ACHARAALYANOUCHKACESARDASHGOLSHIFTEHCRISTOPHERGIOJULIETTELUCYLINAJOAQUIM
FAWNKARLAMAZEPENNYRHEABASTIANZIYANLEONULISESRICHARDSIDTIMEO
Partagez | 
 

 lunch break (02/10 - 12:36)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

Fawn
MESSAGES : 380
AGE : 27
CITATION : WHY DO YOU PUT YOUR SELF-ESTEEM IN THE HANDS OF COMPLETE STRANGERS ?

LOVER'S LIFE
CAGNOTTE: 10 000 €
RELATIONS:
PARTENAIRE: ZIYAN
Voir le profil de l'utilisateur En ligne

MessageSujet: lunch break (02/10 - 12:36)   Ven 2 Nov - 19:23

J’avais un peu honte de l’avouer mais, en dehors du nid, je cuisinais assez peu. S’il m’arrivait de me poser le week-end pour me préparer de bons petits plats, j’avais généralement recours, le reste du temps, aux solutions d’urgence qui finissent par constituer le quotidien : des plats tout prêts à la livraison express en passant par le traiteur asiatique du coin. C’est très facile de se laisser dépasser et de perdre cette bonne manie durement acquise de se préparer chaque jour à manger. Pourtant, cuisiner me détend. Quand je décide d’en prendre le temps, cette activité me permet de décompresser, de m’accorder un moment à moi, posé, durant lequel j’oublie tout le reste et me concentre sur ce qu’il y a de plus important au monde : la bouffe. L’un des avantages de participer à une émission telle que Fake Lover est que le temps n’est plus la denrée rare qu’elle représentait pour moi jusque-là. Du temps, j’en ai à revendre. Tant et si bien qu’il n’est pas rare de me voir passer derrière les fourneaux, que ce soit pour concocter un repas digne de ce nom ou un goûter surprise qu’un enfant de quatre ans aurait réussi à improviser (les variantes à base de cookies, c’est mon pêché mignon. Moins mignon quand j’y ajoute un litre de rhum, mais mignon quand même). Aujourd’hui, j’ai décidé d’innover autour d’un autre produit, bien décidée à me régaler avec des pommes de terre farcies à la Fawn. J’ai pré-cuit mille fois trop de patates, comme d’habitude, mais ça ne sera pas perdu – les frigos ici sont gigantesques, de toute façon. Au moment de couper des escalopes de poulet en fines lamelles, je relève les yeux de ma planche à découper en entendant des bruits de pas – je ne vais peut-être pas déjeuner seule, finalement. « Salut. César, c’est ça ? » je commence, presque sûre mais incertaine malgré tout. J’ai des facilités avec les prénoms, mais plus d’une vingtaine en quelques jours, ça demande tout de même de la concentration. « Tu voulais te préparer quelque chose de particulier ? Si tu as la flemme, je te fais à manger, si tu veux. Promis, ça sera délicieux. » je lui assure, légèrement espiègle. Instinctivement, je lui souris, même si ça sert à rien – après tout, peut-être qu’il le perçoit quand même, d’une façon ou d’une autre.
avatar

César
MESSAGES : 442
AGE : 28
LOCALISATION : harlem, nyc.

LOVER'S LIFE
CAGNOTTE: 17 000€
RELATIONS:
PARTENAIRE: LUCY
Voir le profil de l'utilisateur http://poedameryn.tumblr.com/ En ligne

MessageSujet: Re: lunch break (02/10 - 12:36)   Sam 3 Nov - 1:18

La plupart des gens semblaient surpris chaque fois que César évoquait son métier et son attirance particulière pour la cuisine, parce qu'on n'imaginait pas forcément un aveugle être à sa place derrière des fourneaux, que dans l'inconscient général il ne pouvait pas se servir d'un couteau sans manquer de se couper un doigt ou préparer une recette sans s'emmêler les pinceaux entre les ingrédients à utiliser. C'était autant d'idées reçues qui avaient précisément motivé son envie de trouver une place, un boulot qui lui permettrait de se faire durablement la main sur toutes ces choses qu'on imaginait trop obscures pour un non-voyant, et à plus long terme prouver à ceux qui en douteraient que non seulement il était capable de cuisiner, mais qu'en plus il prenait énormément de plaisir à le faire. Les réactions des clients au food-truck étaient toujours globalement positives à partir du moment où il se concentrait sur les encouragements et laissait de coté les aspects les moins agréables de son métier, et pourtant c'était comme si César avait continuellement besoin de convaincre, de prouver des choses. Ça tenait à la cuisine, mais pas uniquement. S'il était ici, c'est bien qu'il avait l'espoir de faire changer quelques mentalités ou en tout cas de parvenir à montrer qu'on pouvait être différent et vouloir se montrer, et pourquoi pas à la télévision et devant des millions de personnes. Ce midi il avait été attiré par des odeurs particulières et qui l'avaient rendu un peu curieux, parce qu'il aimait cuisiner mais qu'il aimait aussi se rendre compte que c'était une chose qu'il pouvait avoir en commun avec les autres, ne serait-ce qu'une fois de temps en temps. Il s'approcha et entendit instantanément une voix s'élever dans sa direction, celle d'une candidate. « Salut. Oui, c'est ça. » Il lui confirma son identité au moment d'approcher davantage, arrivant à l'instant fatidique où il était lui aussi censé se risquer à deviner à qui il avait à faire. Un exercice généralement périlleux quand il ne connaissait pas encore assez ses interlocuteurs pour tous les identifier les yeux fermés – c'est le cas de le dire – mais peut être pas tant que ça cette fois-ci. « Et toi c'est Fawn, si je me trompe pas. On dort dans la même chambre et j'ai reconnu ta voix. » Et pour des raisons d'habitudes, il avait un peu plus de facilités à identifier les candidats qui dormaient dans la chambre Pangu depuis le début de la semaine, en partie parce qu'il entendait souvent leurs conversations – et donc leurs voix – à la nuit tombée et pouvait s'aider de ce genre de détails. « Non, en fait j'avais pas d'idée particulière en venant. Et comme j'ai plus souvent l'habitude de cuisiner pour les autres que l'inverse, je crois que je vais me laisser tenter par ta proposition. » Il esquissa un léger sourire, partant pour inverser les rôles et être celui à qui on préparerait quelque chose à manger, puisque ça ne semblait pas la déranger et qu'elle avait forcément titillé sa curiosité sur la fin de sa phrase. « Je peux savoir ce qui sera délicieux ou tu préfères garder le secret sur ce que tu prépares ? Je pourrai pas t'empêcher de m'empoisonner dans tous les cas, alors profites-en. » Il afficha un air amusé, parce que c'était forcément tentant de suggérer une dégustation à l'aveugle quand on était dans sa situation et qu'on se devait de faire confiance à la personne qui cuisinait pour nous, comme on attendait des autres qu'ils nous fassent confiance quand on s'occupait d'eux malgré notre cécité.
avatar

Fawn
MESSAGES : 380
AGE : 27
CITATION : WHY DO YOU PUT YOUR SELF-ESTEEM IN THE HANDS OF COMPLETE STRANGERS ?

LOVER'S LIFE
CAGNOTTE: 10 000 €
RELATIONS:
PARTENAIRE: ZIYAN
Voir le profil de l'utilisateur En ligne

MessageSujet: Re: lunch break (02/10 - 12:36)   Jeu 8 Nov - 0:46

À l’entente de mon prénom, je plisse mes lèvres en une légère moue impressionnée, que j’accompagne d’un hochement de tête approbateur. Bien évidemment, tout cela échappe à mon interlocuteur. Inclinant la tête légèrement sur le côté, je songe à la difficulté que cela doit représenter, de s’adapter à la vie avec un aveugle. Bien sûr, vivre en tant qu’aveugle requiert une capacité d’adaptation importante, mais on oublie les autres. J’imagine que ça me vient à l’esprit parce que le langage corporel a toujours été très important chez moi, 50% de ce que j’ai à dire, je le dis en roulant des yeux, et j’ai toujours haï le téléphone pour la simple et bonne raison que la majeure partie du dialogue ne peut être retranscrite via cet outil de communication (thanks god pour la visionconférence). « Bien joué. Je serais incapable de reconnaître ta voix. » j’admets, même s’il s’agit d’une évidence, à mes yeux. J’en serai peut-être capable au bout de plusieurs semaines, mais là, c’est trop tôt pour moi – aucun handicap n’a permis à mes sens survivants de se développer au-delà de la norme. « Tu utilises davantage le son, ou les odeurs ? Pour reconnaître les gens, je veux dire. » Le parfum, c’est tellement puissant : l’odorat a toujours eu mes faveurs, en quelque sorte ; ce sens a quelque chose de magique. Les odeurs m’évoquent souvent des choses, des sensations, que je suis incapable de retranscrire avec des mots. Peut-être que c’est un sens qu’on oublie, qu’on met de côté, auquel on n’accorde pas l’importance qu’il mérite. « Tu aimes cuisiner ? » je lui demande ensuite simplement, rebondissant sur ce qu’il vient de dire. Il cuisine souvent pour les autres, est-ce que c’est son métier ? Ou est-ce qu’il vit avec plusieurs colocataires qu’il nourrit aimablement ? Détournant momentanément mon attention de César, je reprends ma préparation là où je l’avais laissée. « J’ai un penchant pour les pommes de terre au four – c’est à cause d’elles que je me sens obligée d’aller à la salle trois fois par semaine, minimum. Je teste toutes les variantes possibles et imaginables, et là je pars sur une thématique poulet – sauce BBQ. À moins que je tente quelque chose de plus épicé ? Tu crois que je peux ajouter des oignons rouges ? J’adore les oignons rouges. » je confesse en relevant les yeux vers mon interlocuteur, attendant le verdict.
avatar

César
MESSAGES : 442
AGE : 28
LOCALISATION : harlem, nyc.

LOVER'S LIFE
CAGNOTTE: 17 000€
RELATIONS:
PARTENAIRE: LUCY
Voir le profil de l'utilisateur http://poedameryn.tumblr.com/ En ligne

MessageSujet: Re: lunch break (02/10 - 12:36)   Ven 9 Nov - 2:04

La semaine était sur le point de s'achever et César avait eu plusieurs jours pour tenter de s'habituer à son nouvel environnement – tenter, parce qu'il n'avait probablement apprivoisé qu'un petit pourcentage de ce tout nouveau cadre qui serait déjà inédit pour quelqu'un d'autre mais qui représentait l’inconnu le plus total pour lui – mais aussi à la présence de ses camarades. Parce qu'il n'avait jamais partagé son quotidien avec autant de personnes à la fois, il avait vécu au sein d'une famille nombreuse mais à l'époque il n'était pas aveugle et tout ce petit monde lui était très familier. Alors depuis le prime, il tentait de composer avec cet élément loin d'être négligeable parce qu'il devait non seulement s'habituer à cet ensemble de choses nouvelles, mais aussi penser à ses camarades en permanence pour ne pas risquer de foncer droit dans l'un d'eux quand il entrait dans une pièce. C'était arrivé l'autre soir à la laverie et ça risquait d'arriver encore, alors c'était toujours un peu tranquillisant pour lui quand on l'accostait en premier. Et comme l'un des principaux détails qui l'aidaient à identifier ses différents interlocuteurs se trouvait être leur voix, il commençait à se repérer grâce aux brides de conversations qu'il pouvait intercepter, et notamment le soir dans la chambre Pangu. C'est comme ça qu'il avait reconnu la voix de Fawn. « C'est normal, tu me reconnais d'abord grâce à tes yeux alors tu vas pas t'intéresser particulièrement à ma voix au début, alors que pour moi c'est exactement l'inverse. » Il souffla lorsque la jeune femme fit remarquer, à très juste titre, que pour elle ce serait impossible de l'identifier grâce à sa voix. C'était le fait de se retrouver privé d'un sens aussi central que la vue qui incitait à solliciter davantage les quatre autres et donc à traiter les informations non-visuelles avec beaucoup d'attention, parce qu'elles étaient essentielles pour une personne aveugle. « C'est difficile à dire parce que j'ai vraiment mesuré à quels points c'était deux sens indispensables quand j'ai perdu la vue. Les odeurs sont souvent plus puissantes et évocatrices, l'odorat est un sens que je sollicite beaucoup plus auprès des personnes que j'ai appris à connaître, question d'habitude mais aussi de décence. » Disons qu'il n'allait pas chercher à renifler le parfum d'une personne qu'il rencontrait pour la première fois, si celui-ci ne lui parvenait de lui-même – et selon l'endroit où il se trouvait, ce n'était pas toujours le cas. « Les sons sont plutôt pratiques, on peut reconnaître une voix mais aussi la démarche d'une personne en s'aidant du bruit de ses pas, ou sa manière de tapoter des ongles sur une table. Mais si je me retrouvais face à une personne qui ne parle pas, je la reconnaîtrais à son parfum alors je dirais peut être les odeurs. » C'était aussi sûrement le sens qui avait sa préférence d'une manière générale, peut être parce qu'il demandait encore plus de concentration et qu'un parfum pouvait parfois être largement aussi plaisant qu'une jolie voix. « Oui, je suis cuistot depuis quelques années. » Il lui confirma ensuite, dans un léger sourire. « Et toi ? » Il se rendait compte qu'ils n'avaient eu que peu d'occasions de discuter tous les deux et il aimerait bien en apprendre un peu plus sur elle, notamment parce qu'ils partageaient la même chambre, la même équipe et qu'il venait d'accepter qu'elle lui cuisine quelque chose. Ça impliquait bien d'apprendre à se connaître. «  Super idée, les pommes au four. J'aime particulièrement la cuisine relevée alors je pense que les oignons seraient pas de trop, ou sinon je peux te proposer de préparer une sauce très réputée en Argentine et qui pourrait relever n'importe quel plat sans jamais le gâcher. » Après tout, il venait de lui confier qu'il était cuisinier alors il n'allait pas attendre que ça se passe pendant qu'elle s'occuperait de tout. Il avait bien envie de contribuer, surtout s'il devait goûter le résultat. « Ça s'appelle le Chimichurri et c'est à base de piment. Si j'ai les bons ingrédients, je peux nous la préparer sans souci. Partante ? » Il fallait bien sûr qu'elle soit d'accord pour qu'il mette la main à la patte, mais pour lui ça avait son importance de se montrer volontaire auprès de quelqu'un qui le connaissait à peine et qui pourrait légitimement se demander si un cuisinier aveugle, ce n'était pas un concept un peu paradoxal.
 

lunch break (02/10 - 12:36)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Connaissez-vous Prison Break ?
» Break It Down [Swann Neige]
» how to break a heart (avery)
» Come, Break Me Down
» scorpiana ▷ cause when a heart breaks no it don't break even.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
FAKE LOVER :: TERRASSE EXTÉRIEURE - PALAIS IMPÉRIAL – TERRE (CENTRE) :: LES FOOD-TRUCKS-