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 Putting your foot in your mouth 1.01 - Lundi 10h13

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Gio

Gio
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MessageSujet: Putting your foot in your mouth 1.01 - Lundi 10h13   Lun 29 Oct - 0:17

@César

Dire qu'il est désorienté est un peu exagéré mais il n'a clairement pas tous ses repères dans le nid asiatique, surtout qu'il l'a pas trop exploré la veille et que ce matin il avait la tête dans l'brouillard en descendant. En plus il y a une tonne de pièces et elles sont toutes vachement plus chargées que ce qu'il a l'habitude. La décoration, c'est pas trop son point fort à Gio, lui il est minimaliste mais dans sa chambre à Douglas -comprendre dans la partie chambre de son loft- il n'y a rien qu'un lit. Un lit, rien de plus. S'encombrer de trucs pas nécessaires c'est bon pour le reste de l'habitacle. Avoir ses fringues dans sa chambre, avoir des meubles même, c'est une nouveauté. Et je vous parle même pas d'avoir des gens avec lui. Quand c'est ses potes dans une auberge de jeunesse, c'est normal, quand c'est ses potes dans l'appart parce qu'ils ont fait soirée, ça passe encore. Mais avoir des inconnus qui dorment à côté de lui, ça le perturbe. Et en bon bordélique notoire, Gio perd déjà la moitié de ses affaires qu'il a semé entre les différentes pièces, parfois même entre les différentes chambres quand il a traîné avec telle personne ou telle autre. Ce qu'il faut savoir d'un bordélique c'est qu'il ne perd jamais rien, il ne retrouve pas ce qu'il cherche immédiatement. Et aujourd'hui n'est pas différent de tous les autres jours, Gio ne retrouve pas son sweat-shirt préféré, qu'il avait pourtant sur le dos ce matin en descendant déjeuner. Il fait relativement bon dans la maison et puis Gio est connu mondialement pour ne pas porter son sweat-shirt (et ses fringues en général) correctement -il préfère laisser ses bras pendouiller hors des manches et en fait se servir dudit sweat-shirt comme d'une énorme écharpe- mais la question n'est pas de savoir s'il a froid ou s'il a besoin d'une épaisseur supplémentaire. Son sweat-shirt lui manque, point barre. Une nouvelle porte s'ouvre, celle de sa chambre qu'il pensait de l'autre côté du couloir, et il passe la tête dans la chambre pour scanner la pièce des yeux, pas de chance pour lui, au premier regard il n'y a pas d'indice de la présence du vêtement. Tant pis, peut-être que le candidat assis sur son lui et qui lui tourne le dos pourra le renseigner, c'est peut-être même lui qui l'a en sa possession, la prod a très bien pu mettre un cleptomane dans la maison.  « Eh ! T'aurais pas vu un sweat-shirt gris foncé ? » Et le sang de Gio se glace alors même que le garçon se retourne. C'est... César, César c'est le gars plutôt cool -Gio est pas encore sûr d'avoir décidé mais par principe il considère que tout le monde est plutôt cool- qui est aveugle. Avant même que le malaise s'installe, Gio se confond en excuses. « Oh merde ! J'suis désolé César j'avais pas réalisé qu'c'était toi. Putain j'suis con. Faut vraiment qu'tu m'dises quand j'dépasse les bornes et que j'mets les pieds dans l'plat. » Gio dans toute sa splendeur, mesdames et messieurs. « C'est Gio au fait, j'sais pas si tu reconnais déjà nos voix ou quoi. » Bien sûr Gio continue de s'enfoncer parce qu'une fois qu'on a mis les pieds dans le plat autant piétiner tout le contenu du plat et s'assurer qu'on ne laisse rien intact.
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MessageSujet: Re: Putting your foot in your mouth 1.01 - Lundi 10h13   Mar 30 Oct - 0:20

César était tombé du lit aux alentours de neuf heures après ce qui avait été sa première soirée dans l'aventure, mais ça devait bien faire une heure qu'il était assis sur son matelas comme s'il attendait quelque chose, alors que non, il prenait simplement son temps. Il savait qu'à partir du moment où se hisserait sur ses jambes et commencerait à déambuler avec sa canne blanche à travers le nid, la journée débuterait officiellement et qu'il lui faudrait prendre ses marques comme il avait commencé à le faire la veille au soir quand Lucy avait accepté de lui faire faire un petit tour de la propriété. Ce n'est pas qu'il avait peur de l'inconnu parce qu'il y était précisément habitué, que sa vie toute entière était comme une plongée perpétuelle dans l'inconnu depuis qu'il avait eu son accident, simplement c'était une chose de se préparer psychologiquement aux difficultés qui risquaient de l'attendre au tournant durant les prochains jours, et une autre de se lancer pour de bon. César, il était extrêmement déterminé à prouver qu'on pouvait être non-voyant et pourtant être un candidat comme les autres, mais il avait besoin de se faire à l'idée que sa vie au sein du nid n'aurait probablement rien à voir avec sa vie à l'extérieur. Dehors, il avait toujours pu compter sur ses proches pour l'épauler et l'aider à traverser certaines phases de son changement de vie, même quand il refusait qu'on l'aide. Il y avait aussi Dougie, le chien guide d'aveugle qu'il avait accueilli chez lui il y a presque dix ans et de qui il n'avait jamais été vraiment séparé jusqu'ici. Tous à leur manière, ils avaient joué un rôle crucial dans la façon dont il avait fini par accepter sa situation et par vouloir en faire une force. Ils ne l'avaient jamais vu comme une victime, même si certains d'entre eux l'avaient parfois un peu infantilisé, et c'est grâce au regard que ses proches portaient sur lui qu'il avait fini par se voir bien autrement que lorsqu'il avait dix-neuf ans et que sa vie avait basculé et beaucoup de ses projets avec elle. Ici, il savait qu'il n'aurait pas le même soutien qu'à l'extérieur et dans un sens c'était aussi pour ça qu'il avait autant insisté pour tenter l'expérience, pour ne pas s'enfermer dans une bulle et rester bien conscient que la vie ne lui serait pas toujours facilitée, et sans doute qu'une partie de lui appréhendait profondément ce changement. Sans sa famille, sans son chien, sans ses repères, il se sentait un peu démuni et avait besoin de s'habituer à l'idée que chaque matin lui procurerait le même sentiment maintenant qu'il était ici. Une voix s'éleva et le tira brusquement de ses songes, tandis qu'il crut reconnaître Gio avec qui il avait un peu discuté hier soir. Sa question le fit sourire, pas de façon ironique mais de manière amusée, parce qu'évidemment il s'attendait à ce tout le monde n'ait pas encore nécessairement intégré qu'il était aveugle. Ce serait difficile de leur en vouloir, il ne se baladait pas avec une étiquette sur le front à longueur de temps et tout ça était encore très récent. Gio se rendit aussitôt compte de son erreur et César mouva la tête. « Sois pas désolé, je m'attends pas à ce que tout le monde se soit fait à l'idée que je sois aveugle au bout d'une seule soirée. Si on vivait ensemble depuis deux semaines, là oui je commencerais à désespérer un peu, mais pour l'instant t'as des circonstances atténuantes t'en fais pas. » Ses lèvres dessinèrent un léger sourire, parce qu'il ne voudrait pas que Gio se flagelle simplement parce qu'il ne s'était pas souvenu de sa situation sur le moment. Ils ne se connaissaient pas encore très bien, c'était le genre de choses qui s'intégreraient certainement au fil des jours. « Je vous reconnais à vos voix et à l'odeur. Surtout à l'odeur, en fait. » Il reprit d'un ton faussement sérieux, avant d'émettre un rire silencieux, parce que non il avait beau accorder de l'importance aux senteurs il n'en était pas à renifler ses camarades pour les identifier plus facilement. « Du coup non, je sais pas où est passé ton sweat-shirt mais je suppose qu'il a pas pu aller bien loin. Surtout en l'espace d'une seule nuit. » Ça, c'était pour se moquer gentiment, parce que quelqu'un comme César était fatalement très attaché à l'ordre et ne pouvait pas se permettre d'égarer ses affaires. « Tu laisses souvent traîner tes fringues au point d'oublier où tu les as laissées ? Que je sache à quel point la production s'est montrée sadique en nous mettant dans la même chambre. » Il essayait d'en rire, mais une partie de lui commençait à s'inquiéter à l'idée que d'ici quelques jours, il devait peut être enjamber des montagnes de fringues appartenant à Gio à travers tout le nid. Et tout ça, avec sa canne.
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MessageSujet: Re: Putting your foot in your mouth 1.01 - Lundi 10h13   Mar 30 Oct - 2:15


César est vraiment un gars bien. Le jugement est un peu hâtif, mais Gio se fait généralement une opinion très rapide des gens et puis l'ajuste si besoin. Ceci dit, César ne s'offusque pas du tout du faux-pas de Gio et il lui en est reconnaissant, même s'il se sent encore un peu coupable pour le malaise. « Ok, ok, mais quand même promis c'est la dernière fois. J'veux vraiment pas que tu penses que j'fais pas attention. » Croix de bois, croix de fer, Gio fait toujours attention de ne pas commettre la même erreur deux fois, surtout quand il s'agit d'empiéter sur l'identité d'un des candidats. Gio a déjà été blessé dans son identité, à l'école parce qu'il était l'enfant rital au nom de famille britannique, puis plus tard parce qu'on a tenté de lui imposé une sexualité, parce que ne pas s'identifier comme hétérosexuel ou gay ou même bisexuel n'était pas toléré. Rien d'aussi horrifiant que ce qu'il vient de faire et qu'il est sûr que d'autres feront envers César. Gio l'a mentionné dans sa fiche, mais il aime être considéré comme une île sur laquelle se réfugier pour les gens. Est-ce qu'il veut être le roc dans la tempête pour tous les candidats ? Peut-être pas, mais avec César il a un bon feeling, alors s'il peut devenir une personne sur laquelle l'espagnol compte, il assumera cette responsabilité avec plaisir. Puis, sans prévenir -comme toujours avec lui- il explose d'un rire tonitruant quand César lui répond qu'il les reconnaît à l'odeur. « Ah bah ouais j'suis con. C'est pas une rumeur alors que les sens se développent quand on en perd un... T'as un endroit préféré ? Les aisselles au réveil peut-être ? » plaisante Gio conscient que c'est pas vraiment une blague drôle mais que c'est probablement le mieux qu'il puisse faire en dehors des blagues qu'il connaît par cœur. Plaisanter c'est juste pas son fort. Il fait ce qu'il peut, et en matière d'humour il peut assez peu. Mais ça le ferait rire de taper dans le mille et que César s'avère être un fétichiste des aisselles... Pour ce qui est de son pull, c'est toute une histoire et Gio n'est pas sûr que César soit prêt cognitivement pour toute l'histoire. « Il a un esprit propre, parfois il disparaît juste parce qu'il en a marre que j'le porte, mais j'me dis que peut-être que quelqu'un l'a trouvé à son goût et se l'est approprié. » confesse-t-il finalement, un peu dépité de son baryton pas très assuré. « J'suis pas sûr que j'dirais que j'oublie où elles sont, plutôt que j'leur laisse leur indépendance. Mais, t'inquiètes pas trop, j'ai promis à la prod' de faire un effort sur mes tendances bordéliques si j'étais sélectionné et maintenant que j'suis dans la même chambre que toi j'vais faire encore plus d'effort pour ne pas foutre de trucs partout. » explique-t-il enfin, s'engageant verbalement -et dieu (s'il existe?) sait que Gio accorde une importance démesurée à sa parole- à être organisé pour les semaines à venir. Ce qui en langage Gio veut dire qu'il va trouver un placard et tout foutre dedans, au risque de faire craquer le bois. « J'peux te poser une question un peu personnelle ? Enfin, j'te la pose et si tu veux pas répondre, y'a pas d'problème. » fait-il soudainement très sérieux, ses topazes fixées dans celles de César. « T'as un but précis en participant à l'émission ? J'veux dire, t'as un message à passer ou c'est pour l'expérience humaine ? » Est-ce qu'il ne s'était pas promis il y a deux minutes d'arrêter de foutre les pieds dans le plat ? Parce que franchement à ce niveau, le plat doit faire la taille d'une piscine et Gio doit chausser du 72.
César

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MessageSujet: Re: Putting your foot in your mouth 1.01 - Lundi 10h13   Mer 31 Oct - 4:38

Si César avait reçu un billet à chaque fois que quelqu'un avait oublié qu'il n'était pas en mesure de faire des choses comme identifier la présence d'un sweat-shirt dans une chambre sans s'accroupir pour tâter le sol, il aurait fait fortune depuis longtemps et se serait acheté un appartement avec vue panoramique sur la cinquième avenue. Gio n'avait pas à s'en faire, c'était des choses qui arrivaient souvent quand on faisait sa connaissance et César n'était pas du genre à en tenir rigueur à quelqu'un qui s'excusait aussi naturellement. « Tu sais, en dix ans j'ai eu l'occasion d'entendre bien pire, y'a des gens que je peux soupçonner de le faire exprès mais toi j'ai pas l'impression que ce soit ton genre. » On pourrait croire que le fait de ne pas pouvoir regarder les autres dans les yeux l'empêchait de les cerner facilement, mais ce serait oublier à quel point la voix et les mots que ses interlocuteurs choisissaient d'employer étaient aussi de bons indicateurs quand il lui fallait se faire une première petite idée de la personnalité de quelqu'un. Gio, il avait peut être l'impression d'avoir mis les pieds dans le plat avec lui, mais César le trouvait amusant et il soupçonnait chez lui une bienveillance qu'on ne rencontrait pas si facilement. Il n'était en tout cas pas totalement sérieux quand il prétendait reconnaître ses camarades à l'odeur, bien qu'il y ait un petit fond de vérité là-dessous si on considérait que les parfums des uns et des autres étaient des choses dont il s'aidait à long terme pour identifier des interlocuteurs. « Les aisselles c'est l'idéal ouais, mais l’haleine au réveil c'est aussi pas mal pour apprendre à connaître, et donc reconnaître quelqu'un. » Si par exemple il donnait l'impression de pas s'être lavé les dents depuis trois semaines ou qu'on pouvait se faire une idée de ses six derniers repas rien qu'en respirant près de lui. Il émit un léger rire. « Toi qui as du apercevoir tout le monde, qui d'après toi risque de lésiner le plus sur le déo ou le dentifrice ? Ça pourrait m'aider. » Pas vraiment en réalité et il se contentait de déconner, ne pensant pas qu'on puisse de toute façon juger de l'hygiène de quelqu'un au premier coup d’œil. Au sujet de cette histoire de sweat-shirt, il croyait comprendre que Gio avait tendance à un être un peu désordonné, même s'il s'en défendait plutôt bien. « Si c'est le cas je pense pas que le coupable soit dans cette chambre, ce serait pas très malin de te piquer tes affaires et de les enfiler ensuite sous ton nez. » Pas très malin, mais culotté. Le fait est que César n'y verrait que du feu, mais que Gio avait la chance d'avoir deux yeux pleinement opérationnels. « En tout cas c'est sympa d'envisager de faire un effort, je crois que je serais déjà content si t'évites de réserver à mes affaires le même sort qu'aux tiennes. » Son sourire s'étira légèrement, signe qu'il disait juste ça pour l'embêter et que même si ce serait pas une très bonne chose que ses fringues se retrouvent égarées dans la nature, il n'en était pas à leur coller une puce pour pouvoir les suivre à la trace. Gio parla de lui poser une question personnelle, ce qui rendit César curieux. Il avait l'habitude des questions, il ne s'en plaignait pas la plupart du temps et il ne s'attendait pas à ce que celle de Gio soit embarrassante, même s'il savait bien qu'on en revenait toujours plus ou moins à la même chose. « Bien sûr, pose-la. » Son camarade se lança alors et il quitta sa place au moment où il formula sa question, marchant quelques pas dans la direction dont provenait sa voix. « J'ai plusieurs raisons d'être ici, mais quand je me suis inscrit à cette émission je voulais avant tout prouver qu'on peut être aveugle, ou handicapé d'une autre manière par rapport aux autres, et être capable de se lancer les mêmes défis et de les relever. Les premières années après mon accident, je me suis senti impuissant face aux idées reçues qui collaient à la peau de personnes comme moi. Quand j'ai voulu trouver du travail et qu'on me proposait que des emplois de standardistes sous prétexte qu'un aveugle n'a pas les mêmes possibilités qu'un voyant, je me suis senti dévalorisé parce que j'avais l'impression qu'on me pensait pas capable de sortir des sentiers battus pour faire ce qui moi me plaisait. J'ai pris les boulots qu'on voulait bien me donner, et j'ai détesté chacun d'eux. J'étais en colère parce que j'avais déjà perdu beaucoup et qu'en plus j'étais censé passer le reste de ma vie à faire quelque chose qui me plaisait pas. » Il y avait eu pas mal d'années difficiles avant qu'il fasse finalement la rencontre de Rick et se voit offrir un emploi fait pour lui. Aujourd'hui il savait qu'il avait probablement traversé tout ça pour en arriver à ce croisement dans sa vie, mais à l'époque il subissait la situation. « Je crois que je voulais aussi donner un aperçu de ce que je peux vivre au quotidien depuis des années. C'est con mais la plupart des gens pensent savoir ce qu'on ressent quand on est plongé dans le noir du matin au soir, mais c'est loin d'être aussi simple. » Il le savait parce qu'il était passé par là, qu'à une époque c'est lui qui pouvait regarder en direction d'un aveugle et se persuader qu'il savait ce qu'il devait vivre chaque jour. S'il y avait bien une chose que sa situation lui avait appris, c'est qu'il faisait erreur. « Désolé, tu me posais une simple question et moi je te déballe la moitié de ma vie. Si t'en as d'autres, je te conseille de les garder pour plus tard pour qu'on ait encore des choses à se dire demain matin. » Il retrouva un sourire amusé, espérant ne pas avoir plombé l'ambiance avec ses histoires, parce que c'était la version courte. « Qu'est-ce qui t'a amené ici, toi ? » Parce que ça l'intéressait aussi.
Gio

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MessageSujet: Re: Putting your foot in your mouth 1.01 - Lundi 10h13   Mer 31 Oct - 12:27


Dix ans, le chiffre l'interpelle un peu, ça veut donc dire que César a perdu la vue, il n'est pas né aveugle. Ça l'embête un peu Gio, parce que ça lui paraît injuste, pas que naître aveugle soit une bénédiction -loin de là- mais il se demande si c'est pas plus facile à vivre que d'être privé d'un sens aussi important -sinon le plus important- alors qu'on en a joui pendant des années. Il préfère ne pas rebondir sur la question qui le taraude quant à la cause de la cécité de César, quand ils se connaîtront mieux, qu'ils se seront adoptés en quelque sorte, il lui posera la question, mais là, à cet instant précis, ça semble à Gio une chose trop personnelle et peut-être même trop bouleversante à demander. César décide de rebondir sur sa plaisanterie, ce qui surprend un peu Gio, très habitué à ce que ses blagues fassent des bides avec les gens qui ne sont pas ses amis proches.« Tu veux renifler tout de suite ? J'ai pris une douche et mis du déo donc c'est triché mais je fais ça tout les matins donc ça te donnera une idée... » explique-t-il, presque capable de le faire. Il trouverait ça étrange, mais en même temps marrant et puis il est sûr que ça ferait une séquence de bêtisier à diffuser à la fin de la saison. Pour ce qui est de juger qui sont les candidats les plus susceptibles d'oublier de prendre une douche ou de se laver les dents... Gio ne peut s'empêcher d'éclater de rire avant de répondre, avec autant tout le sérieux dont il est capable compte tenu de la situation : « C'est un peu difficile à dire, tout le monde était endimanché pour le prime, mais j'vais mener mon enquête et j'te ferai un rapport d'ici quelques jours des principaux suspects. » En vrai, il n'a pas rencontré tout le monde encore, il ne sait même plus à quoi ressemblent certains candidats, la prod pourrait interchanger des candidats qu'il n s'en rendrait pas compte à moins que ce soit une poignée de gens avec qui il a discuté la veille, donc estimer s'ils ne sont pas très regardants sur leur hygiène lui est impossible. Pour l'instant. Quant à la personne responsable du vol-présumé de son pull... « J'ai pas dit que je soupçonnais le responsable d'être un génie du mal qui avait réfléchi son plan de A à Z, puis cacher un truc à la vue de tous c'est parfois la même stratégie. » Gio se sent un peu coupable d'utiliser des expressions qui font référence au sens qu'a perdu César, mais à bien y réfléchir il se dit que c'est aussi une façon de ne pas traiter son camarade comme « moins que », ne pas marcher sur des œufs c'est le traiter comme tout le monde et -bêtement peut-être- Gio pense que César ne veut pas nécessairement de traitement de faveur ou que les gens se sentent obligés de développer des trésors d'ingéniosité pour éviter de mentionner la vue. Puis il y a une différence entre ça et faire une bourde qui ramène César à son handicap, comme il a pu le faire en débarquant dans la chambre. « Bah, c'normal mais t'sais jamais j'toucherais tes affaires sans ta permission et c'est pas parce que t'es aveugle, c'est parce que c'est vachement irrespectueux. » répond Gio qui ne s'imagine pas un jour s'accorder le droit de foutre le bordel dans le tiroir à chaussettes d'un de ses camarades. Puis César se lance dans une réponse qui s'avère plus longue, plus complexe et plus intéressante que Gio le soupçonnait, à vrai dire il s'attendait un peu à une réponse standard mais César lui donne matière à réfléchir et matière à être offusqué par l'injustice criante de la situation qui lui est décrite. « Ça craint... j'veux dire, t'as l'air d'être un mec capable, évidemment si tu cherchais un job de lanceur de couteaux dans un cirque, ça risquait d'être compliqué, mais cette idée que les gens qui vivent avec un handicap devraient être cantonnés à certains jobs... Argh, ça m'énerve. Désolé qu't'aies eu à traverser ça. Tu fais quoi aujourd'hui du coup ? » déplore Gio tout de même curieux de savoir si l'histoire se finit bien et que César a trouvé un job dans la voie qu'il voulait ou du moins dans une voie qui lui plaît. Quand il s'excuse d'avoir produit une tirade, Gio est surpris. Il se demande une seconde si c'est une sorte d'automatisme que César a intégré parce qu'à une période de sa vie il a eu l'impression de gêner et donc de devoir s'excuser ou si c'est juste un réflexe qu'ils ont tous à cause de la société. « Bah non, j't'ai posé une question et t'y as répondu, t'as pas de quoi être désolé ! Puis bon, t'inquiète, j'suis curieux de nature j'aurais toujours des questions à poser. » le rassure Gio avec un sourire que César ne peut pas voir, certes, mais dont Gio pense qu'il s'entend dans sa voix. Quand vient le moment de répondre à sa propre question, Gio soupire. « Ça semble un peu ridicule à côté de tes motivations, mais bon. À la fin de l'année scolaire précédente, j'ai décidé de prendre une année sabbatique pour faire toutes les choses que je voulais faire avant qu'il soit trop tard et que je sois entré dans la vie active à proprement parler. J'avais pas mal d'économies et du coup depuis fin mai j'voyage autant que j'peux avec mes potes et j'bosse à temps partiel au rayon poissonnerie d'un supermarché, histoire de pas rien foutre de mes journées non plus. Puis j'avais toujours eu envie de participer, depuis la première saison. J'vais pas te faire le refrain sur, j'ai espoir de trouver l'amour ici, parce que c'est un peu de l'optimisme et que c'est pas super probable, mais si j'gagne un peu d'argent, ça m'aidera à continuer de voyager jusqu'à septembre prochain que je reprends la fac. » Gio se rend compte que sa réponse aurait pu tenir en deux phrases. En gros il veut vivre sa jeunesse à fond et faire les expériences les plus folles dès qu'il en a la possibilité, Gio veut juste pas avoir de regrets. En comparaison avec les motivations de César, c'est difficile de prendre les siennes très au sérieux, mais rien dans les règles des castings ne disait qu'il fallait avoir un message politique. Et même si c'était le cas, Gio estime que ses idées sont son message et que son attitude face aux gens est partie intégrante dudit message.
César

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MessageSujet: Re: Putting your foot in your mouth 1.01 - Lundi 10h13   Jeu 1 Nov - 17:40

On n'était jamais à l'abri de rencontrer des cons, notamment quand on était aveugle et qu'on attirait l'attention souvent malgré soi, mais du peu qu'il avait pu entendre et percevoir de Gio, il ne lui donnait pas l'impression d'être le genre de personne à chercher à mettre consciemment les autres mal à l'aise. Il s'était tout de suite confondu en excuse et ce n'était pas une peine que prenait tout le monde avec lui. Et s'il commençait à se forger un premier avis sur lui, ses plaisanteries fonctionnaient aussi plutôt bien sur César qui avait plus d'humour qu'il le laissait parfois penser. « Si on m'avait dit qu'un type me proposerait de lui renifler les aisselles dès mon premier matin dans l'aventure, je suis pas sûr que je l'aurais cru. » Il s'amusa dans un éclat de rire face à la proposition pour le moins surprenante de son camarade, qui était peut être sérieuse après tout. « Mais je voudrais pas te donner l'impression que je te crois pas sur parole quand tu me dis que t'es propre. Entre nous, y'a des odeurs que tu peux sentir même à distance. » Ce n'est pas qu'il ne voulait pas être aperçu entrain de lui renifler les aisselles – bon, peut être qu'il ne rêvait pas d'offrir ce genre d'images à la production – juste que ça risquerait d'être un peu bizarre. Par contre, si Gio avait déjà pu se faire une idée du niveau d'hygiène de leurs camarades, ça pourrait l'aider à s'y retrouver... Ou pas. Parce que César comptait en vérité sur d'autres détails pour se familiariser avec la présence de chacun, l'odorat n'étant pas le seul sens qu'il sollicitait beaucoup plus depuis qu'il était aveugle. « C'est pas très grave, tu peux peut être en attendant me dire si t'as remarqué quelque chose de particulier au sujet de ta partenaire et qui pourrait m'aider à l'identifier. Je parle pas forcément de son odeur, mais comme t'as passé une nuit avec elle t'as du noter des petites choses à son sujet. » Pour le coup il redevenait un peu plus sérieux, cette histoire d'odeur était déjà oubliée et il aimerait assez que Gio lui parle un peu de la jeune femme avec qui il avait partagé ses premières heures dans l'aventure. Il n'allait pas s'amuser à poser la même question à tout le monde, mais puisque la candidate dormait aussi dans sa chambre ça l'intéressait de pouvoir associer un prénom – il n'était pas sûr de s'en souvenir – à des détails que Gio aurait pu noter. César était en tout cas persuadé que si le sweat-shirt de son camarade avait été dérobé par un candidat, celui-ci ne devait pas faire partie de cette chambre. Mais Gio n'avait pas tort quand il disait que les candidats n'avaient pas forcément été choisis pour leur capacité à commettre des méfaits avec brio. « A mon avis il faudrait quand même que le type ait des problèmes pour se la jouer cleptomane au bout d'une nuit. Je sais qu'ils sont pour la diversité, du moins j'en suis sûr depuis qu'ils m'ont sélectionné, mais y'a des limites... » Autant dire qu'il préférait penser que la production avait fait attention à ne pas sélectionner le premier voleur venu, ça risquerait d'être un peu problématique sachant qu'ils avaient plusieurs semaines à passer ensemble dans ce jeu. « T'inquiète, je m'en doute. Et mes affaires je peux accepter de les prêter, c'est juste que ça m'aide énormément de savoir que telle chose se trouve à tel endroit. Ça m'est déjà arrivé de perdre un truc dans la rue et de jamais avoir pu remettre la main dessus. » C'était une situation différente, mais il n'y avait pas toujours quelqu'un d'assez patient pour vous aider et on n'était après tout pas moins responsable de ses affaires parce qu'on était aveugle. Mais d'une manière générale, ça l'angoissait de risquer de perdre la trace d'un de ses effets personnels, il avait besoin de contrôler ce genre de choses. Gio l'interrogea sur la raison qui avait pu l'inciter à participer à cette aventure, et s'il y en avait plusieurs, son envie de prouver qu'il était capable de se faire une place dans ce jeu au même titre que n'importe qui avait notamment influé sur sa décision. Il voulait montrer que les aveugles n'étaient pas censés se faire discrets, qu'ils pouvaient prendre un peu de place eux aussi et se lancer des challenges. Parce que pourquoi pas ? « Je suis d'accord, c'est pas parce qu'on est handicapé visuel qu'on doit forcément entrer dans une case ou servir à remplir un quota. » C'est pourtant souvent l'impression qu'il avait eu quand il avait commencé à chercher du travail après sa convalescence. « Aujourd'hui je travaille comme cuistot dans un food truck. Je sais, ça peut sembler surprenant mais la cuisine fait pas appel qu'à un seul sens, en fait la vue est loin d'être celui dont on a le plus besoin à partir du moment où on est organisé et qu'on a suffisamment de repères autour de soi. Moi j'utilise du matériel spécialisé et puis je suis jamais complètement seul. Ça empêche pas d'avoir de petits accidents, mais quand les clients sont tolérants ça se passe bien. Les autres, je les envoie généralement se faire servir ailleurs. » Il y en avait toujours pour paraître sceptiques ou avoir quelques réserves à l'idée qu'un cuisinier aveugle s'occupe d'eux et peut être que c'était légitime au fond. Il afficha un léger sourire lorsque Gio lui assura qu'il n'avait pas à être désolé de s'être longuement confié, puis lui retourna la question pour se faire une idée de ses motivations. Et il ne comprenait pas ce qu'il y avait de ridicule là-dedans, elles n'étaient pas moins légitimes que les siennes. « Pourquoi ridicule ? C'est pas un concours, tu sais. » Il lui assura avec sincérité, parce que Gio semblait penser que son envie de faire passer un message valait plus que son désir de vivre quelque chose de nouveau. « Je trouve ça bien moi de vouloir multiplier les expériences, surtout si ça fait longtemps que t'as envie de participer. Je sais pas quel âge t'as mais à t'entendre je dirais que c'est le parfait moment pour te lancer des défis et profiter des occasions qui se présentent. » Il n'allait pas lui sortir le couplet sur le coté imprévisible de la vie et le fait qu'on pouvait faire des projets un jour et le lendemain se retrouver dans un lit d’hôpital puis privé de son sens le plus précieux, il avait le sentiment qu'au fond Gio le savait déjà. « Qu'est-ce que t'étudies ? » Et tandis qu'il faisait le tri entre toutes les informations apportées par son camarade, il y avait un autre point qui sur le moment avait aussi attiré son attention. « T'espères rencontrer quelqu'un ici ? » Parce qu'il avait balayé la question d'un revers de la main en justifiant ça par le fait que c'était peu probable, mais qu'il avait délibérément évoqué le sujet et qu'il devait bien y avoir une raison à ça.
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MessageSujet: Re: Putting your foot in your mouth 1.01 - Lundi 10h13   Ven 2 Nov - 20:22


« Toujours là pour surprendre. » rigole Gio en haussant les épaules. Ce simple geste, il s'en rend compte que c'est le genre d'indicateur que César ne peut pas voir. Ces signes qui explicitent son état d'esprit, son attitude, à moins d'être proche physiquement de lui, César n'a que sa voix comme repère. Cette réalisation le laisse un peu interdit parce qu'il a conscience de se baser en grande partie sur les gestes et autres nano-expressions sur le visage des gens pour jauger leur réponse et leur sincérité par exemple. Décidant de laisser passer la remarque de César sur les odeurs corporelles, Gio prend quelques secondes pour réfléchir quand son camarade l'interroge sur Aly. Il est en train de se tapoter sur la tempe quand, une nouvelle fois, il est rappelé à la réalité que César ne le voit pas faire et pourrait prendre son silence total comme une disparition -ok, c'est peut-être un peu exagéré mais l'idée est là-. Alors, il laisse échapper un « hm » long avant de répondre : « J't'avoue que pour l'instant les seules indications que j'peux te donner, c'est des détails physiques, donc ça va pas beaucoup t'aider, là encore va falloir que j'note de revenir vers toi une fois que j'aurai plus d'informations. Mais si tu entends quelqu'un tapote sur la table ou contre le bois de la tête de lit ou encore faire de la musique sur son bol c'est probablement moi, ça m'aide à me détendre. » explique-t-il, décidant que puisqu'il n'est pas capable de donner des renseignements utiles à César sur sa partenaire, autant lui en donner sur lui. Au moins, maintenant si César a envie de demander à quelqu'un d'arrêter de jouer une mauvaise version de Gaspard de la Nuit de Ravel sur une table, il pourra simplement dire « Gioooo. » Efficace non ? Lorsque la question de la diversité du casting est évoquée Gio se retrouve dans son élément. Il ne sait pas si c'est très clair pour les gens après seulement quelques heures, mais il a prévenu tout le monde dans son profil diffusé pendant le prime, Gio, il tient à la diversité et à la justice sociale comme à la prunelle de ses yeux. « Cette saison, on a un casting super éclectique, un aveugle, deux quinquagénaires, de la diversité ethnique et sexuelle. Ils ont vraiment été bons. J'suis content d'participer à cette saison. » Parce que pendant les saisons précédentes, parfois il avait trouvé le casting un peu plus consensuel, beaucoup d'hétérosexualité, beaucoup de blancs, beaucoup de gens qui ont la vingtaine... César explique qu'il n'est pas contre l'idée de prêter ses affaires, mais il a l'air d'être bien plus baraqué que Gio, alors il doute qu'il aura l'utilité des fringues de César. Pour ce qui est de perdre des trucs, Gio a déjà prouvé qu'il est capable d'égarer ce qui lui appartient. « Tu vois on a déjà un point commun, même si j'suis toujours pas convaincu que j'ai « perdu » mon portefeuille à Prague... » note-t-il encore un peu amer d'avoir été la victime d'un pickpocket (parce que c'est sa théorie à lui, pas qu'il l'a perdu). Pour ce qui est d'employer les handicapés afin de remplir des quotas... Gio ne peut s'empêcher de laisser échapper un très franc : « Amen ! » Ok, c'est très peu caractéristique de lui que d'utiliser des références chrétiennes -parce qu'il a toujours l'impression d'entrer dans une sorte d'appropriation culturelle- mais ce fait énoncé par César représente la quintessence de ce pour quoi Gio se bat au quotidien. Alors, ça mérite bien un petit cri de joie. La révélation du métier de César le surprend. Parce qu'il y a vraiment un large éventail de métiers auxquels Gio aurait pensé, mais il vient de dire que ça aurait été compliqué d'être lanceur de couteaux et maintenant il apprend que César est cuisinier... Bien joué Gio, ce petit faux-pas involontaire n'entache pas du tout sa bonne humeur et son enthousiasme : « TROP COOL ! Non mais attend c'est génial ! On va t'faire un boot camp pendant toute l'aventure et à la sortie tu seras le premier chef aveuglé étoilé ! C'est quoi que tu préfères cuisiner ? » demande Gio déjà prêt à tester toute la bouffe que César peut lui préparer. « Une fois j'ai commandé la version non épicée d'un plat et on m'a donné la version ultra-piquante, alors tu vois, des erreurs ça arrive à tout l'monde. Pour l'information, j'ai pleuré. » ajoute-t-il histoire de rebondir sur le fait qu'il arrive à César de faire des petites erreurs. Cette fois-là, il était dans un restaurant indien et on lui avait laissé le choix, sauf que son choix n'avait pas été respecté. Rien que d'y penser, Gio sent une goutte de sueur perler sur son front. Mais il n'a pas le temps d'y penser plus, parce que son camarade lui demande ce qu'il fait comme études. Il doit contenir son excitation parce qu'aussi chiant que ça paraisse aux yeux des gens, lui c'est son délire -même s'il a pris une année sabbatique-. « J'suis dans les ressources humaines, ça fait partie de mon master plan pour rendre le monde un peu plus vivable pour tout le monde. J'veux travailler dans les plus grandes boîtes et instaurer des règles qui permettent à tous les employés d'avoir des conditions de travail optimales. J'veux aussi pouvoir m'assurer que les recrutements sont justes et qu'on ne donne pas à des hommes blancs hétérosexuels cisgenres moins qualifiés le boulot qu'une femme métisse lesbienne plus qualifiée pourrait faire, sous prétexte qu'un homme est supposément plus fiable. Désolé, j'm'emballe toujours un peu quand j'parle de mon boulot. » Après ça, il reprend son souffle alors que César rebondit déjà sur le point qu'a évoqué Gio quant à son espoir de rencontrer quelqu'un. Gio réfléchit une seconde pour que ses mots soient justes. « Espérer c'est un bien grand mot, mais je suis ouvert à la possibilité. » pondère-t-il, estimant que c'est la réponse la plus franche qu'il puisse donner sans passer pour un grand naïf. « En dehors de l'adaptation aux lieux et des petits couacs avec les candidats, tu crois que ça va être quoi le plus dur pour toi dans cette aventure ? » demande-t-il finalement parce que même lui qui a tous ses sens va rencontrer des difficultés au sein du nid et qu'il pense que ça va être le cas pour tout le monde, alors même si César part avec un désavantage (bien que son handicap fasse de lui un candidat immédiatement remarquable aux yeux des autres candidats et du public) il doit bien s'attendre à rencontrer d'autres embûches qui ne sont pas liées à sa cécité.
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MessageSujet: Re: Putting your foot in your mouth 1.01 - Lundi 10h13   Sam 3 Nov - 17:10

César était persuadé qu'au fond, personne dans cette histoire ne tenait vraiment à ce qu'il aille renifler les aisselles de Gio, que ce serait vraiment bizarre et même presque insultant pour son camarade qu'il avait toutes les raisons de croire quand il lui assurait avoir pris une douche. Il se contenta alors d'esquisser un sourire amusé à la remarque de son compagnon de chambre, puis dans un registre un tout petit peu plus sérieux, il profita d'une transition pour interroger Gio sur sa partenaire et tenter de récolter quelques informations à son sujet, parce qu'il y avait un certain nombre de choses qu'il ne pourrait pas directement observer et dans ces cas-là discuter avec ses camarades pouvait être instructif. « Détrompe-toi, j'ai beau avoir l'habitude, je sais d'avance que ça va un peu me frustrer de pas savoir à quoi chacun de vous ressemble. Je suis sûr que si je te disais comment je t'imagine, on pourrait lancer le jeu des sept erreurs tellement je serais loin du compte. » Et dans un sens il avait toujours trouvé assez amusant d'imaginer les personnes qu'il rencontrait de telle ou telle manière, ça compensait un peu le fait d'être privé du droit de les voir de ses propres yeux, son imaginaire était généralement assez inspiré. « Pas de souci, j'attendrai ton retour une fois que vous vous connaîtrez mieux.  Et merci pour les précisions, ça me sera très précieux pour savoir qui engueuler si je trouve pas le sommeil. » Il afficha un air hilare, parce que maintenant il imaginait Gio comme un joyeux luron qui ne tenait pas en place, et en toute honnêteté ça ne l'étonnait pas du tout, il se dégageait de lui un enthousiasme et une fraîcheur difficiles à rater même quand on ne le voyait pas. Ils évoquèrent par la suite la diversité du casting, et il est vrai que la production avait fait du bon boulot. « Je suis aussi content d'en faire partie. Et au risque d'être indiscret, tu te ranges dans une catégorie en particulier ? Je sais déjà que t'es pas aveugle et t'as pas non plus la voix d'un quinquagénaire, ou alors t'as une fontaine de jouvence dans ton jardin. » C'était une façon plus ou moins habile de le questionner, sans forcément devenir trop précis parce qu'il y avait peut être des choses que Gio ne se voyait pas évoquer dès leur premier échange. Mais comme son nom sonnait italien, César supposait qu'il considérait peut être au moins contribuer à la diversité ethnique de cette saison. Pour le reste, il était simplement intrigué par ce que Gio avait sous-entendu, mais n'en dit pas plus. Il évoqua finalement son besoin de connaître l'emplacement de chaque chose et sa tendance à en perdre, et l'anecdote de son camarade le fit grimacer légèrement. « Ah, je connais ça. Une fois j'ai passé la nuit avec une fille, et au petit matin elle s'était envolée... avec ma carte bleue et tout le liquide que j'avais dans mon porte-feuille. Je m'en suis rendu compte que lorsque j'en ai eu besoin, et tu connais pas la meilleure ? » Il marqua une pause, puis soupira. « Quand j'ai voulu aller porter plainte après avoir fait opposition, la première chose que les flics m'ont demandé c'est si j'étais capable de l'identifier. Là, j'ai su que j'avais pas à faire à deux lumières. » Encore aujourd'hui cet épisode le désespérait un peu, il s'était senti vraiment stupide et encore plus quand sa sœur l'avait accompagné au commissariat et qu'il avait fallu qu'il fasse état devant elle des petites misères de sa vie affective. Mais c'était le genre d'incidents qu'on pouvait rencontrer. Gio et lui tombèrent ensuite d'accord sur cette histoire de quotas dont il était trop souvent question quand on engageait des handicapés, puis César lui révéla être cuistot tout en sachant que ça risquait d'être un peu surprenant. Ça l'était toujours, simplement parce qu'on s'attendait plus à voir un aveugle occuper un standard téléphonique ou prodiguer des massages dans un institut. Lui, il n'avait pas voulu d'une de ces professions toutes désignées, parce qu'il n'aurait jamais été épanoui à un de ces postes. La réaction de Gio élargit son sourire, c'était plutôt agréable de sentir que ses choix étaient soutenus et validés, même par quelqu'un qui le connaissait à peine. « Je prépare surtout des hamburgers, mais ce que je préfère cuisiner c'est les plats un peu plus élaborés, sud-américains notamment. Sauf que je peux déjà m'estimer heureux qu'on me laisse cuire des steaks, c'est sûrement pas demain la veille qu'on m'engagera dans un restaurant. » Et contrairement à ce qu'on pourrait croire, il ne le vivait pas si mal, ça lui paraissait logique et il savait bien que ce n'était pas à vingt-huit ans et en étant aveugle qu'il risquait d'entamer une brillante carrière de vrai cuisinier. Il aurait bien aimé faire une école, mais ça lui semblait assez inaccessible. « Après les cuisiniers aveugles, les serveurs sourds... » Il reprit dans un léger rire, suite à l'anecdote de Gio. Il avait raison de préciser que l'erreur était humaine et particulièrement dans un domaine aussi stressant que celui de la restauration, qu'on soit aveugle ou non. César en profita pour le questionner sur ses études, et c'était comme s'il avait su à l'avance ce qu'il lui dirait tellement tout faisait sens. « Je crois que j'aurais presque pu le deviner tellement ça semble te correspondre. T'as l'air d'être quelqu'un de droit et qu'il fait bon avoir de son coté. J'ai le sentiment que si y'avait plus de gens comme toi, y'aurait moins de gens désabusés dans ce monde. » Et il savait de quoi il parlait, il avait tendance à se ranger dans cette catégorie de personnes qui avaient un peu de mal à se fier à la société et qui avaient été victimes du système à un moment ou à un autre de leur vie. « Ça a toujours été une vocation ? » Probablement, quand on semblait aussi passionné il y avait certainement derrière une envie de longue date de se sentir utile, de faire qu'avec ses petits moyens le monde soit un peu plus juste, un peu moins imparfait. Lorsque Gio avoua ne pas être fermé à l'idée de rencontrer quelqu'un dans cette aventure, César hocha doucement la tête. « C'est déjà pas mal. » Il souffla, songeant qu'au moins il n'était fermé à rien et que le temps lui dirait s'il avait raison. Gio lui posa ensuite une question qui le laissa pensif, avant qu'il ne souffle. « Je dirais justement de vivre ces choses sous l’œil des caméras. Quand je dis que je suis là pour montrer qu'on peut être aveugle et faire ce qu'une personne voyante ferait, ça veut pas dire que ça m'inquiète pas d'être filmé et observé. J'ai pas envie qu'en définitive on considère que je me suis surtout ridiculisé en participant à cette émission, ou que je diffuse exactement l'inverse du message que je veux faire passer. » Il n'avait pas envie de penser que ça pourrait être le cas, mais il savait que personne n'était maître de son image à la télévision et peut être que lui l'était encore moins que les autres. « Et pour toi, qu'est-ce qui risque d'être le plus difficile à gérer ? L'enferment, la vie en communauté ? » Quand on l'entendait, Gio passait pour quelqu'un qui pouvait s'adapter à n'importe quelle situation mais peut être qu'il appréhendait aussi certaines choses, que cette aventure représentait aussi une sorte de défi pour lui.
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MessageSujet: Re: Putting your foot in your mouth 1.01 - Lundi 10h13   Dim 4 Nov - 22:45

César explique qu'il va être frustré de ne pas avoir d'image mentale précise de ses camarades, ce que Gio peut complètement comprendre, mais c'est quand il laisse entendre qu'il a déjà une représentation du physique de Gio que ce dernier tombe presque du lit sur lequel il s'est assis. L'occasion est trop belle pour être passée. « T'es o-bli-gé de me dire comment tu m'imagines maintenant ! » exige Gio parce que l'opportunité est trop belle et que maintenant que César l'a mentionné, il ne peut plus revenir en arrière. Gio ne le laissera pas s'échapper. Il veut savoir, parce que si dans la tête de César il est un éphèbe blond aux yeux bleus, il va avoir beaucoup de boulot avant de coller à l'image mentale de son camarade. « Mais j'peux te donner des descriptions si tu veux ! Histoire que tu aies un idée de qui ressemble à quoi. » propose-t-il finalement, parce que ça l'amuse de chercher des comparaisons entre les candidats et des célébrités qui datent d'il y a quelques années. César taquine Gio sur le fait qu'il saura qui engueuler s'il fait du bruit la nuit et l'espace d'un instant Gio réalise que dans le noir, César est probablement celui qui à le plus de chance de l'avoir avec un coussin envoyé à travers la pièce. Aly exceptée parce qu'elle est juste à côté. « Si ça s'trouve tu vas te rendre compte que ça te berce ma musique digitale. » plaisante Gio, qui peut comprendre que certaines personnes ne trouvent pas ses méthodes de relaxation, relaxantes. Peut-être qu'il s'y fera, mais en attendant, Gio ne va pas le lui imposer et tenter de se contrôler en sa présence. C'est une des choses à laquelle il va devoir s'habituer, passer de son appartement où il vit -presque- tout seul et où il peut faire ce qu'il veut quand il veut, à la vie en communauté où il doit faire des concessions et éviter de marcher sur les platebandes des uns et des autres. César revient sur le fait qu'il est content de faire partie d'un casting diversifié et s'interroge sur la façon dont Gio s'identifie. Cette question pourrait être sensible si Gio n'embrassait pas son identité et la diversité à bras ouverts. « J'dirais pas que j'fais partie de la diversité ethnique, parce que bon, même si ma mère est italienne, on est quand même caucasiens. Mais j'estime faire partie de la communauté LGBT, je suis pas totalement sûr d'où j'me situe sur le spectre de la sexualité, j'crois que j'aime un peu tout l'monde. » explique-t-il. Contrairement à certains candidats qui ont décidé de qualifier leur sexualité « d'indéterminée » dans leur profil de casting, Gio a mis des mots dessus, hétéroflexible ou bicurieux. La vérité c'est qu'il n'a jamais eu d'histoire sérieuse avec un homme -il a eu des flirts d'un soir en boîte, un ou deux crushs qui n'ont mené nulle part- mais qu'il ne discrimine pas sur le genre.  César lui raconte une mésaventure qu'il a connu avec une fille -ce qui conforte Gio dans l'idée qu'il s'est fait que son camarade était hétérosexuel- et puis les flics à laquelle Gio ne peut que hurler de rire tellement c'est improbable. « Noooooon ! Les boulets ! T'es sûr que tu t'es pas fait avoir par une prostituée ? » demande-t-il quand même entre deux hoquets de rire parce que quand même, l'idée que les forces de l'ordre sont à ce point déconnectées de la réalité qu'elles posent des questions standards à des individus qui sortent de la norme. César doute d'être un jour embauché dans un restaurant, et Gio comprend, un cuisinier aveugle dans une brigade ça peut être compliqué à gérer parce qu'il n'a pas la même façon de percevoir l'espace et qu'une cuisine est à la fois un lieu très organisé et rigoureux et un lieu bordélique plein de vie. « Tu sais pas, avec la célébrité que tu vas amasser avec l'émission peut-être que tu vas choper une tonne d'opportunités. J'serais même pas étonné si t'avais des sponsors pour financer ton propre établissement à la sortie. » fait Gio dont l'enthousiasme et l'optimisme sont inébranlables. En même temps, les candidats de Fake Lover qui ont percé dans des milieux différents, donc la possibilité que César perce dans la cuisine n'a rien d'impossible. La réaction de César quand Gio lui explique qu'il étudie les ressources humaines le touche. C'est toujours agréable d'avoir le sentiment d'être apprécié pour ce qu'on est et savoir qu'après si peu de temps, César a l'air d'avoir cerné qui il est, le rend heureux. « Oh merci. » dit-il presque embarrassé par le compliment. La question de savoir si c'est une vocation n'est même pas amère à évoquer. « Une fois que j'ai compris que je serais pas un gymnaste ou un thérapeute, c'était la prochaine option. » explique-t-il. Il a arrêté la gymnastique à quinze ans parce qu'il avait trop grandi pour être performant dans la moitié des agrès et a perdu son exutoire à travers lequel il pouvait calmer son hyperactivité -non diagnostiquée, ou plutôt auto-diagnostiquée-. Il a découvert après trois semaines que les études pour devenir thérapeute ne lui plaisaient pas et depuis il s'éclate. Quand César note qu'être ouvert à la possibilité de rencontrer quelqu'un, c'est un bon début, Gio lui demande : « T'as quelqu'un à l'extérieur toi ? »  Il ne sait pas si c'est indiscret -il trouve pas ça bien plus personnel que de parler de la cécité de César- mais il demande quand même. Il peut voir comment ça serait plus compliqué pour César de rencontrer quelqu'un et de faire confiance -surtout quand des filles lui volent son portefeuille-, mais en même temps, il trouve ça discriminatoire de penser que parce qu'il est handicapé, il n'est pas capable d'avoir une copine (ou un copain). Surtout qu'il est bel homme et que, jusqu'ici, il semble intelligent, drôle et équilibré. « Clairement si la production décide de faire une course d'orientation tu risques de pas t'illustrer, mais j'vois pas qui pourrait te trouver ridicule, à moins que tu commences à te taper dans les murs en permanence. Honnêtement, on va tous passer pour des cons à un moment ou à un autre de toute façon, c'est un peu le principe. » dit un Gio pragmatique et un peu résigné à l'idée. Durant les saisons précédentes, il a vu des gens relever des défis idiots pendant des primes et provoquer l'hilarité générale au Royaume-Uni notamment, c'est triste à dire, mais ils savent tous que leur participation implique une dose d'exposition massive et donc une tonne de chances de se ridiculiser. Pour ce qui est de ce qu'il risque de trouver le plus insupportable, Gio doit bien avouer qu'il a essayé de ne pas trop penser à ce détail, histoire de ne pas se foutre le moral dans les chaussettes. « L'enfermement c'est sûr que ça va finir par avoir un impact, mais j'compte sur vous pour me distraire, puis mes amis et ma famille vont finir par me manquer. » dit-il avant de pondérer : « Enfin, j'dis ça, mais si ça s'trouve dans quinze jours j'suis de retour à Douglas, donc bon. »  parce qu'effectivement, on ne sait jamais comment l'aventure va tourner et que Gio a vu des candidats qu'il aimait se faire sortir dans les premières semaines ou abandonner. C'est vraiment pas son genre d'abandonner donc il a plus qu'à croiser les doigts pour ne pas être nominé dès le départ, qu'on laisse le temps au public de s'attacher à lui. Tant qu'on lui laisse sa chance, Gio sera satisfait et comme il estime n'avoir rien fait pour mériter d'être éliminé jusqu'ici mais en même temps, pour mériter de se faire éliminer moins de quatorze heures après l'entrée dans le jeu, faut le vouloir.
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MessageSujet: Re: Putting your foot in your mouth 1.01 - Lundi 10h13   Lun 5 Nov - 19:15

Quand on savait quelle curiosité envahissait César lorsqu'il rencontrait quelqu'un pour la première fois, on l'imaginait se sentir d'autant plus frustré maintenant qu'on l'enfermait avec pas moins de vingt-trois personnes qu'il allait pouvoir imaginer de toutes sortes de façons à défaut de savoir exactement à quoi elles ressemblaient. Rien qu'ici, discuter quelques minutes avec Gio lui avait donné matière à lui façonner une image mentale qui évoluerait sans doute au fil de leurs échanges. Il était probable qu'il fasse complètement fausse route et lui prête des caractéristiques qui n'étaient pas les siennes, mais il lâcha un rire face à la réaction enthousiaste du candidat, qui semblait tenir à ce qu'il partage ses pensées avec lui. « Si t'y tiens vraiment, ok, mais garde en tête que c'est probablement loin d'être au point. » Il préférait quand même que Gio soit préparé à ce qui allait suivre, parce que s'il espérait se marrer il était probable qu'il soit servi, par contre s'il espérait un profil physique digne d'un profiler il risquait d'être déçu. « Alors... Je t'imagine comme étant grand, très brun, avec des yeux clairs et une allure de mec cool qui porte des sneakers et des blousons teddy. Avec pourquoi pas un bonnet sur la tête, des cheveux mi-longs et une boucle d'oreille. Et au niveau du visage, je t'imagine ressembler un peu à Bobby Briggs dans Twin Peaks, je sais pas si tu visualises qui c'est. » C'était difficile de lui faire part de son observation exclusivement intuitive sans se marrer, parce qu'il faudrait probablement qu'il ait un véritable sixième sens pour être tombé juste et qu'il y avait certainement plus de chances pour que Gio éclate de rire plutôt qu'il l'applaudisse en lui décernant une mention. « Je m'en sors comment ? » Il demanda en retenant un rire, n'oubliant pas qu'il y avait aussi des millions de personnes qui risquaient de visionner cette séquence et d'être les premiers témoins de ses élucubrations. Gio lui proposa ensuite de lui décrire physiquement leurs camarades, et il se redressa sur son lit. « Vraiment ? Je veux bien puisque ça a pas l'air de t'embêter. Mais te sens pas obligé d'entrer dans les détails, y'a quand même une partie de moi qui aime bien ne pas tout savoir. » Mais l'idée de pouvoir commencer à visualiser certains de leurs camarades lui plaisait assez, parce que pour la plupart d'entre eux il partait vraiment de zéro étant donné que sa sœur n'avait pas ressenti le besoin de lui décrire les physiques de tous les postulants et qu'il risquait aussi de se planter s'il les visualisait grâce au son de leur voix et aux mots qu'ils avaient pu échanger entre la veille et ce matin. « C'est vrai, peut être qu'en fait c'est toi le remède à mes insomnies que je cherchais depuis tout ce temps. » Il plaisanta à la prochaine remarque de Gio, quand même un peu plus sérieux au sujet de ses difficultés à trouver le sommeil, pas systématiques mais suffisamment fréquentes pour être mentionnées. La façon dont son camarade avait présenté la diversité du casting l'avait en tout cas amené à lui donner raison, mais aussi à s'interroger sur sa façon de s'identifier aux différentes figures qu'il avait évoqué. Il n'avait pas envie d'être indiscret alors qu'ils se connaissaient à peine et qu'il y avait des choses qu'on n'avait pas forcément envie d'évoquer aussi vite, mais ça l'intriguait. Gio lui révéla finalement se considérer comme un représentant à part entière de la diversité sexuelle de cette aventure, et César hocha la tête. « Je trouve ça cool, je pense qu'on a pas besoin de coller des étiquettes sur tout, t'as toute la vie pour faire des expériences et pour t'auto-définir si t'en as envie. » Il souffla sincèrement, parce que même s'il n'était pas le mieux placé pour tenir ce genre de discours alors qu'il n'avait jamais vraiment eu à douter de son orientation sexuelle, il avait tendance à soutenir ceux qui refusaient qu'on les définisse à leur place et leur impose une étiquette. Dans un autre registre, sa petite anecdote au sujet d'une voleuse et qui s'était terminée en apothéose quand deux flics pas très dégourdis avaient pris sa déposition amusa apparemment Gio, dont les éclats de rire étaient communicatifs. « J'aurais plutôt dit une professionnelle d'un autre genre, tu sais le genre de filles qui repèrent les mecs un peu vulnérables et qui les plument à la première occasion. Si j'avais su, j'aurais laissé mon chien la bouffer. Je crois qu'il la sentait pas trop. » C'est peut être là qu'il aurait du se méfier, parce que généralement Dougie savait faire la distinction entre les personnes bien intentionnées et les autres. Les chiens guides d'aveugle n'étaient pas seulement dressés pour amener d'un point a à un point b, le danger ça pouvait aussi être les autres. Un plus fin sourire gagna ses lèvres lorsque Gio se montra particulièrement confiant sur ses chances de saisir au vol une opportunité professionnelle à sa sortie, parce qu'il n'était pas forcément habitué à ce qu'on croit autant en ses chances de réussir quelque chose. « C'est possible, tu penses ? J'imagine pas vraiment des sponsors miser sur un cuistot aveugle et avec un patronyme latino pour ne rien arranger, mais maintenant que j'y pense j'étais pas non plus certain que mon profil intéresserait la production et pourtant je suis là. » Sa sœur y avait cru un peu plus que lui, mais il faut dire que tout le monde n'avait pas toujours été aussi encourageant que Gio durant les années qu'il avait passé à rechercher du travail et à tenter de se faire une place dans la société malgré son handicap. Lui-même trouvait son parcours intéressant et son choix de se tourner vers les ressources humaines particulièrement raccord avec le peu qu'il avait déjà pu deviner de lui au cours de cet échange. Son altruisme et sa soif de justice se devinaient facilement et Gio n'avait vraiment pas à le remercier. « Je le pense. » Et tandis qu'il l'interrogea sur sa probable vocation, il ne put s'empêcher d'adopter un air légèrement amusé à son explication. « On peut dire que t'as envisagé des voies très différentes, mais le principal c'est que t'aies pas de regrets. T'en as pas, si ? » Il avait le sentiment en l'écoutant que Gio avait trouvé sa voie, justement, et que ce qu'il faisait aujourd'hui correspondait exactement à la personne qu'il était. « Quand j'étais plus jeune, je voulais être pompier. L'ironie c'est qu'aujourd'hui si y'avait le feu en cuisine, ce serait sûrement moi qu'on accuserait de l'avoir déclenché. » Il émit un léger rire, pas sérieux même si cette histoire l'était elle. Il avait nourri l'envie de devenir pompier à cause de ses parents, de ce qui leur était arrivé et qui l'avait marqué à plus d'un titre alors qu'il était encore trop jeune pour raisonner autrement que comme n'importe quel autre enfant au même âge. A grand coup de « Et si j'avais pu les aider, est-ce qu'ils seraient toujours en vie ? » Aujourd'hui il savait bien que non mais à l'époque, il essayait vraiment de comprendre. C'était plus fort que lui. Gio lui confia par la suite être ouvert à la possibilité de rencontrer quelqu'un dans cette aventure, et la question qu'il lui posa surprit peut être légèrement César, alors que c'était idiot, sa situation sentimentale n'était pas inscrite sur son front. « Non, j'ai personne. J'ai eu des histoires récentes, mais la plupart du temps je crois que ma situation finit par mettre les filles avec qui je sors un peu mal à l'aise. Et ça m'est aussi un peu plus difficile de baisser ma garde aujourd'hui. » Le fait de se sentir plus vulnérable et d'avoir connu quelques mauvaises expériences liées à sa cécité faisait qu'il avait un peu plus de mal à accorder sa confiance et à croire qu'on puisse se montrer sincère quand il devait apprendre à se fier à autre chose qu'à un regard. Il ne mettait pas tout le monde dans le même panier parce qu'il savait que les filles bien existaient, mais c'était toujours un peu plus difficile pour lui de faire entrer quelqu'un dans son intimité. Rien qu'ici, il craignait de se donner en spectacle parce qu'il y a quelques années il n'aurait sûrement jamais pensé qu'il intégrerait une émission télévisée et évoluerait sous l’œil des caméras. « J'avoue que pour moi le prime d'hier était déjà un premier test et j'ai l'impression de pas m'en être trop mal sorti. Et lucy est peut être pas la fille la plus chaleureuse que j'ai rencontré, mais elle a pas l'air dérangée par la situation alors je pense que je pourrai compter sur elle pour m'aider un peu. » Que sa partenaire soit cool et s’accommode de la situation, c'était tout ce qu'il demandait. Et Lucy était un peu difficile à cerner pour l'instant mais elle semblait déjà vouloir lui faciliter un peu la vie et ça le rassurait. Interrogeant à son tour Gio sur les aspects du jeu qui risquaient de lui être les plus difficiles à gérer, il comprit que son camarade avait de légères craintes mais rien d'énorme. « Franchement, ça fait quelques minutes qu'on discute et je trouve déjà que la production a super bien joué en intégrant un mec comme toi à l'aventure, alors ça m'étonnerait qu'en t'ayant sous les yeux pendant plusieurs jours les téléspectateurs aient envie de te voir rentrer chez toi. » Il ne pouvait juger qu'avec le peu qu'il avait deviné de Gio, mais il lui semblait déjà être quelqu'un d'intéressant et qui gagnerait à se faire connaître, alors il ne voyait pas bien comment le public pourrait décider de le renvoyer chez lui. « D'ailleurs, c'est où Douglas ? Ça sonne américain mais ça l'est peut être pas. » Gio avait simplement évoqué les origines italiennes de sa mère, et ça l'intéressait d'en apprendre un peu plus à son sujet.
 

Putting your foot in your mouth 1.01 - Lundi 10h13

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