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 Putting your foot in your mouth 1.01 - Lundi 10h13

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Gio
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MessageSujet: Re: Putting your foot in your mouth 1.01 - Lundi 10h13   Mer 7 Nov - 0:59

César semble être prêt à se livrer au jeu de le décrire, mais il le prévient quand même qu'il risque d'être un peu à côté de la plaque. Gio trépigne d'impatience. « Oh j'y tiens ! » affirme-t-il, sautillant presque sur place. Il ne sait pas trop ce qu'il veut, est-ce qu'il a envie que César vise dans le mille ou est-ce qu'il a envie que César l'imagine en éphèbe aryen ? La description arrive et c'est un petit choc en soi. Ça l'impressionne de voir que son camarade n'a vraiment pas raté grand chose. Il cherche ses mots avant de répondre, parce qu'il est encore un peu sur le cul. « Euh... plutôt pas mal du tout ? » souffle-t-il avant de se lancer dans un rapide débriefing des informations qu'a donné César. « Grand, oui. Très brun, ouais. Les yeux sont marron. Allure de mec cool, j'espère. J'porte régulièrement des bonnets. J'ai pas les cheveux très courts, j'sais pas si j'dirais mi-longs. Pas d'boucle d'oreille pour l'instant. Et j'ai plus de joues de bébé que Bobby de Twin Peaks, cool référence ceci dit. » Parce que bon, Gio peut se targuer d'avoir un corps svelte, mais il a quand même gardé une bonne tête d'adolescent surtout en ce qui concerne la quantité de graisse qu'il a dans les joues. « Et tout ça juste avec ma voix et le fait qu'j'ai égaré un sweat-shirt ! Pfiou, tu vas trouver tous les secrets sans l'ombre d'un doute. » affirme-t-il très sérieusement. Faut dire, si après une conversation de cinq ou dix minutes, César est capable de soutirer une telle quantité d'informations avec autant de précision et le tout, sans même l'avoir vu. C'est presque flippant. Peut-être que Gio devrait se méfier et veiller à ne pas laisser échapper un seul indice. C'est à son tour de donner une petite description de leur camarade pour aider César. Une faveur qu'il n'est plus tellement sûr de vouloir accorder à son camarade parce que César va finir par lui piquer les cagnottes des candidats sur qui Gio enquête. « Ça va pas être facile de matcher avec des célébrités, parce que tu dois pas trop savoir à quoi elles ressemblent... T'as perdu la vue quand ? » demande-t-il peut-être pas de la façon la plus subtile qui soit. C'est plus une façon de se donner une idée d'à quel point il va devoir remonter loin dans ses références et puis -comme Gio le fait souvent- il décide que la réponse n'impactera pas sa façon de décrire ses colocataires. La date à laquelle César a eu son accident lui permettra simplement d'en apprendre davantage sur lui. « M'enfin, Aly ma partenaire, elle a un petit quelque chose de Catherine Zeta-Jones quand elle était jeune. Je sais pas si vous en avez parler, ta partenaire Lucy, elle est asiatique, elle a des traits doux, une belle chevelure brune, elle est toute fine. Ziyan qui est dans notre chambre, il a une tête de jeune premier, il a aussi un petit côté Adrian Grenier quand il était plus jeune mais avec les yeux bruns et des traits plus marqués. Penny, je saurais pas dire de quelle origine ethnique elle est, mais elle est très probablement métisse, elle a des grands yeux... marron ? Foncés en tout cas. Un tout petit nez et de jolies lèvres. Pour le reste, j'te ferai un compte-rendu plus tard. » Quelqu'un a dit trop d'informations ? Gio ne sait pas vraiment faire dans la demie-mesure et une fois encore il s'est emballé. Il y a une chance pour que son camarade ait oublié la moitié des noms qu'il a donné et donc les informations seront autant de bouteilles à la mer. Enfin, c'est son côté bon élève. Toujours tapotant -cette fois-sur un coussin douillet pour ne pas faire de bruits parasites-, parce que cette conversation l'a forcé à se creuser les méninges et qu'il réfléchit mieux quand ses mains sont occupées, un peu comme on gribouille quand on est au téléphone. « Qui sait, peut-être qu'une fois que tu m'auras adopté, tu pourras plus te passer de mon bruit perpétuel. » plaisante-t-il à nouveau. César a pas l'air de trouver son humour à chier, alors Gio en profite pour faire toutes les blagues stupides qu'il peut. Autant les caser avec quelqu'un qui les apprécie, non ? Pour ce qui est des expériences qu'il lui reste à faire, Gio croise les doigts. « Espérons que j'aurais pas à attendre toute ma vie pour les faire ! » dit-il avant de laisser échapper un pfiou sonore. Ce serait tellement triste qu'il n'ait plus rien à vivre de nouveau jusqu'à sa mort. Le sujet de conversation dévie de nouveau sur la voleuse qui a profité de César... Honnêtement, Gio pense que, finalement, après avoir vu comment il a réussi à mettre le doigt sur son portrait à quelques détails près, il aurait réussi à identifier la nana dans un line-up. Mais il ne va pas revenir sur le manque d'intelligence des flics et ramener sur le tapis ça. En apprendre davantage sur le chien-guide de César l'intéresse bien davantage. « Toujours faire confiance aux chiens... ils ont du pif pour repérer les cons. T'aurais peut-être dû l'amener ici, il t'aurait servi de radar à ennemis. C'quoi son nom ? » Gio adore les animaux, principalement les animaux de compagnie. L'idée de croiser des pandas roux l'excite à mourir, ceci dit ne pas pouvoir les toucher -du moins il suppose- va être une torture de tous les instants. Par contre, il risque de passer sa vie dans le bar à chats. Lorsque César doute un peu de l'affirmation de Gio sur son avenir de restaurateur à succès. Ce qu'il comprend parce que c'est peut-être un peu trop optimiste. Mais Gio il y croit, il croit que les bonnes choses arrivent aux gens biens en dépit de ce que la vie lui montre. Il faut bien qu'il y ait une justice à un moment donné. Non ?« Peut-être pas aux States, parce que ta popularité aura peut-être moins d'impact là-bas, mais j'suis sûr qu'on peut t'trouver un petit restaurant à Londres ou en banlieue.  » Parce qu'il vaut mieux commencer par ouvrir un établissement en banlieue et prendre son temps pour s'établir une réputation, encore que l'avantage d'un restaurant à Londres permet d'avoir beaucoup de passage et de prendre le coup très vite. Question de risque et de rétribution. Il prend une inspiration avant de répondre à la question de César sur ses possibles regrets quant à la voie qu'il suit aujourd'hui. « Un peu, pour la gymnastique, c'était vraiment une sensation à part d'être au milieu d'une arena et de de représenter son club, son pays tout ça. Mais c'était physiquement plus possible alors j'ai pas vraiment eu d'autre choix. » L'émotion dans sa voix est palpable. Il parle rarement de ses années gymnastique. Cette période de sa vie est loin derrière lui et ce n'est pas de gaieté de cœur. Gio sait qu'il aurait pu continuer, se spécialiser dans un agrès ou deux et avoir sa petite carrière en parallèle de l'université, mais c'est au risque de sa santé et après plusieurs accidents, séjours à l'hosto et convalescences, il a préféré s'assurer un avenir. César l'extirpe de ses méditations acrobatiques avec une blague -littéralement- incendiaire qui le fait rire. « J'avoue, pas vu pas... non, encore une blague à rayer de mon misérable recueil. » se rattrape-t-il en milieu de phrase. Gio doute que ce genre d'expression froisserait César, mais s'il peut réussir à faire une note mentale de ne pas utiliser des lieux communs basés sur la vue, autant y arriver et rapidement. « Arf. Ça s'trouve tu vas rencontrer le grand amour ici. Pourquoi ça les met mal à l'aise ? Genre, elles ont honte de sortir dans la rue avec toi ? » demande-t-il, presque un peu dégoûté à l'idée qu'une personne décide de coucher avec César mais pas s'afficher avec lui, ou s'étonner des éventuelles limitations qu'être en couple avec un aveugle pourrait représenter. Gio entre dans une relation en étant toujours sûr de lui et en connaissance de cause. Quant à la capacité de César à s'adapter... Gio n'a aucun doute. « J'pense que toute la chambrée sera prête à te filer un coup de main, et honnêtement certains te donneront des coups de main, juste parce que ne pas aider le mec aveugle à se situer dans le nid, ça fera mauvais genre. » dit-il pragmatique, du moins il espère que c'est du pragmatisme. Lui n'a pas besoin d'un coup de pouce de motivation pour faire ce qu'il estime être juste, mais d'autres auront peut-être besoin qu'on les pousse dans la bonne direction. Gio leur foutra un coup de pied au cul le moment venu. Et les compliments de César lui vont droit au coeur. « Arrête tu vas me faire rougir. Puis attends de m'avoir supporté pendant trois jours avant de te faire un avis définitif, on sait jamais. » taquine-t-il à moitié sérieux quand même. Il a tendance à faire bonne impression et sa positivité séduit dans un premier temps, mais ce n'est pas rare qu'au bout de quelques temps, les gens se lassent de son côté un peu hyperactif, de son enthousiasme et, au fond de sa personnalité. Un mal pour un bien, au final, seuls les gens qui comptent tiennent le coup et l'aiment pour qui il est. C'est en partie pour ça qu'il a du mal à conserver des relations sentimentales, parce qu'une fois l'attrait de la nouveauté passé, ses conquêtes ont tôt fait de le trouver difficilement supportable. César lui demande si Douglas est une ville américaine ce qui frôle de faire étouffer Gio. « Bloody hell ! Non ! Surtout pas ! C'est entre l'Irlande du Nord et le Nord de l'Angleterre. J'ai un accent aussi peu marqué ? Pourtant on m'a fait des milliards de commentaires dessus ! Qui croire ? » s'exclame-t-il amusé par la situation. Ok, des milliards c'est un peu -beaucoup- exagéré, mais on lui a tellement souvent dit que son accent est typiquement britannique, que ça l'a surpris que César ait pu penser qu'il venait des Etats-Unis.
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César
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MessageSujet: Re: Putting your foot in your mouth 1.01 - Lundi 10h13   Jeu 8 Nov - 20:08

César espérait que Gio n'était pas du genre susceptible, parce qu'il n'avait eu que quelques instants pour se faire une idée de ce à quoi il pouvait ressembler, et il y avait plus de chances pour qu'il tombe à coté que pour qu'il dresse un portrait fidèle à son camarade. C'est pour ça qu'il aimait mieux le préparer un peu, mais le candidat semblait vraiment enthousiaste alors il n'avait aucune raison de garder ses idées pour lui. Il lui décrivit ainsi l'image mentale qu'il s'était faite de lui, cherchant ici et là des détails qui pourraient lui permettre de lui expliquer plus précisément sa réflexion. Et il fut plutôt surpris que Gio semble dire qu'il s'était plutôt bien débrouillé, parce que même s'il l'avait imaginé de cette façon pour une bonne raison, il s'attendait à se tromper sur un certain nombre de points. Et en fait, ce n'était pas si mal. « Je pense que tu m'accordes un peu trop de mérite, on peut pas dire que je t'ai décrit le physique le plus original qui soit, mais en pensant à toi je visualisais juste un mec particulièrement cool avec un petit coté rital et... ouais, c'est l'image qui m'est venue et je pensais pas m'être rapproché de la vérité. » Ou pas autant en tout cas, même si effectivement sa description pourrait certainement ressembler à un paquet de types au dehors, et peut être même ici qui sait. « Du coup mes données viennent de se mettre à jour, et j'ai l'impression que ça fait aussi un chouette mélange. Je t'avais comparé à Bobby parce qu'il était beau gosse, et si ça se trouve t'es même encore un peu mieux. » Ses lèvres dessinèrent un sourire plus amusé, curieux de savoir comment Gio allait réagir à ça, parce qu'il avait comme le sentiment qu'il n'allait pas complètement accepter le compliment ou qu'il allait tempérer en disant que de toute façon il ne pouvait pas réellement juger de ce genre de choses parce qu'il était aveugle. C'est précisément pour cette raison que Gio lui proposa de lui décrire physiquement plusieurs de leurs camarades, ce que César accepta parce qu'il était toujours curieux d'obtenir des informations sur les autres, et qu'ici ça pourrait lui permettre de se les représenter une première fois avant d'apprendre à les connaître. La question de Gio lui tira un rire attendri, parce que ce n'était quand même pas tout le monde qui penserait à ce genre de détails. « J'ai perdu la vue en 2009, donc ça laisse quand même un paquet de possibilités. Et dans le pire des cas, t'inquiète pas pour ce genre de détails. » S'il lui citait le nom d'une célébrité qu'il ne connaissait pas ou qu'il n'avait jamais vraiment vu de ses propres yeux, ils trouveraient ensemble une autre référence. Il commença justement à lui décrire plusieurs de leurs camarades, et César adopta un air concentré, comme s'il prenait des notes à l'intérieur de son esprit. « Oui, j'ai cru comprendre que Lucy était asiatique. » Ils avaient discuté la veille au soir puis elle lui avait fait faire un petit tour de la propriété, et la façon dont Gio la lui décrivait correspondait à l'image qu'il s'en était fait. « Adrian Grenier ? Je vois pas trop qui c'est. » Il connaissait peut être vaguement de nom, mais pas vraiment de visage. « Une jeune Catherine Zeta-Jones, une métisse avec de jolies lèvres... apparemment les filles sont plutôt jolies. » Il reprit dans un sourire teinté d'amusement, parce que mine de rien Gio n'avait pas vraiment fait part de son avis sur les physiques des candidats, alors il se demandait ce qu'il en pensait, s'il en pensait quelque chose. Il cherchait un peu à le taquiner, à voir ce qu'il allait répondre et comment il lui présenterait la chose, alors que c'était précisément le genre de choses qui avaient peu d'importance pour César puisqu'il avait appris à voir les gens autrement qu'avec ses yeux. « En tout cas merci, je suis content de connaître tous ces premiers détails sur les autres. Ça va m'occuper une partie de la nuit de leur imaginer un visage à partir de tout ça. » Et il était plus sérieux qu'en apparences, il trouvait ça super excitant d'avoir des brides d'informations sur les physiques de certains candidats et de pouvoir s'amuser à les réunir pour leur imaginer un visage, une silhouette. Un peu comme dans un jeu où on créerait un avatar sur-mesure, avec tout un tas d'options de personnalisation. Gio n'avait pas tout à fait tort quand il supposait que César ne pourrait peut être plus se passer de ses bruits nocturnes lorsqu'il serait pleinement habitué à sa présence, parce qu'il fonctionnait énormément en terme d'habitudes et que ça avait toujours quelque chose de rassurant pour lui d'avoir des repères, quels qu'ils soient. Il émit donc un rire avant que son camarade n'évoque avec des mots très bien choisis ce qu'il considérait comme étant le spectre de sa sexualité, poussant César à le rassurer sur le fait qu'il avait tout le temps de faire des expériences avant d'hypothétiquement se définir, s'il en avait envie. « Bien sûr que non, et si ça se trouve tu trouveras tout un tas de réponses grâce à cette aventure. On sait pas ce qu'elle peut te réserver, mais sans doute beaucoup de choses non ? » Peut être qu'il allait faire une rencontre particulièrement intéressante et explorer des choses grâce à elle, puis obtenir des réponses à des questions qu'il n'osait pas clairement se poser mais qui étaient quand même là, quelque part. L'amusement perceptible de Gio au sujet de cette voleuse lui ferait presque oublier que ça restait un souvenir assez pénible pour lui, et il est vrai qu'il aurait certainement du se fier davantage à son chien quand il avait cru sentir que quelque chose n'allait pas. « J'aurais bien aimé le prendre avec moi, mais je crois que ça aurait été un peu compliqué et je voulais pas demander de privilège. Il s'appelle Dougie et il commence à être âgé, on m'a prévenu qu'il allait devoir prendre sa retraite et qu'on me confierait un autre chien à l'aide duquel je pourrai me déplacer. J'espère juste qu'ils me laisseront garder Dougie, parce qu'en dehors de ma famille c'est le seul à être resté près de moi aussi longtemps. » Du plus profond de son cœur, il l'espérait. Parce qu'il était bien plus qu'un guide pour lui après toutes ces années, devoir le laisser partir après tout ce qu'ils avaient partagé, ce serait comme perdre absolument tous les bénéfices de ces dernières années passées. Il risquerait de le vivre vraiment très mal, il le savait. Gio semblait en tout cas persuadé que son passage dans cette émission pourrait lui ouvrir quelques portes dans le milieu de la restauration, ce qui n'empêchait pas César de garder les pieds sur terre. « Je sais pas si je pourrais quitter les États-Unis pour aller m'installer ailleurs, ce serait tellement... déstabilisant de repartir de zéro dans un endroit où j'ai pas du tout de repères, et de me retrouver seul loin de mes proches. Et puis y'a certaines choses que j'angoisse un peu de devoir laisser derrière moi. » Il hésita à en dire plus, avant de se faire la réflexion que peut être Gio n'avait pas du tout envie d'entendre des choses qui risqueraient de plomber un petit peu l'ambiance. César savait que d'une certaine manière ça pourrait lui être bénéfique de prendre son envol loin de chez lui, mais il avait beaucoup de mal à ne pas penser aux aspects plus angoissants de ce genre de perspective. Il interrogea ensuite Gio sur ses éventuels regrets au sujet des voies professionnelles qu'il n'avait pas pu suivre. « Pourquoi ce n'était... physiquement plus possible ? » Il demanda à demi-mot, espérant ne pas se montrer maladroit. « Je comprendrais que tu veuilles pas en parler, mais je pense que si quelqu'un peut comprendre ce que ça fait d'avoir certains rêves et plus forcément les capacités de les réaliser, c'est moi. » Ses lèvres s'étirèrent légèrement, parce que si un accident ou autre chose avait compromis son rêve de devenir gymnaste, alors sans doute qu'il pourrait trouver une oreille attentive auprès de César, qui était aussi passé par là quand la perte de sa vue avait changé certaines de ses perspectives. Comme lorsqu'il voulait être pompier, même si c'était surtout un rêve de gosse. « Arrête, je suis le premier à rire à ce genre de blagues. » Il assura lorsque son camarade sembla hésiter à prendre le chemin de l'humour suite à cette histoire d'incendie. César n'était pas très susceptible, en tout cas pas en ce qui concernait les plaisanteries qui touchaient de près ou de loin à sa cécité, du moment qu'elles n'étaient pas cruelles. « Tu penses vraiment que je pourrais représenter un parti intéressant pour les filles d'ici ? » Il reprit lorsque Gio laissa entendre qu'il rencontrerait peut être quelqu'un dans cette aventure. Il l'avait dit aux casteurs, il doutait un peu que les filles qui participaient à ce genre d'émissions rêvaient secrètement de vivre une histoire avec un aveugle, alors que sur le papier ça pouvait un peu impressionner. « Et je dirais pas qu'elles avaient honte de s'afficher avec moi, plutôt qu'elles avaient pas forcément tenu compte de tout ce qu'implique le fait de sortir avec un aveugle. Ça peut paraître idiot mais pour certaines filles, devoir me lire à haute voix le menu d'un restaurant ou pas pouvoir aller au cinéma du coin parce qu'il propose pas de séances en audio-description, ça peut devenir pesant à la longue. Y'en a même qui étaient jalouses de mon chien. » Il n'avait pas vraiment envie de blâmer ces filles, c'était toujours un peu plus difficile pour n'importe quelle personne handicapée de rencontrer quelqu'un qui soit prêt à accepter de faire quelques compromis pour elle, même si de son point de vue il y avait aussi un certain nombre d'avantages qu'on ne considérait pas suffisamment dans le fait d'être en couple avec un déficient visuel. « C'est là qu'en fait t'es censé m'avouer que si tu te montres sympa avec moi, c'est surtout parce que t'as envie de faire bonne impression aux téléspectateurs ? » Il émit un rire, preuve qu'il n'était pas du tout sérieux et n'irait pas imaginer qu'un type comme Gio, qu'il connaissait encore peu mais qui semblait compter l'authenticité parmi ses qualités, puisse calculer ce genre de choses et agir avec les autres par intérêt. Il le pensait quand il lui disait qu'il ne l'imaginait pas être renvoyé chez lui par le public alors que du peu qu'il avait pu cerner de lui, il avait plutôt le profil du type qui se fait aimer sans avoir besoin de faire beaucoup d'efforts. « Pas faux, j'oublie quand même pas l'histoire des fringues égarées à travers le nid et des bruits nocturnes. » Il disait ça, mais il avait peu de doute quant au fait que Gio devait être plutôt facile à vivre au quotidien et probablement pas le genre de personnes à révéler un tout autre visage au bout de quelques jours. Il s'intéressa à la ville dont il lui avait parlé, et la réaction du candidat lui fit afficher une expression entre surprise et amusement. « Non mais, c'est toi qui as raison, ton accent c'est un des premiers trucs que j'ai noté quand tu m'as accosté tout à l'heure. Le truc c'est qu'à force de parler on fait un peu moins attention à ce genre de détails, mais oui que tu sois britannique m'étonne pas du tout. » En plus c'était impardonnable de sa part, lui qui se concentrait beaucoup sur ce genre de détails. Seulement au bout d'un moment, quand il était détendu et en confiance, c'était surtout tout le reste qui l'intéressait. « Un petit fish and chips demain midi pour me faire pardonner cet affront, ça te dit ? » Il prit son air le plus innocent, des fois que Gio ne remarquerait pas qu'il essayait de le prendre par les sentiments.
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Gio
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MessageSujet: Re: Putting your foot in your mouth 1.01 - Lundi 10h13   Dim 11 Nov - 15:39


« Je pense que tu m'accordes un peu trop de mérite, on peut pas dire que je t'ai décrit le physique le plus original qui soit, mais en pensant à toi je visualisais juste un mec particulièrement cool avec un petit coté rital et... ouais, c'est l'image qui m'est venue et je pensais pas m'être rapproché de la vérité. »  « Particulièrement cool, c'est mon deuxième prénom. » « Du coup mes données viennent de se mettre à jour, et j'ai l'impression que ça fait aussi un chouette mélange. Je t'avais comparé à Bobby parce qu'il était beau gosse, et si ça se trouve t'es même encore un peu mieux. » « Roh, arrête, j'vais finir par rougir. »  « J'ai perdu la vue en 2009, donc ça laisse quand même un paquet de possibilités. Et dans le pire des cas, t'inquiète pas pour ce genre de détails. »  « Ok ! » « Oui, j'ai cru comprendre que Lucy était asiatique. »   « Une jeune Catherine Zeta-Jones, une métisse avec de jolies lèvres... apparemment les filles sont plutôt jolies. »  « Oui, elles sont toutes très jolies, elles ont toutes la taille mannequin, et les mecs aussi d'ailleurs, c'est pas très diversifié sur ce plan là... »  « En tout cas merci, je suis content de connaître tous ces premiers détails sur les autres. Ça va m'occuper une partie de la nuit de leur imaginer un visage à partir de tout ça. »  « De rien ! N'imagine pas trop fort, on voudrait pas que tu empêches Lucy de dormir... »  « Bien sûr que non, et si ça se trouve tu trouveras tout un tas de réponses grâce à cette aventure. On sait pas ce qu'elle peut te réserver, mais sans doute beaucoup de choses non ? »  « On croise les doigts ! » « J'aurais bien aimé le prendre avec moi, mais je crois que ça aurait été un peu compliqué et je voulais pas demander de privilège. Il s'appelle Dougie et il commence à être âgé, on m'a prévenu qu'il allait devoir prendre sa retraite et qu'on me confierait un autre chien à l'aide duquel je pourrai me déplacer. J'espère juste qu'ils me laisseront garder Dougie, parce qu'en dehors de ma famille c'est le seul à être resté près de moi aussi longtemps. »  « Dommage, j'suis sûr qu'il serait devenu la coqueluche du public et des candidats et on aurait pu le faire attaquer les gens chiants...  »  « Je sais pas si je pourrais quitter les États-Unis pour aller m'installer ailleurs, ce serait tellement... déstabilisant de repartir de zéro dans un endroit où j'ai pas du tout de repères, et de me retrouver seul loin de mes proches. Et puis y'a certaines choses que j'angoisse un peu de devoir laisser derrière moi. » « Ouais... j'vois ce que tu veux dire, c'est vrai que tu aurais à réapprendre tout l'environnement urbain et tout en changeant de ville... »  « Pourquoi ce n'était... physiquement plus possible ? »  « Hm... » « Je comprendrais que tu veuilles pas en parler, mais je pense que si quelqu'un peut comprendre ce que ça fait d'avoir certains rêves et plus forcément les capacités de les réaliser, c'est moi. »  « Non, non, t'inquiètes. D'abord il y avait les blessures mineures, les côtes fêlées, les entorses. Mais ça on a tous l'habitude, c'est presque quotidien. Puis, quand je suis passé sénior, les entraînements c'était quotidien, à raison de cinq heures par jour. J'me suis cassé le fémur au saut de cheval et j'ai été arrêté pendant trois mois, sans compter la rééducation et quelques mois après mon retour, mon tendon d'Achille a lâché pendant un exercice au sol lors d'une compétition. On m'a fait comprendre que si j'continuais comme ça, j'allais finir par pas pouvoir marcher sans handicap une fois ma carrière finie... Donc j'ai arrêté. Pas de gaieté de cœur, mais c'était un peu ma seule option. M'enfin, je m'amuse encore à faire des saltos et des vrilles dès que je peux. » « Arrête, je suis le premier à rire à ce genre de blagues. »  « Noté. » « Tu penses vraiment que je pourrais représenter un parti intéressant pour les filles d'ici ? » « J'sais pas, t'es beau mec, t'es sympa, t'as l'air intelligent et tu cuisines bien... Tu m'sembles bien parti pour faire des ravages. »  « Et je dirais pas qu'elles avaient honte de s'afficher avec moi, plutôt qu'elles avaient pas forcément tenu compte de tout ce qu'implique le fait de sortir avec un aveugle. Ça peut paraître idiot mais pour certaines filles, devoir me lire à haute voix le menu d'un restaurant ou pas pouvoir aller au cinéma du coin parce qu'il propose pas de séances en audio-description, ça peut devenir pesant à la longue. Y'en a même qui étaient jalouses de mon chien. »  « En fait, il te faut juste une meuf qui pense à voix haute. » « C'est là qu'en fait t'es censé m'avouer que si tu te montres sympa avec moi, c'est surtout parce que t'as envie de faire bonne impression aux téléspectateurs ? »  « Ouais, non. J'sais pas faire semblant, j'suis sympa parce que j'suis sympa. Maintenant j'y peux rien si ça fait bonne impression sur les téléspectateurs. » « Pas faux, j'oublie quand même pas l'histoire des fringues égarées à travers le nid et des bruits nocturnes. »  « J'plaide coupable... » « Non mais, c'est toi qui as raison, ton accent c'est un des premiers trucs que j'ai noté quand tu m'as accosté tout à l'heure. Le truc c'est qu'à force de parler on fait un peu moins attention à ce genre de détails, mais oui que tu sois britannique m'étonne pas du tout. »  « Content de te l'entendre dire ! » « Un petit fish and chips demain midi pour me faire pardonner cet affront, ça te dit ? »  « On va ajouter une nouvelle spécialité à la carte de ton futur restau. »
 

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