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 fatigue corporelle (lundi 26 - 21h53)

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Karla

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MessageSujet: fatigue corporelle (lundi 26 - 21h53)   fatigue corporelle (lundi 26 - 21h53) EmptyDim 25 Nov - 1:36

Il n’est pas très tard, l’ensemble des candidats vaquent encore à leurs occupations, mais mes insomnies sont trop nombreuses ces derniers temps et même si me reposer ne me paraît pas indispensable, mon corps ne pense pas la même chose. Mes jambes sont lourdes, j’ai des cernes devenus noires et un mal de tête qui n’en finit plus. C’est donc après un repas que je n’ai pas réussi réellement à avaler que je décide de grimper les marches jusqu’à la chambre. Je croise d’ailleurs mon partenaire à qui je n’adresse pas un mot, seulement un sourire crispé. Une fois dans la chambre vide, j’enfile un débardeur ainsi qu’un short avant de m’insérer dans mon lit. Bien sûr, malgré ma fatigue totale, je sais très bien que je ne dormirais pas avant une heure ou deux. Je dois juste reposer mon corps. La porte de la chambre s’ouvre, étant dos à cette dernière, je ne sais pas qui est la personne qui vient de pénétrer dans les lieux. Peut être un candidat qui a oublié quelques choses dans ce lieu commun. Les pas s’approchent du lit où je me trouve et quand je sens la partie du lit s’enfoncer à côté de moi, je comprends tout de suite qu’il s’agit de @Leon. Je me tourne afin de lui faire face. Mes yeux mettent un peu de temps à s’habituer à l’obscurité, mais les traits de mon partenaire finissent par se dessiner. « Tu t’inquiètes pour moi ou tu as peur que je décide de t’abandonner ? » Je souris à mes propos, en effet, il est peut-être plus inquiet pour lui que pour moi, mais je ne lui en voudrais pas, c’est une réaction normale après tout. Me positionnant sur le dos, je fixe le plafond, pensive. « Reste avec moi, s'il te plaît. » Ma voix se veut plus faible, comme une supplication de ma part. Je n’aime pas me sentir aussi faible, surtout face à quelqu’un, mais vers qui qui pourrais-je me tourner si ce n’est pas mon partenaire. Cependant, je ne le regarde pas dans les yeux, bien trop honteuse quant à ma demande. Pourquoi je n’arrive simplement pas à dormir comme tout le monde ?
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MessageSujet: Re: fatigue corporelle (lundi 26 - 21h53)   fatigue corporelle (lundi 26 - 21h53) EmptyLun 26 Nov - 12:50

Le sourire à moitié forcé que m'offre Karla tandis qu'on se croise dans les escaliers me fait aussitôt froncer les sourcils et rebrousser chemin à peine une dizaine de pas plus tard. Un truc dans son regard m'interpelle, me déplaît. Ce n'est pas tant la distance qu'elle tente sans succès de ne pas m'imposer en se contentant d'un rictus contrit n guise de salutation qui me dérange, mais plutôt ce besoin, justement, de camoufler une expression étrange, lointaine, presque douloureuse. Je peux voir dans ses yeux qu'elle est ailleurs, qu'elle est préoccupée, et que d'une tentative de sourire, elle tente préfère m'exclure ou me rassurer, selon le point de vue. Elle m'assure que tout va bien, que c'est rien qu'une journée comme les autres, que j'ai pas à m'en faire. Et ça... ça m'insupporte. ça m'insupporte parce que Shayma faisait exactement la même chose. C'était la même, à essayer de me tenir à l'écart de ses problèmes, de ses états d'âme et ça me rendait fou, parce que je me retrouvais là, comme un con, à assister de loin à sa dérive. Bien sûr, il y avait toujours bien un moment où je parvenais à la faire parler, ou alors elle ne pouvait tout simplement plus avancer toute seule dans le labyrinthe de ses tourments et elle me tendait alors la main pour recueillir mon avis ou simplement ma présence. Et face à son regard, alors, je comprenais que tout ce qu'elle attendait de moi, c'était ça. Embrasser son indépendance, la chérir comme un cadeau parce que ça voulait dire qu'elle m'aimait pour moi, au point de choisir de m'ouvrir son monde et ses doutes, et pas parce qu'elle avait besoin de quelqu'un. Parfois, je retrouve un peu de Shayma dans Karla, même si elles sont en définitive très différentes. Ou peut-être que c'est mon propre rapport au partenariat que je retrouve, davantage qu'une similarité entre deux femmes qui n'ont rien en commun. Tout ce que je sais, c'est que j'ai pris pour habitude de penser à elle comme quelqu'un de proche. Le genre pour qui je pourrais m'inquiéter si nécessaire. Alors tout naturellement, en la découvrant planquée dans le lit qu'on partage, je m'approche doucement pour m'asseoir sur le matelas, la faisant se retourner pour m'observer. « Je sais que tu n'abandonneras pas, c'est pas ton style » je souris simplement. Franchement, j'aurais même l'impression de faire insulte à sa personne si je n'osais ne serait-ce qu'envisager qu'elle puisse abandonner le jeu. Karla, je la vois comme une battante. Comme une putain de bagarreuse qui ne laissera plus personne lui imposer une vie ou un destin dont elle ne veut pas. L'adversité, elle la prend et la retourne sans un regard. Pourtant, elle est vulnérable, Karla, elle est tangiblement vulnérable, de cette façon qui lui donne l'air d'être une bombe à retardement. Mais personne ne pourra la faire imploser sinon elle-même. C'est ce qui la rend si forte. Sans un mot, je la suis du regard, je capte ses mouvements et tâchant de décrypter au maximum son non verbal. Pourtant, ce sont ses mots qui me frappent et, aussitôt, je retire mes chaussures pour m'allonger à côté d'elle, sur le dos, les mains sur le ventre. Evidemment que je vais rester avec elle, si c'est ce qu'elle veut. « J'ai une raison de m'inquiéter ? » je lui demande doucement, les yeux plantés sur son visage. Une façon ou une autre de la faire parler sur ce qui se passe dans sa tête en ce moment.
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MessageSujet: Re: fatigue corporelle (lundi 26 - 21h53)   fatigue corporelle (lundi 26 - 21h53) EmptyMar 27 Nov - 1:35

Quand je me rends compte que c’est Leon qui vient de pénétrer dans la chambre, je sais qu’il doit s’inquiéter. En effet, il ne se dirigeait pas vers la chambre quand je l’ai croisé. C’est donc qu’il a pensé que quelques choses n’allaient pas en me voyant. Et il n’a pas si tort au fond. Quelque chose ne va pas, mais je n’arrive moi-même pas à mettre un mot sur ce mal qui me guette. Je préfère rester seule dans ces moments-là, le temps de gérer mes émotions. Pourtant, je demande à Leon de rester avec moi. Pour une fois, j’ai besoin de quelqu’un pour pouvoir me sentir mieux. Ça m’arrive parfois à l’extérieur de me tourner vers ma grande sœur quand j’ai besoin de quelqu’un pour m’aider, elle me connait par cœur et sait exactement qu’elles sont les gestes à avoir envers moi dans ces moments-là. Sauf qu’elle n’est pas là, aujourd’hui. Alors c’est à lui de prendre sa place, même s’il ne m’a rien demandé. C’est un peu égoïste de ma part de lui infliger ça, mais ce sont les risques encourus quand j’apprécie une personne. Il finira par le comprendre. Je ne peux m’empêcher de lui demander s’il est là pour moi ou parce qu’il a peur que je décide de faire comme les quelques candidats qui ont lâchés l’affaire. Sa réponse me fait sourire de plus belle, car en effet, je me serais sentie vexé s’il pensait ça. Je pense avoir prouvé ma détermination jusqu’ici. Et ma réaction très dure face à ceux qui ont jusqu’ici renoncé à leur place. Je reste cependant silencieuse face à ces propos, me contentant de fixer le plafond qui est pourtant si banal. Après lui avoir demandé de rester, je vois qu’il cède à ce caprice en retirant ses chaussures et en s’allongeant à côté de moi. Nous voilà comme deux idiots, allongés à côté l’un de l’autre, silencieux. Il brise de nouveau ce silence pour demander s’il a une raison de s’inquiéter. « Non, tu n’as aucune raison de t’en faire. » Mes mots sortent, mais ma voix tremble à ces propos qui n’arrivent même pas à me convaincre moi-même. Je tourne mon visage dans la direction de Leon. « C’est juste … Parfois c’est compliqué d’être moi. » Dis comme ça, il ne doit pas tout à fait comprendre où je veux en venir, mais je ne lui demande pas de tout saisir. « Je me sens vide … » Vide de sens, vide d’émotion. Être intouchable, parfois, ça use mentalement. Je soupire, fermant les yeux un instant. « Je suis tellement dramatique. » Je ris sans trop de conviction, avant de coller ma tête directement sur le torse de Leon, tout en gardant les yeux fermés. « Serre moi contre toi. » avant d’ajouter : « Si t’en parles à quelqu’un, sache que je sais faire disparaître un corps. » C’est de l’humour bien sûr. Ou presque.
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MessageSujet: Re: fatigue corporelle (lundi 26 - 21h53)   fatigue corporelle (lundi 26 - 21h53) EmptyMer 28 Nov - 15:58

Question purement rhétorique, évidemment, lorsque je lui demande de me confier le motif d'une inquiétude que je pourrais avoir à son sujet. Ses yeux hurlent dans leur silence glaçant que quelque chose ne va pas. Ou, en tout cas, que quelque chose la tourmente. Si je tourne ma phrase telle que je la tourne, c'est simplement par politesse, même si j'ignore si c'est toujours de rigueur entre nous. Karla, je sais que c'est quelqu'un de plutôt secret dans la vie, d'indépendant, pas le genre à s'épancher auprès d'un quasi inconnu qui, par hasard, s'est retrouvé à lui servir de partenaire. Je l'imagine forte, droite, le genre à prendre sur elle jusqu'à imploser à l'occasion. Pourtant, on s'est promis d'être transparents l'un envers l'autre et c'est un serment que je n'ai jamais songé à trahir, pas même si l'on parvient tous les deux à la fin et que la stratégie davantage que l'affect prend le dessus. Déjà, c'est pas mon style. Puis j'ai du respect pour elle, pour sa personne, son histoire, ce qu'elle représente dans mon aventure. Mais au-delà de cette promesse, reste elle. Juste elle, avec ses besoins, ses envies, ses préférences et sa manière d'être. Plonger dans sa tête pour en retirer moi-même le contenu ne m'intéresse pas, je préfère qu'elle se sente libre de dire tout ce qu'elle a à dire. Alors j'attends. En l'observant à demi, juste assez pour qu'elle ne ressente pas la pression d'un regard inquisiteur, j'attends. Jusqu'à ce que ça arrive. Ses mot résonnent sous mon crâne presque avec douleur tandis que, dans un soupir, je roule pour passer mes bras autour de ses épaules. Brusquement, elle n'est plus une étrangère. Brusquement elle est quelqu'un de seul, de paumé, de simplement désireuse de trouver une main à attraper dans une foule de regards obtus. Et ces regards, elle les trouve en elle-même. Dans ce vide qui l'assomme et qui la bouffe. « Pas besoin, je suis déjà une tombe » je souffle d'un air mutin mais pourtant très sérieux. Je sais tenir ma langue, et elle n'a rien à craindre de moi à ce niveau-là. Je me suis fait, avec le temps, détenteur de secrets inattendus, tant par leur contenu que par leur simple présence entre mes doigts, de par ma simple présence auprès de gens seuls par nature. Et par les confidences récoltées avant d'oublier l'inconnu déchargé pour toujours, je me suis rendu compte à quel point j'en livrais peu, moi, des confidences, dans mes bavardages finalement futiles. « Tu veux que je te dise pourquoi on a fini par s'éloigner, ma femme et moi ? » je finis par souffler, sans trop savoir pourquoi je m'engage dans cette voie houleuse et que j'avais gardé relativement privée jusque-là, principalement pour ne pas embêter Shayma. Je sais qu'elle n'a pas refait sa vie depuis notre séparation, donc ce n'est même pas ça, mais mon monde ne l'a jamais attirée autant qu'il m'a happé tout entier, alors je doute qu'elle ait envie de devenir, après cette émission, " l'ex copine de Leon, le mec de Fake Lover". Je l'estime beaucoup trop que pour ne pas la préserver de situations inconfortables pour elle. Alors s'il y a bien une personne ici à qui je pourrais faire découvrir cette partie de ma vie, c'est Karla. « Elle me trouvait trop inconstant, trop instable. Elle prétendait que j'avais fini par perdre les pédales à force de jouer à être quelqu'un d'autre, j'étais tellement tout à la fois que j'en devenais presque moins réel, elle ne savait jamais vraiment à qui elle parlait, elle ne savait jamais vraiment quand j'étais sincère, elle n'était même pas sûre que je le sache moi-même. En fait, elle me reprochait d'être trop plein et la perspective que je sois en réalité vide tout en-dessous, que je trébuche en m'en rendant compte et que je sois incapable de me relever, a dû... l'effrayer. Je ne peux pas lui en vouloir. » Vraiment. Et je ne lui en veux pas. On s'est simplement rendu compte que ça ne pouvait pas fonctionner ainsi, autant pour elle que pour moi et on a décidé de rompre. Avec tout l'amour que l'on éprouvait l'un pour l'autre. A vrai dire, ce n'était même pas une question d'amour, parce qu'amoureux - on l'était. On l'était au dernier jour comme au premier, dans notre jeunesse insouciante et je serais bien incapable, sous l'affection infinie et définitive que je lui porte encore, de prétendre qu'il ne s'agit plus du tout d'amour. « Je ne peux qu'imaginer ce que tu ressens, parfois je me sens vide aussi, je n'ai plus été moi-même depuis si longtemps... Et paradoxalement, ce que je fais dans ces moments-là, c'est jouer. » Quelle ironie. Combattre le mal par le mal, dans un cercle infini de dérive identitaire. Qui a commencé, l'auto-destruction ou le besoin de combler l'espace détruit, l’œuf ou la poule ? Karla, plus que d'autres pourra comprendre l'analogie que je fais entre son vide et mon vide, entre elle et moi. Je l'espère, en tout cas, tout comme une partie de moi appréhende sa réaction. Je ne veux pas lui voler la vedette, je ne veux pas ignorer ses tourments ou minimiser son désarroi. Je lui signifie que si elle se sent vide, elle n'en est pas pour autant irrémédiablement finie, vide de gens, vide de sens, vide de signification. Karla est quelqu'un pour nous, est quelque chose, raconte mille histoires. Pour nous et pour tant d'autres. « Tu sais, tu es capable de te sentir vide, c'est la preuve que tu ne l'es pas » je dis doucement, la main serrant son dos, parce que c'est mon intime conviction plus qu'une tentative pour la convaincre. Quelqu'un de réellement vide ne s'en rendrait pas lui-même compte puisqu'il n'aurait pas de concept de normalité et de différence. Karla, elle ressent cette différence, ça provoque en elle de la fatigue, de la lourdeur, de la difficulté. En tout ça, elle déborde de plein. « Qu'est-ce que tu fais pour... t'animer ou pour t'éviter de réfléchir ? » je demande. N'importe quoi. Même la plus petite des choses. Même un simple mécanisme de défense.


(pardon pour ce pavé fatigue corporelle (lundi 26 - 21h53) 4792 Arrow )
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MessageSujet: Re: fatigue corporelle (lundi 26 - 21h53)   fatigue corporelle (lundi 26 - 21h53) EmptyDim 2 Déc - 23:45

Mes dernières défenses sont totalement rompues face à Leon, je n’arrive plus à me montrer aussi forte et la distance que j’instaurais avec tous les candidats a elle également aussi été brisé. Me voilà dans ses bras, à chercher le peu de réconfort qu’il est capable de m’offrir. J’essaye encore de ne pas totalement me montrer faible, en le menaçant de mort s’il raconte ce qui s’est passé à qui que ce soit, mais lui comme moi on sait que je suis déjà au plus bas et que mes menaces ne ressemblent rien de plus qu’à une nouvelle plainte silencieuse. Finalement, je reste dans cette position quelques secondes sans un bruit pour apprécier cette chaleur qui me happe tout doucement. Leon décide de nouveau de reprendre la parole, me demandant si je sais pourquoi sa femme et lui se sont éloignés. Je soulève ma tête afin de découvrir son expression, surprise qu’il aborde ce sujet. Je savais déjà que Leon était séparé de sa femme, mais nous n’étions jamais rentrés dans le vif du sujet. Pour quelle raison ? Peut être par pudeur ou tout simplement parce que nous avions préféré faire connaissance sur la base de ce qu’on cachait le plus. Après tout, nous sommes les deux seules personnes dans cette aventure avec qui on peut parler secret, on ne sait donc pas gêner de le faire. Je ne réponds pas à sa question, car nous savons tous les deux que je n’ai pas la réponse et qu’il ne va pas tarder à me la donner. Puis il me raconte. Je suis attentive à chaque mot qui sort de sa bouche, pour ne rien rater, pour bien comprendre chaque raison qui a séparé deux êtres qui semblaient beaucoup s’aimer. Il se tait de nouveau un instant avant de reprendre en disant qu’il comprend ce que je ressens et qu’il se sent vide lui aussi par moment. Qu’il n’a pas été lui-même depuis longtemps. Mon regard se perd un moment dans l’obscurité de la chambre, avant de se planter de nouveau sur lui. « Et là, tu as l’impression de jouer ? D’être quelqu’un d’autre ? Parce que pour me raconter tout ça, tu ne peux être que toi-même. Un être sensible, à l’écoute des autres et qui a parfois besoin de jouer un personnage pour vraiment s’exprimer. C’est comme ça que je te vois Leon. » Je ne vis à ses côtés que depuis trois semaines, je ne peux donc pas me mettre à la place de sa femme et de ce qu’ils vivaient ensemble, mais je ne peux simplement pas faire les mêmes reproches que cette dernière. Pour moi, c’est le véritable Leon qui m’accompagne au quotidien, avec ses fêlures, avec ses doutes et avec cette joie communicative. Il m’explique que si j’ai l’impression de me sentir vide, c’est qu’au final, je ne le suis pas tellement. J’aimerais le croire, mais je sais que ça n’est pas la vérité pour moi. Si j’avais été différente, peut être que j’aurais pu approuver ses propos. Malheureusement, je suis moi. Il finit par me demander ce que je fais pour éviter de réfléchir, j’ai un rictus qui se dessine sur mes lèvres. « Je bois de l’alcool. J’ai une assez bonne descente, donc ça peut durer des heures, mais ça me permet de redevenir la Karla que j’étais à l’adolescence. L’insouciante et joyeuse Karla. » Je me perds de nouveau dans mes pensées avant de revenir à sa question. « Je m’envoie en l’air avec des indiens aussi pour penser à autre chose. » Je ris aux éclats, serrant un peu plus fort Leon contre moi. Je plaisante bien sûr, mais je ne suis pas très loin de la vérité. « Plus sérieusement, j’aime bien regarder des films de bollywood. C’est assez niais et sa chante toutes les dix secondes pour remercier la déesse de la pluie ou je ne sais pas quoi d’autres, mais ça me permet de m’évader pendant quelques heures. » Avant d’ajouter : « Donc à part si tu veux me faire la danse de la pluie là tout de suite, reste juste dans cette position et raconte-moi des anecdotes sur toi. »
 

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