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 Il faut que tu respires (jeudi 8h10)

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Ziyan
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MessageSujet: Il faut que tu respires (jeudi 8h10)   Mer 28 Nov - 14:17

@Leon

Comme chaque matin, je fais mon classique rituel matinal. Me lever, manger, me laver, méditer. J’en suis à la dernière phase. Toujours au jardin zen, je me concentre sur chacune de mes respirations, faisant le vide à l’intérieur de moi. Quinze minutes sont passées, et ma séance est alors terminée. Mon rituel matinal également. Il est temps maintenant de passer à une autre étape, celle de la socialisation. Force est de constater que je n’ai pas trouvé ma place ici. Trop bruyant sans doute dans un premier temps, puis ensuite trop discret. Mais mon but n’est pas de changer pour plaire, bien au contraire. Je reste moi même, et si je dois être éliminé, comme je l’ai dit à Lucy, je le serai. Je vois quelqu’un au loin, que je ne connais pas trop après deux semaines de jeu, Léon. Léon il a un tête sympathique à première vu, c’est genre la gueule du gentil indien, mais pour autant je me méfie, peut-être ache t-il bien son jeu, je décide d’en avoir le cœur net. « Salut Léon, matinal à ce que je vois. » Je sais pas si pour lui c’est une habitude de se lever aussi tôt – comme c’est mon cas – ou si il s’agit seulement d’une exception aujourd’hui. « T’es indien c’est ça ? Une fois j’ai mangé du poulet tandoori » Oui bon on essaye de socialiser comme on peut, c’est pas mon délire moi ça. Je suis sûr que Léon va trouver ça incroyable de toute façon, il a un peu une tête niaise, faut dire ce qui est.
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Leon
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MessageSujet: Re: Il faut que tu respires (jeudi 8h10)   Mer 28 Nov - 20:56

Comme d'habitude, je suis réveillé tôt et presque instantanément sur mes pattes. J'aime pas vraiment traîner, paresser, et c'est pas cinq minutes à fermer les yeux et faire semblant que je n'ai pas entendu mon réveil qui vont changer quelque chose à ma journée. Propre, habillé, j'ai largement le temps pour me poser sans un bruit dans la cuisine pour prendre un petit-déjeuner solitaire. J'ignore si le nid abrite exclusivement des lève-tard ou s'ils préfèrent tous émerger dans leur coin, mais je croise rarement d'autres candidats d'aussi bonheur. Aussi, j'ai pris l'habitude de n'ouvrir pour la première fois la bouche qu'une heure voire deux après mon réveil, de vaquer à ma routine matinale en solo. Finalement, après un petit déjeuner à peine frugal, motivé par la moitié de ma vie où j'ai sauté ce repas par manque de temps, je ne conserve que ma tasse de café fumante, qui m'accompagne dans ma quête contemplative qui suit généralement ces repas en solitaire. Mes pas me mènent tout naturellement dehors, où l'air frais du matin me brûle les joues. Putain que j'aime le matin. ça a toujours été mon moment préféré de la journée et c'est en profitant de son air saturé en oxygène revigorant comme un retraité qui fait son jardin que j'aligne les pas. Depuis combien de temps je suis sorti, avant de capter au loin une silhouette assise, je n'en sais rien, mais mon esprit décidé instantanément que ça fait suffisamment longtemps. Alors je m'approche, reconnais Ziyan, ressasse tous les a prioris qui circulent à son sujet, les balaie d'un revers mental nonchalant et converge droit vers lui. Il parait être dans la même logique de socialisation car c'est lui qui m'accueille, en définitive. « D'habitude il n'y a personne pour le remarquer » je souris en hochant la tête. Maintenant que j'y pense, il doit plutôt se ranger du côté des lève-tôt, Ziyan. Il a l'air bien trop frais et dispo que pour que ça soit inhabituel de sa part d'être déjà réveillé. C'est drôle qu'on se soit jamais croisé. Ou peut-être que ni lui, ni moi, on ne faisait attention. Il reprend la parole et me fait hausser les sourcils, alors. Ah tiens. On me l'avait pas encore faite, celle-là. En vrai, c'est le premier à parler aussi frontalement de l'Inde devant moi et pour être tout à fait franc, je suis étonné que ça ne soit pas arrivé plus tôt. Même si je n'ai moi-même quasiment jamais évoqué le pays, encore moins pour l'associer à moi. Je pourrais être srilankais ou pakistanais, pour ce qu'il en sait. « C'est mon prénom qui t'a mis sur la voie, Ziyan le français ? » j'ironise tranquillement. Pas de chance, parce que sur mon passeport, il n'y a absolument que dalle d'indien. Juste l'Australie, où je suis né, où j'ai grandi et où je paie mes impôts. Après, comme le passeport n'est pas une preuve valable pour certains, faut remonter dans l'arbre généalogique et là, je suis bien obligé de lui reconnaître mon ascendance indienne. Ma mère a quitté l'Asie très jeune pour ne plus jamais se retourner et c'est là que mon histoire avec ce pays se termine. Donc, ouais, j'imagine que quelque part, je suis indien. ça change pas grand chose pour moi, en réalité, hormis la couleur de ma peau. Parallèlement, son prénom est apparemment aussi représentatif de son pays que le mien donc bon. « Tu méditais ? Je t'ai vu de loin » je demande finalement avec intérêt. « Ma mère - l'indienne - » je précise l'air de rien pour le comique de répétition « le faisait tous les jours d'après mon père. Jamais réussi à piger le truc. » Je n'ai jamais assisté à ce rituel qu'elle avait de pratiquer la méditation, puisque je ne l'ai pas connue, mais ça m'a toujours rendu suffisamment curieux que pour me pousser à essayer, moi aussi. « Je crois que je gère mal le silence » je conclus en me laissant tomber en tailleur sur une pierre plate. « C'est drôle, tu parais pas tellement du genre discipliné » je commente avec curiosité. Pour ma part, j'ai pas vraiment d'avis, mais quand on voit les adjectifs que tout le monde lui a donné durant la chronique du prime (fidèlement rapporté par Karla), il a plus l'image du gars un peu arrogant, voire arriviste, que je n'associe, peut-être à tort, pas trop à la méditation. Ou alors c'est parce que c'est l'un de ces trucs à la mode en ce moment, avec le detox, les coach de vie et tout ça.
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Ziyan
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MessageSujet: Re: Il faut que tu respires (jeudi 8h10)   Lun 3 Déc - 16:00

Je médite comme à mon habitude chaque matin avant de retrouver au loin Léon qui finit par se joindre à moi alors que je viens de finir ma séance. Je suis apaisé, relaxé, et c’est peut-être le moment de la journée où je suis le plus sociable, ce qui tombe bien quand on sait que ma popularité laisse à désirer. Visiblement donc, je ne suis pas le seul lève-tôt dans ce nid, puisqu’il semblerait que ce soit une habitude pour mon interlocuteur de vivre à ces heures-ci. Evidemment, comme il le souligne, personne n’est là pour le remarquer. « Bizarre qu’on ne ce soit jamais croisé. » soulignai-je à haute voix. « Aujourd’hui en tout cas, je te remarque. » repris-je. E peut-être qu’en étant plus attentif aux gens autour de moi, je le remarquerai plus souvent le Léon. Il faut dire que je suis souvent tourné sur ma propre personne, à juste titre je pense, mais si je surpasse tout le monde de loin, certaines autres personnes peuvent elles aussi mériter mon attention. « Et t’es un lève tôt par philosophe de vie ? Habitude ? T’as une maladie ? » J’aimerai savoir où il se positionne ce petit gars. Parce qu’au fond, moi c’est une philosophie de vie, j’ai pris le soin de me lever tôt tous les jours pour pouvoir accomplir des choses de ma journée, mais à en juger la gueule du brun avec ses cheveux longs et sa barbe mal rasé, je doute qu’il ait envie de conquérir le monde. Mais l’habit ne fait pas le moine comme on dit. Et sa tête d’Indien m’interpelle, aussi bien que je les questionne sur ses possibles origines indiennes. « A vrai dire je ne sais même pas de quel origine est ton prénom. » Ca fait un peu français, ou belge. Moi ça me fait penser à un restaurant de moules frites où j’ai déjà pu manger dans mon enfance. « Et sache que je suis à moitié Turque. » Je le souligne tout le temps ça, comme si c’était important puisque ça l’est d’ailleurs. Si j’accorde beaucoup d’importance à ma nationalité, il en va de même pour mes origines, les deux pouvant s’accorder je pense facilement. En tout cas, dans l’ironie de sa question, je comprends qu’il n’est pas vraiment indien, et surement que son nom l’indique d’ailleurs. Mais un Indien peut très bien s’appeler François, moi je m’en contrefous. Finalement le moustachu me demande si je méditais. Je suis cramé il faut croire. Pas que je le cache, c’est quelque chose que j’assume. Il m’explique que sa mère le faisait tous les jours mais que lui c’était pas vraiment son truc, le silence c’était pas son délire. « Quand on débute, c’est très dur de sentir des effets positifs. » Me voilà que je parle comme Maze maintenant, avec le recul je me vois un peu comme un taré du spiritisme, mais finalement la méditation ça me fait du bien et c’est ce qui compte non ? « Mais à force de le faire, on finit vite par en devenir accro. Je t’apprendrai un jour si tu veux. » C’est comme pour tout je pense. Certains se décompressent avec le sport par exemple, mais au début il y a un temps d’adaptation, ou la souffrance est plus forte que le plaisir ressenti, puis la tendance finira par s’inverser. « C’est vrai que je suis pas discipliné, je préfère bouger un peu dans tous les sens et qu’on me voit. » confirmai-je ensuite suite aux propos de Léon. « Mon plus grand rêve c’est que je sois tellement visible, que même César puisse me voir. » Je suis un ambitieux moi, je vise toujours l’impossible. « Mais j’imagine que même les gens comme moi ont besoin de calme et de discipline, ça me permet de recharger les batteries pour refaire chier mon monde. » Au final je suis quand même extrêmement discipliné dans tout ce qui touche l’organisation de ma vie. Je suis discipliné quand je m’investis dans quelque chose, mais je vais pas m’investir dans mes relations sociales, je cherche pas à tout faire pour être aimé, on m’aimera ou on me détestera c’est au final pas mon problème.
 

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