu'une fois que ça sera le cas, il pourra boire sans réfléchir. La première gorgée passe très bien, la seconde frôle de ressortir par ses narines. Can you say sexy ? Gio s'essuie le bord des lèvres et réfléchit à ce qu'il va pouvoir demander à César. « Hm... Je n'ai jamais été arrêté par les flics et j'ai déjà embrassé une personne du même sexe. » Il n'avait pas trop d'idée pour le je n'ai jamais ce tour-ci et il pense bien que César ne boira qu'une gorgée, mais c'est pas grave, ça fera plus de téquila pour lui. Ce jeu est vraiment fun, parce qu'il leur permet de poser des questions qu'ils n'oseraient peut-être pas poser normalement. Ce tour-ci, par exemple, Gio va voir si César a déjà embrassé un garçon, ce qui serait une surprise mais pas non plus un immense choc. Il y a longtemps que Gio a perdu la capacité d'être choqué par ce genre de trucs.
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MessageSujet: Re: lost youth, where did we go wrong (lundi, 21h40)   lost youth, where did we go wrong (lundi, 21h40) EmptySam 15 Déc - 8:28

César aurait pensé qu'en faisant gagner une console à Gio, la production s'assurerait qu'il aurait assez de jeux pour passer le temps comme il se doit, mais apparemment il devait se contenter d'un seul et ça n'avait pas l'air d'être le plus palpitant. « Mais j'y pense, même avec un seul jeu tu tiens une source de divertissement que beaucoup ici doivent t'envier vu comme les journées sont parfois longues. T'as jamais pensé à prêter ta console contre de l'argent ou des services ? » Un sourire mutin se dessina sur ses lèvres, parce que quand on connaissait un peu César on savait bien qu'il ne pouvait pas dire ce genre de choses sérieusement. Son rapport à l'argent était beaucoup plus désintéressé et ce n'était pas le genre à conseiller aux autres de faire du profit de cette façon. César mentionna Amaran et sentit à la voix de Gio que son expression avait du changer légèrement. « Bien sûr, je m'en doute. Peut être que Noël les mettra dans de bonnes dispositions et que tu pourras faire ta demande officielle à ce moment-là. C'est pas comme s'ils t'avaient pas sous les yeux H24 et savaient pas que t'es quelqu'un d'aimant, avec ton prochain comme avec les animaux... Je peux pas te voir, et même moi je le sais. » Il afficha un sourire plus doux, parce qu'il avait beau se douter que ça n'étonnerait pas Gio qu'il ait cette opinion de lui, il avait appris quand il avait perdu ses parents puis lorsqu'il avait eu son accident qu'il ne fallait pas attendre pour dire les choses. « D'ailleurs, au sujet de Sid... je sais pas si tu as envie d'en parler, mais je me sens un peu nul de rien avoir vu... Littéralement. J'espère que tu sais que tu peux te confier. » Son ton s'attrista, d'abord parce qu'il se doutait que les choses ne devaient pas être simples pour Gio depuis dimanche à cause de cette question qu'il s'était vu poser, et aussi parce que c'est dans ces moments-là qu'il mesurait l'ampleur de sa situation. Gio ne lui avait pas parlé de son attirance pour Sid, et il n'avait rien pu voir lui non plus, ce qui le désolait. Il avait envie d'être un bon ami, qui répondait présent quand quelqu'un à qui il tenait était face à un coup de cœur qu'il ne savait pas forcément comment exprimer, mais parfois c'était compliqué. « Je suis sûr que le public a compris qu'il devait continuer à te soutenir en masse mais que la prochaine fois il devra bien répartir ses votes entre les autres candidats pour éviter les égalités. En espérant ne pas faire partie de ces candidats. » Il eut un sourire un peu éteint, parce que ça ne le tranquilliserait pas vraiment de se retrouver face à Gio, et pas seulement parce qu'il avait été largement soutenu cette semaine. Aussi parce qu'il avait le sentiment que le pire était d'affronter les personnes dont on était proche, et il savait que les nominations seraient de plus en plus difficiles. Sa prochaine question dessina un sourire plus paisible sur ses lèvres. « Eh bien, je vais pas prétendre que c'est facile tous les jours, mais là où on pourrait penser que la cécité instaure une distance avec les autres, je trouve qu'elle rend les contacts et la plupart des relations qu'on peut créer plus authentiques. On perçoit les gens tels qu'ils sont vraiment, on les écoute davantage, on les comprend donc mieux. Et quand on a la chance de rencontrer des personnes qui font aussi cet effort avec nous et ne s'arrêtent pas à notre situation... on peut vraiment faire de belles rencontres. Et quand on aime, on aime vraiment et pour tout un ensemble de choses bien plus importantes que l'apparence. En amour comme en amitié, on peut parfois se tromper sur ce que ressentent les autres, mais on se trompe rarement sur ce qu'on ressent soi-même. C'est important pour moi de le dire, parce que les non-voyants connaissent bien la solitude et que c'est paralysant parfois. » C'était un des exemples qu'il pouvait utiliser pour dépeindre la cécité comme une chose qui avait aussi ses avantages et ses richesses, et le plus parlant pour lui qui avait senti avec les années que ses rapports avec les autres avaient changé. Si un jeune aveugle écoutait cette émission, il aimerait qu'il sache qu'il n'était pas voué à rester seul, quand bien même on pouvait parfois avoir cette impression quand on vivait dans le noir toute la journée. Il eut un sourire amusé quand Gio lui confirma avoir peut être envie de se venger du rythme qu'il leur avait imposé au food-truck, avant que le jeu ne soit lancé et qu'il pique sa curiosité avec une anecdote surprenante. Il émit un rire franc. « Je me doutais que c'était une histoire de ce genre, ça doit faire une sacrée anecdote pour les dîners de famille. Mais du coup, c'était quoi le cadeau de ta mère pour que tu aies confondu sa forme avec celle d'un sextoy ? » Il demanda en s'esclaffant, persuadé qu'il devait y avoir des cadeaux avec une forme semblable à laquelle il ne pensait pas sur le coup. Il sourit plus doucement quand Gio lui confirma qu'un voyage aux États-Unis était dans ses projets, avant d'énoncer deux vérités à son sujet qui incitèrent son camarade à boire deux fois. « J'ai pas eu le job, non. C'était pour bosser au standard téléphonique d'une petite entreprise, le genre de truc super excitant... D'autant plus qu'ils m'avaient quasiment avoué pendant l'entretien qu'ils acceptaient surtout les candidatures de travailleurs handicapés pour les quotas. » Et ça, ça lui était un peu resté en travers de la gorge et il s'était du coup presque senti soulagé quand il n'avait pas eu le poste, peut être que finalement sa gueule de bois lui avait rendu service. « C'était quoi comme application de rencontre ? » Il demanda, sa curiosité piquée parce qu'il ne l'aurait pas forcément imaginé faire des rencontres par ce biais, mais que ça n'engageait pas toujours à quelque chose. Gio enchaîna et César se pinça les lèvres. « Je vais boire une fois. J'ai jamais embrassé de garçon, mais ça m'aurait pas déplu de faire l'expérience pour essayer et pas mourir idiot. » Il souffla en toute honnêteté, parce qu'il était du genre curieux et qu'il aurait bien aimé pouvoir se dire qu'il avait essayé, qu'il n'avait pas l'esprit fermé ni la trouille de ce qu'on pourrait penser. Il aimait juste expérimenter, tester, découvrir. Récupérant la bouteille, il la porta à ses lèvres et but une gorgée qui lui fit fermer les yeux et serrer les dents, parce qu'il n'en était pas encore au stade où il était à moitié anesthésié et moins sensible à la façon dont l'alcool lui brûlait la gorge. « Je n'ai jamais participé à une réunion d'anciens élèves et dans la série des erreurs... j'ai déjà envoyé un sms que j'avais dicté à mon téléphone à la mauvaise personne, parce que j'avais mal prononcé son nom. Et pour ne rien arranger, c'était un message du genre équivoque... » Il se mit à rire, parce que c'était le genre de choses qui pouvaient arriver quand on devait dicter ses messages à son smartphone et qu'une erreur se glissait dans le procédé. Et quand ce n'était pas un message innocent et initialement envoyé à une petite-amie, l'embarras atteignait un tout autre niveau...
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MessageSujet: Re: lost youth, where did we go wrong (lundi, 21h40)   lost youth, where did we go wrong (lundi, 21h40) EmptySam 15 Déc - 20:58

César lui suggère de mettre sa console en location ou de demander contrepartie pour laisser les autres candidats l'utiliser et Gio se tape la tête un peu plus fort qu'il n'avait prévu de le faire en mimant quelqu'un qui vient d'avoir une révélation. « Ouh ! Bonne idée ! J'ai été con, j'l'ai laissée en libre accès alors que j'aurais pu me faire une fortune. Merde, merde, merde ! » dit-il en claquant des doigts d'une manière un peu démesurément théâtrale. « Au pire j'le catnappe ? » tente Gio avec un sourire. Super jeu de mots non ? Catnapper c'est kidnapper un chat, évidemment. Il est pas sûr que ça marche, mais il mettra sur pied un plan pour enfermer Amaran dans sa valise s'il est éliminé. D'ailleurs il aurait pu y penser dimanche, même si ça serait peut-être prouver par A+B qu'il est pas fait pour prendre soin d'un chat que de l'enfermer dans une valise sans air pendant toute une soirée... Dilemme. César ramène la conversation vers un sujet un peu délicat : Sid. Gio fait la moue avant de répondre. Il n'a jamais eu l'intention de mentir par omission ou de cacher des trucs à César, mais il doit admettre qu'il n'est pas super à l'aise avec l'idée de partager ses sentiments, avec qui que ce soit. « Ouais j'sais bien, mais au fond j'avais pas envie d'en parler à qui que ce soit avant d'lui en parler à lui. Ce qui a été un franc succès clairement. Même maintenant j'sais pas trop ce qu'il y a à dire. J'l'aime vraiment bien, il est super mignon et gentil, on s'entend bien, même s'il joue à cache-cache avec moi depuis le prime... » finit-il d'un ton qui laisse entendre à quel point cette situation l'enchante. Il est pas vraiment surpris, parce que c'est typique de Sid de ne pas avoir envie de confronter la situation de manière frontale, mais Gio trouve ça très frustrant. Gio ne sait pas ce qu'il a fait au public pour mériter qu'on le mette autant dans la merde deux fois d'affilée dans le même prime, d'abord avec la question sur Sid et ensuite avec le choix entre Joaquim et Golshifteh. Et comme s'il n'était pas déjà assez dégoûté, le sujet du public revient sur le tapis. « Après j'peux pas en vouloir au public parce qu'il connaît pas les tendances avant le prime et puis, parce que la production aurait pu décréter qu'on votait tous pour savoir qui on voulait voir rester, ou que le public avait cinq minutes pour appeler en masse. » pondère-t-il réaliste quant à l'innocence du public dans la situation, ils avaient voté pour la personne qu'ils préféraient et ce n'était pas vraiment de leur faute si les deux candidats étaient arrivés en queue de peloton. Enfin, si mais ils ne le savaient pas et avaient dû être aussi surpris que Gio quand on lui a annoncé qu'il devait faix un choix. Alors que César parle de sa cécité, Gio boit ses paroles. Il trouve presque ça beau comme déclaration d'indépendance et d'acceptation. « J'pense que ton téléphone va beaucoup sonner quand tu sortiras de l'aventure, tu vas devenir la tête d'affiche d'associations et tout. En plus de chef de ton propre restau. » dit-il avec un sourire parce que si on l'écoute, César va finir par avoir trente jobs et peut-être même un programme politique. Parce que César veut savoir ce que Gio avait bien pu offrir à sa mère pour que ça ressemble à la boîte d'un sextoy, celui-ci répond entre deux rires :« J'lui avais offert une panoplie d'huiles et mixtures pour le bain qui étaient dans des petites boites collées les unes aux autres... C'était vraiment pas de ma faute si les deux cadeaux se ressemblaient. Et j'avais la flemme de refaire le paquet. » Il est pas super doué pour faire des paquets cadeaux et ça lui prend généralement un bon moment pour emballer ses cadeaux, alors il a juste eu la flemme. Une leçon qu'il a bien retenu depuis, on s'en doute. « Tsss. Si t'avais postulé pour être critique d'art, j'aurais compris mais j'vois pas pourquoi tu serais pas qualifié pour être standardiste. » lâche-t-il en soupirant, c'est vraiment exaspérant que des choses aussi simples qu'obtenir un job soit un défi pour autant de gens simplement parce qu'ils ont un handicap et qu'on leur laisse entendre que c'est déjà un boulot qu'on leur donne parce qu'on est charitable, n'aide en rien la situation. Lorsque César veut plus de détails sur le site de rencontre, Gio proteste d'un claquement de langue. « Juste Tinder, ça m'a pas permis de rencontrer grand monde et c'était beaucoup trop chronophage au début puis après deux trois jours plus rien parce que... Douglas c'est 25000 habitants environ et que bon, y a pas des tonnes de gens. » Et une fois qu'il a eu mis le radar à soixante kilomètres et qu'il ne pouvait toujours repérer que des poissons parce qu'il vit sur une île perdue au milieu de la Mer d'Irlande. César lui annonce que ça ne lui aurait pas déplu d'embrasser un garçon et Gio s'étouffe presque avec sa salive. Il avait pas vu ça venir. « J'suis sûr que tu vas trouver des mecs à embrasser à la sortie si tu veux vraiment. » lance-t-il en rigolant. La vérité c'est que s'il avait pas une affection particulière pour Sid, il se serait porté volontaire, mais entre la culpabilité qu'il ressentirait envers Sid et celle qu'il ressentirait envers Anouchka d'embrasser le garçon qu'elle kiffe, ça ne vaut vraiment pas le coup. César lui lance ses deux vérités et Gio considère pour une seconde la deuxième affirmation. C'est un peu difficile de ne pas boire, d'abord parce que ça ne lui est pas vraiment arrivé tel que César lui décrit et aussi -surtout- parce que Gio a envie de boire.« Je vais boire une demie-gorgée, parce que j'ai déjà envoyé un sexto à la mauvaise personne mais qu'évidemment je ne l'ai pas dicté, mais j'ai jamais participé à une réunion d'anciens élèves non plus, j'suis trop jeune pour ça et puis c'est très américain comme concept. » explique-t-il avant de prendre une petite gorgée de téquila. C'est à son tour et il réfléchit un peu à ce qu'il pourrait dire. Il veut faire boire César sans avoir à toujours utiliser le « j'ai déjà vu » parce que ça va rapidement devenir lourd et que Gio arrive déjà à être lourd et pas drôle sans faire d'effort, donc autant ne pas foncer droit dans le mur quand il a conscience que le mur est là. Après une considération rapide il fait son choix et sourit d'un sourire un peu diabolique. Il a trouvé le truc parfait et ça fait de lui le maître du jeu. « J'ai déjà rencontré une célébrité et je n'ai jamais couché avec une personne du nid. » dit-il avant de se mettre à rigoler parce qu'ils savent tous les deux où il veut en venir. C'est pas de sa faute à Gio s'il est curieux et que César a passé la nuit avec Anouchka dans la loveroom. C'est pas de sa faute non plus si César ne lui a pas fait un débriefing dès qu'il en a eu l'occasion quand ils se sont croisés aujourd'hui. Si Gio est obligé de poser les vraies questions importantes, c'est donc entièrement de la faute de César et non pas celle de sa curiosité maladive.
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MessageSujet: Re: lost youth, where did we go wrong (lundi, 21h40)   lost youth, where did we go wrong (lundi, 21h40) EmptyLun 17 Déc - 8:22

César avait beau supposer que ce serait un bon moyen de se venger de la radinerie de la production que de faire des affaires dans son dos, il n'était pas sérieux un instant lorsqu'il suggérait à Gio de louer sa console contre un peu d'argent, tout comme il savait que son camarade ne l'était pas non plus dans sa manière de répondre. « Heureusement que je suis là pour te donner les bons conseils. Tu n'as qu'à prendre exemple sur moi, j'ai bien du hésiter... un millionième de seconde quand on m'a proposé de nominer Lucy contre de l'argent. » Il souffla d'un ton amusé, ne pensant pas utile de lui préciser qu'en vérité il n'avait jamais été question pour lui de nominer son ancienne partenaire, pour quinze-mille euros qu'il n'était pas sûr de valider un jour. Il avait jugé beaucoup plus moral de se priver du droit de nominer, et si c'était à refaire il referait exactement la même chose. « J'imagine que ça se tente. Et c'est dans ces moments-là que je regrette vraiment que Dougie ne soit pas venu avec moi, à eux deux je suis sûr qu'ils nous auraient fait tourner en bourrique. » Il reprit, dans un sourire plus doux. C'était peu dire que d'affirmer que son chien lui manquait, plus les jours passaient et plus le manque devenait important, et quand il voyait à quel point les chats du domaine savaient se rendre attachants, il se disait que Dougie leur aurait fait de la concurrence, tant c'était un chien affectueux quand on savait comment s'y prendre avec lui. César tenta ensuite de prendre des pincettes lorsqu'il évoqua Sid et le fait de se sentir un peu nul de ne pas avoir pressenti que l'affection de Gio pour le candidat allait plus loin que l'amitié et qu'il était question d'une attirance. Il afficha une moue navrée. « Laisse-lui quelques jours et je suis persuadé que les choses vont rentrer dans l'ordre d'elles-mêmes. Je veux dire... ça l'a certainement pris de court de t'entendre confesser ton attirance de cette façon, comme je me doute que c'était pas la façon dont tu rêvais de le faire. Ça aurait mérité que vous en parliez tous les deux avant, mais la production voulait apparemment rendre les questions aussi indiscrètes que possible. » Et si une partie de lui avait malgré tout été heureux d'apprendre que Gio ressentait quelque chose pour Sid après certaines des discussions qu'ils avaient pu avoir, il déplorait en revanche que certaines questions aient visé à mettre des candidats dans l'embarras. La sienne l'avait déjà forcé à parler de sa relation avec Anouchka, et il avait eu peur d'avoir dit une bêtise sans avoir pu en parler avec elle avant. Et dans un autre registre, la décision prise par Gio à l'issue du prime n'avait pas du l'aider à passer une meilleure soirée, ce que César imaginait très bien. « J'aurais trouvé ça bien qu'on puisse tous voter, au moins on aurait tous partagé la responsabilité de ce choix et quelque part, j'imagine que ça aurait aussi été plus évident pour le sortant. Que ça ait aussi été Joaquim ou non. » C'était juste son point de vue, mais Gio n'aurait pas eu à porter seul le poids de son choix et les résultats auraient été représentatifs d'une globalité d'opinions, et rien que pour ces deux raisons ce n'aurait peut être pas été une trop mauvaise idée. Ses lèvres étirèrent un plus fin sourire lorsque Gio réagit à sa façon d'évoquer la cécité comme quelque chose qui n'était pas qu'une difficulté au quotidien, mais aussi une façon de nouer des liens souvent plus profonds avec les autres. « Honnêtement, je crois que ça me plairait. Depuis quelques années je fais déjà partie d'une association d'aveugles et de malvoyants qui milite pour proposer plus de solutions d’accessibilité aux handicapés visuels à New York. Bandes de guidage, dalles podotactiles, mains courantes pour les escaliers, traductions en braille pour les boutons d'ascenseurs... Si ces précautions étaient prises systématiquement, les handicapés visuels pourraient se déplacer beaucoup plus facilement dans les grandes villes. » Il énonça avec une détermination presque inconsciente, parce que c'était un sujet qui lui tenait forcément très à cœur et l'une des raisons pour lesquelles il voulait parler de la condition des aveugles et malvoyants. « Désolé, j'ai tendance à m'enflammer un petit peu quand je me lance sur le sujet. » Il reprit dans un sourire un peu confus, parce que son plaidoyer s'adressait à ceux qui avaient le pouvoir de rendre les grandes villes beaucoup plus accessibles, à tous les handicapés quels qu'ils soient. Ils s'amusèrent ensuite de cette anecdote où Gio avait offert le mauvais cadeau à sa mère. « Je vois, c'est déjà plus proche du genre de cadeaux que les gens de ton âge doivent offrir à leur mère. » Il souffla dans un nouveau rire, quoi qu'après tout il y avait peut être des fils qui avaient à cœur d'offrir un peu de bon temps à leur mère... Non, c'était une idée définitivement perturbante. « Laisse tomber, j'ai été mieux considéré ailleurs et aujourd'hui je fais ce qui me plaît vraiment, c'est tout ce que j'ai envie de retenir. » Il conclut au sujet de ce job qu'il n'avait pas eu, parce qu'il était content d'avoir fait un peu de chemin et de travailler aujourd'hui dans le domaine de la cuisine même si ça n'était pas forcément au niveau qu'il voudrait vraiment, le reste faisait partie de son passé. Ils enchaînèrent ensuite sur Tinder. « Heureusement que t'as prévu de venir t'installer aux États-Unis ! » Comment ça, ce n'était pas ce qu'il avait laissé entendre ? D'accord, c'était peut être César qui rêvait tout haut, et il se mit d'ailleurs à rire histoire que Gio voit bien qu'il plaisantait. Le jeu débuta et au détour d'une confession, César avoua n'avoir jamais embrassé de garçon mais que ça ne lui aurait pas déplu d'en faire l'expérience. Et il sentit l'espace d'une seconde que son aveu avait surpris Gio, dont la remarque lui tira un léger rire. « Non non, je ressens pas le besoin d'embrasser un mec à tout prix, j'aurais juste trouvé ça cool d'essayer parce que je suis ouvert d'esprit et que ça m'aurait fait une expérience. » Il avait vécu vingt-huit ans sans ça et il continuerait parce que ça n'était pas un besoin vital ni même quelque chose qui lui manquait vraiment parce qu'il lui avait fait cette confession comme il aurait pu lui en faire une autre. Reprenant avec deux vérités, il acquiesça lorsque Gio parla de boire une demi-gorgée. « Pas de souci, je suis beau joueur. Ça m'apprendra à jouer avec un mec qui voit. » Il émit un rire, parce que Gio et lui ne se retrouvaient pas dans la même situation quand ils envoyaient des textos et il n'était pas toujours facile d'adapter. Ce fut donc à son camarade d’enchaîner, et le sourire de César se transforma rapidement en une expression outrée face à sa deuxième vérité. Surpris qu'il cherche à savoir ce qui s'était exactement passé avec Anouchka dans la loveroom ? Au fond pas vraiment, parce qu'il connaissait maintenant trop bien Gio pour s'être douté qu'il sauterait sur ce genre d'occasions. « Gio... t'es vraiment pas croyable. » Il expira dans un rire un peu plus gêné, se rendant bien compte qu'à cet instant il s'était fait piéger avec son histoire de jeu. En vérité, ce n'était pas comme s'il n'avait pas prévu de le mettre dans la confidence, il aurait simplement attendu un meilleur timing... sans tequila, peut être. « Bon... » Il récupéra la bouteille, inspira et entretint volontairement le suspense parce qu'il imaginait Gio être suspendu à ce qu'il allait faire. Avant de boire une première gorgée. De grimacer, puis d'attendre quelques secondes. Et d'en boire une deuxième. Il se sentit devenir rouge comme une pivoine mais tenta de garder la face devant son ami, avant de se mettre à rire. « Content ? Pour la peine, t'auras pas de détails. » Il reprit d'un ton rieur, parce que Gio devait être entrain de bien exulter, le connaissant. Sa mine redevint sérieuse. « Plus sérieusement, j'allais te le dire mais j'étais pas sûr que ce soit le meilleur moment, j'aurais eu peur que ce soit... indélicat de te parler d'une chose qui me rend aussi heureux après la soirée que t'as passé hier. Et puis c'est le genre de choses que je préfère dire quand je suis sobre, je voudrais pas qu'en tombant sur cette séquence Anouchka se demande ce qui lui a pris de passer la nuit avec moi... » Il tenta un sourire puis se pinça les lèvres, sincère quand il disait qu'il ne comptait pas le tenir à l'écart de l'évolution de sa relation avec Anouchka mais qu'il ne voulait pas mettre les pieds dans le plat en débarquant avec sa bonne nouvelle alors que Gio n'était pas dans son assiette. « Au fait, c'était qui la célébrité ? » Et se reconcentrant, il prit quelques secondes pour réfléchir à deux vérités. « Je n'ai jamais été dans un parc Disneyland et j'ai déjà dormi sur un banc parce que j'avais perdu les clés de chez moi et que je voulais pas réveiller mes sœurs. » Et aussi parce qu'il avait trouvé ça sympa de dormir au milieu d'un parc avec son chien. C'était en plein été et il vivait dans un quartier qui ne craignait pas trop, alors oui il avait tenté l'expérience et à part le mal de dos qu'il avait eu le lendemain, il n'avait pas eu à le regretter.
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MessageSujet: Re: lost youth, where did we go wrong (lundi, 21h40)   lost youth, where did we go wrong (lundi, 21h40) EmptyVen 21 Déc - 4:17


« Pourquoi tu l'as pas fait d'ailleurs ? Pourquoi t'as pas révélé trois indices sur ton secret aussi ? Moi ça m'aurait bien arrangé. » demande-t-il, à la fois intrigué de voir le raisonnement de César quant à la raison qui l'a poussé à ne pas nominer Lucy, qui n'a jamais été mise en danger par les habitants du nid, ce qui démontre sa popularité parmi eux, que par son choix de ne pas mettre en danger son secret et remporter quatre mille euros supplémentaires lui dont la cagnotte a été bien amoindrie par la roulette russe et qui est en grand besoin de monnaie. César lui parle de Dougie, son chien, et Gio note mentalement qu'il est assez rare qu'il parle de l'animal, peut-être parce que la bestiole lui manque et qu'il préfère ne pas trop y penser. « Jusqu'au jour où Dougie aurait essayé de manger Amaran. Ça lui arrive jamais pendant qu'il te guide d'être distrait par un pigeon ou un truc du genre ? Parce que j'imagine trop la scène du chien guide qui sent un truc bon et qui emmène son maître complètement à l'opposé de là où il voulait aller. » dit-il avec un sourire amusé en imaginant très bien la scène dans sa tête. La façon dont ces chiens sont dressés pour être aussi compétents dans l'assistanat de personnes handicapées est un mystère pour lui, mais il trouve que ça relève presque de la magie. Au lieu de leur apprendre des tours on leur enseigne à prendre soin de la vie d'une personne et c'est bien là toute la beauté de la chose. « Ouais t'as probablement raison. » dit-il quand son ami lui parle de la réaction de Sid face à la nouvelle de l'attirance que Gio a pour lui et qu'il note le fait que la production a choisi les questions les plus embarrassantes possibles à diffuser pendant le prime, ce que Gio trouve normal sur un plan purement stratégique. Une bande annonce pour le prime qui promettrait des révélations est plus attrayante que la promesse d'un prime chiant à mourir, mais qu'il trouve aussi un peu inhumaine. César revient sur le sujet du choix que Gio a dû faire et celui-ci opine quand ils se trouvent être d'accord sur la question avant de manifester son approbation d'un : « Moi aussi, j'me sentirais moins sale si j'avais eu qu'un quinzième de la responsabilité. » un peu dépité. César profite de l'occasion donnée par Gio de parler de son engagement dans une association qui tente de mettre en place des moyens pour faciliter la vie des usagers souffrance de déficience visuelle, et Gio boit ses paroles, jusqu'à ce qu'il s'excuse d'avoir trop parlé. « Oh tais-toi ! T'as pas à t'excuser pour ça ! J'espère que la prod diffusera cette conversation et mettra un PSA en dessous de l'image pour envoyer des dons ou un truc du genre. » dit-il sincère, espérant que la production y pensera si elle n'avait pas eu l'idée avant qu'il la mentionne et qu'ainsi quelque chose de positif sortira de cette discussion entre eux. Lorsque César approuve le cadeau que Gio avait prévu pour sa mère, Gio se sent obligé de préciser que : « Le plus drôle c'est qu'elle a refusé de me le rendre. J'sais pas si elle l'a gardé ou si elle l'a jeté, mais Althea n'en a jamais vu la couleur en tout cas. » Il préfère ne pas imaginer ce qui est arrivé du sextoy en question. Histoire de pouvoir continuer à regarder sa mère dans les yeux. « Ah oui, j'avais oublié ça ! Faut que j'arrête de promettre à tout le monde de les aider dans leur business model parce que j'vais devoir vivre dans douze endroits différents à la sortie... » plaisante-t-il parce qu'il exagère un peu, beaucoup même, parce que pour l'instant il n'a proposé son aide (et encore proposé est un bien grand mot, il s'est retrouvé embarqué dans les plans de carrière qu'il a mis sur pied pour César sans lui demander son avis) qu'à une seule personne. « Parle pas trop vite, si ça s'trouve Cupidon va débarquer dans une de tes conversations avec Ziyan et vous forcez à vous embrasser. Peut-être qu'il oubliera son obsession avec moi et mes diamants imaginaires comme ça. » suggère Gio un peu agacé par le fait que Ziyan ait été montré en train de fouiller dans ses affaires lors du dernier prime. Comme s'il allait cacher les éventuels diamants qu'il trouvait dans ses affaires et pas sous un rocher à la lisière du lac. Après qu'il a énoncé ses deux affirmations, César commente qu'il est pas croyable. « Ehhh oui. » fait-il avec un grand sourire, décidant de prendre ces mots comme un compliment plutôt que comme une remarque visant à le faire se sentir un peu coupable de fouiner. Il voit César hésiter une seconde, faire durer le suspense ce qui en soit vient trahir la vérité mais Gio attend confirmation. Quand il voit deux gorgées être avalées il tape dans ses mains. « AH ! J'le savais, t'as le glow de quelqu'un qui a conclu. » dit-il en pointant du doigt en direction du visage de César avant de laisser retomber sa main, réalisant que le geste perdait beaucoup de son caractère théâtral quand la personne en face ne pouvait pas le voir. « J'veux pas de détails ! J'suis pas un pervers moi ! » lâche-t-il en riant, conscient que ce n'est pas nécessairement vrai mais qu'il ne veut pas de détails graphiques non plus. Juste savoir que César est heureux lui suffit. « T'as raison, c'est bien connu que j'suis incapable d'être content pour mes meilleurs potes dans l'aventure ! » dit-il avec tout à la fois humour et ironie. César devrait savoir que Gio ne lui tiendra pas rigueur d'être heureux et amouraché d'Anouchka, juste parce que lui a moins de chance. C'est l'inverse même de la philosophie que Gio qui tente de distribuer autant d'amour et de bonnes ondes que possible. « Barry Gibb, personne ne le connaît individuellement, mais c'était le chanteur principal des Bee Gees, j'ai un peu fangirlé en lui servant sa queue de lotte. » Ouais, bon, c'était pas le moment le plus glamour pour rencontrer une star, mais c'est pas comme si Gio avait des tonnes d'opportunités de faire la connaissance de personnes célèbres, alors quand quelqu'un de connu et natif de l'île de Man, vient faire ses courses, il en profite. Les deux prochaines affirmations de César tombent et Gio attrape la bouteille avant d'en boire une longue gorgée. « J'suis jamais allé à Disney, mais c'est dans mes projets. J'ai déjà perdu mes clés, personne n'est surpris, mais j'ai jamais dormi dehors pour ça. » explique-t-il, justifiant le fait qu'il n'a pas bu pour la première phrase de César. C'est un peu triste d'ailleurs de se dire que César ne pourra jamais profiter du spectacle qu'est Disneyland ou Disney World pleinement. Mais Gio suppose qu'il peut quand même se régaler en allant dans un parc à sensations fortes, parce que la vue n'est pas aussi demandée pour être assis dans un grand-huit. C'est à son tour de proposer des affirmations et il sent l'alcool lui monter aux joues et troubler sa concentration. Il a du mal à réfléchir à des choses qui forceront César à boire, alors il met quelques secondes à trouver, produisant un « hm » sonore et continu tandis qu'il joue avec la bouteille du bout des doigts. « Je n'ai jamais eu de rapports sexuels avec deux personnes différentes ou plus dans la même journée. J'ai déjà... J'me suis déjà cassé un os en public. » Il grimace en repensant à sa fracture du fémur pendant un échauffement devant une centaine de personnes venues des quatre coins du pays. Le souvenir pique encore un peu et par réflexe il vient masser sa cuisse.
 

lost youth, where did we go wrong (lundi, 21h40)

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